Maltraitance programmée, vies brisées : mettons fin aux maladies raciales d’origine génétique chez les chiens

Maltraitance programmée, vies brisées : mettons fin aux maladies raciales d’origine génétique chez les chiens

Une réalité ignorée : des chiens délibérément sélectionnés malgré leur souffrance

Aujourd’hui en France, près d’un quart des chiens – soit 2,4 millions d’animaux – sont des chiens de race. Parmi eux, des centaines de milliers souffrent de maladies raciales d'origine héréditaire, dues à une sélection orientée par l’apparence plutôt que par la santé.

Animal Cross tire la sonnette d’alarme : cette souffrance est connue, évitable et pourtant tolérée par les institutions. Cette dérive est non seulement contradictoire avec le Code rural, mais aussi source d’un véritable scandale de santé animale, encore trop peu dénoncé.

Les faits sont accablants :

Les maladies héréditaires sont de deux types

Monogéniques, causées par la mutation d’un seul gène : atrophie progressive de la rétine, cataracte héréditaire, sensibilité au gène MDR1…
➤ Dans les 10 races les plus répandues en France, 46% des chiens sont porteurs et 5% seraient malades en l’absence de tests.

Polygéniques et/ou plurifactorielles, dont les chiens hypertypes, liés à des caractères morphologiques exagérés :
➤ Plus de 100 000 chiens brachycéphales (bouledogues, carlins…) souffrent de troubles respiratoires (syndrome obstructif des races brachycéphales ou SORB) ;
12 % des chiens testés présentent une dysplasie de la hanche, en 2021, une maladie sans amélioration globale sur les dix années précédentes ;
Plus de 140 000 chiens sont atteints d’affections articulaires héréditaires.
➤ Sans parler de toutes les autres pathologies

La consanguinité excessive toucherait 5 % des chiens de race et réduirait leur espérance de vie d’un an.(120 000 sur 2,4 millions).

Ce que dit la loi… et ce qui se passe en réalité

L’article R.214-23 du Code rural interdit pourtant explicitement la sélection d’animaux sur des critères de nature à compromettre leur santé ou leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants.⁷
La responsabilité est partagée et chaque acteur reporte la responsabilité sur les autres.

L’État a délégué la question des races de chien à la Société centrale canine sans organiser l’encadrement de la sélection des chiens pour les différents acteurs. La confirmation des chiens pour leur attribuer le pédigree ne vérifie par leur santé. Le chien sera ainsi inscrit au registre des races (LOF) et pourra se reproduire même s’il porte une maladie héréditaire d’origine génétique.
Les tests de santé restent rares ou inefficaces. Le test d’effort BREATH demandé aux chiens brachycéphales est sans validité scientifique, il n’exclut qu’environ 1% des chiens brachycéphales (⁸.) alors que le taux de prévalence de la maladie oscille entre 40% et 60%. Cet écran de fumée permet de cacher le SORB des chiens et permet aux chiens avec SORB d’accéder aux cotations les plus élevées et d’être des “super reproducteurs”.
La radiographie de dépistage de la dysplasie des hanches n’est effectuée que pour moins de 10% des reproducteurs parmi les races à risque.
Les concours de beauté récompensent encore des chiens malades ou porteurs de maladies.
Le site LOF Select, censé garantir la transparence génétique, n’est rempli que partiellement par les éleveurs. Les tests ADN obligatoires sont utiles pour vérifier les ascendants des chiens mais les maladies monogéniques ne sont pas recherchées.

Les instances vétérinaires nationales et internationales dénoncent unanimement la production d’hypertypes responsables de cette souffrance, comme la Fédération vétérinaire européenne (FVE), la Fédération européenne des vétérinaires pour animaux de compagnie (FECAVA), en France l’Académie vétérinaire, l’Association française des vétérinaires d’animaux de compagnie (AFVAC).

« La race passe avant l’individu, la beauté avant la santé », résume Animal Cross.

Nos demandes : 13 mesures concrètes pour mettre fin à la souffrance

Animal Cross propose une feuille de route réaliste et immédiatement applicable, en s'inspirant de pays déjà en avance : Norvège, Wallonie, Pays-Bas…

Voici nos 13 propositions :

Face aux limites du modèle actuel, Animal Cross propose des mesures inspirées de nos voisins européens (Pays-Bas, Wallonie, Norvège, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni), que le Ministère de l’Agriculture peut adopter rapidement de manière réglementaire :
1.Interdire la confirmation et la reproduction des animaux atteints de maladies à caractère héréditaires.
2.Stériliser les chiens maladies ou porteurs de maladies.
3.Interdire la reproduction des races médicalement dans une impasse (ex. : cavalier King Charles,comme la Norvège), faute de mieux.
4.Compléter le test fonctionnel BREATH par une grille d’appréciation complète et un vrai test diagnostique.
5.Exclure des concours les chiens malades ou porteurs de maladies (comme à l’exposition anglaise Crufts).
6.Limiter la consanguinité (maximum 5 à 6 %, formule de Wright) sauf les rares cas où la consanguinité est favorable au chien.
7.Rendre obligatoires les tests ADN des principales maladies monogéniques (coût modeste : 170 € à faire une fois par l’éleveur dans la vie des chiens).
8.Rendre obligatoire le remplissage complet du site LOF Select par les éleveurs.
9.Ajouter les maladies monogéniques aux vices rédhibitoires à l’achat.
10. Rendre obligatoire une assurance santé pour les races à problèmes.
11. Renforcer les contrôles vétérinaires des élevages.
12. Modifier le standard du bouledogue français, le standard actuel exportant dans le monde entier la souffrance animale.
13. Interdire les publicités et les messages d’influenceurs promouvant les hypertypes.

Rejoignez notre combat : signez la pétition !

Chaque jour, des chiots naissent condamnés à souffrir, uniquement parce qu’ils répondent à un standard de beauté. Cette pratique est intolérable, inutile et évitable.

Nous demandons au Ministère de l’Agriculture et à la société centrale canine de prendre leurs responsabilités en mettant fin à cette dérive.

Ensemble, faisons changer les choses

En signant la pétition, vous demandez :

  • Une sélection respectueuse de la santé animale.

  • La fin de la complaisance envers des pratiques illégales.

  • Un avenir sans souffrance pour les chiens de race.

Merci de votre engagement.

Sondage YouGov/Animal Cross : 41% des français habitant en zone rurale déclarent avoir été (eux ou leurs proches) victimes d’une situation d’insécurité liée à la chasse

Sondage YouGov/Animal Cross : 41% des français habitant en zone rurale déclarent avoir été (eux ou leurs proches) victimes d’une situation d’insécurité liée à la chasse

En septembre dernier, la pétition « Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça ! » publiée sur le site du Sénat par le collectif Un jour un chasseur, créé à la suite de la mort de Morgan Kean, abattu par un chasseur alors qu’il coupait du bois dans son jardin, recueillait plus de 122 000 signatures.

Les résultats du sondage Yougov pour Animal Cross viennent poser des chiffres sur cette situation de ras-le-bol : 41% des Français habitant en zone rurale déclarent avoir été (eux ou leurs proches) victimes d’une situation d’insécurité liée à la chasse. 

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À noter que la région parisienne est, naturellement, la région la moins touchée (30%) par ce genre d’incident alors que le Sud-Ouest (42%) est la région la plus sujette aux incidents de chasse.

Parmi les situations les plus souvent rencontrées, le danger lors d’une promenade arrive en première position (49%), suivi par des situations dangereuses sur la route (36%) et les tirs en direction d’une habitation ou d’un bâtiment (25%).

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L'étude de YouGov montre que plus de 3 Français sur 10 déclarent avoir déjà rencontré (eux ou leurs proches) des situations d’insécurité liée à la chasse. Dans le détail, les personnes les plus touchées sont celles qui ont des enfants (44%), les CSP+ (42%) et les hommes (41%) : elles déclarent s’être senties au moins une fois en insécurité en raison de la chasse, des chiffres significativement supérieurs à la moyenne nationale.

En ce qui concerne les tranches d’âge, les personnes les plus jeunes (18-34 ans) sont les plus concernées (42% de oui, ce qui est significativement supérieur à la moyenne nationale).

Il y a urgence à agir pour que les Français puissent vivre en sécurité

Sur la saison 2020-2021, 80 accidents de chasse ont été recensés, dont 7 mortels concernant 6 chasseurs et 1 non-chasseur (source), alors même que la saison de chasse a été peu active en raison de la crise sanitaire. Mais ils sont probablement plus nombreux : l'étude qualitative réalisée par Animal Cross révèle que 73% des victimes n'ont pas porté plainte.

Par peur de ne pas être entendues ? Outre la difficulté à identifier le chasseur, celles qui ont osé franchir le cap témoignent de situations bloquées, de plaintes refusées ou classées sans suite du fait de gendarmes, de maires ou de conseillers municipaux favorables aux chasseurs ou chasseurs eux-mêmes.

Il ne s'agit pas de pointer du doigt la totalité des chasseurs, mais il est primordial de reconnaître que les comportements de certains d'entre eux sont problématiques et ont un réel impact sur le quotidien de l'ensemble des Français.

 

 

 

À l’issue de cette enquête, Animal Cross demande de profondes réformes dans la pratique de la chasse.

Animal Cross se rendra le 15 février 2022 à 16h15 au Sénat pour parler de l'insécurité des français liée à la chasse, dans le cadre de la mission de contrôle sur la sécurisation de la chasse instaurée par le Sénat. Cette audition fera l'objet d'une diffusion en direct sur le site web du Sénat.

Le Top 7 des problèmes d'insécurité liés à la chasse

Pour mieux comprendre la situation de l’insécurité liée à la chasse en France, Animal Cross a analysé 232 témoignages de victimes de la chasse qui racontent ce qui leur est arrivé. Leur récit fait froid dans le dos.

Comme celui-ci : "Un chasseur a tiré à 30m en direction de mon habitation. Quand je lui ai demandé de quitter ma propriété, il a commencé à m'insulter, a menacé de tuer mon chien, puis de me frapper, pour enfin me menacer de me tirer dessus en se tournant vers moi avec son fusil non cassé."

Voici les principaux dangers auxquels les Français sont confrontés, sachant que les personnes concernées développent un véritable sentiment de peur :

1) Danger dans la nature, lors de promenades ou cueillette de champignons (49%) 

« À plusieurs reprises, j'ai été intimidée par des chasseurs qui, pour me faire partir, tiraient en l'air (les plombs retombant sur ma tête). Notamment en présence de mes enfants. »

Lors de promenades à pied, à vélos ou à cheval, lors de cueillettes dans la nature, les usagers de la nature se font régulièrement surprendre par des coups de feu très proches d’eux. Ils se plaignent que les chasseurs tirent dans des zones très fréquentées, y compris par des enfants. Au-delà du sentiment de peur, certains ont été touchés physiquement ou contraints de partir en courant.

Il existe aussi un réel problème de partage de territoire. Certains chasseurs estiment être prioritaires dans la nature. Ils disent souvent aux promeneurs qu’ils n’ont pas à être là et n'hésitent pas à exiger qu’ils fassent demi-tour ou qu’ils attachent leur chien, même sur des sentiers très fréquentés.

Les promeneurs estiment au contraire que c'est aux chasseurs de s'assurer de pratiquer leur loisir en toute sécurité et de ne pas les mettre en danger. Ils ne souhaitent pas forcément partager leurs lieux de promenade avec eux. Ils soulignent aussi l’absence ou la mauvaise signalisation des battues et actions de chasse qui les mettent en danger.

« On faisait du VTT à Naux. J'avais vérifié les dates et zones de chasse sur le site de la région, j'étais en zone verte. Arrivés en haut des pistes, les chasseurs étaient là et nous ont agressés verbalement en disant qu'on était fous et qu'ils tiraient dans notre direction. Aucun panneau, aucun signalement ne permettait de le savoir. »

Certains se sentent menacés par les conséquences de la chasse sur les animaux, comme un sanglier en fuite qui surgit à vive allure, et peut mettre en danger les personnes.

⇩ Découvrez le témoignage en vidéo de différentes victimes. ⇩

2) Danger sur la route (36%)

« Je circulais en voiture sur une route de campagne, quand une volée de plombs s'est fichée dans mon pare-brise et la carrosserie de ma voiture. »

Les témoins se plaignent que des chasseurs, des chiens de chasse ou des animaux sauvages en fuite leur coupent soudainement la route, mettant en danger les automobilistes.

« Des chiens de chasse ont traversé à 2m de ma voiture lancée à plus de quatre-vingts kilomètres-heure. Aucune signalisation. Un chasseur sûrement propriétaire des chiens s’est arrêté pour me parler. Il m’a dit que c’était tout à fait normal, que ces chiens suivaient le gibier. »

Il s’agit aussi parfois de tirs qui mettent en danger les automobilistes.

⇩ Découvrez le témoignage en vidéo d'une victime. ⇩

3) Tir vers les bâtiments ou près des habitations (25%)

« Aux abords d’une aire de jeux pour enfants, 3 chasseurs étaient positionnés à moins de 300m et tiraient dans notre direction, ils se sont approchés de moi avec un fusil armé et non « cassé », j'avais mon fils de 18 mois dans les bras. »

Les personnes qui ont répondu au questionnaire évoquent des tirs très près des habitations ou des lieux très fréquentés, provoquant l’angoisse des habitants. Ces derniers ont peur pour eux, pour leurs enfants, pour leurs animaux et sont choqués que ces tirs à proximité de chez eux soient autorisés. Certains s’enferment chez eux et n’osent plus sortir, d’autres ne peuvent plus profiter de leur jardin sans stresser.

Ils évoquent aussi des tirs en direction des habitations et des jardins, provoquant des dégâts humains et matériels : plombs dans le toit, dans les volets, éclats ou trous dans les vitres, tirs au-dessus de la propriété avec les plombs qui retombent dans le jardin, sur les personnes ou sur les habitations, présence de douilles dans le jardin.

« Régulièrement, les chasseurs tirent des coups de fusil très proche de mon habitation. J'ai très peur. Mes voisins ont reçu des plombs sur leurs volets. »

Les chasseurs tirent également près des animaux, et en particulier près des animaux d’élevage comme les chevaux qui sont souvent évoqués. Certains animaux sont tués, blessés ou traumatisés. Il en découle des traumatismes, humains ou animaux, mais aussi de la peur, voire de la panique.

« Mon cheval a pris 2 balles dans le corps lors d'une battue, alors que 2 infractions ont été commises. Les chasseurs se sont enfuis. »

⇩ Découvrez le témoignage en vidéo de différentes victimes. ⇩

4) Animal domestique dérangé, menacé, blessé ou tué (20%)

« Un chasseur a tiré à travers ma végétation en direction de ma maison qui est située à 150 mètres d'un chemin communal et mon chat est revenu affolé, plombé et hanche déboitée… »

Les personnes se plaignent que des chats, des chiens ou des équidés sont blessés, tués ou effrayés parce qu’ils se trouvent sur le « territoire » d’un chasseur. Les animaux domestiques sont victimes des coups de feu, mais aussi des chiens des chasseurs.

Les chasseurs chassent dans, ou près, des enclos où paissent des chevaux : parfois, ces derniers sont tellement effrayés qu'ils s’échappent et se retrouvent à errer.

« Tous mes chevaux se sont échappés lors d'une battue qui a été déclenchée dans un pré où pâturaient mes chevaux. J'ai deux juments pleines dans le lot et je dois faire des échographies pour vérifier qu'elles n'ont pas perdu leur bébé dans la peur qu'elles ont eues. Les chevaux ont fui sur plus de 2km et étaient en sueur, apeurés et blessés ; ils se sont retrouvés en divagation sur la route. »

5) Intrusion des chasseurs dans les propriétés privées (9%)

« Violation d'une propriété privée. Je me retrouve avec mes enfants devant plusieurs chasseurs. Je leur demande de partir. Menaces ! Intimidations. »

Selon les témoignages recueillis, les chasseurs pénètrent dans les propriétés sans y être autorisés, sans prévenir et refusent de partir malgré la demande des propriétaires.

Ils abiment les barrières et lâchent les chiens, ce qui provoque à la fois des dommages matériels et l’affolement des habitants et de leurs animaux. Ils ne respectent pas non plus les propriétés privées interdites à la chasse, et ce malgré la présence de panneaux d’interdiction.

« Toutes mes parcelles sont inscrites à la LPO et la chasse y est donc interdite. Mes panneaux de signalements (interdiction de chasser, propriété privée) sont systématiquement arrachés. »

⇩ Découvrez le témoignage en vidéo de différentes victimes. ⇩

 6) Menaces (8%)

« Lors d’une promenade près des habitations, nous avons croisé des chasseurs très agressifs, ils ont pointé leur arme sur ma chienne menaçant de la tuer parce que je leur disais qu’ils étaient trop près du chemin de randonnée. »

Les chasseurs n'hésitent pas à menacer des personnes avec leur arme quand quelqu'un leur demande d'agir avec plus de prudence. Ils exigent que les personnes quittent le lieu où ils chassent en les menaçant avec leur arme. Ils peuvent aussi s'énerver et/ou proférer des menaces de mort parce qu'une personne ne se comporte pas comme ils le souhaitent.

Les témoins ont un sentiment d’impunité des chasseurs. Ces derniers en sont bien conscients et n’hésitent pas à jouer la provocation en affirmant que de toutes les façons, tuer quand on est chasseur n’est que peu condamné.

« Lors d'une promenade avec ma famille, alors qu'il n'y avait aucune signalisation de chasse en cours sur notre chemin de forêt, nous avons soudain vu un chasseur qui nous a apostrophés et demandé ce que nous faisions là. Il était très agressif, agitait son fusil non cassé et son discours s'est terminé par "de toute façon, j'ai le droit de vous tuer puisque je suis assuré". Nous sommes vite partis car nous craignions pour nos vies. »

Les menaces des chasseurs envers les non-chasseurs peuvent aller des simples insultes à des menaces physiques. Ces menaces peuvent se poursuivre et se transformer en harcèlement, parfois pendant plusieurs années, pour dissuader les personnes d’agir en défaveur de la chasse.

Il en découle un climat anxiogène dans les campagnes.

⇩ Découvrez le témoignage en vidéo de différentes victimes. ⇩

7) Chasseur(s) ivre(s) durant l’exercice de la chasse 

« Ils étaient tellement alcoolisés qu'il leur fallut 2 minutes pour s'apercevoir que j'étais à côté d'eux. »

Des personnes témoignent de chasseurs alcoolisés, voire chancelants, y compris durant l’acte de chasse, avec des chiens parfois violentés et des comportements agressifs. Ces situations provoquent la peur et la fuite devant des individus qui ne contrôlent pas forcément leurs gestes.

« Deux chasseurs alcoolisés à 20 mètres de la maison, chiens en divagation. Ma fille était à cheval, jument apeurée, elle leur a demandé de s'éloigner des habitations. Les chasseurs se sont énervés et ont menacé de tirer sur les chevaux, très agressifs, j'ai signalé l'incident au président des chasseurs et à la gendarmerie. »

Pour en savoir plus

*Étude quantitative réalisée par YouGov pour Animal Cross auprès de 2008 personnes représentatives de la population nationale française (18 +) du 12 au 14 janvier 2022. Méthodologie : le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire de YouGov. Les données sont pondérées pour être représentatives des adultes français.

*Etude qualitative réalisée par Animal Cross auprès de 232 personnes qui ont déclaré avoir été en insécurité du fait de la chasse du 29 novembre au 8 janvier 2022. Méthodologie : l'étude a été réalisée en ligne sur la page Facebook d'Animal cross et via sa newsletter.

Morts, blessés, armes et comportements incontrôlés… l’insécurité liéee à la chasse excède les français.

Morts, blessés, armes et comportements incontrôlés… l’insécurité liéee à la chasse excède les français.

Depuis 2000, 3 325 accidents de chasse ont été recensés, provoquant la mort de 421 personnes, selon le bilan de l’Office français de la biodiversité (OFB) datant de juillet 2020. En moyenne, une vingtaine de personnes sont tuées par les chasseurs chaque année.

Et les accidents ne cessent de se multiplier encore. Le 4 novembre, un automobiliste a succombé à ses blessures sur une route nationale, près de Rennes (Ille-et-Vilaine).  Le 28 octobre, un promeneur a été blessé par un tir de chasse sur un sentier,  à Vallières-sur-Fier (Haute-Savoie). Le 7 novembre, un chasseur a été grièvement blessé au thorax, à Landricourt (Aisne).

Au Sénat, une mission parlementaire vient d’être lancée, à la suite d’une pétition réclamant des mesures contre les « morts, violences et abus liés à la chasse ». Animal Cross fait le point sur la sécurité à la chasse et mais aussi des propositions pour que cela change

 

Humains et animaux domestiques : des victimes collatérales

Les statistiques de l’OFB (ex ONCFS) ne retiennent qu’une vingtaine de décès par an causés par la chasse. C’est ignorer tous les animaux domestiques (vaches, chevaux, chiens de chasse) tués en action de chasse par les chasseurs du fait d’une « erreur de tir ». C’est aussi passer sous silence les morts causées par des armes de chasse, en dehors de la chasse. Les armes de chasse permettent aussi à certains chasseurs peu scrupuleux de débarrasser de certains animaux domestiques. On parle sans doute de plusieurs centaines de cas par an en France. En savoir plus.

Animal Cross demande :
- Un établissement des statistiques complètes incluant blessures et décès, chez les êtres humains et chez les animaux domestiques, que ce soit au cours ou hors d'une action de chasse.
- De garder toutes les armes de chasse dans des lieux centralisés et sécurisés (ex : ACCA, gandarmerie, mairie...) et non au domicile des chasseurs. Cette mesure préserverait des centaines de vies humaines et animales chaque année en France.

Les armes de chasse : un moyen simple pour les suicides et les drames familiaux

Les armes de chasse sont le moyen le plus aisé utilisé en cas de suicides et de règlements de compte familiaux. Une solution simple pour sauver chaque année des centaines de vie en France : interdire la détention des armes à feu au domicile, et la remplacer par la détention dans des lieux extérieurs sécurisés (gendarmerie, armureries, ACCA).

Animal Cross demande :
- D'interdire les armes de chasse à domicile (mais en lieux centralisés sécurisé type gendarmerie).
- D'interdire le transport d'armes de chasse dans les transports publics.

Chasse et enfance : un risque traumatique

En réalité, sauf trouble du comportement inquiétant, l'enfant n'est pas naturellement un adepte fervent de la chasse. En fait, il souhaite juste suivre les activités de son père et partager avec lui des moments de nature. Voir son père ramener fièrement la prise du jour ne fait que renforcer l'admiration qu'il lui porte. L'enfant, en apprenant les techniques de chasse recherche alors l'approbation de son parent. Mais n'aurait-il pas le même plaisir en suivant son père dans l'observation pacifique de la nature ?
La réglementation n'interdit aucunement la présence de jeunes enfants à la chasse (beaucoup commencent à l'âge de 4 ans). Présenter des scènes de tuerie et de mort à des enfants les expose aux mêmes conséquences que celles générées par la vue de films violents (ici régit par le CSA avec une limite d'âge), ces conséquences étant d'augmenter le sentiment d'angoisse et d'insécurité et d'exacerber l'agressivité tout en désensibilisant à l'empathie. L'enfant pourrait donc à son tour devenir maltraitant envers les animaux mais verrait aussi son risque de devenir délinquant et violent accroître. En savoir plus

Animal Cross demande :
- De supprimer la chasse accompagnée pour tout mineur.

Des blessures de guerre à deux pas de chez soi

Durant la saison de chasse, chaque semaine voit son lot d’accidents, allant de problématiques communes rencontrées par les promeneurs (détonations, vue d’hommes en armes, proximité d’impacts de balles…), aux tirs dans le pied ou dans un membre. Quelle est la nature des traumatismes médicaux générés par ces événements violents ? Les armes à feu provoquent des traumatismes physiques plus ou moins importants en fonction de l’arme, des cartouches utilisées et de la distance du tir. Une balle de grand gibier est constituée de deux parties : une partie antérieure qui se fragmente et une partie postérieure qui traverse le corps. Elle fait plus de dégâts qu’un projectile d’arme de guerre ! Les victimes peuvent aussi rencontrer des traumatismes psychiques : des troubles de l’humeur, une anxiété pathologique, un syndrome dépressif réactionnel et un syndrome de stress post-traumatique. En savoir plus.

Stock d'armes de chasse non déclarées :  des failles de sécurité !

Sait-on vraiment où se trouvent les armes de chasse en France ? Non !
6 millions d’armes seraient en errance, non déclarées. Sous prétexte que la chasse est une activité légale qu’on ne saurait entraver, un étonnant laxisme plâne sur la traçabilité des armes de chasse. Depuis des années, les pouvoirs publics ont compté sur la bonne volonté des détenteurs d’armes de chasse, essentiellement les chasseurs, mais pas seulement, pour savoir où sont stockées les armes de chasse, sans succès. Il est temps de passer à une stratégie volontariste pour identifier le lieu de détention de millions d’armes de chasse en errance, et augmenter la sécurité collective. En savoir plus

Animal Cross demande de :
- Interdire à des non chasseurs d’acquérir des armes par héritage.
- Exiger des chasseurs inactifs depuis 5 ans de mettre leurs armes de chasse en dépôt dans un lieu sécurisé.
- Soumettre la détention d’armes de chasse à un motif d’intérêt légitime, comme le transport et le port d’armes de chasse.
- Mettre fin à la détention des armes de chasse à domicile et déposer les armes de chasse dans un lieu centralisé.
- Envoyer un courrier aux détenteurs d’un permis de chasser leur demandant de déclarer toutes les armes en leur possession et en acceptant de ne pas sanctionner les armes non déclarées dans un certain délai.
- Rapprocher les fichiers des armes (SIA) du fichier des chasseurs en activité (dans les fédérations de chasse) et du fichier de l’ensemble des personnes détenant un permis de chasser (à l’ONCFS).
- Rapprocher le fichier des décès (RNIPP) du fichier des armes (SIA).

Laxisme sur le contrôle des stocks de munitions de chasse

Alors qu’il est possible de se constituer un stock de plusieurs milliers de cartouches par chasseur sans aucun contrôle, et que les chasseurs peuvent polluer la nature en y laissant leurs munitions vides. Saviez-vous que le nombre de munitions achetées et également le nombre d’armes de chasse par chasseur se sont pas limités ? En savoir plus.

Animal Cross demande :
Pour répondre à des préoccupations d'ordre sécuritaire et environnemental :
- Enregistrer le nombre de cartouches achetées en indiquant aussi l'arme de chasse correspondante. Ces informations permettront d'alimenter le fichier de traçabilité des armes à feu SIA.
- Limiter le nombre de munitions  500/an/chasseur, toutes armes confondues.
- Consigner les munitions.

Pour tout savoir sur la chasse et la considération des animaux sauvages en France  :

Lot 4 Autocollants – Animaux

6,00 TTC

En stock

Lot de 5 Magnets – Animaux – “Droit de vivre selon sa nature et son espèce”

Jolis stickers ronds (6 cm) avec différents animaux et un message engagé pour affirmer votre amour de la nature et des animaux sur ordinateur, carnet ou voiture.

Et si on laissait la nature évoluer librement ?

Et si on laissait la nature évoluer librement ?

Reportage d'Animal Cross sur la nature en libre évolution (15 mn)

Ce reportage de 15 mn, réalisé par Animal Cross et présenté pour la première fois au congrès mondial de l'UICN de Marseille,  vous emmènera dans les réalités de la protection de la nature en France.
Vous constaterez que la faune et la flore sont presque partout dérangés et qu’il est nécessaire de dédier des espaces à la libre évolution, sans interventions humaines (pas de chasse, de pêche, d’exploitation forestière ou minière, d’agriculture, de pastoralisme), pour les préserver. Puis vous serez plongés dans la beauté d’une nature en libre évolution. Vous découvrirez tous les avantages qu’elle procure, tant pour la biodiversité que pour l’être humain.

Redonnons de la place au vivant !

Vous êtes un adulte, un jeune, un enseignant ?

Animal Cross présent aux Espaces Génération Nature du Congrès de l’UICN à Marseille!

Animal Cross présent aux Espaces Génération Nature du Congrès de l’UICN à Marseille!

 
Animal Cross sera présent aux Espaces Génération Nature du Congrès de l'UICN !
Venez voir notre reportage "Et si on laissait la nature évoluer librement ?" 🎬 suivi d'un échange avec nous et de propositions d'actions concrètes 🗣 le LUNDI 06 SEPTEMBRE de 17h30 à 18h ou de 18h à 18h30 (entrée gratuite). 🎟
Ce film vous emmènera dans les réalités de la protection de la nature en France. Vous constaterez que la faune et la flore sont presque partout dérangés et qu’il est nécessaire de dédier des espaces à la libre évolution (réensauvagement autonome), sans interventions humaines (pas de chasse, de pêche, d'exploitation forestière ou minière, d'agriculture, de pastoralisme), pour les préserver. Puis vous serez plongés dans la beauté d’une nature en libre évolution. Vous découvrirez tous les avantages qu’elle procure, tant pour la biodiversité que pour l’être humain. 🌱🐾👤
Vous voulez agir pour la biodiversité ? Nous vous présenterons alors en avant-première nos kits d'actions, pour adultes et enfants. 💪
💚 Redonnons de la place au vivant ! 💚
 
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Animaux et enfants, victimes des zoophiles

Animaux et enfants, victimes des zoophiles

Les associations Animal Cross, La Voix de l’enfant, l’Association contre la maltraitance animale et humaine (AMAH) sont heureuses de vous inviter à

une visio-conférence

sur le thème 

Animaux et enfants, victimes des zoophiles

le jeudi 9 septembre de 18h30 à 20h30

Intervenants :

Benoît Thomé, Pdt association Animal Cross. La zoophilie en chiffres. Revue des publications internationales.

Jenny Edwards, criminologue, auteure de l’étude de référence “Arrest and Prosecution of Animal Sex Abuse (Bestiality) Offenders in the United States, 1975–2015”

Dr. Jean-Marc Ben Kemoun, AMAH (Association contre la Maltraitance Animale & Humaine). Traumatisme vicariant et zoophilie, comment s’en prémunir en médecine vétérinaire.

Martine Brousse, Pdte association La Voix de l’enfant. Cas de pédophilie et zoophilie. L’exposition des enfants aux contenus zoo-pornographiques.

Arnaud Bazin, Sénateur du Val d’Oise. « Une seule violence »

Participation libre après vérification de l’identité du demandeur. Animal Cross se réserve le droit d’autoriser ou de refuser la présence des participants au vu des menaces reçues par ses dirigeants.

Animaux susceptibles d’occasionner des dégâts : place à l’action groupée des associations !

Animaux susceptibles d’occasionner des dégâts : place à l’action groupée des associations !

Vous avez sûrement entendu parler des ESOD, espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, nouveau terme politiquement correct utilisé pour remplacer « les nuisibles ». Le renard, la fouine, la belette, le geai des chênes, la martre ou encore la pie bavarde en font partie. Mais savez-vous seulement comment se déroule le processus qui liste tous les 3 ans, par département, les espèces considérées comme des ESOD, espèces qui pourront ainsi être détruites toute l’année selon des méthodes cruelles?

Cela fait plus d’un an qu’Animal Cross travaille activement sur la thématique ESOD pour apporter un éclairage sur la manière dont sont classées les espèces ESOD et les conclusions sont des plus choquantes.

  • Tout d’abord, il faut savoir que le sort des ESOD est décidé tous les 3 ans et pour 3 ans au sein de la formation spécialisée nuisible des Commissions Départementales de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS) depuis 2012. Or, depuis cette année-là, aucune étude n’a été réalisée à notre connaissance pour évaluer l’efficacité des mesures létales donc mortelles appliquées pour réduire les dégâts attribués à la faune sauvage. Une procédure est donc mise en place par le gouvernement mais aucune évaluation de celle-ci n’est réalisée alors même qu’elle conduit chaque année à la mort de plus d’un million d’animaux !
  • La composition des commissions CDCFS qui fixent les listes d’ESOD est réglementée. Or, dans certains départements, les règles ne sont pas respectées et l’on observe la participation supplémentaire aux réunions de certains représentants du monde de la chasse avec une liberté de prise de parole ce qui peut compromettre l’indépendance de cette formation spécialisée et influence les avis de cette commission.
  • L’inscription d’une espèce à la liste des ESOD est censée être conditionnée à l’observation de dégâts significatifs et avérés. Or, le procédé d’évaluation des dégâts ne repose sur aucune évaluation objective (absence de fiches de dégâts ou fiches partiellement remplies, absence de contrôle sur le terrain des dégâts reportés, absence de vérification de l’existence de moyens de protection, etc).
  • De plus, les méthodes alternatives aux méthodes létales ne sont pas considérées alors même qu'une note de service du ministère chargé de l'environnement et que la Directive Oiseaux Européenne imposent l’évaluation de l’existence de ces méthodes alternatives.
  • Les services écosystémiques rendus par ces espèces ne sont pas pris en compte. Dans son livre publié en 2019, et dans une série de publications, Animal Cross avait déjà souligné nombre de bienfaits apportés gracieusement et naturellement par ces animaux  tristement qualifiés de "nuisibles" [1]. C'est ce que font aussi des associations depuis de nombreuses années: l'ASPAS (colloque "renard" de mai 2017), la SFEPM, la SAPN-FNE des Hautes Alpes et tant d'autres. Même la DREAL de Haute-Normandie a vanté les services écosystémiques rendus par les mustélidés.

Ne pouvant rester sans agir, l’association Animal Cross a mis en place et soutenu plusieurs actions :

  • Création d’un groupe de travail sur la région Auvergne-Rhône-Alpes avec pour membres les représentants des associations de protection de la nature (APN) qui siègent au sein des commissions ESOD.
  • Mise en place d’une plateforme documentaire permettant une mise en commun des documents qui permettront aux représentants des APN de cette région de préparer les dossiers visant à défendre les ESOD lors des prochaines commissions qui se dérouleront en 2022. De nombreux documents qui s’appuient sur des études de terrain permettent en effet d’apporter un autre regard sur les espèces considérées comme ESOD et de démontrer l’importance des services écosystémiques rendus par ces espèces [2, 3]. D’autres documents prouvent que les dégâts reprochés à certaines de ces espèces pourraient être évités via la mise en place de mesures de protection adéquates [4].
  • Remise en question de la réglementation en vigueur et son application avec demande d'une évaluation objective des points soulevés par les institutions publiques. De cette initiative, démarrée dans la région Grand Est et adaptée à notre collectif en région Auvergne-Rhône-Alpes, est née une requête qui a été rédigée pour souligner les points critiqués précédemment. Ce document a été envoyé par les représentants APN de nombreux départements à leurs élus députés/sénateurs avec comme demande l’interpellation du Ministère de la Transition Ecologique (MTE) pour une mise en place au plus vite de l’évaluation objective souhaitée de la réglementation et son application avant la prochaine échéance de classement des ESOD. Cette action est entrain de s'étendre à d'autres départements.

Et la suite ?

A ce jour, deux questions écrites au gouvernement sur les problèmes mentionnés, rédigées  il y a plus de 14 mois  par les députés Xavier Paluszkiewicz et Dominique Potier sont restées sans réponse alors même que le gouvernement se doit de répondre dans un délai d’un mois. De même, nous n’avons eu aucun retour suite à l’envoi direct de notre requête au MTE.

Nous souhaitons donc donner plus de lumière à notre action pour que le gouvernement prenne enfin en compte notre requête et mette en place l’évaluation objective souhaitée de la réglementation et son application et pour que le grand public ait enfin connaissance de ce qui se trame au sein de ces commissions.

Une pétition est en ligne : https://www.mesopinions.com/petition/animaux/evaluation-reglementation-animaux-dits-nuisibles/147791

[1] La fouine, le mustélidé le plus piégé de France - Animal Cross (animal-cross.org)La martre, une cousine forestière de la fouine - Animal Cross (animal-cross.org)Corbeaux et corneilles : nuisibles ou auxiliaires bénéfiques de la nature ? - Animal Cross (animal-cross.org), etc ... 

[2] Analyses des observations figurant dans notre base de données et propositions de la LPO Haute-Savoie concernant les propositions de classement des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ou non. 2018. P.Favet et JP Materac

[3] Contribution du Réseau Écologie Nature Haute-Loire (REN 43) à la définition de la liste des espèces classées « susceptibles d'occasionner des dégâts ». 2018

[4] Résultats de l’enquête sur l’élevage des basses-cours en Haute Savoie et la prédation s’y rapportant. 2014. Philippe Favet.

Saône-et-Loire : mobilisons-nous pour ne pas autoriser le déterrage des blaireaux en été

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Répondre à la consultation publique avant le 20 mars 2026 La direction départementale des territoires (DDT) de Saône-et-Loire met actuellement à consultation du public un projet d’arrêté préfectoral autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du...

ESOD : seul le putois sort de la liste

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Le Ministère de la Transition Ecologique a publié un arrêté ministériel qui liste les ESOD (ex « nuisibles », espèces susceptibles d’occasionner des dégâts) par département pour les trois années à venir. Son contenu est identique à celui soumis à la consultation...

Dites NON à la destruction sans limite des renards, fouines, belettes, martres, corneilles noires, geais des chênes, corbeaux freux, étourneaux, pies

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Le Ministère de la Transition Ecologique vient de proposer un arrêté ministériel qui prévoit, une fois encore, la destruction pour trois ans de cette liste d’animaux, avec des variantes par département. Ce qui ne change pas, c’est que leur élimination est sans limite...

51 associations de protection de la nature et des animaux demandent au Ministère de l’écologie un audit sur la réglementation des animaux susceptibles d’occasionner des dégâts (ex nuisibles)

51 associations de protection de la nature et des animaux demandent au Ministère de l’écologie un audit sur la réglementation des animaux susceptibles d’occasionner des dégâts (ex nuisibles)

Tous les trois ans, le sort d’une partie des Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts (ESOD), nouvelle expression politiquement correcte utilisée pour remplacer « les nuisibles », est décidé dans chaque département français après la publication d’un arrêté...

L’origine du covid-19, un mystère scientifique ? Pas vraiment…

L’origine du covid-19, un mystère scientifique ? Pas vraiment…

Et si le pangolin, petit animal à écailles peu connu du grand public il y a un an et pointé du doigt depuis par tous comme étant le coupable de la transmission du virus du Sars-CoV-2 vers l’espèce humaine, n’était finalement pas le vrai responsable de la crise planétaire actuellement rencontrée ?
C’est ce qu’argumente l’article étayé du média indépendant Reporterre publié le 8 janvier 2021. Les séquençages ADN ont en effet permis de montrer que le virus présent dans le pangolin est trop éloigné de celui identifié chez l’être humain, rendant peu vraisemblable un passage direct du virus du pangolin vers l’homme. Les scientifiques recherchent donc un hôte intermédiaire, véritable chainon manquant, pour comprendre l’origine de la pandémie qui ravage le monde.

Les preuves scientifiques semblent cependant se multiplier et converger vers deux espèces : le vison ou le chien viverrin. En effet, si les animaux d’élevage traditionnels de type bovins ou porcins ne semblent pas être infectés par le coronavirus, il en est autrement pour les animaux à fourrure tels que le vison, le renard ou encore le chien viverrin. Ces derniers peuvent à la fois être infectés par le coronavirus mais également d’autres virus et peuvent aussi les transmettre parfaitement, non sans fréquemment générer des mutations dans le processus, comme démontrés par de multiples études.
Une autre étude chinoise, passée sous silence, a aussi identifié, après une recherche fondée sur une comparaison générale de bases de données à l’aide d’un logiciel d’intelligence artificielle, que l’hôte intermédiaire le plus probable serait le vison.
Encore faudrait-il que la Chine accepte que les scientifiques sélectionnés par l’Organisation Mondiale de la Santé puissent réaliser librement leur enquête sur son territoire. C’est là que le bât blesse puisque les experts ont peiné à recevoir les autorisations des autorités chinoises pour entrer sur le territoire chinois, puis ont pu réaliser une étude en février dans un temps restreint par une quarantaine de 2 semaines et n’ont pu avoir accès à certains sites sensibles comme expliqué dans l’article de l’Express paru le 29 mars 2021. Ils ont par ailleurs dû accepter d’être encadrés par les responsables chinois lors des réunions et le rapport issu de cette mission a dû être intégralement validé par la Chine avant sa publication. Ce document, publié le 29 mars 2021, privilégie l’hypothèse d’une transmission du virus à l’homme par l’intermédiaire d’un animal infecté par une chauve-souris. Finalement, rien de vraiment nouveau puisque l’animal intermediaire suspecté n’a toujours pas été identifié.

Alors que cherche réellement à cacher la Chine ?
Si le vison ou le chien viverrin se révèlent être effectivement les hôtes intermédiaires expliquant responsables de la transmission du Sars-CoV-2 vers l’homme, cela signifie que la pandémie trouve son origine très probablement au sein des élevages d’animaux à fourrure ce qui risque de fragiliser ces filières. Or, la Chine est le premier marché et le premier producteur de fourrure mondiaux et cette industrie lui rapporte plus de 20 milliards de dollars annuels. On comprend donc que cette grande puissance n’ait surtout pas intérêt à ce que l’on s’intéresse de trop près à ces élevages stratégiques d’un point de vue économique. Cette hypothèse est étayée par la manière intrigante, racontée par l’article de Reporterre, dont furent gérées les recherches réalisées par la Chine pour identifier l’origine de la pandémie de Sras de 2003.

En attendant que la lumière se fasse, ces éléments prouvent la nécessité d’un point de vue sanitaire, en plus des conditions atroces que subissent les animaux au sein des élevages, de cesser mondialement les élevages de fourrure. Combien de pandémies allons-nous encore devoir surmonter avant que ces élevages cruels qui visent à habiller et accessoiriser une minorité privilégiée de nos sociétés pour que les gouvernements se réveillent et demandent enfin des comptes aux enseignes concernées ?

D’ici-là, et si l’on commençait par vérifier la cohérence de nos propres pratiques de consommateur : boycottons les marques listées dans le lien ci-dessous comme marques vendant de la fourrure :
https://www.mode-sans-fourrure.com/liste-rouge.

Changer le monde commence par se changer soi-même.

Stoppons la chasse dans les Aires Protégées en protection dite « forte » !

Stoppons la chasse dans les Aires Protégées en protection dite « forte » !

E. Macron a annoncé vouloir protéger 10% du territoire métropolitain sous protection « forte »* d’ici 2030. Ce projet pourrait être une énorme chance pour la faune sauvage.

Or, il est probable que la chasse sera toujours possible dans ces zones, les vidant de toute réelle protection.

La chasse se pratique aujourd’hui dans de très nombreuses zones dites de « protection forte » soit :

– dans 3 zones cœurs de Parcs Nationaux sur 11 (dans les 2 derniers Parcs Nationaux créés, c’est-à-dire le PN de forêts en Champagne-Bourgogne et le PN des Calanques, mais aussi dans le PN des Cévennes),

– dans la grande majorité des Réserves naturelles nationales (85 sur 162) et régionales,

– dans les Réserves biologiques,

– dans certains Arrêtés de protection du biotope.

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Le ministère de la Transition écologique et solidaire est actuellement en train de finaliser avec les acteurs concernés une nouvelle Stratégie Unifiée des Aires Protégées pour 2020-2030. Ces 10% de protection « forte » seront-ils ouverts à la chasse, continuant d’impacter la biodiversité ? ou bien avons-nous l’ambition d’y protéger sérieusement TOUS les animaux ?

La pandémie du Covid-19 nous oblige à repenser notre rapport à la nature, à concevoir que l’Homme n’est pas le centre de toute vie, et à rendre d’urgence son habitat à la faune sauvage. Non seulement la faune sauvage est capable de vivre sans l’intervention de l’homme, mais elle en a besoin.

*Aires Protégées dites de protection « forte » = arrêtés préfectoraux de protection de biotope et de géotope, réserves naturelles nationales, régionales et de Corse, coeurs des parcs nationaux et réserves biologiques forestières dirigée et intégrale

Merci de signer cette pétition et de la partager largement autour de vous, le temps presse !

N’hésitez pas à alerter les députés comme nous vous le proposons après la signature de la pétition, d’un simple clic. Un message leur est automatiquement envoyé !

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La faune sauvage protégée sur moins de 1% du territoire français !

La faune sauvage protégée sur moins de 1% du territoire français !

La vie sauvage sauvage souffre. Sur les quelques 8 millions d’espèces animales et végétales estimées sur Terre, un million d’espèces sont menacées d’extinction dans les prochaines décennies. A quelques exceptions près, ces extinctions sont le fait de l’homme. Il y a urgence à agir pour éviter la disparition des espèces qui existent encore. Mais que fait la France pour protéger la faune sauvage sur son territoire ?
Animal Cross est parti à la rencontre des plus grands naturalistes et experts français de la libre évolution afin d’en savoir plus :
Gilbert Cochet et Béatrice Kremer-Cochet, fondateurs de l’association Forêts sauvages, agrégés de l’Université, experts au Conseil scientifique régional du patrimoine naturel et, par-dessus tout, naturalistes de terrain passionnés.
Jean-Claude Génot, écologue, membre des Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie et vice-président de Forêts Sauvages
Roger Mathieu, naturaliste de terrain depuis 50 ans, ornithologue et mammalogiste, auteur d’une cinquantaine de publications.

AC : Les aires naturelles protégées françaises protègent-elles la faune et la nature en général ?

Béatrice Cochet : Aujourd’hui, si on fait le bilan des surfaces réellement protégées en France, c’est-à-dire sans prélèvement de quelque nature qu’il soit, on arrive à une surface protégée qui est de l’ordre d’un peu moins de 1%, ce qui est totalement dérisoire.

Roger Mathieu : Il faut savoir qu’en France, les niveaux de protection les plus élevés sont les Parcs Nationaux et les Réserves naturelles. Si on additionne les surfaces des Parcs Nationaux et des Réserves naturelles, cela couvre très probablement moins de 1 % du territoire, donc cela ne fait pas grand-chose.

Gilbert Cochet : Il faut dire que sur les 1 % qui sont protégés aujourd’hui, très rarement c’est une protection intégrale. Même dans le cœur des Parcs Nationaux. Par exemple le cœur marin du Parc National des Calanques fait 40 000 hectares. Il n’y a que 4000 hectares de non-prélèvement. Pour le reste, on fait un petit peu ce qu’on veut comme ailleurs.

Roger Mathieu : Et à 90 %, les Réserves naturelles sont chassées, comme partout ailleurs. Cela parait incroyable, inconcevable pour le public mais c’est la stricte vérité ! Pour ce qui est des Parcs Nationaux, et c’est une particularité française, 2 Parcs Nationaux sont chassés, le Parc des Calanques et le Parc des Cévennes. Les autres ne sont pas chassés (NDLR : on parle des zones cœurs des Parcs Nationaux, car les zones d’adhésion sont chassées). Le Parc national en cours de création en Bourgogne sera chassé, en tout cas sur une grande partie de son territoire.

Gilbert Cochet : En France, la protection intégrale des habitats est très limitée, parce qu’on a une culture de gestionnite, de grands gestionnaires en chef de la nature, on aime bien gérer. Ceci étant dit, il existe des Réserves Biologiques Intégrales, notamment dans les forêts domaniales. On en est à peu près à 20 000 hectares. Dans le Vercors par exemple, on a une forêt de 2500 hectares où c’est vraiment une protection intégrale de l’habitat sur des décennies, voire des siècles. Les cœurs des Parcs Nationaux sont dans le même cas de figure, à quelques exceptions près, comme le Parc national des Calanques ou celui des Cévennes, qui est un parc habité. Mais en dehors de cela, on a des surfaces de plusieurs dizaines de milliers d’hectares qui sont laissées en libre évolution, suivie, avec des gardes et des relevés naturalistes. Mais ces zones-là font peut-être 0,5 % du territoire.

Roger Mathieu : Est-ce que la faune est bien protégée ? Non, non …C’est absolument certain. Les seules zones où la faune est vraiment protégée, ce sont les quelques Réserves Biologiques Intégrales (il y en a très peu) et c’est lorsque des associations ont la maîtrise foncière du site. Ces associations achètent des propriétés sur lesquelles elles font ensuite une gestion de naturalité, c’est à dire qu’elles n’y font rien ! Ne rien faire est un mode de gestion. Ça représente des confettis, sûrement moins de 10 000 hectares en France, c’est-à-dire rien !

AC : Et dans les Réserves Naturelles ? La nature n’est-elle pas mieux protégée ?

Roger Mathieu : Elle est mieux protégée qu’ailleurs, oui mais est-ce qu’elle est bien protégée ? Non.
Vous pouvez couper des arbres, pâturer, certes pas n’importe comment mais quand même, vous pouvez chasser dans plus de 90 % d’entre elles et y chasser comme partout ailleurs. Cela parait incroyable, inconcevable pour le public mais c’est la stricte vérité, vous pouvez vérifier !
Pour ce qui est des arbres et des forêts, on a le réseau Frene en Rhöne-Alpes . Ils prennent des forêts et disent qu’on ne va rien faire, qu’ils vont les laisser vieillir. Cela ne représente la aussi pas grand-chose et pour la faune, c’est autre chose, on y chasse !

Gilbert Cochet : Il y a très peu de Réserves naturelles dans lesquelles il y a une protection intégrale car bien souvent on ne maitrise pas le foncier. Dans la Réserve naturelle de la vallée de la Drôme, par exemple, on a coupé des arbres en forêt alluviale au cœur de la Réserve naturelle parce que ça appartient à un privé. La Réserve naturelle ne protège pas beaucoup. C’est terrible, mais c’est comme ça.

AC : Que faut-il faire à votre avis ?

Jean-Claude Génot : On manque de milieux en libre évolution.

Gilbert Cochet : Il faut à la fois augmenter les surfaces protégées, et en même temps à l’intérieur des surfaces déjà protégées, augmenter le degré de protection et la libre évolution.

Roger Mathieu : Une gestion qu’on appelle la naturalité. C’est à dire, on ne fait rien. Ne rien faire, ce n’est pas facile à comprendre, c’est un mode de gestion.

Jean-Claude Génot : C’est un phénomène qui commence à exister malgré la pression humaine car en France il y a un certain nombre de régions où il y a énormément de friches boisées (ou accrus forestiers) , il y a des espaces de plus en plus qui se libèrent, ou qui ne sont plus intéressants pour les éleveurs, les agriculteurs, parfois les forestiers ou du au morcellement foncier. Il y a des pans entiers de piémont de montagne, d’arrière-pays où la densité de population n’est pas importante où on a ces espaces. Mais ces espaces sont extrêmement mal considérés parce qu’ils échappent à l’homme, ils échappent au cycle économique et ils sont fantasmés comme étant des lieux où il y a des bêtes sauvages ou des vipères ou que sais-je. Il faudrait essayer de comprendre que ces milieux sont des milieux en transition vers des forêts qui si on a un peu de sagesse, si on a la patience d’attendre vont donner nos forêts vierges de demain, que verraient nos petits enfants et qui manquent en France cruellement. Mis à part quelques refuges de forêts de montagne, on a très peu d’endroits où on peut dire que la forêt n’est pas touchée depuis tant de siècles. Mis à part les réserves artistiques de Fontainebleau, qui sont considérées comme les plus vieilles forêts de France, il n’y a pas grand-chose.

Gilbert Cochet : Il y a plusieurs axes possibles.
Il faut augmenter les surfaces d’Aires protégées, en créant par exemple de nouveaux Parcs Nationaux. C’est tout à fait possible. Dans les Alpes, il y a largement la place de créer plusieurs Parcs Nationaux, dans les Pyrénées aussi, en montagne et en plaine, où ça manque. Il y a des projets qui sont en train de se réaliser de Parcs Nationaux fluviaux, sur les cours d’eau, sur les fleuves, c’est à développer. La France a, avec ses 500 000 km de cours d’eau, un potentiel énorme, une diversité inouïe. On pourrait monter jusqu’à 10 % d’Aires protégées. Cela a en même temps une valeur économique. Il ne s’agit pas de mettre sous cloche mais de mettre en place une nouvelle activité économique respectueuse de la nature.
Il faut remettre des densités naturelles et retrouver l’abondance. Il est anormal par exemple que le chamois soit en sous densité alors que c’est un animal qui ne pose aucun problème au niveau dégâts. Il faut protéger beaucoup mieux beaucoup d’espèces. L’histoire des espèces nuisibles, il faut quand même revenir là-dessus, c’est terminé, c’est du Moyen Age ! Et il y a des manques. Il y a des espèces disparues qui peuvent revenir parce qu’on va supprimer un barrage, et les poissons migrateurs vont revenir. Il peut y avoir aussi des réintroductions. On pourrait réintroduire le Pyrargue, la Sarcelle marbrée et toute une liste d’espèces dont on pourrait voir les effectifs augmenter et qui auraient toute leur place chez nous. Quand on fait l’inventaire de ce qui a disparu, on l’a oublié, mais on arrive à retrouver ça dans les textes anciens, en archéo-zoologie, etc. , on se rend compte qu’on avait une faune beaucoup plus diversifiée qu’aujourd’hui. Il faudrait retrouver cette faune diversifiée. Et puis la protéger au maximum pour pouvoir retrouver la proximité. Il n’est pas normal que le chevreuil s’échappe dès qu’une silhouette humaine arrive à 500 mètres. Il détale car il n’a qu’une peur, c’est qu’on lui mette une balle dans la tête ! Il faut retrouver la proximité, on a besoin de cette proximité en tant qu’espèce humaine !

Béatrice Cochet : On pourrait rêver à 2 % d’espace strictement protégés sans être extrémiste, ou même passer à 10 % comme nos voisins italiens, tout en restant compatibles avec des activités humaines quelles qu’elles soient et même des activités agricoles. Laisser 10 % du territoire français en libre évolution, sans activités humaines ne nous parait pas quelque chose d’excessif.
Jean-Claude Génot : Par essence la nature est sauvage. Elle existait avant l’homme et on a du mal, nous les humains, parce qu’on se place au centre de tout, à considérer qu’elle ne peut pas vivre sans nous. C’est ça je pense, qu’il faut vraiment remettre en cause. La nature n’a pas besoin de l’homme, mais nous nous avons besoin de la nature. On ne pourrait pas vivre car on est une part de cette nature. Le problème, c’est qu’on est devenus omniprésents partout et on oublie qu’on empiète sur la vie des animaux sauvages, la vie des espèces à grands territoires comme les grands prédateurs par exemple. C’est ça le vrai problème.

AC : Le président Macron a déclaré en mai 2019 vouloir «des aires marines et terrestres protégées à 30% du territoire d’ici 2022, dont un tiers « protégées en pleine naturalité ». Qu’en pensez-vous ?

Gilbert Cochet : Récemment, nous avons eu des déclarations du chef de l’Etat comme quoi il fallait protéger des surfaces beaucoup plus conséquentes. Il a parlé de 30 %, c’est extraordinaire ! Mais il faut regarder cela de près, car dans le même temps, on a créé 4 parcs naturels régionaux. Les Parcs naturels régionaux sont des parcs avec une charte pour vivre au mieux avec la nature, mais ils ne sont en aucun cas comparables aux Parcs Nationaux. Il n’y a pas de protection supérieure à ce qui n’est pas parc, au niveau des espèces et des espaces. Ce sont des secteurs qui veulent être des vitrines pour montrer comment on peut vivre avec la nature, mais on ne peut pas les mettre dans les zones protégées. En région Rhône-Alpes Auvergne, il y a pratiquement plus de Parcs naturels régionaux que non. Ces Parcs régionaux sont très répandus.
Ensuite il parle de 10 % en totale naturalité, mais cela n’est pas très précis. On attend de voir, car si un jour il y a 10 % du territoire en pleine naturalité, alors chapeau bas. On n’en est pas à 1 %, alors à mon avis, c’est un petit peu gratuit et un peu facile. Il faudrait déjà commencer par mettre en pleine naturalité les 1 % qui sont protégés. Comme par exemple pour le Parc National des Calanques, sur les 40 000 hectares de cœur marin, il faudrait protéger intégralement ces 40 000 hectares et non pas seulement les 4000 hectares. Si on veut montrer une bonne volonté, ce n’est pas compliqué. Il y a de quoi faire et on peut lui donner les endroits ! Mon livre intitulé « Ré-ensauvageons la France* » donne pas mal d’idées là-dessus !

Ré-sauvageons la France – Plaidoyer pour une nature sauvage et libre » – Actes Sud – 2018

Stoppons la chasse dans les Aires Protégées en protection dite « forte » !

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Vers de nouvelles relations avec la nature

Vers de nouvelles relations avec la nature

La croissance démographique de l’humanité, la surconsommation et le comportement humain qui consiste à vivre sans respecter les autres règnes -animal, végétal ou minéral- conduisent inexorablement à l’épuisement des ressources naturelles et à l’agonie de toute la planète.

L’homme a rompu son lien originel avec la nature.
Malheureusement, il ne voit pas l’aide que les animaux lui apportent et ferme les yeux sur ce qui est pourtant une évidence : le renard réduit la maladie de Lyme en régulant la population des petits rongeurs, l’abeille pollinise, le requin équilibre l’écosystème corallien, les oiseaux disséminent des graines, le sanglier nettoie les pâtures des larves destructrices de la flore, etc.
De la même manière, dans le domaine végétal, les différentes interventions de l’homme conduisent bien souvent à un appauvrissement des variétés sylvicoles et autres espèces botaniques.
Et dans le monde maritime, les techniques de pêche modernes et intensives détruisent les fonds marins et leurs écosystèmes.

A contrario, divers exemples montrent que la nature sait se conserver et se restaurer : les écosystèmes des forêts primaires se portent fort bien sans intervention humaine. Le parc de Yellowstone, avec le retour du loup, a rééquilibré son écosystème.

Aujourd’hui, en France, force est de constater que la réglementation mise en place pour protéger les espaces naturels est insuffisante pour préserver la faune sauvage et son habitat. Et l’on ne semble envisager la nature que soumise aux desideratas humains.

Mais que se passe-t-il à l’étranger ? Des philosophes et juristes d’avant-garde ont-ils entrevu une autre façon d’organiser notre relation avec la nature ? Ces idées s’appliquent-elles dans d’autres pays ? Lire l’article
Face à l’urgence, Animal Cross propose une réponse radicale à l’horizon 2030 : l’instauration de véritables zones sanctuarisées, personnalités juridiques, où la nature et la faune reprendraient leurs droits. Mais comment cela pourrait-il bien prendre sa place en France ? Lire l’article
Les parcs nationaux, régionaux et autres réserves naturelles sont des organisations totalement insuffisantes pour protéger la nature au regard des enjeux. Animal Cross en fait une analyse critique et propose quelques idées pour faire émerger une transition. Lire l’article

Parce que les diversités composant les domaines de la nature sont devenues des espaces inégalitaires par une volonté de l’être humain, il est par devoir et par droit de rétablir l’unité des principes constitutifs de la terre par la création de l’espace naturel sanctuarisé.

 

 

 

SPA de Pau 2010-2013 : plus de 1700 animaux adultes tués, des centaines de chiots et chatons asphyxiés à l’éther

SPA de Pau 2010-2013 : plus de 1700 animaux adultes tués, des centaines de chiots et chatons asphyxiés à l’éther

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 Le 10 mai 2017, la vétérinaire responsable la Spa* de Pau Berlanne  en 2013 sera entendue par la chambre de discipline de l’Ordre des vétérinaires de la région Nouvelle Aquitaine suite à la plainte de l’association Animal Cross.

A cette occasion, l’association Animal Cross relance l’enquête une première fois enterrée par la justice et dévoile les faits et chiffres clés de ce dossier qui n’ont jamais été communiqués auprès du grand public, l’association ayant les mois précédents opté pour une attitude silencieuse pour laisser la justice faire son travail, en grande partie en vain.

  

Plus de trois ans déjà que les protecteurs des animaux sont intervenus et rien du côté de la justice

chiens euthanasiés à la SPA de Pau 2010-2014

chiens euthanasiés à la SPA de Pau 2010-2014

  • En février 2014, des protecteurs des animaux dont l’association Animal Cross réussissent à pénétrer dans les locaux de la Spa de Pau juste après l’exécution de 11 animaux.
  • En mars 2014, l’association Animal cross parvient à faire intervenir un huissier de justice pour saisir, sous protection des forces de l’Ordre, des documents clés à la même Spa. Cette procédure est quasi unique en France. Ces documents constituent les points clés du dossier d’accusation actuel. 15 cadavres sont récupérés dans les congélateurs et une grande partie envoyés pour autopsie.
  • En mai 2014, un nouveau conseil d’administration est élu à la SPA de Pau, qui met fin aux exécutions capitales. Les anciens soigneurs sont licenciés ou partent à la retraite.
  • En juin 2014, Animal Cross et l’association Antac portent plainte.
  • En septembre 2014, la gendarmerie de Morlaàs commence son enquête. Mystérieusement, les documents clés (registres entrée-sortie et cahier des euthanasies) semblent avoir disparu.
  • Depuis septembre 2015, la Spa de Pau a été vidée de ses animaux pour insalubrité.  Un an et demi plus tard la reconstruction n’a pas commencé.
  • En juin 2016, la justice conclut à un simple rappel à la loi d’un des soigneurs, lequel soigneur coule une paisible retraite et tient une pension pour chiens à Navailles-Angos, au nord de Pau.

 

En septembre 2016, l’association Animal Cross relance l’enquête une première fois enterrée par la justice.

  • Une plainte est déposée devant l’Ordre des vétérinaires.
  • Une plainte est déposée devant l’Ordre des pharmaciens et l’ARS de la Nouvelle Aquitaine en septembre 2016.
  • Des informations sont demandées à la Direction départementale de Protection de la Population.
  • L’enquête interne menée par l’agglomération de Pau est également demandée.
  • En février 2017 l’association se constitue partie civile auprès du doyen du juge d’instruction du tribunal de Pau. 

 

Spa de Pau Berlanne, des années d’horreur

Entre 2010 et 2013, plus de 1700 animaux adultes ont été tués à la Spa de Pau Berlanne. En 2012 et 2013,  années pour lesquelles nous avons plus de détail, la moitié l’ a été avant le délai légal de 10 jours.

SPA Pau 2010-2013

SPA Pau 2010-2013

Ces abattages avaient lieu régulièrement le jeudi et étaient réalisés par les vétérinaires libéraux en charge de la Spa. Alors que la Spa de Pau devait être une nouvelle chance pour les animaux, elle était devenue l’antichambre de la mort pour nombre d’entre eux.

En 2012 et 2013, la moitié des abattages l’a été avant la fin du délai légal de 10 jours (8 jours + 2 jours ouvrés), délai réservé à la recherche des propriétaires des animaux (voir annexe pour détail 1). En d’autres termes, les propriétaires n’étaient pas recherchés dans plus de la moitié des cas.

Il faut aussi signaler que la Spa de Pau Berlanne avait coupé tout pont avec les associations de protection des animaux locales permettant de trouver des adoptants plus facilement. De même les bénévoles n’étaient pas les bienvenus et les chiens n’étaient pas promenés. La Spa n’avait d’ailleurs pas un fonctionnement normal puisqu’il n’y avait plus d’assemblée générale depuis des années, ni conseil d’administration régulièrement et réellement élu.

Rappelons qu’au-delà des 10 jours, si le vétérinaire en constate la nécessité, il peut faire procéder à l’euthanasie des animaux. Encore faudrait-il en constater la nécessité … Lors des deux inspections de la DDPP, le chenil avait encore beaucoup de places disponibles : « le refuge est partiellement occupé (nombreux box vides) » (août 2012 ), « les euthanasies ont été effectuées à un moment où le chenil n’était qu’à moitié plein (période de contrôle 11 au 25 juillet 2013)[1] », soit une cinquantaine de places de libre.

Le mode d’abattage (nous n’utilisons pas le terme d’euthanasie [2] car il n’est pas approprié) augmentait la souffrance des animaux. Il semble que les animaux ne recevaient pas de piqure pour les endormir au préalable mais étaient piqués directement au cœur.

 

Chiots et chatons asphyxiés à l’éther

Chiots asphyxiés à l'éther SPA Pau 2010-2013

Chiots asphyxiés à l’éther SPA Pau 2010-2013

Chatons et chiots recevaient un sort encore moins enviable.

On parle de centaines de chiots et chatons sur la période 2010-2014, même si aucun registre précis n’a été établi.

Des pharmaciens délivraient plusieurs litres d’éther thérapeutique régulièrement [3] sans aucune prescription et alors que ce produit est uniquement à usage humain et sur ordonnance.

L’un des transporteurs témoigne [4] «en ce qui concerne le plus souvent les chatons et les chiots, le jour où il n’y a pas de vétérinaire sur place, les animaux sont mis dans un sac-poubelle en vue d’être asphyxiés à l’éther».  Un soigneur témoigne [5]  «les euthanasies de chatons et chiots sont faites à l’éther soit par M. soit par nous s’il nous en donnait l’ordre  ».  Et s’ils ne mouraient pas d’asphyxie, ils se réveillaient dans les congélateurs de la Spa où ils mouraient de froid.

Ces faits étaient pratiqués par les soigneurs, et seraient répréhensibles d’exercice illégal de la médecine vétérinaire. 

 

Un environnement consentant

Ces massacres n’auraient pas eu lieu sans un environnement consentant.

Les services de l’Etat à travers la Direction Départementale de Protection de la Population concluent à la conformité de la Spa à deux reprises.

Un audit porte sur la période du 11 au 25 juillet 2013. 37 animaux ont été tués durant cette période dont plus de la moitié avant la fin des 10 jours. Pourtant tout est conforme pour les services de l’Etat. Le rapport note que « le chenil était à moitié plein » : alors pourquoi tuer les chiens ?

Une autre intervention est réalisée le 25 octobre 2012. Il déclare l’installation « conforme » alors que, concernant les exécutions du 9/08/2012 au 12/09/2012, 51% avaient eu lieu avant le délai des 10 jours (voir annexe). Le rapport note que le « refuge est partiellement occupé (nombreux boxes vides) ». Alors pourquoi tuer les animaux ?

Fait troublant, la trésorière de la Spa, qui fait office de présidente, est employée de la DDPP.

L’agglomération de Pau était le principal donneur d’ordre de la fourrière. Certaines personnes des services de la ville étaient au courant mais personne n’a dénoncé. L’agglomération de Pau a jusqu’à présent refusé de nous communiquer le rapport interne effectué sur la question, alors que l’équipe municipale a pourtant changé.

L’agglomération de Pau avait même signé un contrat qui rémunérait la société effectuant les captures d’animaux de la fourrière en fonction du nombre d’animaux, accentuant le problème.

Vu que la fourrière est une délégation de service public, l’agglomération de Pau aurait dû se sentir particulièrement concernée et donner l’alerte.

 

Une enquête de gendarmerie partielle qui laisse planer de nombreuses zones d’ombre.

L’enquête de gendarmerie est partielle à bien des égards.

Elle se concentre sur la question de savoir si de l’éther était utilisé pour tuer les animaux et conclut clairement que des animaux ont été tués à l’éther [6].

Elle ne recherche ni le nombre d’abattages et s’il correspondait à une nécessité, ni les abattages avant la période des 10 jours.

Elle ne demande pas aux pharmaciens délivrant l’éther s’ils en connaissaient l’usage.

Elle n’interroge ni les services de la Direction départementale de protection de la population, ni les services et élus de l’agglomération de Pau.

Elle n’interroge pas les vétérinaires en poste avant 2013. En particulier, le principal vétérinaire en charge de la Spa avant 2013 n’a pas été interrogé car il ne pouvait pas se déplacer. Celui-ci a pourtant accepté de recevoir l’association Animal Cross pendant une heure pour s’expliquer.

Elle n’interroge pas les associations plaignantes Animal Cross et Antac, ni les autres associations de protection animale de Pau, ni les témoins, ni les vétérinaires de Pau.

 

Ce cas, s’il est rare par son ampleur, n’est pas unique.

Animal Cross travaille tous les jours avec des refuges admirables dans le secours aux animaux, qui sont la règle. Le cas de la Spa de Pau est sans doute rare par l’ampleur de la tuerie. Il n’est pas toutefois unique. Nous avons pu enquêter au refuge de la société Sacpa à Bonrepos-sur-Aussonnelle, près de Toulouse. Sur la base du registre des entrées-sorties, lequel consignait les « euthanasies », du 2/10/13 au 26/03/15, sur 500 chats récupérés, 126 soit 25% ont été tués.  Ces faits ont été relayés ensuite sur notre site internet.

 

Deux philosophies différentes

A la philosophie de protection des animaux s’oppose une philosophie hygiéniste de régulation de la population que résume bien cette phrase de Mme C., trésorière au moment des faits, qui était la principale responsable du refuge :

« Il y a toujours  eu des euthanasies, c’est souhaitable dans une Spa pour maintenir un niveau sanitaire satisfaisant »

 

  • la SPA de Pau est une association locale et indépendante de protection des animaux, sans lien avec la SPA, première association de protection animale créée en France en 1845 et regroupant 63 refuges et Maisons SPA
[1] Citation rapport inspection Direction Départementale de Protection des Populations
[2] Euthanasie : du grec euthanasie mort douce.  « On appelle euthanasie animale la mise à mort volontaire d’un animal afin de mettre fin à ses souffrances ou à une agonie prolongée » wikipedia, « l’animal ne doit en aucun cas être abandonné ou mis à mort de manière injustifié » (art 3, charte des droits des animaux proclamée à la maison de l’Unesco à Paris le 15/10/1978)
[3] Enquête de gendarmerie
[4] Enquête de gendarmerie
[5] Enquête de gendarmerie
[6] Conclusion enquête gendarmerie sur utilisation de l’éther «il existe une ou plusieurs raisons plausibles de présumer que les infractions été commises »

 

 
 
Annexe, les sources
  • Les abattages et le respect du délai légal
Il apparait à la lecture du registre des euthanasies pratiquées en 2013 que 152 chiens ont été euthanasiés et 258 chats, dont un grand nombre sans que le délai de rigueur de fourrière précité n’ait été respecté.
Plus exactement 56 %, soit 229 animaux ont été éliminés avant la fin des 8 jours ouvrés (10 jours au total).
Cette analyse a été effectuée sur la base du registre des euthanasies de l’année 2013 .
Nombres d’animaux tués en valeur absolue et en % en fonction du nombre de jours depuis leur arrivée en fourrière (exemple : 30 animaux ont été tués au bout du 10ème jour, et 229 en cumulé jusqu’au 10ème jour, soit 56% des 410 animaux tués) :
Différence nb jours
Total
Nb animaux tués
% euthanasies
% euthanasies cumulées
0
8
 
2%
2%
1
24
32
6%
8%
2
27
59
7%
14%
3
25
84
6%
20%
4
4
88
1%
21%
5
8
96
2%
23%
6
20
116
5%
28%
7
24
140
6%
34%
8
23
163
6%
40%
9
36
199
9%
49%
10
30
229
7%
56%
11
4
233
1%
57%
12
16
249
4%
61%
13
29
278
7%
68%
14
20
298
5%
73%
15
9
307
2%
75%
Il est à noter qu’il n’a pas été possible d’obtenir le registre des euthanasies avant 2013, car lors de l’enquête de gendarmerie ce registre avait disparu.
Nous nous basons alors sur le registre manuscrit des vétérinaires, signé par eux. Il fait état de 1722 animaux tués (« euthanasiés ») sur 4 ans.
Nombre d’euthanasies selon le cahier manuscrit tenu par les vétérinaires
2010
2011
2012
2013
479
446
395
413
Sur la base de 8 dates analysées (9 et 23 février 2012 2012, 8 mars, 21 juin 2012, 9,16 et 30 août 2012, 12 septembre 2012), soit environ 4 mois, la comparaison entre le registre des sorties et le cahier des soins (notant les euthanasies à la main) est édifiante et les chiffres des sorties sont quasiment assimilables aux chiffres d’euthanasies !
On s’aperçoit alors que 58% des animaux sont sortis avant la fin du délai légal des 10 jours, autrement dit tués avant le délai légal des 10 jours.
Concernant les morts du 9/08/2012 au 12/09/2012, dates les plus proches de l’inspection de la DDPP (24 octobre 2012),   51% avaient eu lieu avant le délai des 10 jours.
La pratique consistant à tuer les animaux avant le délai des 10 jours était dont bien ancrée avant 2013.
Nombre d’euthanasies sur environ 4 mois analysés en 2012 et % avant le délai légal
 
Euthanasies selon cahier manuscrit
Sorties (selon registre entrées/sorties)
Dont <=10 jours
Chien
51
58
28 (48%)
Chat
75
68
45 (66%)
 
126
126
73 (58%)
  • Rappel de la règlementation, Code rural
 
Article L211-25
  1. – Lorsque les chiens et les chats accueillis dans la fourrière sont identifiés conformément à l’article L. 212-10 ou par le port d’un collier où figurent le nom et l’adresse de leur maître, le gestionnaire de la fourrière recherche, dans les plus brefs délais, le propriétaire de l’animal. Dans les départements officiellement déclarés infectés par la rage, seuls les animaux vaccinés contre la rage peuvent être rendus à leur propriétaire.
A l’issue d’un délai franc de garde de huit jours ouvrés, si l’animal n’a pas été réclamé par son propriétaire, il est considéré comme abandonné et devient la propriété du gestionnaire de la fourrière, qui peut en disposer dans les conditions définies ci-après.
  1. – Dans les départements indemnes de rage, le gestionnaire de la fourrière peut garder les animaux dans la limite de la capacité d’accueil de la fourrière. Après avis d’un vétérinaire, le gestionnaire peut céder les animaux à titre gratuit à des fondations ou des associations de protection des animaux disposant d’un refuge qui, seules, sont habilitées à proposer les animaux à l’adoption à un nouveau propriétaire. Ce don ne peut intervenir que si le bénéficiaire s’engage à respecter les exigences liées à la surveillance vétérinaire de l’animal, dont les modalités et la durée sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
Après l’expiration du délai de garde, si le vétérinaire en constate la nécessité, il procède à l’euthanasie de l’animal.
 
Article L211-26
  1. – Dans les départements indemnes de rage, lorsque les chiens et les chats accueillis dans la fourrière ne sont pas identifiés, les animaux sont gardés pendant un délai franc de huit jours ouvrés. L’animal ne peut être remis à son propriétaire qu’après avoir été identifié conformément à l’article L. 212-10. Les frais de l’identification sont à la charge du propriétaire.
Si, à l’issue de ce délai, l’animal n’a pas été réclamé par son propriétaire, il est considéré comme abandonné et devient la propriété du gestionnaire de la fourrière, qui peut en disposer dans les mêmes conditions que celles mentionnées au II de l’article L. 211-25.
 
 

 

 

Neige, froid, vent, pluie…   Comment les animaux résistent-ils aux conditions météorologiques extrêmes ? Comment les aider ?

Neige, froid, vent, pluie… Comment les animaux résistent-ils aux conditions météorologiques extrêmes ? Comment les aider ?

Il n’est pas toujours possible d’indiquer des valeurs limites exactes à partir desquelles il faut permettre à l’animal de se protéger contre des conditions météorologiques extrêmes. Les différences entre les animaux peuvent être importantes suivant l’âge, la race, le pelage ainsi que le mode ou l’intensité de l’exploitation. Les jeunes animaux ont besoin de plus de protection que les adultes.

L’important c’est de prévenir ces situations, de telle manière que les animaux puissent toujours trouver une protection s’ils en ont besoin, compte tenu des conditions climatiques et de leur état physiologique. Pour éviter les situations de maltraitance des animaux, voici quelques précisions concernant les animaux de ferme.

A savoir pour tous les animaux

Attention, les animaux doivent pouvoir accéder à l’eau en permanence, et au minimum 2 fois/jour, même en cas de neige (les animaux ne « boivent » pas la neige !) Par grand froid, il est indispensable de casser la glace 2 fois par jour.
Astuce : laisser un morceau de bois flotter sur l’eau, la glace sera plus facile à casser pour l’animal.

Par temps froid, les animaux ont également besoin de manger davantage pour faire face.
Les animaux devraient tous pouvoir accéder à un abri, naturel ou bâti, et choisir s’ils veulent s’abriter ou non.

Les bovins

Quelle résistance au froid pour les bovins ?

Bon nombre de bovins passent tout l’hiver à l’extérieur sans rencontrer aucune difficulté. Mais on peut dire que la situation devient critique aux environs de -8°, même pour les races les plus résistantes.
Les bovins ne sont pas particulièrement gênés par la pluie. Toutefois, le pelage du bovin perd son pouvoir isolant lorsqu’il est soumis à des averses intenses et prolongées.

Comment savoir si un bovin a froid ?

Un bovin qui est exposé à des températures trop basses frissonne ; il perd rapidement du poids s’il ne parvient pas à compenser les dépenses énergétiques pour produire de la chaleur par des prises alimentaires en quantité et en qualité suffisantes. De plus, dans les cas extrêmes, les risques de gelures sont importants notamment aux mamelles.

Que faire pour les protéger par temps froid, humide et venteux ?

– Fournir plus de nourriture, veiller à ce que les animaux accèdent à l’eau au moins 2 fois par jour et en permanence pour les veaux (l’eau ne doit pas être gelée. Penser à casser la glace au moins 2 fois par jour).
– Mettre à leur disposition un abri naturel (arbres, haies, murs…) ou bâti qui les mette à l’abri du vent
– Leur donner accès à des surfaces de repos sèches et pas trop froides. Dans le cas contraire, il arrive que les animaux ne s’y couchent plus, ce qui peut conduire à des états d’épuisement. Tous les animaux doivent pouvoir se coucher en même temps.Les veaux doivent bénéficer d’une litière importante.
– En cas de pluie prolongée ou froide, leur offrir une protection pour leur éviter d’être trempés jusqu’à la peau et d’avoir froid.

Les moutons

Quelle résistance au froid pour les moutons ?

Les moutons sont naturellement adaptés pour supporter des très basses températures, mais leur résistance au froid dépend de plusieurs facteurs : la race, l’âge, l’état de chair, l’état du pelage, etc. Le facteur le plus déterminant est sans doute l’état du pelage. Un mouton qui a une épaisse toison et qui est protégé de l’humidité pourra sans difficulté supporter des températures qui descendent en dessous de –15°. Un mouton qui vient d’être tondu, au contraire, doit être protégé du froid.
Le plus important est que les moutons ne soient pas mouillés jusqu’à la peau. La laine de certaines races, lorsqu’elle est épaisse, peut repousser l’humidité pour quelques jours.
Les agneaux qui viennet de naître n’ont guère de réserve d’énergie et son très sensibles aux basses températures et à l’humidité. Les brebis en état de gestation avancé doivent être rentrées à la bergerie et y avoir accès librment durant les 15 jours qui suivent la naissance.

Comment savoir si un mouton a froid ?

Un mouton qui a froid se serre contre ses congénères et tremble.

Que faire pour les protéger par temps froid, humide et venteux ?

– Fournir plus de nourriture, veiller à ce que les animaux accèdent à l’eau au moins 2 fois par jour  (l’eau ne doit pas être gelée. Penser à casser la glace au moins 2 fois par jour).
– Mettre à leur disposition un abri naturel (arbres, haies, murs…) ou bâti qui les mette à l’abri du vent
– Leur donner accès à des surfaces de repos sèches et pas trop froides (litière). Dans le cas contraire, il arrive que les animaux ne s’y couchent plus, ce qui peut conduire à des états d’épuisement. Tous les animaux doivent pouvoir se coucher en même temps.
– En cas de pluie prolongée ou froide, leur offrir une protection pour leur éviter d’être trempés jusqu’à la peau et d’avoir froid.

Les équidés

Quelle résistance au froid pour les chevaux ?

Les équidés peuvent généralement supporter des températures bien en dessous de 0°C. Ils supportent très bien un froid sec. La fermentation des aliments dans leur gros intestin dégage de la chaleur qui les aide à affronter le froid.
Tous les chevaux rustiques, tels les poneys et les chevaux de traits, peuvent vivre dehors toute l’année, à la condition qu’on leur laisse leur poil d’hiver. Certaines races de chevaux de selle et les chevaux de course sont moins résistants et devraient donc passer l’hiver à l’intérieur. Il en est de même pour les chevaux tondus. Un cheval qui est constamment au pré supporte bien mieux le froid qu’un cheval qui passe une partie du temps en écurie.

Les ânes sont plus fragiles que les chevaux. Il est indispensable qu’ils disposent d’un abri en hiver.

Comment savoir si un cheval a froid ?

Un cheval qui a froid frissonne. De même, lorsqu’un cheval a les oreilles froides, c’est qu’il a froid.

Que faire pour les protéger par temps froid, humide et venteux ?

– La toison d’un cheval qui est gardé tout au long de l’année au pré doit être préservée (parfois, les chevaux sont tondus pour limiter la transpiration lors de l’exercice qui peut conduire à un refroidissement). De même, il ne devrait pas être brossé trop souvent afin de ne pas supprimer la fine couche de sébum qui imperméabilise le poil. On peut aussi offrir au cheval une couverture fine pour mettre son pelage à l’abri de la pluie. Une couverture chaude est indispensable lorsque le cheval est tondu.
– Fournir plus de nourriture, veiller à ce que les animaux accèdent à l’eau au moins 2 fois par jour  (l’eau ne doit pas être gelée. Penser à casser la glace au moins 2 fois par jour).
– Mettre à leur disposition un abri naturel (arbres, haies, murs…) ou bâti qui les mette à l’abri du vent
– Leur donner accès à des surfaces de repos sèches et pas trop froides (litière). Dans le cas contraire, il arrive que les animaux ne s’y couchent plus, ce qui peut conduire à des états d’épuisement. Tous les animaux doivent pouvoir se coucher en même temps.
– En cas de pluie prolongée ou froide, leur offrir une protection pour leur éviter d’être trempés jusqu’à la peau et d’avoir froid.

Les chèvres

Quelle résistance au froid pour les chèvres ?

Les chèvres sont bien moins armées pour affronter le froid que les bovins ou les moutons. Leur pelage est très fin et peu dense, et elles ne disposent que d’une très fine couche de graisse sous la peau. Elles pourront toutefois supporter des basses températures si elles y ont été habituées et si le froid s’installe progressivement.
Les cabris qui viennent de naître n’ont guère de réserves d’énergie et, à cause de l’absence de graisse et de la minceur du pelage, sont très sensibles aux basses températures et à l’humidité. Durant la période d’affouragement d’hiver, il convient donc de mettre les chèvres en état de gestation avancé à la chèvrerie et de les y garder durant au moins 15 jours après la mise bas

Comment savoir si une chèvre a froid ?

Une chèvre qui a froid tremble.

Que faire pour les protéger par temps froid, humide et venteux ?
Lorsqu’il pleut, les chèvres arrêtent de paître et se mettent à l’abri. Parce qu’il est très fin, le pelage des chèvres les protège également très peu de l’humidité. Il est donc indispensable que les chèvres disposent d’un abri qui les protège à la fois du vent, de la pluie et de la neige. Les chèvres attachées à un piquet doivent avoir un abri lorsqu’il pleut ou doivent être rentrées.
– Leur donner accès à des surfaces de repos sèches et pas trop froides (litière). Dans le cas contraire, il arrive que les animaux ne s’y couchent plus, ce qui peut conduire à des états d’épuisement. Tous les animaux doivent pouvoir se coucher en même temps.
– Fournir plus de nourriture, veiller à ce que les animaux accèdent à l’eau au moins 2 fois par jour  (l’eau ne doit pas être gelée. Penser à casser la glace au moins 2 fois par jour).

Source : OVH Suisse – Agridea 2006 Suisse – Vigiferme

Signez la pétition pour demander au maire de Pau de refuser les cirques avec animaux sauvages dans sa ville !

Signez la pétition pour demander au maire de Pau de refuser les cirques avec animaux sauvages dans sa ville !

La Fondation Brigitte Bardot continue son action pour que le maire de Pau n’accepte plus de cirque avec animaux sauvages.
Une pétition est en circulation, cette pétition est locale, pour plus de poids, vous ne la trouverez qu’en modèle papier, modèle ci après.

Lorsque nous aurons atteint un nombre suffisant, Brigitte Bardot va le faire savoir par un courrier officiel adressé à F.Bayrou !

IMPORTANT : il faut accentuer sur les habitants de Pau avant tout, mais les habitants de la communauté d’agglomération le peuvent aussi, à savoir : Artigueloutan, Billère, Bizanos, Gan, Gelos, Idron, Jurançon, Lée, Lescar, Lons, Mazères-Lezon, Ousse et Sendets.

Télécharger la pétition

Il est indispensable de bien remplir les colonnes (NOM, prénom, adresse complète et signature),
Les feuilles remplies doivent être envoyées au siège de la Fondation Brigitte Bardot  service communication, 28 rue Vineuse – 75116 Paris
Animal Cross est contre la maltraitance et l’exploitation abusive des animaux de cirque. Pourquoi ? Parce que les animaux captifs sont sous l’emprise physique et psychique des intervenants. Animal cross demande de signer cette pétition uniquement dans l’esprit de cette captivité et de cette mal-traitance puisque Animal Cross lutte contre toutes les formes de maltraitance animale.
D’ailleurs, Animal Cross prévoit la visite des cirques dans leur lieu en tournée et aussi leur lieu de résidence fixe.
Elise, une belle leçon de vie !

Elise, une belle leçon de vie !

Sauvetage d’Elise, petite chatte de 6 mois accidentée, puis abandonnée près de Nay (64). La petite choute a du être amputée, mais elle se porte très bien ! Quelle leçon de vie tu nous donnes ! Déjà de la gaieté, des jeux, aprè seulement quelques jours…

Video sur l’abattoir du Gard : signez la pétition de L214 !

Video sur l’abattoir du Gard : signez la pétition de L214 !

Un immense bravo à L214 qui révèle  de nouvelles maltraitances dans un abattoir du Gard. Quatre mois après le scandale de l’abattoir d’Alès, l’association rend publiques de nouvelles vidéos filmées dans un abattoir certifié bio, situé dans le même département. Moutons violemment projetés contre des barrières, employé s’amusant à leur infliger des décharges électriques, animaux mal étourdis et conscients sur la chaîne d’abattage, matériel défaillant, vétérinaires absents (?) : des scènes intolérables violant la réglementation et causant d’importantes souffrances aux animaux.

Deux rapports d’experts qui ont consulté les images confirment totalement les constations de l’association L214.

L214 porte plainte auprès du parquet d’Alès contre l’abattoir intercommunal du Vigan et lance une pétition demandant la création d’une commission d’enquête sur les abattoirs.

Nous sommes tous responsables de ces actes, lorsque nous savons et que nous ne disons rien. Alors réfléchissons à la quantitié de viande que nous mangeons et signons nombreux  cette pétition !

Pétition pour demander une commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs

 

De la viande clônée dans nos assiettes ?

De la viande clônée dans nos assiettes ?

Aux Etats-Unis, au Brésil,… la production commerciale et la consommation de clones animaux sont autorisées. Qu’en est-il en Europe ? Mange-t-on de la viande clonée sans le savoir ? A voir absolument : https://youtu.be/4P3Z5Ni8MvQ

La Commission européenne a en effet fait en février 2014 l’unanimité contre elle au Parlement européen pour son refus d’imposer dans l’immédiat la traçabilité des produits issus d’animaux clonés servis dans les assiettes européennes. […]Rouvrant un dossier gelé depuis 2011, la Commission a proposé en décembre 2013 d’interdire le clonage animal à but alimentaire dans l’UE. Mais elle n’a pas prévu de bannir la vente de viande ou de lait des descendants des animaux clonés, ni d’assurer la traçabilité de ces produits, jugeant cette option irréaliste dans l’immédiat. […]

L’élu conservateur allemand Peter Liese a rejeté l’argument comme «inacceptable», accusant la Commission de vouloir «faire plaisir aux Américains» dans la perspective des négociations en cours pour un vaste accord de libre-échange UE-USA.

Au sein de l’Union européenne, le clonage animal à but alimentaire ne se pratique qu’au Danemark, tandis que la viande de clones n’est pas destinée à la consommation au vu de son prix très élevé. Mais les embryons et semences de ces spécimens sont commercialisés et exportés, et l’UE importe chaque année entre 300 000 et 500 000 tonnes de viande bovine issue du clonage des États-Unis et d’Argentine.

Vouloir imposer à ces partenaires une traçabilité de ces produits risquerait selon la Commission de mener à une guerre commerciale similaire à celle provoquée jadis par l’interdiction du boeuf aux hormones américain.

(Source : La Presse – Titre original Après les OGM, la Commission européenne bousculée sur le clonage)

 

 

 

 

LOUP – Dites NON au projet de destruction de six loups ‬supplémentaires !

LOUP – Dites NON au projet de destruction de six loups ‬supplémentaires !

La Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie consulte le public sur un projet d’arrêté « fixant un nombre supplémentaire de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2015-2016 ».

Vous avez jusqu’au 4 mars pour donner votre avis ICI, en bas de la page, à « Poser votre commentaire ».

Vous pouvez reprendre et adapter l’argumentaire ci-dessous, inspiré de celui de CAP Loup.

 

Ce projet entraînerait un déclin des populations de loups déjà faibles.

L’arrêté ministériel du 15/06/15 fixe à 36 le « plafond » ou nombre maximal de loups pouvant être tués pour l’année 2015-2016 (juillet 2015 à juin 2016). Pourtant, depuis juillet, la mort de 41 loups est connue en France : 33 abattus « légalement » + 1 braconné (soit 34 décomptés du « plafond ») + 4 tués de façon supposément accidentelle + 1 cas de mortalité non élucidé + 2 cas de mortalité possiblement naturelle, sans certitude. Le nombre de loups tués de façon connue depuis juillet 2015 est donc compris au minimum entre 38 et 41 (sans compter les éventuels cas de braconnage passés inaperçus).

Le plafond actuel de 36 prévoit encore l’abattage possible de 2 loups. Si le tir de 6 autres loups vient à être autorisé, il permettra donc que le nombre de loups détruits depuis juillet 2015 s’élève à un total compris entre 46 et 49. Selon les estimations de l’ONCFS(1), un tel niveau de destruction entraînerait une baisse de la population avec une probabilité supérieure à 50%.

Les effectifs estimés sont déjà en stagnation voire baisse, passant de 301 (± 80) au début de l’année 2014 à 282 (± 76) au début 2015(1,2). Jusqu’en 2014, la croissance de la population française de loups était en moyenne de 19%, un taux relativement peu élevé au regard des capacités connues de l’espèce dans un contexte de recolonisation. Par exemple, la population de loups en Allemagne a pu atteindre des effectifs comparables à ceux de la France, mais dans un temps deux fois plus court.

Ce projet est en contradiction avec les obligations de la France.

La Convention de Berne et la Directive Habitats-Faune-Flore, signées par la France, n’autorisent les dérogations de destruction que dans la mesure où elles garantissent le maintien des populations dans un état de conservation favorable. Tel ne serait pas le cas si ce projet était adopté, entraînant une diminution de la population de loups avec une probabilité supérieure à 50%, alors que l’espèce n’est pas dans un bon état de conservation au niveau national.

Ce mauvais état de conservation est identifiable non seulement par la faiblesse des effectifs, qui sont par exemple 5 à 7 fois plus faibles qu’en Espagne ou en Italie, mais aussi par la faiblesse de l’aire de répartition actuelle au niveau national. L’aire actuelle ne couvre qu’une infime partie de l’aire historique. La recolonisation des loups en dehors de l’arc alpin est très lente : après 25 ans de présence, il a fallu attendre 2013 pour que s’établisse un premier couple reproducteur hors du sud-est du pays (dans les Vosges). C’est le seul connu à ce jour. L’espèce ne parvient toujours pas à se reproduire dans les Pyrénées et le Massif Central, pourtant fréquentés depuis plus de quinze ans par de rares individus en provenance du Sud-Est.

Le projet d’arrêté est en contradiction avec la Convention de Berne et la Directive Habitats-Faune-Flore pour une deuxième raison : ces deux textes prévoient que les dérogations à l’interdiction de détruire des loups ne peuvent être accordées qu’à titre exceptionnel et en dernier recours, après que toutes les autres solutions aient été mises en oeuvre pour l’éviter.

Or le projet d’arrêté envisage la destruction de 6 loups sans garantir que les solutions alternatives soient recherchées pour la protection du bétail.

De plus, le Conseil National de la Protection de la Nature s’est clairement prononcé contre ce projet, le 9 février dernier.

Ce projet est contre-productif sur le plan agricole.

Les « tirs de défense » et les « tirs de prélèvement » ont été mis en oeuvre en 2015 avec une intensité qui n’avait jamais été aussi forte jusqu’alors, mais ceci n’a pas permis de faire baisser la prédation sur le bétail. Entre 2014 et 2015, le nombre d’attaques sur les troupeaux imputées au « loup non exclu » a même augmenté de 4%, et le nombre de brebis indemnisées a augmenté de 2% (3).

Plusieurs centaines d’arrêtés préfectoraux de « tirs de défense » (« renforcés » ou non) sont publiés chaque année. La quasi totalité des éleveurs en zone de présence de loups bénéficie de ces autorisations de tirs, qu’ils peuvent réaliser eux-mêmes ou confier à des chasseurs. Si l’idée de « tirs de défense » effectués à proximité des troupeaux domestiques peut paraître séduisante pour empêcher la prédation sur le bétail, force est de constater qu’elle ne constitue pas une réponse efficace, puisque ces tirs n’empêchent pas la prédation de continuer.

Ceci s’explique par la façon dont les tirs sont définis dans l’arrêté ministériel du 30/06/15, et par la façon dont ils sont accordées par les préfets : les « tirs de défense » (« renforcés » ou non) peuvent être autorisés pour des éleveurs qui ne protègent pas ou pas suffisamment leurs troupeaux. Dans ce contexte, les autorisations de tirs délivrées massivement participent à exempter les éleveurs de leur responsabilité de protection de leur bétail. Ceci conduit à la persistance de la prédation, et par conséquent à la montée des tensions sociales liées au désarroi de la corporation ovine qui éprouve des difficultés à remettre en cause ses pratiques.

Plutôt que d’encourager la destruction des loups, des mesures pourraient être prises en faveur de la cohabitation entre les loups et l’élevage: conditionner les aides financières à la protection effective des troupeaux (actuellement, les éleveurs sont subventionnés et indemnisés systématiquement, quelles que soient leurs pratiques) ; vérifier sur le terrain la mise en oeuvre des mesures de protection (actuellement, la comptabilisation des protections théoriquement mises en place est basée sur les déclarations des éleveurs) ; accompagner techniquement les éleveurs (actuellement, les subventions pour la protection ne sont pas liées à un suivi adapté).

(1) Office national de la chasse et de la faune sauvage : modèle de prédiction pour les possibilités de dérogations, 20 mai 2015

(2) Office national de la chasse et de la faune sauvage, 2014

(3) Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement Auvergne-Rhône-Alpes, bilan au 31 décembre 2015

Chasse : 45 millions d’animaux tués chaque année

Chasse : 45 millions d’animaux tués chaque année

Les chasseurs s’enorgueillissent de réguler la faune. Mais parmi les 45 millions d’animaux chassés par an, une minorité trouve sa justification dans cette régulation.

Un tableau de chasse de 45 millions de morts par an

91 espèces chassables : le record européen !
40 millions d’animaux tués chaque année en France par les chasseurs
+ environ 5 millions blessés et non retrouvés

En comparaison : un simple weekend de chasse = environ 300 000
oiseaux tués, soit autant que la marée noire de l’Erika.

Le tiers des espèces d’oiseaux chassées sont en mauvais état de
conservation (45% selon le Rapport Lefeuvre, 27% selon la Liste Rouge UICN)

L’idée de régulation de la faune ne s’applique qu’à quelques cas. Dans les autres cas, il faut parler d’une destruction de la faune

L’idée de régulation de la faune par les chasseurs est bien ancrée puisqu’elle est inscrite dans le Code de l’environnement. Selon l’article L.420-1 de ce code portant sur la gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats: « la pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique »

Le « petit gibier », essentiellement issu des animaux introduits par les chasseurs

Selon les estimations, environ 46% du petit gibier tué (hors animaux dit nuisibles) fait suite à une réintroduction, c’est-à-dire qu’il a été élevé puis lâché dans la nature. Ces lâchers sont le plus souvent des échecs (estimation de 30% de réussite) car les animaux ne sont pas habitués à la vie sauvage. Qui plus est, ils créent des problèmes sanitaires en introduisant des maladies. Par exemple entre 1984 et 1998, date du précédent recensement, le nombre de cailles des blés a chuté quasiment de moitié pour atteindre 340 000 par an. L’explication donnée par l’ONCFS est le déclin des effectifs nicheurs lié à l’intensification de l’agriculture et à la pollution génétique engendrée par des lâchers d’élevage incontrôlés.
Dans ces cas, on ne comprend pas où se situe « la gestion durable du patrimoine faunique » (voir ci-dessus).

Les grands animaux (cerfs, renards…) possèdent un processus de régulation.

En cas de surpopulation, le taux de naissances diminue.
Actuellement, leur nombre a tendance a augmenter. Le nombre de cerfs abattus est passé de 10 000 à 57 000, de chevreuils de 100 000 à 551 000, de sangliers de 90 000 à 585 000 sur ces 20 dernières années (source ONCFS).
Parmi ces animaux, les dégâts causés à l’agriculture sont dues presque intégralement aux sangliers et aux cervidés.
Le cas des animaux dit nuisibles est à part et mérite une attention spécifique. Les petits rongeurs, comme les ragondins, présentent un risque de prolifération. Mais leurs prédateurs naturels peuvent empêcher ou diminuer les surpopulations.

Limiter le droit de chasse au cas où il existe un surpeuplement et préférer les méthodes alternatives

Animal Cross milite pour limiter le droit de chasse au cas où il existe un surpeuplement des animaux, et ce dans des conditions très strictes :
• après que toutes les autres méthodes aient été tentées,
• si le surpeuplement pose en problème avéré pour les hommes (ex. sécurité des routes, transmission de maladie ou zoonose), les animaux eux-mêmes (comportements anormaux) ou la végétation (ex : dégâts sur les récoltes, dégâts aux forêts).

Parmi les méthodes « douces » alternatives à la chasse on compte, par exemple,
• la capture d’animaux dans les zones en surnombre (par exemple les parcs clos dont beaucoup sous l’autorité de l’Office National des Forêts) et la réintroduction dans les zones en sous-nombre,
• le développement des prédateurs naturels (les belettes pour les petits rongeurs),
• la stérilisation des femelles des grands animaux et des œufs (déjà faits par exemple pour les goélands).

Une vigilance et une dextérité qui doivent être contrôlées

La mise en place du permis de chasse en 1976 puis l’ajout d’une épreuve pratique à la partie théorique en 2000 ont permis d’améliorer la validation des aptitudes des chasseurs au moment du passage du permis.
Hors, cette aptitude n’est pas forcément constante dans le temps. Le nombre d’accidents de chasse, même s’il est minime au regard du nombre de chasseurs, témoigne de cette difficulté.
Par ailleurs, chasser en état d’ébriété représente un risque pour le chasseur comme pour les autres chasseurs et les usagers de la nature. L’état d’ébriété est répréhensible pour un conducteur d’un véhicule : pourquoi ne le serait-il pas aussi pour un chasseur ?

Animal Cross demande à ce que soient validées régulièrement les aptitudes des chasseurs (vue, réflexes, prises de médicaments…) au cours de la vie du chasseur avec un contrôle des aptitudes tous les 10 ans
Animal Cross demande que la chasse en l’état d’ébriété soit considérée comme un délit. Un test d’alcoolémie systématique serait pratiqué en cas d’accident ainsi que des contrôles préventifs auprès des chasseurs.
Un pictogramme sur les boîtes de médicament provoquant des somnolences devrait aussi attirer l’attention sur les dangers pour les chasseurs.

Demander à ne pas subir la chasse sur son propre terrain

Pour être en sécurité chez vous, pour que la nature soit respectée, créez un refuge ASPAS. Vous êtes propriétaire ou locataire, disposant du droit de chasse, non-chasseur, et vous souhaitez faire reconnaitre votre droit de non chasse, vivre en sécurité chez vous et en toute tranquillité, en harmonie avec la nature.

Depuis 2003, il n’existe plus de jour sans chasse. Pendant l’ouverture de la chasse, il est fréquent que les promeneurs doivent changer de route pour s’éloigner des chasseurs.
Nous soutenons l’effort des associations de supprimer la chasse le dimanche. Le Collectif pour le dimanche sans chasse rassemble 880 organismes de sports de loisir en plein air. Il milite pour faire du dimanche le jour des promenades en famille, des ballades à cheval, des excursions en VTT (www.dimanche-sans-chasse.fr).

Plus globalement, de très nombreuses associations dont Animal Cross se sont regroupées dans le collectif du 21 septembre. Elles défendent des propositions sérieuses pour limiter le fléau de la chasse:

La gestion calamiteuse des sangliers

Comment expliquer que le nombre de sangliers tués à la chasse soit passé de 50 000 à 750 000 en 40 ans alors que le nombre de chasseurs a baissé ?

La quasi-totalité des sangliers sont en fait des hybrides des sangliers et des porcs domestiques, suite aux lâchers qui ont été faits dans les années 1970 par les chasseurs. Les populations sauvages et celles issues des lâchers se sont largement hybridés. La conséquence est une plus grande fertilité des laies.

L’agrainage intensif s’est aussi développé aussi diminuant la mortalité naturelle.

Une expérience a été menée dans plusieurs départements du Nord où l’agrainage a été supprimé pour la saison 2010/2011. La conséquence a été une diminution de 20% des dégâts aux cultures et une baisse de 30% des sangliers tués en 2 ans (voir sur ce sujet Le livre noire de la chasse, de P. Athanaze p 110 et suivantes

L’obligation morale de rechercher les animaux blessés

Nous reprenons à notre compte une phrase de l’Union Nationale pour l’Utilisation de Chien de Rouge (UNUCR :« La recherche au sang des animaux blessés est l’une des obligations morales qui s’imposent au chasseur de grand gibier. Il n’est plus admissible que des animaux blessés agonisent longuement sans que des moyens sérieux et adaptés ne soient mis en œuvre pour les retrouver. Parfois certains se rétablissent, mais au prix de quelles souffrances, et avec quelles insoutenables séquelles ? »
Pour nous cette obligation devrait s’étendre aussi à tous les autres animaux blessés par les chasseurs. Le « petit gibier », faisans, perdreau, lapins etc. est particulièrement concerné car il est tué avec des plombs qui blessent plus que les balles utilisées pour les grands animaux.
Les chasseurs qui se targuent de mettre en avant la « tradition » et le contact avec la nature pourraient ici prouver qu’ils ont une sensibilité pour les animaux.

Animal Cross demande que les chasseurs s’obligent à faire une recherche des animaux blessés pendant la chasse, tout de suite après le coup de feu. Cette obligation devrait faire partie d’un code d’honneur des chasseurs.

Un lobbying super puissant

Quoique de moins en moins nombreux, les chasseurs sont très puissamment organisés. Cette minorité de moins 2% des français dictent sa loi à la majorité.  Les groupes chasse de l’Assemblée nationale et du Sénat concentrent 250 parlementaires, qui votent à l’unisson les textes pour défendre les intérêts des chasseurs. 250 parlementaires pour 2% des français, on voit bien le déséquilibre ! Il serait temps que la majorité silencieuse, épaulée par les associations des défense des animaux et de l’environnement donnent de la voix.

SAVE THE DATE – Colloque : La libre évolution, pour repenser notre rapport au vivant

SAVE THE DATE – Colloque : La libre évolution, pour repenser notre rapport au vivant

Colloque Libre Evolution Palais BourbonLe mercredi 30 septembre, la libre évolution  entre au Palais Bourbon.

La députée de l’Orne Chantal Jourdan et la Coordination libre évolution y organisent, tout l’après-midi, le colloque « La libre évolution pour repenser notre rapport au vivant ».

Face à l’effondrement du vivant, les méthodes habituelles de gestion de la nature ne suffisent plus. La nature reste pensée comme un espace à contrôler, aménager, exploiter ou entretenir. La libre évolution propose l’inverse : laisser des espaces naturels se développer spontanément, sans intervention humaine.

Elle représente aujourd’hui moins de 1 % du territoire hexagonal. La CLÉ porte un objectif de 10 % d’ici 2030. L’écart est le sujet même de cette après-midi.

Trois ambitions :
• clarifier le concept de libre évolution
• mettre en lumière ses bénéfices écologiques, climatiques et sociaux
• identifier les leviers juridiques et politiques pour formuler des propositions concrètes

Un rendez-vous qui concerne les parlementaires, les collectivités, les propriétaires fonciers et forestiers, les juristes, et celles et ceux qui font vivre ces espaces sur le terrain.

Le programme détaillé et les modalités d’inscription seront publiés en septembre.

Illustration : @lucie.roullier
Merci au @Fondsdemainsurterre pour leur soutien.
Nouvelle loi d’urgence agricole : une menace majeure pour la faune et l’environnement

Nouvelle loi d’urgence agricole : une menace majeure pour la faune et l’environnement

Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles a été définitivement adopté par le Parlement les 20 et 21 juillet 2026. Présenté par le Gouvernement comme une réponse aux difficultés du monde agricole et un moyen de reconquérir la souveraineté alimentaire de la France, ce texte comporte pourtant de nombreuses mesures inquiétantes pour l’eau, la biodiversité et les animaux.

Animal Cross partage la nécessité de garantir aux agriculteurs un revenu digne et de leur permettre d’exercer leur métier dans de bonnes conditions. Mais ces objectifs ne peuvent être atteints en affaiblissant le droit de l’environnement, en facilitant l’usage de pesticides dangereux ou en intensifiant encore davantage les élevages.

Une loi adoptée dans un climat de forte opposition

Déposé en procédure accélérée le 8 avril 2026, le projet de loi a été profondément modifié au cours de son examen parlementaire. Après un accord trouvé en commission mixte paritaire, il a été adopté par l’Assemblée nationale le 20 juillet, par 296 voix contre 224, puis définitivement par le Sénat le 21 juillet.

Le texte officiel affirme vouloir sécuriser l’accès des agriculteurs à l’eau, leur garantir les moyens nécessaires à la production, protéger les élevages contre la prédation et lutter contre les concurrences déloyales.

Mais derrière ces objectifs se trouvent des dispositions qui risquent d’aggraver les pressions déjà considérables exercées sur les milieux naturels.

Le retour de pesticides interdits

L’une des mesures les plus controversées permet d’accorder des dérogations à l’interdiction de produits phytopharmaceutiques contenant des substances de la famille des néonicotinoïdes ou présentant des modes d’action assimilés.

Ces dérogations pourront concerner certaines filières considérées comme particulièrement exposées : la betterave sucrière, la pomme, la cerise et la noisette. Parmi les substances visées figurent notamment l’acétamipride et le flupyradifurone.

Ces insecticides systémiques sont absorbés par les plantes et peuvent se retrouver dans leurs différents tissus, mais aussi dans les sols et dans l’eau. Ils n’agissent pas uniquement sur les ravageurs ciblés : ils peuvent également affecter des insectes non ciblés et des organismes aquatiques.

Les pollinisateurs — abeilles sauvages, bourdons, papillons et autres insectes — sont déjà confrontés à la disparition de leurs habitats, au dérèglement climatique et à l’exposition aux pesticides. Leur affaiblissement entraîne des conséquences sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, notamment pour les oiseaux insectivores, les chauves-souris et de nombreux petits mammifères.

Réintroduire de telles substances revient à faire courir un risque supplémentaire à une biodiversité déjà gravement fragilisée.

L’eau mise au service d’un modèle agricole intensif

La loi prévoit de doubler les volumes de stockage d’eau destinés aux usages agricoles d’ici 2035 et de simplifier les procédures applicables aux ouvrages de stockage.

Présentées comme une réponse au dérèglement climatique, ces mesures pourraient surtout favoriser la multiplication des retenues d’eau et des projets d’irrigation, sans remettre en cause les cultures les plus gourmandes en eau.

Or, stocker davantage d’eau ne crée pas une ressource supplémentaire. Les prélèvements réalisés dans les nappes phréatiques, les cours d’eau ou leurs bassins versants peuvent réduire les débits, assécher certains milieux et aggraver les tensions entre les différents usages.

Les conséquences pour la faune sauvage peuvent être considérables :

  • disparition de mares et de zones de reproduction pour les amphibiens ;
  • baisse du niveau des cours d’eau et réchauffement de l’eau ;
  • dégradation des habitats des poissons et des invertébrés aquatiques ;
  • raréfaction des points d’eau utilisés par les oiseaux et les mammifères ;
  • concentration accrue des polluants dans les milieux aquatiques.

France Nature Environnement souligne par ailleurs que l’agriculture irriguée ne représente qu’une minorité des surfaces agricoles françaises. Le risque est donc de mobiliser une ressource commune au profit d’un nombre limité d’exploitations, au lieu d’accompagner une véritable adaptation des pratiques agricoles au changement climatique.

Des zones humides moins bien protégées

Les zones humides sont indispensables au fonctionnement des écosystèmes. Elles stockent l’eau, limitent les crues, atténuent les sécheresses, filtrent certains polluants et constituent des habitats irremplaçables pour de nombreuses espèces.

Pourtant, une part importante de ces milieux a déjà disparu ou se trouve fortement dégradée.

La loi prévoit de moduler les obligations de compensation en fonction du niveau de fonctionnalité des zones humides concernées. Cette logique est particulièrement dangereuse : plus un milieu est dégradé, moins sa destruction pourrait nécessiter une compensation importante.

La loi prévoit de moduler les obligations de compensation en fonction du niveau de fonctionnalité des zones humides concernées. Cette logique est particulièrement dangereuse : plus un milieu est dégradé, moins sa destruction pourrait nécessiter une compensation importante. Elle pourrait ainsi créer une véritable prime à la dégradation.

Plus largement, la compensation écologique ne doit jamais devenir un droit à détruire. Elle entretient trop souvent l’illusion qu’un écosystème pourrait être remplacé ailleurs, comme si toute atteinte au vivant était réparable. Or les milieux naturels sont le résultat d’une histoire, de relations complexes entre les espèces, les sols et l’eau, parfois construites sur des décennies ou des siècles. Leur disparition est souvent irréversible. La priorité doit donc rester d’éviter les atteintes, puis de les réduire ; la compensation ne peut intervenir qu’en dernier recours, pour les dommages réellement inévitables.

Une zone humide dégradée n’est d’ailleurs pas une zone sans valeur. Elle peut encore accueillir des espèces, remplir certaines fonctions écologiques et, surtout, être restaurée. Réduire sa protection risque au contraire de rendre sa disparition définitive.

La loi permet que certaines mesures de compensation écologique portant sur des terres agricoles soient mises en œuvre dans un « périmètre géographique plus large » que celui normalement prévu. Concernant les zones humides, elle prévoit également que les milieux créés par une installation de stockage d’eau puissent compenser, sous certaines conditions d’équivalence écologique, les zones humides affectées par cette même installation.
Cet éloignement géographique accentue encore les limites du dispositif : créer ou restaurer un milieu ailleurs ne restitue ni l’écosystème détruit, ni les interactions entre les espèces, ni les continuités écologiques qu’il assurait localement.

Quelles conséquences pour la faune sauvage ?

AbeillePlusieurs dispositions de la loi risquent d’accroître les pressions exercées sur de nombreuses espèces sauvages :

  • Abeilles, bourdons et papillons : les dérogations permettant l’utilisation de certains insecticides néonicotinoïdes ou assimilés exposent davantage les pollinisateurs et les autres insectes non ciblés.
  • Oiseaux et chauves-souris : la raréfaction des insectes réduit leurs ressources alimentaires et peut fragiliser davantage des populations déjà en déclin.
  • Amphibiens et reptiles : l’affaiblissement de la protection des zones humides menace leurs lieux de reproduction, d’alimentation et de refuge.
  • Poissons et faune aquatique : l’augmentation du stockage et des prélèvements d’eau peut réduire le débit des cours d’eau, réchauffer l’eau et concentrer les polluants.
  • Ensemble de la chaîne alimentaire : la disparition d’insectes, la dégradation des habitats et la raréfaction de l’eau peuvent affecter de nombreuses espèces, jusqu’aux petits mammifères et aux prédateurs.

En facilitant l’usage de certains pesticides, les prélèvements d’eau et les atteintes aux zones humides, cette loi risque d’accélérer l’érosion de la biodiversité. Protéger l’agriculture exige pourtant de préserver les pollinisateurs, les sols, l’eau et les équilibres naturels dont elle dépend.

 

Le loup réduit à un problème de « gestion »

L’article 14 inscrit dans la loi un régime spécifique de gestion du loup. Il facilite et accélère le recours aux tirs destinés à défendre les troupeaux, notamment en simplifiant certaines démarches administratives et en renforçant les possibilités d’intervention.

Animal Cross n’ignore pas les difficultés réelles rencontrées par les éleveurs confrontés à la prédation. Ils doivent être accompagnés financièrement et techniquement. Mais l’abattage croissant des loups ne peut constituer la principale réponse publique.

Le loup reste une espèce protégée dont la population française demeure fragile. Les expertises scientifiques ont alerté sur le risque qu’un niveau élevé de prélèvements entraîne une diminution de ses effectifs.

L’abattage d’un animal peut également désorganiser une meute et disperser ses membres, sans nécessairement empêcher de nouvelles attaques. La priorité doit être donnée à la protection effective des troupeaux : présence humaine, clôtures adaptées, regroupement nocturne, chiens de protection correctement sélectionnés et accompagnement renforcé des éleveurs.

La coexistence avec le loup est difficile, mais elle ne peut être construite en traitant cette espèce comme une simple variable d’ajustement.

Ce que la loi change pour le loup

LoupL’article 14 facilite et élargit les possibilités de destruction du loup. Il prévoit notamment :

  • la fixation annuelle d’un nombre maximal de loups pouvant être détruits ;
  • le report sur l’année suivante des destructions autorisées mais non réalisées ;
  • la possibilité d’autoriser des destructions supplémentaires à titre dérogatoire après des dommages constatés ;
  • l’intervention des lieutenants de louveterie, y compris lorsque l’élevage n’est pas protégé ;
  • la reconnaissance des troupeaux de bovins, d’équins et d’asins comme « ne pouvant être protégés » ;
  • l’utilisation, sous certaines conditions, de lunettes de tir thermiques ou à intensification de lumière.

Même si la loi rappelle que le loup doit être maintenu dans un état de conservation favorable, elle fait des tirs un outil central de gestion de cette espèce protégée. Pour Animal Cross, la priorité doit rester la protection effective des troupeaux et l’accompagnement des éleveurs.

 

Vers davantage d’élevages industriels

Le texte autorise également le Gouvernement à modifier par ordonnance les règles applicables aux installations d’élevage. Sous couvert de simplification, cette disposition pourrait faciliter l’agrandissement et la concentration des exploitations.

Cette évolution risque d’accélérer le développement d’élevages industriels réunissant un très grand nombre d’animaux dans des bâtiments fermés. Ces systèmes sont associés à de graves problèmes de bien-être animal : promiscuité, limitation des comportements naturels, densités élevées, sélection génétique excessive et recours fréquent aux traitements médicamenteux.

Ils entraînent également des conséquences environnementales importantes :

  • production massive d’effluents ;
  • pollution des eaux par les nitrates et le phosphore ;
  • émissions d’ammoniac et de gaz à effet de serre ;
  • importation d’aliments pour animaux, notamment du soja ;
  • concentration économique et disparition progressive des petites exploitations.

La souveraineté alimentaire ne devrait pas signifier produire toujours davantage d’animaux, dans des structures toujours plus grandes. Elle devrait reposer sur des élevages moins intensifs, plus autonomes, respectueux des animaux et adaptés aux capacités des territoires.

Quelles conséquences pour les animaux d’élevage ?

Sous couvert de simplification, la loi autorise le Gouvernement à réformer par ordonnance les règles applicables à la mise en service, au fonctionnement, au contrôle et à la cessation d’activité des élevages.

Cette réforme pourrait favoriser l’agrandissement et la concentration des exploitations, avec plusieurs conséquences possibles :

  • Davantage d’animaux regroupés dans de grandes structures, parfois sans accès à l’extérieur ;
  • une limitation des comportements naturels, liée à la promiscuité, au confinement et aux fortes densités ;
  • une augmentation des risques sanitaires, pouvant favoriser la propagation des maladies et le recours aux traitements médicamenteux ;
  • des contrôles environnementaux potentiellement moins protecteurs, selon le contenu des futures ordonnances ;
  • une aggravation des pollutions liées aux effluents d’élevage, aux nitrates, à l’ammoniac et aux émissions de gaz à effet de serre.

Le contenu précis de la réforme dépendra des futures ordonnances. Animal Cross restera donc particulièrement vigilante : la simplification administrative ne doit conduire ni à affaiblir les contrôles, ni à dégrader les conditions de vie des animaux, ni à accélérer le développement des élevages industriels.

 

Une démocratie environnementale affaiblie

Plusieurs mesures réduisent également la place du public et des associations dans les décisions ayant des conséquences sur l’environnement.

Pour certains projets liés au stockage de l’eau, les modalités de participation du public pourraient être allégées. Le texte permet par ailleurs à un porteur de projet qui s’estime victime d’un recours abusif de demander des dommages et intérêts (1).

Le droit au recours est pourtant une garantie essentielle de l’État de droit. De nombreuses décisions ayant permis de protéger des espèces, des cours d’eau ou des espaces naturels ont été obtenues grâce à l’action d’associations et de citoyens devant les tribunaux.

Même si les sanctions ne doivent théoriquement viser que les recours véritablement abusifs, leur inscription dans une loi agricole risque d’exercer un effet dissuasif sur les riverains, les lanceurs d’alerte et les associations environnementales.

Soutenir les agriculteurs sans sacrifier le vivant

Les agriculteurs sont eux-mêmes les premières victimes du dérèglement climatique, de l’effondrement de la biodiversité, de la dégradation des sols et de la raréfaction de l’eau. Opposer leur avenir à la protection de l’environnement constitue donc une impasse.

Les pollinisateurs assurent la reproduction de nombreuses plantes cultivées. Les haies limitent l’érosion et accueillent les auxiliaires des cultures. Les zones humides retiennent l’eau. Les sols vivants stockent du carbone et résistent mieux aux sécheresses. Les prédateurs participent à l’équilibre des écosystèmes.

Protéger la nature ne revient pas à empêcher l’agriculture : c’est préserver les conditions mêmes qui lui permettent d’exister.

Animal Cross appelle donc à une politique agricole fondée sur :

  • une rémunération juste des agriculteurs ;
  • la réduction de l’usage des pesticides ;
  • la protection et la restauration des sols, des haies et des zones humides ;
  • une gestion sobre et équitable de l’eau ;
  • des élevages à taille humaine et respectueux des animaux ;
  • un soutien renforcé aux moyens de protection des troupeaux ;
  • le maintien d’un droit effectif à l’information, à la participation et au recours.

La souveraineté alimentaire ne peut pas se construire contre les animaux, contre l’eau et contre la biodiversité. Elle doit au contraire s’appuyer sur une agriculture capable de nourrir la population tout en préservant durablement le vivant.

Sources

(1) Le passage concerné se trouve à l’article 23 du texte adopté, qui crée un nouvel article L. 77-16-1 du Code de justice administrative. Voici sa rédaction : « Lorsque le droit de former un recours contre un acte relevant du I est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire de l’acte, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l’auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. » Le texte précise toutefois : « Le comportement abusif s’entend de l’intention de nuire ou du détournement manifeste des voies de droit, caractérisé par des éléments précis et concordants. Le seul rejet du recours au fond ne suffit pas à le caractériser. Aucune condamnation ne peut être prononcée lorsque le recours a soulevé un moyen sérieux ou révélé une illégalité, même non retenue par le juge. »

Consultation publique : protégeons enfin le lagopède alpin

Consultation publique : protégeons enfin le lagopède alpin

Le Gouvernement propose de classer le lagopède alpin parmi les espèces protégées.
Cette décision pourrait contribuer à sauver l'une des espèces les plus menacées de nos montagnes.

⚠️ Chaque avis compte

La consultation publique est ouverte à tous les citoyens jusqu'au 23/07.
En quelques minutes, vous pouvez soutenir la protection du lagopède alpin en déposant un avis favorable.

✍️ Déposez votre avis

Quelques minutes suffisent pour soutenir la protection du lagopède alpin.
Les consultations publiques permettent à chacun de participer aux décisions concernant notre patrimoine naturel. Cliquez sur le bouton rouge puis descendez le texte jusqu'au bouton bleu "Déposer votre commentaire" et cliquez.

Exemple d'arguments

« Avis favorable »
Le lagopède alpin est un oiseau de montagne, présent en France dans les Pyrénées et dans les Alpes. Au vu de son mauvais état de conservation, et même de son risque de disparition du pays, l’objet de cette consultation est de le classer « protégé » sur l’ensemble du territoire. Il faut y voir un déplacement de son aire de répartition lié à l’augmentation de température globale en France, car il est en bon état dans les régions boréales et arctiques.
Par sa décision du 2 mars 2026, le Conseil d'État a jugé que le mauvais état de conservation de l'espèce, en France, rendait sa chasse incompatible avec les objectifs de conservation fixés par le droit de l'environnement.
Comme le précise le CNPN (CONSEIL NATIONAL DE LA PROTECTION DE LA NATURE) dans son avis favorable (au projet de classement) du 17 juin 2026, le taux de fécondité du lagopède en France, de 0,55 poussin par poule, ne permet pas le renouvellement de sa population. L’enneigement plus réduit ces dernières années n’offre pas de cadre adéquat à cette espèce, qui est à l’aise dans le froid.
Avec les températures actuelles, il souffre aussi plus de la présence de parasites, et est vulnérable à la prédation car ses capacités de camouflage sont limitées.
A cela s’ajoute le développement touristique en montagne et le pastoralisme (présence accrue d’ovins en altitude, motivée par la PAC) qui lui causent du dérangement ;
Pour toutes ces raisons, la chasse lui serait fatale, et je suis donc favorable à la proposition
de l’en exclure.

🐦 Ensemble, protégeons le lagopède alpin

Plus nous serons nombreux à participer à cette consultation,
plus le message envoyé aux pouvoirs publics sera fort.

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