Communiqué de presse – Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Communiqué de presse – Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Pau, le 26 mai 

Une proposition de loi visant à lutter contre les maladies héréditaires et les dérives de sélection chez les chiens et les chats a été déposée par sénateur Daniel Salmon d'Ille-et-Vilaine (Bretagne), groupe EELV,  afin de renforcer la protection du bien-être animal et d’encadrer plus strictement la reproduction des animaux de compagnie.

des souffrances largement documentées

Le texte part d’un constat simple : certaines pratiques de sélection ont conduit au développement de races exposées à des pathologies graves et prévisibles, générant des souffrances chroniques parfois incompatibles avec une vie normale, pour des centaines de milliers de chien. Difficultés respiratoires chez les races brachycéphales, dysplasies articulaires, maladies cardiaques, troubles neurologiques ou dermatologiques : ces atteintes ne relèvent plus de cas isolés mais de prédispositions largement documentées par la littérature scientifique et vétérinaire.
Une maltraitance génétique s’est institutionnalisée.

La situation actuelle, comptant sur la bonne volonté des acteurs des filières (éleveurs, clubs de race, Société centrale canine - SCC et Livre Officiel des Origines Félines - LOOF) est très insuffisante, certains éleveurs pratiquant des sélections responsables alors que d’autres s’en affranchissent. Ce texte traite en même temps des animaux de race et d’apparence pour éviter que les obligations pesant sur les races ne créent un développement des animaux d’apparence (chiens et chats issus des races mais sans être inscrits au livre généalogique), revendication principale de la SCC et du LOOF.
Il place le vétérinaire au cœur du système car lui seul peut déterminer si les chiens et chats sont à faible risque de maladie héréditaire, l’absence de risque n’existant pas. On peut estimer qu’au moins 600 000 chiens sont concernés (LOF et chiens d’apparence) et des dizaines de milliers de chats.

Les principales mesures de la proposition de loi :

La proposition de loi prévoit notamment :

  • l’interdiction de la commercialisation et de l’importation d’animaux de compagnie issus sélection génétique à risque
  •  l’interdiction de la reproduction de chiens et chats lorsque les croisements ne permettent pas de réduire au minimum les risques de souffrance liés aux maladies héréditaires ;
  • l’interdiction des races dans une impasse génétique ;
  • l’inscription sur le livre généalogique seulement des chiens et chats à risque minime de maladies héréditaires ;
  • la délivrance du certificat de cession vétérinaire, certificat existant déjà, uniquement pour les chiots et chatons issus d’un croisement minimisant les risques  de  maladies héréditaires;
  • l’obligation de faire figurer dans les annonces de cession les résultats des tests de dépistage ;
  • l’interdiction à terme de l’appellation chiens et chats “d’apparence”, les chiens et chats d’apparence  ne pouvant plus se revendiquer d’une race;
  • l’interdiction de la publicité pour des races à risque ;
  • la possibilité pour les associations de protection animale de recourir en justice contre les élevages pratiquant la maltraitance génétique.

L’adoption récente d’un règlement européen sur le bien‑être des chiens et des chats applicable à partir de 2030 demeure insuffisante, le texte ne couvrant pas pleinement les animaux d’apparence et ne prévoyant pas de modalités de contrôle adaptées. pourrait être une coquille vide car le texte risque de ne pas s’appliquer aux animaux d’apparence et ne prévoit pas les modes de contrôle.

 

CONTACT 

 

Benoît Thomé

benoit@animal-cross.org

Maladies raciales d’origine génétique : Une 1ère en France, Animal Cross porte plainte contre l’État

Maladies raciales d’origine génétique : Une 1ère en France, Animal Cross porte plainte contre l’État

L’association Animal Cross dépose un recours contre L’État pour non-contrôle des maladies héréditaires dans deux élevages de chiens dans un contexte général de lacune généralisée de contrôle des élevages (une fois tous les 25 ans).

Identification des élevages à problèmes

L’association Animal Cross a passé en revue des centaines d’annonces de cession de chiots entre juin 2025 et janvier 2026 pour des races à problème de dysplasie de hanche (ex. berger australien, labrador, golden retriever, cane corso, dogue de Bordeaux, bouledogue continental), de coude (ex. chow chow), d’affections cardiaques (cavalier king charles, les annonces ne mentionnant pas l’échographie cardiaque), de maladies monogéniques (ex. welsh corgi, colley).

L’association a vérifié sur le site de la Société centrale canine Lof select si les chiens avaient été dépistés sur les maladies génétiques concernées et si le croisement minimisait le risque de problème de santé.

47 DDPP contactées : la probabilité pour un éleveur d’être contrôlé est une fois tous les 25 ans

Sur cette base, Animal Cross a envoyé un courrier à 47 Directions Départementales de la Protection des Populations dans toute la France  afin de savoir si les élevages ayant procédé à  des reproductions à risque avaient été contrôlés entre 2020 et 2025.

Le résultat est sans appel : 35 DDPP ont répondu (certaines après recours à la CADA),7 élevages ont été contrôlés en 5 ans, soit 20%, ou 4% par an.

En d’autres termes, même parmi les élevages à risque, la probabilité d’être contrôlé est une fois tous les 25 ans. De plus, sur les 7 élevages contrôlés, il n’est relevé aucune sélection génétique à risque.

Devant cet état de fait, l’association dépose un recours contre l’État pour carence fautive des services de l’État dans le contrôle de deux élevages canins.

Premier recours

Dans le premier cas, il s’agit d’un élevage de type grand chien. De 2023 à 2025, 9 reproductions ont été constatées pour des chiens (reproducteur 1/reproducteur 2) avec

  • Dysplasie du coude * (sévère/moyenne, deux fois, sévère/absente, deux fois, moyenne/absente, trois fois),
  • Dysplasie de hanche (sévère/absente, deux fois, moyenne/absente une fois)
  • Affections cardiaques et rénales (un reproducteur non testé 5 fois)

Au sein de cette race, les maladies cardiaques et rénales sont très préoccupantes et des causes importantes de la faible espérance de vie de 8 ans. Une femelle a reproduit 4 fois en 22 mois (le maximum est de 3 fois en 24 mois). 57 chiots sont nés de ces reproductions à risque.

Le club de race recommande de ne pas faire reproduire des chiens non dépistés, en particulier pour les maladies cardiaques ou rénales, ou deux reproducteurs ayant des dysplasies moyennes à sévères (HD-D ,ED-2, et plus). Les reproductions avec des chiens avec des dysplasies sévères (HD-E, ED-3) mettent aussi à risque la descendance.

Deuxième recours

Pour le deuxième cas, il s’agit d’un élevage de chien type retriever.

De 2023 à 2025, 5 reproductions ont été constatées pour des chiens avec dysplasie de hanche (reproducteur 1/reproducteur 2): dysplasie sévère/dysplasie moyenne (deux fois), dysplasie sévère/non testé, dysplasie moyenne/dysplasie légère (deux fois). 13 chiots en sont nés.

Le club de race recommande de ne pas faire reproduire des chiens avec dysplasie moyenne ou sévère (HD-D, HD-E) ou non testée.

Animal cross décide d'agir et porte plainte contre l'État pour non contrôle : une première en France

Les DDPP des deux départements ont répondu à Animal Cross que ces élevages n’ont pas été inspectés de 2020 à 2025.

L’association Animal Cross considère que la carence des  DDPP dans l’exécution de leurs missions constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État.

C’est la première fois en France qu’une association met en cause la responsabilité de l’État pour défaut de contrôle des maladies héréditaires.

Rappelons que « La sélection des animaux de compagnie sur des critères de nature à compromettre leur santé et leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants est interdite » (Code rural 214-23).
La loi rend très difficile le fait pour une association de porter plainte directement contre un élevage sur la base de cet article, d’où le choix de cette stratégie juridique indirecte.

* Rappel
  • Premier  élevage : dysplasie du coude: ED-3/ED-2, deux fois, ED-3/ED-0, deux fois, ED-2/ED-0, trois fois,de hanche : HD-E/HD-A, deux fois, HD-D/HD-A une fois
  • Deuxième élevage : HD-E/HD-C (deux fois), HD-E/non testé, HD-D/HD-C (deux fois). 13 chiots en sont nés.
  • HD dysplasie de hanche HD-C : léger, HD-D : modéré, HD-E : sévère. ED dysplasie du coude, 1 : léger, 2 : modéré, 3 : sévère)
  • HD-E/HD-C (deux fois), HD-E/non testé, HD-D/HD-C (deux fois). 13 chiots en sont nés.
  • Absente : pas de contrôle de la dysplasie
Émission Sur le Front : Une remise en cause des dépistages des maladies héréditaires au sein d’une race à faible espérance de vie

Émission Sur le Front : Une remise en cause des dépistages des maladies héréditaires au sein d’une race à faible espérance de vie

Animal Cross était interviewé sur le sujet des maladies génétiques, dans l'émission "Sur le Front" de Hugo Clément diffusée le Le 25 mai.

Dans le reportage une éleveuse de Dogues de Bordeaux remet en cause le bien-fondé des dépistages des maladies héréditaires chez cette race, dont l'espérance de vie est de moins de 8 ans, estimant en savoir plus en regardant ses chiens qu’en lisant des tests.

Voici des informations complémentaires pour vous permettre de vous faire une opinion.

Comment l’élevage a-t-il été identifié ?

L’élevage a été repéré par Animal Cross à partir des petites annonces des portées en vente. L’association a vérifié sur le site de la Société centrale Canine Lof select, si les chiens avaient été dépistés sur les maladies d’intérêt et si le croisement minimisait le risque de problème de santé. L’élevage a été contacté en amont du film pour vérifier certaines informations.

Quel est l’état de santé des reproducteurs de cet élevage ?

Les parents de la portée n’ont pas été testés pour les affections cardiaques et rénales.

Le père souffre de dysplasie sévère de la hanche, pas du coude (HD-E, ED-0).  Aucun des grands-parents, ou arrière-grands-parents ne sont testés car ils sont issus d’élevage d’Europe de l’Est.

Du côté de la mère, elle n’est pas testée pour les dysplasies.

3 des 6 parents et arrière-grands-parents sont testés. Sur 14 ascendants, 4 seulement sont testés dont 4 avec test de maladie : dysplasie sévère de la hanche ou HD-E (2 fois), dysplasie légère de la hanche ou HD-C(1 fois)  ou dysplasie sévère du coude ou ED-3 (1 fois).  11 ascendants sont sans test ou information.

Le père, et non la mère, a été testé pour la keratose plantaire.

Quelle est la position du club de race ?

Le Club de race en France souligne l’importance de la détection et du fait d’enlever de la reproduction tout individu porteur d’une maladie cardiaque, de maladie rénale ou de kératose plantaire.

Les croisements avec des chiens non testés à la dysplasie ne sont pas non plus recommandés.

Source : site de la Société centrale canine.

https://www.centrale-canine.fr/sites/default/files/2023-11/18.01.01%20conseil%20%2B%20%20TGI.pdf

https://www.centrale-canine.fr/lofselect/articles/dogue-de-bordeaux-informations-sur-la-sante

Que peut-on dire de l’état des maladies héréditaires chez le dogue de Bordeaux ?

Au sein de la race du Dogue de Bordeaux, les maladies cardiaques et rénales sont particulièrement préoccupantes et constituent des causes majeures de la faible espérance de vie, estimée autour de 8 ans [1][2].

La sténose aortique sous-valvulaire (SAS) est la maladie cardiaque génétique la plus largement documentée chez le Dogue de Bordeaux [3][4].

Dans l’étude de cohorte française de Vachet (2018), les néphropathies représentaient 8,8 % des décès chez la race, tandis que les cardiopathies représentaient 13,2 % des causes de mortalité, se classant comme la deuxième cause de mortalité après le cancer (29,4 %) [1]. La durée moyenne de vie du panel était de 7,6 ans [1], faisant du Dogue de Bordeaux l’une des races canines à l’espérance de vie la plus courte.

Les chiens gravement atteints de SAS présentent une espérance de vie fortement réduite ; les formes sévères sont associées à une mortalité précoce et à un risque important de mort subite [3][4]. Aucun traitement n’a démontré de manière définitive une amélioration significative de l’espérance de vie ou de la qualité de vie dans les formes sévères de SAS, ce qui souligne le lourd impact de cette maladie pour les chiens et leurs propriétaires [3].

La kératodermie plantaire du Dogue de Bordeaux est une affection douloureuse à transmission autosomique récessive. Les chiens atteints développent un épaississement hyperkératosique sévère et des fissures des coussinets, apparaissant généralement entre 10 semaines et 1 an, provoquant boiteries, douleurs à la marche et infections secondaires [5].

Chez le Dogue de Bordeaux, la prévalence de la dysplasie de la hanche était d’environ 32 % en 2023 et 45 % en 2024 selon les statistiques publiées par la SCC [6]. Ces données sont sous-estimées car elles n’estiment que la dysplasie des hanches des chiens que les éleveurs ont bien voulu faire tester. Par comparaison, la dysplasie du coude est estimée à environ 20% par la SCC alors qu’une étude sur l’ensemble des chiens l’estime à 32% [3].

Le dogue de Bordeaux  est sur le podium des races les plus touchées en France pour la dysplasie de la hanche et du coude, sur plus de 300 races.

Sources

  1. Vachet, A. (2018). Étude de cohorte sur les causes de mortalité et l’espérance de vie du Dogue de Bordeaux en France. Étude citée dans les travaux vétérinaires français sur la race.
  2. PuppyLongevity. (s. d.). Dogue de Bordeaux lifespan and health statistics. PuppyLongevity. 
  3. Ohad, D. G., Avrahami, A., Waner, T., & David, L. (2013). The occurrence and suspected mode of inheritance of congenital subaortic stenosis and tricuspid valve dysplasia in Dogue de Bordeaux dogs. The Veterinary Journal, 197(2), 351-357. https://doi.org/10.1016/j.tvjl.2013.01.012
  4. Universities Federation for Animal Welfare (UFAW). (s. d.). Dogue de Bordeaux – Aortic stenosis. UFAW.  UFAW
  5. Murgiano, L., et al. (2016). A recessively inherited footpad hyperkeratosis associated with an FAM83G variant in the Dogue de Bordeaux. Canine Genetics and Epidemiology, 3(1).
  6. Société Centrale Canine (SCC). (2023–2024). Statistiques officielles de dépistage de la dysplasie de la hanche et du coude chez le Dogue de Bordeaux. SCC LOF Select / statistiques de santé raciale.
  7. Genevois, J. P., et al. (2008). Prevalence of elbow dysplasia according to official radiographic screening in France. Veterinary and Comparative Orthopaedics and Traumatology, 21(1), 21-24.

 

L’élevage a-t-il été contrôlé par la DDPP ?

DDPP : Direction Départementale de la Protection des Populations

À la demande d’Animal Cross, la DDPP a répondu que cet élevage n’avait pas été contrôlé de 2020 à 2025.

Saône-et-Loire : mobilisons-nous pour ne pas autoriser le déterrage des blaireaux en été

Saône-et-Loire : mobilisons-nous pour ne pas autoriser le déterrage des blaireaux en été

Répondre à la consultation publique avant le 20 mars 2026

La direction départementale des territoires (DDT) de Saône-et-Loire met actuellement à consultation du public un projet d’arrêté préfectoral autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 juin au 14 septembre 2026.

Cette période dite « complémentaire » permettrait le déterrage des blaireaux en plein été, c’est-à-dire pendant la période d’élevage des jeunes, une pratique particulièrement controversée et dénoncée depuis de nombreuses années par les associations de protection de la nature.

👉 Animal Cross vous invite à participer à la consultation publique et à vous opposer à ce projet d’arrêté.
Attention : pour que votre participation soit valable, pensez à autoriser la publication de votre contribution et à cocher la case « Avis défavorable » avant de déposer votre commentaire.
La mention « Avis favorable au projet d’arrêté » peut apparaître par défaut : ne vous y trompez pas.

Voir la consultation

Proposition de réponse :

Monsieur le Préfet de la Saône-et-Loire,

La Direction Départementale des Territoires de la Saône-et-Loire propose à la consultation du public un projet d’arrêté préfectoral portant sur la période complémentaire de la vénerie sous terre du Blaireau pour la période allant du 15 juin 2026 au 14 septembre 2026.

Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.

- L'argument d'une prétendue "prolifération" est démenti par les réalités biologiques de l'espèce. Le blaireau présente une vulnérabilité intrinsèque due à une dynamique de reproduction particulièrement lente :

  • Faible taux de reproduction : Seules 30 % des femelles se reproduisent annuellement (1), avec une moyenne de seulement 2,7 blaireautins par portée.
  • Mortalité juvénile critique : Entre 50 % et 70 % des jeunes périssent avant leur première année (collisions routières, conditions climatiques).
  • Il n'existe pas de recensement fiable des populations de blaireaux dans le département 71. Les données fournies par les chasseurs sont partiales et insuffisantes pour prouver une surabondance.

- Il est illegal de tuer les "petits" de mammifères. Scientifiquement, le "petit" désigne l'individu inapte à assurer le renouvellement de l'espèce. Toute intervention avant l'émancipation totale (fin d'automne) impacte directement la pérennité démographique locale. En effet, les blaireautins naissent généralement entre janvier et mars. Ils restent dans le terrier pendant leurs premières semaines de vie et ne commencent à en sortir qu’aux alentours de 6 à 8 semaines, au moment du sevrage. À partir de là, ils apprennent progressivement à se nourrir seuls et à s’intégrer dans la vie sociale du clan. Cependant, leur développement est lent. Les études scientifiques montrent que le blaireau est considéré comme un « petit » tout au long de sa première année de vie (1). Autrement dit, les jeunes nés au printemps sont encore très immatures pendant l’été.
La Cour administrative d’appel de Bordeaux (avis du 24 février 2026) précise que la notion de « petits » correspond à un défaut d'autonomie (incapacité de survivre seul) et que cet état ne doit être assimilé ni à la période de sevrage, ni à la maturité sexuelle.
De plus, la vénerie sous terre est une méthode non-sélective. L'animal étant terré, le chasseur est incapable d'identifier l'âge ou le statut de l'individu avant l'extraction aux pinces.
- La destruction des terriers nuit à la biodiversité globale en impactant les espèces cohabitantes, dont certaines sont protégées : le Putois d'Europe, le Chat forestier, le Renard, le Lapin de garenne et diverses espèces de Chauves-souris.
- Les dégâts aux cultures sont minimes avec seulement 22 cas signalés et la vénerie sous terre n'est pas une solution adaptée pour les dégâts aux infrastructures routières ou ferroviaires.
- Il existe des alternatives non-létales : Les répulsifs naturels ont prouvé leur efficacité pour un coût moindre pour les finances publiques. Il est également possible de recourir à des terriers artificiels.

- La vénerie sous terre, par sa nature même (acculement par les chiens, extraction traumatique aux pinces métalliques, mise à mort manuelle), inflige une souffrance extrême et prolongée. Ce caractère barbare est en rupture totale avec l'évolution des mœurs et les attentes sociétales : 83 % des Français sont favorables à l'interdiction du déterrage (Sondage IPSOS 2018).
 
(1)  https://hal.science/hal-03035073v1  ( François Lebourgeois. Le blaireau européen (Meles meles L.). Synthèse des connaissances européennes. Partie 2: groupes familiaux, dynamiques des populations et domaines vitaux. Revue forestière française, 2020)
 

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