Maladies raciales : plus de 100 vétérinaires ont signé notre tribune !

Maladies raciales : plus de 100 vétérinaires ont signé notre tribune !

135 vétérinaires ont signé notre tribune pour soutenir notre proposition de loi contre les maladies raciales d'origine génétique

Une étape majeure vient d'être franchie dans notre lutte contre la souffrance animale. À l'initiative des associations Quatre pattes, Animal Cross et Convergence Animaux Politique, une tribune d'une ampleur inédite a été publiée dans le journal « Le Monde », marquant un tournant dans la prise de conscience nationale sur la maltraitance génétique.

Un ralliement massif des professionnels de santé

Ce n'est pas seulement un cri d'alarme associatif, mais une véritable expertise de terrain qui s'exprime aujourd'hui. Plus de 100 vétérinaires et une vingtaine de ASV (assistante vétérinaire) ont co-signé notre appel pour exiger la fin de la sélection génétique qui dégrade la santé des chiens et des chats.

Ces praticiens, répartis sur tout le territoire, témoignent d'une réalité quotidienne insoutenable : celle d'animaux dont la vie est rythmée par la douleur en raison de critères esthétiques "mignons" ou "originaux". En signant ce texte, ils dénoncent une « hérésie » biologique qui les place dans une position morale impossible.

Le malaise des vétérinaires au cœur du débat

Un aspect qui est souvent ignoré : le malaise éthique profond des professionnels de la santé animale. Les vétérinaires signataires refusent désormais d'être les simples « réparateurs » de malformations délibérément programmées par l'humain pour répondre à des effets de mode.

Cette mobilisation massive souligne que :

  • La souffrance de ces animaux n'est pas une fatalité biologique, mais le résultat de pressions de sélection délibérées.
  • Le métier de vétérinaire subit un véritable épuisement professionnel face à la répétition de ces pathologies évitables.
  • La science et la morale imposent aujourd'hui de placer la santé avant l'apparence.

Un écho médiatique pour porter La proposition de loi

Cette tribune dans la presse nationale offre une visibilité cruciale à notre combat. Elle vient valider scientifiquement l'urgence de la proposition de loi du Sénateur Daniel Salmon enregistrée au Sénat le 11 mai dernier.

En recevant le soutien de plus d'une centaine de vétérinaires et de grandes fédérations internationales, nous démontrons que la France peut et doit s'aligner sur les dernières connaissances scientifiques pour interdire la reproduction d'animaux porteurs de traits handicapants.

Nous tenons à remercier chaleureusement les signataires et tous ceux qui nous rejoignent chaque jour. Ensemble, nous mettrons fin à la maltraitance programmée.

L’Ours des Pyrénées : Pourquoi est-il si difficile pour les ours pyrénéens de se rencontrer ?

L’Ours des Pyrénées : Pourquoi est-il si difficile pour les ours pyrénéens de se rencontrer ?

Comment l'aménagement du territoire influence ses déplacements ?

Une étude scientifique majeure publiée en mars 2026 par l'OFB et le Muséum National d’Histoire Naturelle, fait la lumière sur la « connectivité » de notre massif : Le relief pyrénéen naturel et anthropisé permet-il de laisser circuler cette espèce emblématique, toujours aujourd'hui en danger critique d'extinction ?

Une étude inédite pour briser l’isolement

La population d’Ours brun des Pyrénées revient de loin, mais elle reste fragile. Son principal défi aujourd'hui n'est pas seulement le nombre d'individus, ou la faiblesse génétique, mais leur isolement. La population est en effet fragmentée en deux noyaux (l’un à l’ouest et l’autre au centre-est) qui communiquent très peu entre eux : depuis 2016, seuls trois mâles ont réussi à passer d’un groupe à l’autre.

Pour comprendre ce qui bloque la fluidité des déplacements ursins, l'étude « Connectivité fonctionnelle des paysages pyrénéens pour l’Ours brun » (Dumortier et al., 2026) a analysé plus de 45 000 localisations GPS et VHF ainsi que des milliers d'indices de présence sur l'ensemble de la chaîne franco-espagnole et andorrane. L'objectif ? Identifier les « autoroutes » naturelles (les corridors) et les obstacles qui empêchent le brassage génétique indispensable à la survie de l'espèce.

Le relief : entre refuge et barrière physique

Si l’ours est un montagnard agile, il ne grimpe pas n’importe où au hasard. L’étude confirme que le relief joue un rôle déterminant dans ses mouvements :

  • L’étage idéal : Les ours privilégient les altitudes intermédiaires (généralement entre 800 et 1 800 mètres) où ils trouvent le meilleur compromis entre nourriture et tranquillité.
  • Les sommets infranchissables : Les massifs de très haute altitude, comme le Néouvielle ou le Pic du Midi de Bigorre, agissent comme de véritables freins. Les pentes raides (supérieures à 70 %), les falaises et l’absence de forêt pour se cacher rendent ces zones coûteuses en énergie et dangereuses.
  • Le besoin de forêt : Le couvert forestier est essentiel pour les déplacements diurnes et le repos. Les zones trop ouvertes ou rocheuses de haute altitude sont évitées, faute d’abris. Les femelles, plus petites et souvent accompagnées d'oursons, sont d'ailleurs particulièrement dépendantes de ces zones escarpées mais boisées pour leur sécurité.

L’activité humaine : le vrai « mur » pour les ours

Le relief n'explique pas tout. Le développement humain est le principal facteur de fragmentation de l'habitat de l'ours :

  • Les routes, obstacles majeurs : Les axes routiers dans les vallées (comme la route d'Aragnouet-Bielsa ou l'axe Foix-Ax les Thermes) constituent des barrières majeures. Plus le trafic est dense, moins l'ours ose traverser. Dans les zones où les routes sont nombreuses, les ours sont contraints de réduire la taille de leur territoire. Voir un ours près d'axe routier ou traverser des routes la nuit ne démontre pas un comportement déviant. (vidéo ici)
  • L’évitement de l’homme : Les ours perçoivent les activités humaines comme une menace. Ils évitent soigneusement les zones urbanisées et les plaines agricoles intensives. Cette méfiance repousse les ours vers des zones de montagne plus accidentées, limitant ainsi leurs possibilités de rencontre entre les deux noyaux de population.
  • Un enjeu de cohabitation : Pour assurer l'avenir de l'ours, l'étude souligne l'urgence d'aménager le territoire. Cela passe par la création de passages à faune (ponts ou tunnels) et de systèmes d'alerte pour les automobilistes là où les corridors écologiques croisent les routes.

Améliorer la circulation de l'ours, c'est protéger l'ensemble de la biodiversité pyrénéenne.

En tant qu'espèce parapluie, l'ours a besoin de vastes territoires préservés pour se déplacer, se nourrir et se reproduire. Les actions mises en place pour préserver ses habitats et renforcer leur connectivité bénéficient également aux oiseaux, mammifères, insectes, amphibiens et à toute la biodiversité qui partage ces espaces.

Préserver une espèce parapluie, c'est donc protéger un écosystème entier, ce qui en fait un levier essentiel pour la conservation de la nature.

Référence : Dumortier N., Carruthers-Jones J., Sentilles J., Quenette P.-Y., Lemaître P.-L. & Vanpé C. 2026. — Connectivité fonctionnelle des paysages pyrénéens pour l’Ours brun Ursus arctos Linnaeus, 1758. Naturae 2026 (4): 81-105.

Sauvetage d’urgence : 96 animaux sauvés de la canicule

Sauvetage d’urgence : 96 animaux sauvés de la canicule

Le 23 juin, la gendarmerie d'Oloron nous appelle en urgence. Sur place, le thermomètre affiche 42°C. Les animaux sont en plein soleil, sans eau. 

Partout, la même scène d'horreur. Des poules sont déjà mortes. Des lapins agonisent dans leurs clapiers brûlants. Des bébés sont morts. D'autres ont été dévorés par leur mère.

Des cochons suffoquent. Deux chiens, un patou et un braque sont enfermés dans un petit espace, ils ne peuvent même pas rejoindre un point d'eau.

Les gendarmes sont à pied d'œuvre depuis 8h. Formidables, ils ne cessent de leur apporter de l'eau pour les maintenir en vie. Lorsque nous approchons, la jeune chienne braque peine à marcher. À quelques mètres, une chienne Patou reste couchée, immobile, résignée. Libérée de sa chaîne, elle ne réagit presque plus. Après de longues minutes à l'encourager, elle trouve la force de se lever et nous suit lentement.

Une décision exceptionnelle Face à cette situation dramatique, le Parquet ordonne immédiatement la saisie de tous les animaux. Trois associations unissent leurs forces :

  • La Ferme des Choupinous prend en charge les 52 lapins.

  • La Ferme des Trois Pommes accueille l'âne et la mule.

  • Animal Cross prend en charge tous les autres animaux : les chiens, les moutons, les chèvres, les canards et les chatons.

  • Pendant deux jours, sous une chaleur écrasante, bénévoles, gendarmes et associations travaillent ensemble. Au total, 96 animaux sont sauvés : 52 lapins, 23 moutons, 2 chèvres, 6 chiens, 2 chatons, 1 âne, 1 mule, 20 canards.

Les premiers examens vétérinaires révèlent l'étendue des souffrances

Certains animaux sont conduits immédiatement chez le vétérinaire. Beaucoup souffrent d'un coup de chaleur. Certains lapins peinent à respirer. Ils sont aujourd'hui chez le vétérinaire sous assistance respiratoire.Mais c'est la jeune braque, âgée d'à peine un an et demi, qui nous bouleverse le plus. Elle a 18 mois mais porte déjà sur son corps les traces d'anciennes blessures. Les radiographies révèlent plusieurs fractures anciennes jamais soignées : plusieurs fractures du bassin ; une fracture de la hanche qui s'est consolidée de travers ; une déformation importante de l'articulation. Elle boite des deux pattes arrière. Comme si cela ne suffisait pas, elle souffre également d'un énorme abcès au cou, gros comme une balle de tennis, rempli de pus. Quant à la chienne Patou, son collier a fini par s'enfoncer dans sa chair...

Tous les animaux ont été placés et pris en charge. Ils reçoivent maintenant les soins nécessaires. Une cagnotte a été lancée et relayée sur les réseaux sociaux et dans les journaux locaux.

lien vers la cagnotte - merci pour eux 💚​ 

Pour 1 €, donnez plus de poids à la protection de la faune sauvage

Pour 1 €, donnez plus de poids à la protection de la faune sauvage

Aujourd'hui, Animal Cross lance une campagne exceptionnelle d'adhésion à 1 €.

Pourquoi ? Parce que nous avons besoin de vous pour obtenir l'agrément environnement.

Vidéo explicative : comment remplir le nouveau formulaire d'adhésion pour moi et mes proches, en bas de la page

 L'agrément environnement, c'est quoi ?

Délivré par l'État, il constitue une reconnaissance officielle du sérieux, de la compétence, de l'indépendance et de l'engagement d'une association dans le domaine de la protection de l'environnement.

En obtenant cet agrément, Animal Cross serait reconnue comme une association de référence, légitime et compétente pour représenter l'intérêt général en matière de protection de la faune sauvage et de la biodiversité.

C'est une étape majeure dans la vie de notre association.

Cette reconnaissance nous permettrait d'être davantage entendus par les pouvoirs publics, de participer officiellement aux consultations et aux instances de concertation sur les questions environnementales, mais aussi de défendre plus efficacement les espèces sauvages et leurs habitats lorsque ceux-ci sont menacés.

 

2000 adérents nécessaire pour obtenir cet agrément,
nous avons besoin de vous

Aujourd'hui, nous sommes 1100 adhérents. Notre objectif est d'atteindre les 2 000 membresC'est pourquoi nous lançons une campagne d'adhésion exceptionnelle à seulement 1 €.

Car aujourd'hui, ce n'est pas le montant qui compte, mais le nombre de citoyens qui affirment que la faune sauvage mérite d'être représentée, défendue et entendue.

Si vous êtes déjà adhérent, vous pouvez nous aider de façon très concrète : faites adhérer un membre de votre famille, un ami, un collègue ou un voisin.

Chaque nouvelle adhésion renforce la légitimité d'Animal Cross et rapproche notre association de cette reconnaissance officielle.

Pour 1 €, vous contribuez à faire reconnaître la protection de la faune sauvage comme une cause qui mérite d'être représentée au plus haut niveau des décisions publiques.

Nous avons besoin de 900 adhérents supplémentaires.


Concrètement, à quoi servira l'agrément environnement ?


1. Défendre plus efficacement la faune sauvage devant les tribunaux⚖️

L'agrément renforcera notre capacité à engager des recours contre des décisions portant atteinte à la biodiversité et facilitera la reconnaissance de notre recevabilité devant les juridictions :

  • contester un arrêté autorisant des tirs de loups ;
  • attaquer des décisions concernant le blaireau ou les espèces classées ESOD ;
  • intervenir dans des dossiers concernant l'ours, le bouquetin ou d'autres espèces protégées ;
  • défendre des habitats naturels menacés.

2. Être présents là où les décisions se prennent

L'agrément permettra à Animal Cross d'être reconnue comme un interlocuteur légitime et compétent auprès des pouvoirs publics :

  • siéger dans les Commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) ;
  • participer aux débats sur la gestion du loup, de l'ours ou des espèces de montagne ;
  • faire entendre la voix de la faune sauvage face aux représentants de la chasse et aux autres acteurs concernés.

3. Faire reconnaître officiellement l'expertise d'Animal Cross

L'agrément est une reconnaissance officielle accordée par l'État aux associations sérieuses, indépendantes et engagées dans la protection de l'environnement :

  • notre expertise sera davantage prise en compte par les administrations ;
  • notre parole aura plus de poids auprès des décideurs ;
  • Animal Cross sera reconnue comme une association de référence pour la défense de la faune sauvage et de la biodiversité.

Nous ne cherchons pas seulement 2 000 adhérents. Nous voulons obtenir la reconnaissance officielle qui permettra à la voix de la faune sauvage d'être entendue là où les décisions se prennent.

Alerte canicule : comment protéger nos animaux

Alerte canicule : comment protéger nos animaux

Face à l'intensification des épisodes de canicule, nos animaux de compagnie se retrouvent en première ligne. Contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas "armés" comme nous pour affronter la chaleur, et ce qui peut nous sembler être un simple inconfort peut devenir pour eux une urgence vitale en quelques minutes seulement

Téléchargez notre guide pratique
pour protéger votre animal ➡️

Pourquoi nos animaux sont-ils plus vulnérables que nous ?

La principale différence réside dans la gestion de la température corporelle. Alors que l'être humain transpire sur l'ensemble du corps pour évacuer la chaleur, le chien et le chat ne possèdent des glandes sudoripares qu'au niveau des coussinets et de la truffe. Ce mécanisme est très marginal et insuffisant pour refroidir l'organisme.

Pour réguler leur température (située normalement entre 38°C et 39°C), ils comptent principalement sur le halètement. En respirant rapidement la gueule ouverte, ils favorisent l'évaporation de la salive, ce qui refroidit le sang circulant dans la langue.
Cependant, ce système a ses limites : si l'air ambiant dépasse 41°C, l'animal inspire un air qui réchauffe son corps au lieu de le refroidir
.
Certains animaux sont encore plus à risque :
  • Les races brachycéphales (museau plat comme les Bouledogues, Carlins, Persans) : leur anatomie entrave la circulation d'air nécessaire à l'évaporation, les enfermant dans un cercle vicieux mortel.
  • Les NAC (lapins, rongeurs) : Ils ne peuvent pas haleter efficacement et ne transpirent pas du tout. Le lapin, par exemple, utilise uniquement la vasodilatation des vaisseaux de ses oreilles pour évacuer un peu de chaleur.
  • Les animaux fragiles : Les jeunes, les seniors, les animaux en surpoids ou cardiaques décompensent beaucoup plus vite.

Les bons gestes de prévention

Pour protéger votre compagnon, l'anticipation est la clé :

  • Hydratation constante : Laissez plusieurs gamelles d'eau fraîche (mais non glacée) à disposition et renouvelez-les régulièrement. Astuce : pour les chiens peu enclins à boire, ajoutez un peu de bouillon de bœuf sans sel, et pour les chats, un peu de jus de thon.
  • Aménagement de l'habitat : Gardez les volets fermés aux heures chaudes. Privilégiez les pièces carrelées et utilisez des ventilateurs ou des tapis rafraîchissants.
  • Adaptation des activités : Ne sortez votre animal que tôt le matin ou tard le soir. Testez le bitume avec votre main : s'il est trop chaud pour vous, il brûlera les coussinets de votre animal.
  • Soins spécifiques aux NAC : Évitez les cages en plexiglas qui emprisonnent la chaleur et préférez les barreaux. Placez des bouteilles d'eau congelée enveloppées dans un linge dans leur enclos.

Ce qu'il ne faut JAMAIS faire

  • Ne jamais laisser un animal seul dans une voiture : Même pour quelques minutes, même avec les fenêtres entrouvertes ou à l'ombre. L'habitacle peut dépasser les 50°C en moins de 10 minutes, transformant le véhicule en fournaise mortelle.

  • Ne pas raser son animal : C'est une erreur majeure. Le pelage n'est pas qu'une protection contre le froid ; il sert d'isolant thermique en créant un coussin d'air protecteur. Le raser expose la peau aux brûlures solaires et augmente la température corporelle. Privilégiez un brossage approfondi pour retirer les poils morts.

  • Ne pas utiliser d'eau glacée : Refroidir brutalement un animal avec de l'eau glacée peut provoquer un choc thermique ou une vasoconstriction qui emprisonne la chaleur à l'intérieur du corps.

Reconnaître les signes d'alerte (Coup de chaleur)

Le coup de chaleur est une urgence vétérinaire absolue. Soyez attentif aux symptômes suivants : 
  1. Halètement frénétique, bruyant et persistant.
  2. Muqueuses (gencives, langue) rouge brique ou violacées.
  3. Hypersalivation ou présence de mousse à la gueule.
  4. Fatigue soudaine, léthargie, démarche instable (l'animal titube).
  5. Troubles digestifs (vomissements, diarrhées parfois sanglantes).
  6. Convulsions ou perte de connaissance.

Que faire si votre animal se sent mal ?

"Refroidir d'abord, transporter ensuite" est la règle d'or.

  • Déplacez-le immédiatement à l'ombre dans un endroit ventilé.

  • Mouillez-le progressivement avec de l'eau tiède ou fraîche (20-22°C), en commençant par les pattes, le ventre et le cou.

  • Placez-le devant un ventilateur pour accélérer l'évaporation.

  • Appelez les urgences vétérinaires sans délai, même si l'animal semble aller mieux. Des lésions internes (notamment rénales) peuvent apparaître jusqu'à 72 heures après l'épisode.

Procédure si vous trouvez un chien enfermé dans une voiture

  1. Recherchez le propriétaire : Faites passer une annonce si vous êtes sur le parking d'un magasin.
  2. Appelez les forces de l'ordre : Seule la police ou la gendarmerie est habilitée par le Code Rural (Art. L214-23) à ouvrir un véhicule en cas de danger.
  3. Si l'urgence est vitale : Si l'animal est en détresse imminente et que les secours tardent, vous pouvez briser la vitre. Pour être protégé par l'état de nécessité (Art. 122-7 du Code pénal), vous devez :
    • Prendre une vidéo de l'animal en détresse avant d'agir.
    • Avoir un témoin qui vous filme, voire deux  pour attester de l'urgence.
    • Contacter la police immédiatement après l'action.
    • Sortir l'animal, le mettre à l'ombre et le rafraîchir en attendant les secours.

 

Le propriétaire risque jusqu'à 750 € d'amende pour mauvais traitement, voire des peines de prison en cas de décès de l'animal.

Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Pau, le 26 mai 

Une proposition de loi visant à lutter contre les maladies héréditaires et les dérives de sélection chez les chiens et les chats a été déposée par sénateur Daniel Salmon d'Ille-et-Vilaine (Bretagne), groupe EELV,  afin de renforcer la protection du bien-être animal et d’encadrer plus strictement la reproduction des animaux de compagnie.

des souffrances largement documentées

Le texte part d’un constat simple : certaines pratiques de sélection ont conduit au développement de races exposées à des pathologies graves et prévisibles, générant des souffrances chroniques parfois incompatibles avec une vie normale, pour des centaines de milliers de chien. Difficultés respiratoires chez les races brachycéphales, dysplasies articulaires, maladies cardiaques, troubles neurologiques ou dermatologiques : ces atteintes ne relèvent plus de cas isolés mais de prédispositions largement documentées par la littérature scientifique et vétérinaire.
Une maltraitance génétique s’est institutionnalisée.

La situation actuelle, comptant sur la bonne volonté des acteurs des filières (éleveurs, clubs de race, Société centrale canine - SCC et Livre Officiel des Origines Félines - LOOF) est très insuffisante, certains éleveurs pratiquant des sélections responsables alors que d’autres s’en affranchissent. Ce texte traite en même temps des animaux de race et d’apparence pour éviter que les obligations pesant sur les races ne créent un développement des animaux d’apparence (chiens et chats issus des races mais sans être inscrits au livre généalogique), revendication principale de la SCC et du LOOF.
Il place le vétérinaire au cœur du système car lui seul peut déterminer si les chiens et chats sont à faible risque de maladie héréditaire, l’absence de risque n’existant pas. On peut estimer qu’au moins 600 000 chiens sont concernés (LOF et chiens d’apparence) et des dizaines de milliers de chats.

Les principales mesures de la proposition de loi :

La proposition de loi prévoit notamment :

  • l’interdiction de la commercialisation et de l’importation d’animaux de compagnie issus sélection génétique à risque
  •  l’interdiction de la reproduction de chiens et chats lorsque les croisements ne permettent pas de réduire au minimum les risques de souffrance liés aux maladies héréditaires ;
  • l’interdiction des races dans une impasse génétique ;
  • l’inscription sur le livre généalogique seulement des chiens et chats à risque minime de maladies héréditaires ;
  • la délivrance du certificat de cession vétérinaire, certificat existant déjà, uniquement pour les chiots et chatons issus d’un croisement minimisant les risques  de  maladies héréditaires;
  • l’obligation de faire figurer dans les annonces de cession les résultats des tests de dépistage ;
  • l’interdiction à terme de l’appellation chiens et chats “d’apparence”, les chiens et chats d’apparence  ne pouvant plus se revendiquer d’une race;
  • l’interdiction de la publicité pour des races à risque ;
  • la possibilité pour les associations de protection animale de recourir en justice contre les élevages pratiquant la maltraitance génétique.

L’adoption récente d’un règlement européen sur le bien‑être des chiens et des chats applicable à partir de 2030 demeure insuffisante, le texte ne couvrant pas pleinement les animaux d’apparence et ne prévoyant pas de modalités de contrôle adaptées. 

 

CONTACT 

 

Benoît Thomé

benoit@animal-cross.org

Recevez chaque semaine notre lettre d'infos.

Vous êtes désormais inscrit à la lettre d'infos d'Animal Cross.