Grand Tétras et Lagopède alpin enfin protégés : la liste des espèces chassables doit continuer à évoluer

Grand Tétras et Lagopède alpin enfin protégés : la liste des espèces chassables doit continuer à évoluer

À l’heure où s’ouvre une nouvelle saison de chasse, une bonne nouvelle mérite d’être saluée. Depuis le 9 septembre 2026, le Grand Tétras et le Lagopède alpin ne sont plus des espèces chassables en France : deux arrêtés publiés au Journal officiel le 8 septembre 2026 les inscrivent désormais parmi les oiseaux protégés !

Deux oiseaux de montagne enfin protégés

Les arrêtés publiés au Journal officiel le 8 septembre 2026 changent le statut du Grand Tétras (Tetrao urogallus) et du Lagopède alpin (Lagopus muta) : les deux oiseaux sont désormais inscrits à la liste nationale des espèces protégées et retirés de la liste des espèces pouvant être chassées en France.
Une victoire essentielle pour ces oiseaux dont l’état de conservation est jugé défavorable.[1][2]

Cette décision est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisations associatives, de recours juridiques et d’alertes sur la dégradation de leurs populations.

Grand Tétras mâle photographié dans la Réserve d'Orlu dans les Pyrénées
Grand Tétras mâle dans la Réserve d’Orlu. Photo : Réserve d’Orlu / Pierre Guiton —
Wikimedia Commons
CC BY-SA 4.0.

En 2022, le Conseil d’État avait déjà imposé la suspension de la chasse du Grand Tétras pour cinq ans, en raison de son mauvais état de conservation.[3] Pourtant, malgré cette décision, le Grand Tétras est resté inscrit pendant quatre années supplémentaires sur la liste des espèces chassables.[5]

Une suspension des prélèvements ne fait donc pas automatiquement disparaître une espèce de la liste des espèces chassables.

En mars 2026, il a également ordonné la suspension de la chasse du Lagopède alpin, estimant que les données scientifiques ne permettaient plus de la considérer comme compatible avec sa conservation.[4]

En avril 2026, le Gouvernement a proposé d’aller plus loin en classant définitivement les deux oiseaux parmi les espèces protégées. Le projet concernant le Grand Tétras a notamment été examiné par le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 18 avril 2026 qui a rendu un avis défavorable.[5] Les consultations publiques organisées cet été ont recueilli une majorité d’avis favorable. [6]

La décision de septembre transforme donc des interdictions temporaires (moratoires) en une protection durable essentielle pour ces deux oiseaux.

Un moratoire ne fait que suspendre la chasse pour quelques années, tandis que le classement comme espèce protégée retire durablement l’animal de la liste des espèces pouvant être chassées.[1][2]
Lagopède alpin dans un milieu rocheux de haute montagne
Lagopède alpin dans l’Oberland bernois, Suisse — photo d’illustration. Photo : Chme82 —
Wikimedia Commons
CC BY-SA 4.0.

Cette avancée est d’autant plus importante que leur situation reste fragile : le Grand Tétras est classé « Vulnérable » sur la Liste rouge nationale et le Lagopède alpin «Quasi menacé».[7]

Leur protection marque donc une victoire clé, mais elle montre aussi combien il peut être long de faire évoluer le statut juridique d’une espèce dont l’état de conservation s’est dégradé.

Une liste des espèces chassables héritée de 1987

En France, la réglementation repose sur l’arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée. Il répartit les espèces entre gibier sédentaire, gibier d’eau et oiseaux de passage.[9]

Si le texte a connu quelques ajustements ponctuels, comme le Mouflon de Corse qui en a été retiré et protégé en 2019[10], il reste un texte datant de 39 ans qui ne prévoit aucune révision régulière de l’ensemble de la liste fondée sur l’évolution de l’état de conservation de chaque espèce.[9]

Le droit européen impose pourtant un cadre strict. Comme l’a rappelé le Conseil d’État dans l’affaire du Grand Tétras, la chasse d’un oiseau dont l’état de conservation est défavorable doit être suspendue si les données scientifiques ne garantissent pas le maintien de sa population.[3]

Ainsi, si le droit permet de suspendre les prélèvements lorsque la situation l’exige, cette interdiction temporaire ne provoque pas automatiquement le retrait de l’espèce de la liste nationale du gibier chassable.

Être sur la Liste rouge ne protège pas juridiquement une espèce

La Liste rouge de l’UICN est un outil scientifique d’évaluation du risque de disparition, mais n’a aucune portée réglementaire. Une espèce peut donc être considérée comme « vulnérable », « en danger » ou « quasi menacée » tout en restant légalement chassable.[7]

Pour Animal Cross, aucune espèce menacée ou quasi menacée sur la Liste rouge nationale ne devrait figurer parmi les espèces chassables.[8]

Les populations animales et leurs habitats évoluent rapidement sous l’impact du changement climatique, de l’artificialisation des sols, des pollutions, du dérangement, de la pression de la chasse ou d’autres mortalités. Ces facteurs peuvent profondément modifier leur état de conservation en quelques décennies.

Notre demande : faire évoluer la liste avec l’état réel des espèces

Nous demandons une révision périodique, transparente et scientifique de la liste des espèces chassables, fondée sur les données scientifiques disponibles : état de conservation, évolution des populations, capacité de reproduction et ensemble des pressions subies.

La protection du Grand Tétras et du Lagopède alpin montre que le droit peut évoluer. Il ne devrait pas être nécessaire d’attendre qu’une population soit déjà extrêmement fragilisée, ou que les associations multiplient les procédures, pour adapter la réglementation à la réalité de l’état de conservation.

Cette avancée doit maintenant servir de précédent. Soutenons et partageons cette demande : l’état de conservation des espèces doit devenir un critère central de la détermination des espèces pouvant encore être chassées en France.

Sources et références

[1] Ministère de la Transition écologique et ministère de l’Agriculture — Arrêté du 3 septembre 2026 modifiant l’arrêté du 29 octobre 2009 et inscrivant le Grand Tétras parmi les oiseaux protégés, JORF du 8 septembre 2026.
Consulter sur Légifrance.
[2] Ministère de la Transition écologique et ministère de l’Agriculture — Arrêté du 12 août 2026 inscrivant le Lagopède alpin parmi les oiseaux protégés, JORF du 8 septembre 2026.
Consulter sur Légifrance.
[3] Conseil d’État — Décision n°453232 du 1er juin 2022 relative à la suspension de la chasse du Grand Tétras.
Consulter la décision.
[4] Conseil d’État — Décision n°497460 du 2 mars 2026 relative à la suspension de la chasse du Lagopède alpin.
Consulter sur Légifrance.
[5] Ministère de la Transition écologique — Consultation publique 2026 sur le classement du Grand Tétras parmi les espèces protégées.
Consulter le dossier.
[6] Animal Cross — 16 juillet 2026 — « Consultation publique : protégeons enfin le Lagopède alpin ».
Lire l’appel à mobilisation.
[7] UICN France, MNHN, LPO, SEOF et ONCFS — 2016 — La Liste rouge des espèces menacées en France : Oiseaux de France métropolitaine. Grand Tétras : VU ; Lagopède alpin : NT.
Consulter la Liste rouge.
[8] Animal Cross – 2024 – Article 0, chapitre « Espèces chassables : la France, cancre de l’Europe ».
Découvrir Article 0.
[9] Arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée, version en vigueur depuis le 9 septembre 2026.
Consulter sur Légifrance.
[10] Arrêté du 1er mars 2019 relatif au statut du Mouflon de Corse en collectivité de Corse.
Consulter sur Légifrance.

Crédits photographiques
Grand Tétras : Reserve Orlu / Pierre Guiton — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0.
Lagopède alpin : Chme82 — Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — photographie prise dans l’Oberland bernois, Suisse.

Biodiversité en France : un bilan 2026 alarmant qui appelle à une mobilisation urgente

Biodiversité en France : un bilan 2026 alarmant qui appelle à une mobilisation urgente

Paru début septembre, le 4e rapport de la directive européenne « Habitats, Faune, Flore » dresse un constat préoccupant de l’état de la biodiversité française pour la période 2019-2024. Alors que les connaissances scientifiques progressent, les habitats naturels et de nombreuses espèces continuent de se dégrader.
Les résultats publiés montrent encore une fois l’urgence d’engager des politiques de protection et de restauration à la hauteur de la crise.

Une biodiversité mieux suivie, mais toujours plus fragilisée

Depuis 1992, la directive européenne « Habitats, Faune, Flore » (DHFF) constitue le rempart juridique essentiel de la nature en Europe. Son ambition est vitale : garantir le maintien ou le rétablissement dans un état de conservation « favorable » de 129 habitats naturels et 307 espèces animales et végétales sur le sol français.

En tant que pays abritant une diversité biologique exceptionnelle, la France porte une responsabilité immense. Elle est d’ailleurs la nation européenne réalisant le plus grand nombre d’évaluations scientifiques, avec plus de 1 000 évaluations pour la période 2019-2024.

Pourtant, ce haut niveau d’expertise ne doit pas masquer une réalité brutale : notre patrimoine naturel s’érode sous nos yeux, et les données du 4e rapport DHFF constituent un signal d’alarme que nous ne pouvons plus ignorer.

Une dégradation qui s’accélère

Les derniers indicateurs scientifiques virent au rouge vif. Le constat dressé par nos experts pour la période 2019-2024 témoigne d’une perte d’héritage biologique sans précédent :

  • 67 % des évaluations globales sont désormais défavorables, une aggravation par rapport aux 64 % de la période précédente.
  • La part du vivant en état « favorable » s’effondre, chutant de 26 % à seulement 22 %.
  • 39 % des évaluations affichent une tendance claire au déclin. Si l’on écarte les cas où les données sont insuffisantes, ce chiffre alarmant grimpe à 49 %.
Alors que la science s’affine et que nos connaissances n’ont jamais été aussi précises, la santé de notre environnement continue de se dégrader. Mais la science seule ne peut sauver les espèces : elle doit être suivie de décisions politiques et d’actions de terrain.

Dunes littorales et plage d'Hourtin en Gironde, sur la côte atlantique française
Dunes littorales d’Hourtin, en Gironde. Photo : Anthony Baratier / Wikimedia CommonsCC BY-SA 4.0.

Des espèces fragilisées dans des milieux de plus en plus dégradés

L’analyse de l’état de conservation révèle une fracture entre les espèces et les milieux qui les abritent. Si les premières sont en péril, leurs habitats, eux, sont en train de s’effondrer.

  • Espèces : près de 2/3, soit 62 %, des évaluations révèlent un état de conservation défavorable. Seules 24 % des espèces parviennent à se maintenir dans un état satisfaisant.
  • Habitats : la situation est catastrophique. 4/5, soit 80 %, des habitats naturels de France sont dans un état de conservation défavorable.

Il existe par ailleurs des zones d’ombre inacceptables. Pour les espèces, 14 % des évaluations restent classées comme « inconnues », notamment pour les lichens.

En mer, l’angle mort est particulièrement important : 49 % des évaluations en milieu marin sont classées « inconnues ». Ce manque de données constitue un obstacle majeur à une protection efficace des océans.

Des régions encore relativement préservées, d’autres très dégradées

La carte de la biodiversité française montre des visages très différents selon les régions biogéographiques.

  • Les derniers refuges : la région Alpine, qui englobe les Alpes et les Pyrénées, demeure le bastion le mieux préservé de l’Hexagone. La région méditerranéenne terrestre parvient également à maintenir un meilleur niveau pour ses espèces, bien que ses milieux de vie soient fragiles.
  • Les zones en état d’urgence : les régions Atlantique et Continentale sont les plus sinistrées. Près de 80 % des évaluations y sont défavorables. La zone Atlantique détient le triste record de la région où les habitats sont les plus menacés.

En milieu marin, si l’ignorance domine encore faute de données suffisantes, les informations disponibles sont préoccupantes : la situation est jugée majoritairement défavorable, avec une dégradation particulièrement forte en Méditerranée.

Littoraux, zones humides et milieux agricoles particulièrement fragilisés

L’examen détaillé des écosystèmes montre que certains milieux sont particulièrement fragilisés.

Milieux littoraux et dunaires

Ce sont les plus dégradés. 45 % sont en état « défavorable mauvais » et surtout 36 % sont en déclin actif. Entre assaut climatique et pression touristique incessante, ces milieux étouffent.

Milieux aquatiques et humides

Seuls 11 % sont en état favorable. Les estuaires, les tourbières et les landes humides sont les plus meurtris par les pollutions agricoles et l’artificialisation.

Ce déclin frappe de plein fouet des espèces fragiles comme le sonneur à ventre jaune, la couleuvre à collier de Corse, les tritons, la rainette verte et la cistude d’Europe.

Zone humide naturelle avec végétation et étendue d'eau
Zone humide — photo d’illustration. Photo : Steve Hillebrand, U.S. Fish and Wildlife Service /Wikimedia Commons — domaine public.

Milieux forestiers et rocheux

Ils présentent une meilleure résilience. La forêt affiche 31 % de « favorable », grâce à des protections anciennes permettant au lynx et au chat forestier de maintenir des dynamiques positives, malgré des pressions persistantes sur les chauves-souris.

Lynx boréal marchant dans un environnement boisé
Lynx boréal — photo d’illustration, photographie réalisée en captivité. Photo : Mathias Appel /Wikimedia CommonsCC0 1.0.

Milieux agropastoraux

Écartelés entre intensification et abandon des terres, ils voient disparaître leurs joyaux : les papillons Apollon et Damier de la succise, ainsi que la célèbre Arnica des montagnes.

De nouveaux objectifs européens pour restaurer les écosystèmes

L’espoir réside aujourd’hui dans une législation européenne historique : le règlement sur la restauration de la nature, publié le 24 juin 2024. Ce texte n’est plus une simple recommandation, mais une obligation de résultats pour restaurer les habitats dégradés :

  • 30 % des surfaces en mauvais état restaurées d’ici 2030.
  • 60 % d’ici 2040.
  • 90 % d’ici 2050.

Les données de ce bilan 2026 sont la pierre angulaire du futur Plan national de restauration prévu pour septembre 2026.

Ce plan doit aller au-delà des zones protégées pour ramener la vie partout, du bois mort de nos forêts aux oiseaux de nos campagnes.

Ce que demande Animal Cross

Animal Cross demande que la France accélère réellement la restauration des habitats, protège en priorité les milieux encore fonctionnels et développe un réseau ambitieux d’espaces en libre évolution.
Nous demandons également que les politiques environnementales et de gestion de la faune soient mises en cohérence avec les objectifs européens et avec les connaissances scientifiques disponibles.

Et si vos élèves contribuaient à protéger un espace de nature en libre évolution ?

Et si vos élèves contribuaient à protéger un espace de nature en libre évolution ?

Enseignants, éducateurs : et si un travail sur la biodiversité conduisait vos élèves jusqu’à une action concrète sur leur territoire ?
Animal Cross met à votre disposition un kit pédagogique consacré à la libre évolution. Il permet aux collégiens et lycéens de comprendre ce qui se passe lorsqu’on laisse davantage d’espace et de temps aux processus naturels, puis d’aller plus loin : rechercher un terrain susceptible d’être préservé, construire une proposition et la présenter aux élus ou au propriétaire concerné. Une manière de passer de la connaissance du vivant à sa protection concrète.

Comprendre la libre évolution… et découvrir comment agir

Érosion de la biodiversité, modification des écosystèmes, exploitation des ressources, conséquences des activités humaines : ces questions trouvent déjà leur place dans différents enseignements.  Comprendre les causes de la dégradation de nos milieux naturels n’est qu’une partie de l’apprentissage : il est aussi possible de leur faire découvrir des solutions et de leur montrer qu’une action locale peut être envisagée.

Le kit pédagogique Animal Cross permet d’aborder ces problématiques sous un autre angle : que se passe-t-il lorsque nous décidons de laisser davantage de place et de temps aux processus naturels ?

La libre évolution consiste à préserver des espaces des activités humaines extractives ou fortement perturbatrices afin que les dynamiques naturelles puissent s’y exprimer.[1] L’objectif est de faire découvrir aux jeunes une manière concrète de protéger les écosystèmes et les espèces qui y vivent : la création d’espaces où faune, flore et autres composantes du vivant disposent davantage de liberté pour évoluer.

Pour Animal Cross, cette approche permet aussi de transmettre une idée essentielle : un espace naturel n’a pas seulement de la valeur par ce que l’être humain peut en tirer. Les animaux, les végétaux et les milieux ont aussi une valeur propre et doivent disposer d’espaces où leurs dynamiques peuvent s’exprimer. 

Un kit utilisable dans un projet pédagogique

Le kit Animal Cross est destiné aux classes de collège et de lycée, mais aussi aux associations d’éducation à l’environnement et aux groupes de jeunes. Le kit propose des vidéos, des activités, des outils pour tester ses connaissances et des activités pédagogiques mettant explicitement en relation le projet avec différentes notions des programmes scolaires.[1][2]

Au collège, le projet peut notamment accompagner un travail sur les écosystèmes, la biodiversité, les impacts des activités humaines ou la gestion des ressources.
Au lycée, il peut être rapproché de notions comme la dynamique des écosystèmes, leur résilience, les interactions entre les êtres vivants ou encore l’étude de solutions de préservation de la biodiversité.[3]

Le kit ne se limite toutefois pas à apprendre ce qu’est la libre évolution. Son originalité est de proposer aux jeunes d’essayer d’en faire une réalité.

De la classe au terrain : les élèves peuvent aussi agir

Le parcours comporte quatre étapes : s’informer, rechercher un espace, convaincre les élus ou les propriétaires, puis contribuer à inscrire sa préservation dans la durée.[1]

Les élèves peuvent rechercher une parcelle publique ou privée autour de leur établissement. À l’échelle communale, Animal Cross propose notamment de préparer un courrier argumenté, de solliciter le maire et la communauté de communes, puis de demander un rendez-vous pour présenter le projet. Le kit aide ensuite les jeunes à préparer leur argumentation et à restituer les échanges.[4][5]

Identifier un terrain ne signifie pas qu’il sera automatiquement placé en libre évolution. La décision appartient au propriétaire ou à la collectivité. Le projet permet en revanche aux élèves de construire une proposition réelle et de la défendre auprès des acteurs locaux.

À Nay, des lycéens ont mené le projet

Le lycée Paul-Rey de Nay, dans les Pyrénées-Atlantiques, montre que cette démarche peut réellement sortir de la salle de classe.

Accompagnés par leur professeure de SVT, Corinne Lamaille, des élèves ont travaillé pendant un an et demi avec Animal Cross en suivant le kit pédagogique. Ils ont ensuite sollicité les maires de communes voisines pour rechercher des terrains. En février 2023, lorsqu’ils ont présenté leur projet sur France Inter, Animal Cross indiquait qu’ils avaient obtenu une dizaine de réponses positives et que trois terrains d’environ 1,5 hectare chacun leur étaient proposés.[6]

L’intérêt de cette expérience est là : ne pas seulement expliquer aux jeunes qu’il faut protéger la biodiversité, mais leur donner les outils pour imaginer et porter eux-mêmes une action locale en faveur du vivant.

Enseignants, éducateurs : lancez le projet

SVT, sciences, éducation au développement durable, projet interdisciplinaire ou action d’éducation à l’environnement : plusieurs portes d’entrée sont possibles.

Animal Cross invite les enseignants et éducateurs à utiliser le kit et propose de les accompagner dans leur démarche.

Téléchargez le kit pédagogique sur la libre évolution et lancez le projet avec vos élèves.

Découvrir le kit pédagogique

Nous contacter

Sources et références

[1] Animal Cross — Kit pédagogique « Être acteur pour la biodiversité ».
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[2] Animal Cross — Étape 1 : s’informer sur la libre évolution et ses avantages.
Consulter la source
[3] Animal Cross — Notions du programme abordées.
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[4] Animal Cross — Étape 2 : rechercher des espaces à mettre en libre évolution.
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[5] Animal Cross — Étape 3 : convaincre les acteurs locaux / propriétaires locaux.
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[6] Animal Cross — Des lycéens du lycée Paul Rey de Nay expliquent la libre évolution de la nature sur France Inter, 16 février 2023.
Consulter la source
La libre évolution : redonner de l’espace au vivant pour enrayer son déclin

La libre évolution : redonner de l’espace au vivant pour enrayer son déclin

Les habitats et les espèces continuent de se dégrader en France.
Notre récent article consacré à la nouvelle évaluation de leur état de conservation dresse ce constat et pose une question : comment restaurer durablement la nature si nous continuons parallèlement à exercer les pressions qui la fragilisent ?
Parmi les réponses possibles, la libre évolution propose un changement de perspective : parfois, protéger et restaurer signifie d’abord moins intervenir, afin de redonner aux écosystèmes du temps, de l’espace et de la tranquillité.
Et chacun peut contribuer à cette démarche, notamment sur son propre terrain.

Restaurer peut commencer par laisser vivre

Notre précédent article l’a montré : la situation reste préoccupante. Sur la période 2019-2024, 62 % des évaluations concernant les espèces d’intérêt communautaire sont défavorables et quatre évaluations d’habitats sur cinq concluent à un état défavorable.[1]

Lire notre article sur l’état de conservation des habitats et des espèces.

Face à ce constat, restaurer la nature ne signifie pas nécessairement multiplier partout les interventions humaines. Lorsque le milieu fonctionne encore, la première action peut être de supprimer ou réduire les pressions qui l’empêchent d’évoluer naturellement.

C’est le principe de la libre évolution.

Redonner du temps, de l’espace et de la tranquillité aux écosystèmes

Il ne s’agit donc pas « d’abandonner » un terrain. La non-intervention est ici un choix de gestion : celui de laisser davantage de place aux processus naturels.

Dans une forêt, un arbre peut ainsi vieillir, mourir et se décomposer sur place. Les cavités des arbres âgés et le bois mort deviennent des habitats pour des champignons, des insectes, des oiseaux ou des mammifères. Animal Cross rappelle que jusqu’à un tiers des espèces forestières dépendent du bois mort ou des microhabitats des arbres âgés à un moment de leur cycle de vie.[2]

La même logique concerne l’eau. Dans une zone humide préservée, l’eau peut circuler et être stockée naturellement. Dans un cours d’eau moins contraint, les sédiments peuvent se déplacer et les berges évoluer.

Les sols, la végétation, les animaux et les champignons ne fonctionnent pas séparément : ce sont leurs interactions qui permettent à l’écosystème de se transformer et de s’adapter.

Les animaux sauvages ne doivent d’ailleurs pas être considérés comme de simples bénéficiaires de ces milieux. Prédateurs, herbivores, oiseaux, insectes, fouisseurs ou disperseurs de graines participent eux-mêmes à leur fonctionnement.[2]

Préserver ce qui fonctionne avant d’avoir à le réparer

Sur un espace en libre évolution, il s'agit de laisser évoluer directement les milieux encore fonctionnels et, lorsque les dégradations sont trop importantes, de réaliser les opérations de restauration nécessaires avant de laisser les processus naturels reprendre leur cours.[4]

Restaurer un écosystème déjà dégradé peut être complexe et incertain. Préserver aujourd’hui ses dynamiques naturelles évite aussi d’avoir à tenter de les reconstruire demain.

Libre évolution : qu’en est-il du risque incendie ?

La présence de bois mort ou d’une végétation spontanée conduit parfois à considérer qu’une forêt laissée en libre évolution serait nécessairement plus exposée aux incendies. Cependant, la réalité est plus complexe.

La diversité des essences et des âges, le maintien d’un couvert forestier, l’humidité des sous-bois, les sols profonds ou encore les gros bois morts peuvent au contraire participer au fonctionnement hydrique et à la résilience d’une forêt.
Même si il faut rester prudents. Car aucune forêt n'est totalement à l'abri des mégafeux que nous connaissons aujourd'hui. [5]

Libre évolution et protection des habitations ne sont pas contradictoires. Il s'agit de respecter les Obligations Légales de Débroussaillement près des zones habitées et de laisser en libre évolution des espaces plus éloignés. 

Et si vous consacriez votre propre terrain à la libre évolution ?

Forêt, prairie, lande, friche ou zone humide : un propriétaire peut décider de réduire les interventions sur tout ou partie de son terrain. Une petite parcelle ne remplace évidemment pas un vaste espace naturel connecté, mais elle peut participer progressivement à un réseau de lieux où le vivant subit moins de pressions humaines.[6]

Et ce choix peut être protégé dans le temps.

Protéger son choix dans le temps avec une ORE

L’Obligation Réelle Environnementale (ORE) est un contrat volontaire permettant d’attacher des engagements environnementaux à un terrain pour une durée pouvant aller jusqu’à 99 ans. Le propriétaire conserve son bien ; pendant la durée du contrat, les obligations continuent de s’appliquer même si le terrain change de propriétaire. Animal Cross peut accompagner les particuliers et collectivités dans cette démarche.[6]

Cette possibilité est déjà devenue concrète. En janvier 2025, Animal Cross a signé une ORE de libre évolution de 99 ans avec une commune dans les Pyrénées-Atlantiques, portant sur 1,5 hectare de bois.[7]

Ce que demande Animal Cross

Animal Cross défend le développement d’un réseau plus ambitieux, durable et autant que possible connecté d’espaces en libre évolution.

Nous demandons aux pouvoirs publics et aux collectivités d’intégrer davantage cette approche aux politiques de protection et de restauration de la nature.
Et nous invitons les propriétaires qui le souhaitent à examiner ce qu’ils peuvent faire sur leurs propres parcelles.

Face au déclin du vivant, agir ne signifie pas toujours faire davantage. Cela peut aussi signifier moins exploiter, moins transformer et redonner aux animaux, aux végétaux et aux écosystèmes l’espace nécessaire pour suivre leurs propres dynamiques.

Vous avez un terrain ? Laissez-le en libre évolution et protégez-le dans la durée.

Je protège mon terrain

Sources et références

[1] Animal Cross — L’état de conservation des habitats et des espèces remarquables continue de se dégrader en France, que fait le gouvernement ? — 8 septembre 2026.
[Lien à ajouter]
[2] Animal Cross — Libre évolution : redonner de l’espace au vivant.
Consulter
[4] Coordination Libre Évolution — Cahier d’acteurs « Agir pour restaurer la nature » — 2026.
[5] Coordination Libre Évolution — Incendies et libre évolution.
Consulter
[6] Animal Cross — Protégez votre terrain en le laissant en libre évolution.
Consulter
[7] Animal Cross — Animal Cross signe sa première ORE de libre évolution dans les Pyrénées — 15 janvier 2025.
Consulter
Tourterelle des bois : 12 000 oiseaux à nouveau chassables malgré des alertes répétées

Tourterelle des bois : 12 000 oiseaux à nouveau chassables malgré des alertes répétées

Le 10 août, Animal Cross vous demandait de vous mobiliser pour demander le rétablissement du moratoire sur la chasse de la Tourterelle des bois. Trois semaines plus tard, l’État autorise jusqu’à 12 000 prélèvements.
Pourtant, l’espèce reste vulnérable en France, les experts ne peuvent pas garantir que ce quota soit durable pour les oiseaux qui nichent ou migrent dans notre pays, et le Conseil d’État a déjà annulé de précédentes autorisations. Pour Animal Cross, ces alertes auraient dû conduire à maintenir la protection de l’espèce.

12 000 Tourterelles des bois pourront être tuées

L’arrêté du 26 août 2026 autorise la chasse de la Tourterelle des bois depuis le 30 août pour toute la saison cynégétique 2026-2027, avec un plafond national de 12 000 oiseaux.[1]Ce plafond était de 10 560 oiseaux en 2025 : il augmente donc de 13,6 % en un an.[2]

Le 10 août, Animal Cross vous appelait à participer à cette consultation et expliquait pourquoi la reprise de la chasse nous paraissait prématurée. L’arrêté est désormais publié : le Gouvernement a choisi d’autoriser les 12 000 prélèvements prévus.[3]

La décision de l’état est en contradiction avec l’opinion publique, la position des experts et avec les décisions antérieure du conseil de l’état.

Tourterelle des bois photographiée dans son milieu naturelTourterelle des bois – photo d’illustration, photographie réalisée en Tunisie.
Photo : El Golli Mohamed /Wikimedia CommonsCC BY-SA 4.0.

Une opposition citoyenne importante, d’année en année

La consultation de 2026 a recueilli 9 494 contributions. Leur répartition officielle n’est pas encore publiée, mais de nombreux avis visibles demandent le maintien de la protection de la Tourterelle des bois.[4]

Les consultations précédentes montraient également une opposition forte à la chasse de la Tourterelle. En 2025, 71,26 % des contributions s’étaient prononcées défavorablement à la réouverture de la chasse. L’État avait néanmoins autorisé 10 560 prélèvements.[2]
Un an plus tôt, lorsque l’État proposait de maintenir sa suspension, environ 80 % des contributions soutenaient cette protection.[5]

Ces consultations montrent, d’année en année, une forte mobilisation citoyenne en faveur de la protection de la Tourterelle des bois.

La justice et les scientifiques ont déjà alerté

En 2020, le Gouvernement avait autorisé le prélèvement de 17 460 Tourterelles des bois. Saisi par la LPO et One Voice, le juge des référés du Conseil d’État a suspendu l’arrêté dans un contexte d’effondrement de près de 80 % de la population européenne entre 1980 et 2015. Le Comité d’experts sur la gestion adaptative (CEGA) préconisait également de ne pas chasser l’espèce.[6]

En 2021, le Conseil d’État est allé plus loin : il a annulé les arrêtés autorisant les prélèvements en 2019-2020 et 2020-2021, estimant que les données disponibles ne permettaient pas de s’assurer que cette chasse était compatible avec le maintien de la population.[7]

L’incertitude scientifique demeure aujourd’hui. Le Comité d’experts sur la gestion adaptative (CEGA) indique qu’il n’est pas possible d’affirmer que le quota de 12 000 oiseaux est compatible avec une chasse durable des Tourterelles des bois nichant ou migrant par la France.[4]

À plusieurs reprises, la justice et les experts scientifiques ont appelé à la prudence sur la chasse de la Tourterelle des bois. Pourtant, l’État remet régulièrement cette question à l’ordre du jour et autorise de nouveaux prélèvements, avec un quota qui augmente encore en 2026.

Deux Tourterelles des bois dans leur milieu naturel
Deux Tourterelles des bois – photo d’illustration.
Photo : Nikola Veljković /Wikimedia CommonsCC BY-SA 4.0.

Une espèce toujours vulnérable en France

Dans la dernière Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs disponible, la Tourterelle des bois est classée « Vulnérable » en France. L’évaluation constate une forte dégradation de son état de conservation et un déclin de la population nicheuse.[8]

Les signes d’amélioration observés récemment concernent surtout la voie migratoire centre-ouest dans son ensemble. Ils sont encourageants, mais ne suffisent pas à démontrer le rétablissement de la population française. L’OFB continue d’ailleurs de présenter la Tourterelle des bois comme une espèce en mauvais état de conservation.[9]

Après plusieurs décennies de déclin, quelques années d’amélioration ne suffisent pas à considérer l’espèce comme rétablie. Animal Cross le rappelait déjà lors de la prolongation du moratoire en 2024 puis lors de la reprise de la chasse.[3][10]

Alors pourquoi l’État autorise-t-il cette chasse ?

Le Gouvernement justifie sa décision par l’amélioration observée à l’échelle de la voie migratoire centre-ouest européenne, dont fait partie la France. Dans le cadre du mécanisme européen de gestion adaptative des espèces migratrices, un niveau maximal de prélèvements est estimé pour l’ensemble de cette population migratrice, puis réparti entre les pays concernés. C’est sur cette base que la France a fixé son quota à 12 000 Tourterelles des bois.[4]

Une amélioration de l’ensemble de la voie migratoire ne prouve pas que les Tourterelles des bois nichant ou migrant par la France se sont suffisamment rétablies. Le CEGA lui-même considère que les connaissances disponibles ne permettent pas de le garantir.

Pour Animal Cross, lorsqu’une espèce reste vulnérable et que cette incertitude subsiste,
la priorité doit être de consolider son rétablissement, pas de recommencer à la chasser.

 

Notre demande : rétablir le moratoire

Rétablir le moratoire sur la chasse de la Tourterelle des bois et restaurer ses habitats afin de consolider durablement le rétablissement de l’espèce.

 

Cette décision montre aussi pourquoi notre association doit pouvoir peser davantage. L’agrément au titre de la protection de l’environnement constitue une reconnaissance officielle et renforce notamment l’intérêt à agir des associations agréées face à certaines décisions administratives dommageables pour l’environnement.[11]

Animal Cross veut obtenir cet agrément. Atteindre 2 000 adhérents renforcera notre représentativité, notre voix auprès des institutions et notre capacité à contester juridiquement ce type de décision.

Adhérez à Animal Cross : plus nous serons nombreux, plus nous pourrons faire entendre la voix des animaux là où les décisions sont prises.

J’adhère à Animal Cross

Sources et références

[1] Ministère de la Transition écologique — 26 août 2026 —
Arrêté encadrant la chasse de la Tourterelle des bois pour la saison cynégétique 2026-2027
Légifrance.
[2] Ministère de la Transition écologique — 2025 —
Synthèse de la consultation publique relative à la chasse de la Tourterelle des bois 2025-2026
consulter la synthèse.
[3] Animal Cross — 10 août 2026 —
Chasse : mobilisons-nous pour le fuligule milouin et la tourterelle des bois
lire l’article Animal Cross.
[4] Ministère de la Transition écologique — 30 juillet au 19 août 2026 —
Consultation publique sur la chasse de la Tourterelle des bois pour la saison 2026-2027, avis du CEGA et documents associés —
consulter le dossier.
[5] Ministère de la Transition écologique — 2024 —
Synthèse de la consultation publique relative à la suspension de la chasse de la Tourterelle des bois
consulter la synthèse.
[6] Conseil d’État — 11 septembre 2020 —
Suspension de l’autorisation de la chasse de la Tourterelle des bois
lire la décision.
[7] Conseil d’État — 30 décembre 2021 —
Décisions relatives aux autorisations de chasse de la Tourterelle des bois pour les saisons 2019-2020 et 2020-2021 —
décision n° 434244 ;
décision n° 443460.
[8] UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS —
La Liste rouge des espèces menacées en France — Oiseaux nicheurs de France métropolitaine
consulter la Liste rouge.
[9] Office français de la biodiversité — juillet 2026 —
Programme d’études Colombidés – Bilans annuels : bilan de la saison 2025.
L’OFB y qualifie la Tourterelle des bois d’« espèce en mauvais état de conservation » —
consulter le document OFB.
[10] Animal Cross — 30 août 2024 —
Bonne nouvelle : le Courlis cendré, la Barge à queue noire et la Tourterelle des bois ne seront pas chassés en 2024-2025
lire l’article Animal Cross.
[11] Code de l’environnement —
dispositions relatives aux associations agréées de protection de l’environnement —
Légifrance.

Dernière vérification documentaire : 31 août 2026.

Crédits photographiques

Yuval Rosenberg (Yuvalr), European Turtle Dove (Streptopelia turtur),
Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Nikola Veljković, European Turtle Dove, male and female,
Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

El Golli Mohamed, Tourterelle des bois Mornag,
Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Nos 3 chevaux sauvés : adoptés et en pleine forme !

Nos 3 chevaux sauvés : adoptés et en pleine forme !

Trois chevaux sauvés au Pays basque après une situation de grave malnutrition ont retrouvé la forme. Après trois mois de soins, ils ont été adoptés ensemble et peuvent désormais commencer une nouvelle vie.

Un sauvetage engagé en juin

En juin, à la demande de la police nationale de Saint-Jean-de-Luz et de la DDPP, nous sommes intervenus pour sauver trois chevaux.

Parmi eux se trouvait une jument de 3 ans dans un état de maigreur si avancé que le vétérinaire était inquiet quant à ses chances de survie. Son compagnon était mort la veille, probablement de faim, comme six autres chevaux au cours des derniers mois.

Nous avons également recueilli préventivement deux autres chevaux, avant qu’ils ne dépérissent et qu’il ne soit trop tard.

Le premier objectif était simple : les mettre à l’abri, les nourrir correctement et leur laisser le temps nécessaire pour récupérer.

Trois mois de soins pour reprendre des forces

Tous les trois ont été confiés à notre spécialiste équine, qui les a chouchoutés afin qu’ils se rétablissent et reprennent du poil de la bête.

Après trois mois de soins, ils sont désormais en pleine forme et, pour notre plus grand bonheur, ont été adoptés ensemble.

Fin août 2026 : après trois mois de soins, les chevaux ont repris des forces. Photo : Animal Cross.
Le plus beau résultat : les trois chevaux ont pu rester ensemble.

Une nouvelle vie, ensemble

Ils vivent aujourd’hui aux côtés de deux ponettes sauvages que nous avons également recueillies cet été et qui, elles aussi, ont été adoptées.

Tous peuvent maintenant couler des jours heureux.

En chemin vers leur nouvelle maison. Photo : Animal Cross.
Dans leur nouvelle maison : tout se passe à merveille. Photo : Animal Cross.

Merci de rendre ces sauvetages possibles

Nous tenons à vous remercier, car sans votre aide et sans vos dons, rien de tout cela ne serait possible.

Merci de nous permettre de sauver ces animaux et de leur offrir une nouvelle vie.

Votre soutien permet à Animal Cross d’intervenir, de financer les soins et d’offrir une seconde chance à des animaux en détresse.

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