Le calvaire d’une jument : entre espoir de sauvetage et opacité judiciaire
Depuis près d’un an, Animal Cross suit de près le calvaire d’une jument âgée de 25 ,ans, près de Pau. Malgré nos alertes répétées et un état de santé alarmant, la procédure de sauvetage a connu des rebondissements aussi soudains qu’inexplicables lors du week-end de la Pentecôte.
Une situation d'urgence absolue
La jument, située initialement près de Pau, se trouve dans un état de cachexie particulièrement préoccupant.
Pour Animal Cross, cette situation n'est malheureusement pas une surprise : le 25 juin 2025, nous avions déjà pris en charge un premier cheval appartenant aux mêmes propriétaires, lequel présentait un état de maigreur extrême similaire.
Si ce dernier a pu être sauvé et a retrouvé une santé normale sous notre protection, l'avenir de sa compagne reste aujourd'hui incertain.

Chronologie des faits : le week-end où tout a basculé
La fin du mois de mai 2026 a été marquée par une accélération brutale des événements :
- Vendredi 22 mai : Face à l'inertie des autorités (DDPP, police), Animal Cross multiplie les contacts. Grâce au soutien de plusieurs personnalités locales et de la Fondation Brigitte Bardot, le Procureur est saisi du dossier.
- Samedi 23 mai : Une expertise vétérinaire est ordonnée par la justice. Suite à cela, le procureur délivre une ordonnance de saisie : la jument doit être retirée à ses détenteurs et confiée à Animal Cross.
- Dimanche 24 mai (14h00) : Nos bénévoles, accompagnés de transporteurs spécialisés, se rendent sur place avec les forces de l’ordre pour l'exécution de la saisie. Coup de théâtre : la jument a disparu. Les propriétaires affirment qu'elle n'est plus sur les lieux.
- Dimanche 24 mai (après-midi) : La jument est finalement localisée sur une autre propriété. La gendarmerie nous demande de nous y rendre pour 18h.
- Dimanche 24 mai (18h20) : Un nouvel appel de la gendarmerie annule tout. En l'espace de vingt minutes, et malgré l'ordonnance initiale nommant Animal Cross, une nouvelle décision est prise : la jument ne nous est plus confiée.
Des interrogations légitimes et un placement opaque
Contre toute attente, l'animal n'a pas été placé dans une association de protection animale, mais dans une structure privée. Ce choix nous inquiète pour plusieurs raisons :
- Le manque d'indépendance : Des éléments suggèrent des liens de proximité entre les propriétaires de la jument et le gestionnaire de cette structure.
- Des antécédents préoccupants : Des témoignages font état de conditions de détention insatisfaisantes au sein de cette structure par le passé.
- L'opacité administrative et judiciaire : Comment une ordonnance nominative a-t-elle pu être modifiée un dimanche après-midi en quelques minutes ?
Notre action continue
Malgré un premier classement sans suite qui nous a révoltés, la mobilisation massive (plus de 300 000 vues sur nos réseaux sociaux) a porté ses fruits : la plainte a été relancée. Le propriétaire devait être entendu par la justice le lundi 25 mai.
Animal Cross a officiellement sollicité le Procureur de la République pour un réexamen complet du dossier. Nous demandons toute la lumière sur les raisons ayant conduit à l'abandon de l'ordonnance initiale et exigeons des garanties sur les conditions de détention actuelles de la jument.
Nous ne lâcherons rien. Cette jument, comme tous les animaux, mérite de finir ses jours dans la dignité.


































