Martre

La martre est une proche cousine de la fouine. Nous n’avons pas pour elle de données plus fiables que pour la fouine. Il est donc impossible d’avoir une idée précise des densités de martres et donc de l’impact du piégeage sur celles-ci. Et l’on confond souvent, plus ou moins volontairement, putois, vison, martre et fouine.

Que lui reproche-t-on ?

Les dommages attribués aux martres concernent des cas de prédation sur les élevages avicoles et cunicoles. Pourtant, des études prouvent que les lapins et les lièvres ne représentent que 0,3 à 3,2 % du régime selon les régions de France.

Ce que les chasseurs craignent en fait, c’est qu’elle s’attaque aux faisans d’élevage relâchés par les chasseurs. Pourtant, Le gibier est pratiquement absent du régime. Elle serait également à l’origine de déprédations sur des ruchers.

 

Une aide pour les agriculteurs

La nourriture de base de la martre reste les micromammifères (80% des mammifères capturés) qui sont chassés toute l’année : il s’agit surtout des campagnols (roussâtre, agrestre surtout), des mulots, mais aussi des musaraignes.

Sa ration alimentaire de 150 grammes par jour est comparable à celle de la fouine.

 

Sortons la martre de la liste des « nuisibles ». Inscrivons la martre sur la liste des animaux protégés dans tous les départements !

 

Bibliographie de la martre

Dréal Haute-Normandie 2010 – Note sur l’intérêt économique de certaines espèces dites « nuisibles » en Haute Normandie

Marchesi, 1985 ; Baudvin et al, 1985 ; Baud, 1981 ; Mouchès, 1983)

Le gibier est pratiquement absent du régime : moins de 0,1% du régime dans l’étude de Baudvin et al, 1985 ; 0,5% dans l’étude de Barataud, 1991.

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