Certains ont peut-être remarqué cette phrase dans nos publications.

« Tous les êtres vivants,
Domaines de la nature,
Minéral, humain, végétal et animal,
Naissent et demeurent,
Libres et égaux,
En devoirs et en droits ».

Il nous a paru intéressant d’essayer de vous l’expliquer. Plusieurs idées traversent cette déclaration.

 

Sensibilité animale et respect de la vie, les deux poumons de la protection animale

Deux courants de pensée sont à l’origine de la protection des animaux en France, et ailleurs. La protection des animaux se fonde d’abord sur l’idée que l’animal est un être sensible. C’est le courant dominant en Occident. L’autre courant voit surtout en lui un être vivant. C’est le courant dominant en Orient, dont est issu cette phrase.

Le premier courant s’appuie sur la perception de l’animal comme un être sensible. La phrase de J. Bentham, chef de l’école utilitariste anglaise au XIXᵉ siècle est connue. Il écrit, à propos des animaux : « La question n’est pas : « Peuvent-ils raisonner ? Peuvent-ils parler ? Mais : Peuvent-ils souffrir ? » Après lui, et progressivement, s’impose cette idée que l’animal ressent douleur, souffrance et angoisse. L’homme, souvent à l’origine de cette souffrance, doit s’attacher à diminuer cette souffrance, et même à la supprimer. Allant plus loin, nombre de nos contemporains décrivent l’animal comme un être sentient, c’est-à-dire qui possède un « monde intérieur ». Il n’éprouve pas seulement la souffrance mais une palette de sentiments et d’émotions, il est doué d’une conscience. Il possède une perception singulière de son environnement, son « Umwelt » au sens original, c’est-à-dire le monde qui l’entoure. De cette tradition nait la présentation de l’animal comme être sensible dans notre droit (Code rural art. L214.1 1976, Code civil art. 515-14 2015). Ce n’est pas ici le lieu de développer cette idée.

Passons au deuxième courant de pensée. Il voit dans l’animal un être vivant. La protection lui est due en fonction de la vie qui l’habite et qu’il convient de respecter. L’interdiction de tuer l’animal n’est pas fondée seulement par le fait qu’il a un intérêt à vivre (P. Singer et son école) mais au nom du respect de la vie.

Cette conception est très profonde dans le bouddhisme, le jaïnisme, et certaines traditions hindoues. « Au cours des siècles, les religions traditionnelles indiennes ont développé des principes fondés sur la vie sous toutes ses formes. Les interrogations sur celles-ci n’étaient pas limitées aux humains mais incluaient aussi les animaux. (…) Ahimsa, l’un des principes fondamentaux de l’hindouisme, prône la non-violence et le respect de toute vie »[1]. En Inde, cette conception est à l’origine de la possibilité pour les régions indiennes d’interdire l’abattage des vaches et également du devoir de compassion envers les animaux (constitution de 1950)[2], même si la réalité vécue par les animaux semble beaucoup moins rose. Cette conception protège la vie animale comme les autres vies.

La figure qui la première incarne cette conception en Occident est St François d’Assise. Au XIIIème siècle, il s’émerveille du feu, de l’eau, du vent. Il prêche aux animaux, qui sont donc jugés dignes de le comprendre et de louer Dieu. En traversant les siècles, citons Gandhi, et Albert Schweizer, disciple de Gandhi, qui écrit « je suis vie qui veux vivre entourée de vie qui veux vivre ».

Si Animal Cross reconnait bien l’animal comme un être sensible et sentient, doué d’une conscience, nous sommes plus proches du second courant de pensée, qui nous tourne vers le respect de la vie, et ce, quelle que soit la forme de cette vie.

 

Plantes et minéraux : des êtres vivants, comme les animaux

Entre ces courants, l’un de la sensibilité animale, l’autre de protection de la vie, le passage devrait être fluide, le premier puisant ses racines dans le second, le second comprenant le premier comme une traduction plus contemporaine et plus explicite des principes qui l’animent.

La difficulté vient toutefois du fait que certaines personnes dénient la sensibilité aux autres êtres vivants « non animaux ». Humains et animaux participeraient à la communauté des êtres sensibles, dans une continuité biologique, comme « animaux humains » et « animaux non humains », quand les végétaux, ne parlons pas des minéraux, en seraient exclus parce qu’ils ne ressentiraient rien. Les végétaux ne participeraient pas ainsi à la « communauté des intérêts » parce qu’ils n’auraient pas d’intérêt à ne pas souffrir.

A la fin des années 1940, Aldo Léopold, américain considéré comme le père de l’écologie contemporaine, proposait déjà d’intégrer les animaux, et la nature, dans la communauté des vivants. « L’éthique de la terre élargit simplement les frontières de la communauté de manière à y inclure le sol, l’eau, les plantes et les animaux ou, collectivement, la terre »[3].

Rappelons que les découvertes scientifiques sur la sensibilité végétale n’en sont qu’à leur début [4]. Dans son livre La vie secrète des arbres, le forestier allemand P. Wohlleben raconte comment les arbres communiquent entre eux par les racines, se préviennent en cas de maladie ou de prédateurs [5]. Plus encore que les recherches sur les animaux, les recherche sur les végétaux sont limitées par l’incapacité des chercheurs à concevoir le psychisme des végétaux et, ensuite, à développer les outils et à monter les expériences pour les faire apparaître. « Quand les capacités cognitives des végétaux seront connues, quand leur vie sensorielle et leurs besoins seront reconnus, notre façon de considérer les plantes évoluera [6]». Certaines expériences peuvent faire toucher du doigt la sensibilité du végétal, comme lorsqu’on voit les arbustes des bords d’une route déchiquetés, les fleurs décapitées, par des engins de voirie. La sensibilité des plantes à la musique semble aussi une piste d’investigation intéressante [7].

Nombre de personnes qui ne mangent pas de la viande préfèrent s’accrocher à cette idée que les végétaux ne souffrent pas pour défendre leur régime alimentaire car, pensent-ils, si on accorde une sensibilité à la carotte, alors elle aussi, à son tour, ne souhaite pas être mangée, pas plus que le cochon, et la salade pas plus que le veau.

En fait, toutes ces personnes devraient retourner le problème dans l’autre sens. Les végétaux sont sensibles mais ils sont capables d’accepter qu’on les mange. Ils n’en ressentent pas de douleur, contrairement au cochon et au veau que l’abattoir terrorise.

Quant à la sensibilité du minéral, elle est méconnue. Un cœur est « dur comme de la pierre », qui justement n’en aurait pas. L’être minéral est le premier dans l’ordre d’apparition de cette terre. Non seulement il précède les autres, mais les autres procèdent de lui. Il donne sa forme aux autres et les habille.

Certains minéraux particuliers comme les montagnes nous inspirent. Nous devinons dans leur forme incroyable (par exemple : le Cervin, le Pic du Midi d’Ossau) une présence particulière, celle d’un géant assoupi.

Ne tirons pas de conclusion hâtive du fait que la plupart d’entre nous ne sommes pas conscients du fait que le minéral est vivant. Cela reflète plutôt notre propre retard. Au fur et à mesure que nous changerons, l’évidence apparaîtra.

Pour finir, nous écrivons « domaines de la nature » et non « règnes de la nature » car la notion de règne implique la notion d’objet, d’objet d’expérience pour les scientifiques. La classification en règne est utile scientifiquement mais le terme de « domaine » correspond mieux à la réalité de ces êtres, elle les décrit comme des personnes à leur tour.

Pour conclure, Animal Cross étend donc la non-discrimination entre les espèces non seulement aux animaux, mais aussi aux végétaux et aux minéraux. D’où la phrase « tous les êtres vivants…naissent et demeurent libres et égaux en devoirs et en droits ».

 

Animaux, végétaux, minéraux, humains : tous égaux

L’égalité ne signifie pas que tous les êtres sont similaires, mais qu’ils méritent une égale considération morale.  L’égalité signifie que toute vie a une valeur égale.

Nous affirmons la valeur intrinsèque des êtres vivants, c’est-à-dire qu’ils existent pour eux-mêmes. Cette valeur prime sur leur valeur instrumentale [8]. Un être n’existe pas par rapport à un autre. Les bancs de poisson ne sont pas des « ressources halieutiques ». Les vaches ne sont nées pour être des usines à lait. Les chevaux ne peuvent être réduits à d’agréables compagnons pour pratiquer l’équitation.

Tous les êtres sont une fin en soi, pour reprendre un langage plus philosophique. Tous les êtres possèdent une valeur intrinsèque, qui est égale, qu’ils soient des êtres humains ou pas. La célèbre maxime morale devient alors : “Agis de telle sorte que tu traites la vie, en ta personne ou celle d’un autre être vivant, comme une fin, et jamais simplement comme un moyen”[9].

En reprenant le vocabulaire antispéciste, on dirait que tout être vivant a droit à une égale considération. « Que chacun compte pour un et qu’aucun ne compte pour plus d’un. » (J. Bentham)

L’animal n’existe pas par rapport à l’homme, la nature non plus. Dans son livre Tant qu’il y aura des cages, S. Wise montre comment cette idée a traversé les siècles depuis l’Antiquité, à savoir que la nature n’avait de raison d’être que pour l’homme, comme si elle lui était destinée, et qu’il est au sommet de la Grande chaine de l’Etre. Il note d’ailleurs qu’avec l’ère moderne cette conception perdure et malgré le développement des sciences, qui montre tous les êtres vivants, indifféremment, issus de l’évolution après le big bang. « Depuis Aristote « la nature a fait les animaux pour l’homme ».  C’était l’anthropocentrisme téléologique. La partie « téléologique » signifie que tout dans la nature est imprégnée dans ce but. Tout a une fin. « Anthropocentrisme » veux dire que le monde est conçu pour nous » [10].

 

Individu, groupe social et espèce, tous ont une vie à défendre

Un animal existe d’abord pour lui-même. Il n’est pas le représentant d’une espèce, une partie ou une quantité d’un tout. Pour autant, les groupes sociaux et les espèces existent aussi bien entendu.

Ainsi, un étourneau sansonnet compte pour lui-même, et une nuée d’étourneaux compte aussi. L’espèce des étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris [11]) a aussi sa propre réalité.

De même un thon existe pour lui-même, et le banc de thon a aussi une existence. L’espèce des thons albacores aussi (thunnus albacares).

 

Tous libres, c’est-à-dire sans propriétaire

La liberté s’entend en tant qu’absence de propriétaire.

La désappropriation de l’animal est un élément fondamental dans le chemin vers sa personnalité juridique [12].

Dès lors que les animaux ont des droits, il n’est ainsi plus pensable qu’ils puissent avoir un propriétaire. Quand l’esclave était un bien, il pouvait être possédé par un maître. Dès lors que l’esclavage a été aboli (1848 en France), un homme ne pouvait plus posséder un autre homme. Il en va de même des animaux. Le statut de « propriété » de l’animal devrait disparaitre au fur et à mesure qu’il est considéré comme une personne, en commençant par les animaux de compagnie.

Si l’animal n’a plus de « maître », son ancien maître devient son protecteur, qui lui garantit gite et couvert, son avocat, qui exprime ses besoins et défend ses droits.

En attendant un changement de règlementation, qui n’arrivera peut-être pas demain, il est important que les protecteurs des animaux considèrent leur animal domestique comme un être libre, sans maître, qu’ils n’exercent pas sur lui une domination mais une éducation, tenant compte de ses besoins et envies. Quand un animal est vendu, par exemple par un refuge, le prix payé ne doit pas être compris comme la valeur de l’animal (« une vie n’a pas de prix ») mais comme une indemnisation financière de son ancien gardien pour le travail effectué et pour ses frais.

Dans une période provisoire, il vaut mieux un propriétaire qui protège son « bien » qu’un bien sans propriétaire, qui serait livré à toutes les personnes mal intentionnées. Ainsi, la protection qu’un Etat accorde à une zone maritime, par exemple sous forme d’aire maritime protégée, est bien préférable à une zone maritime sans propriétaire, comme les zones maritimes internationales, livrées à une flotte de pêche sans scrupule.

 

Des êtres vivants qui ont tous des devoirs

Une raison souvent invoquée pour refuser d’accorder la personnalité juridique aux animaux est que les droits ne sont accordés qu’à ceux qui respectent des devoirs. A quoi les penseurs de protection animale répondent que les droits sont accordés aux êtres humains aussi quand ils sont des jeunes enfants ou des déficients mentaux, incapables de respecter des devoirs [13] . Le juriste américain T. Reagan distinguent les sujets moraux, capables d’agir selon des préceptes moraux, aux patients moraux, incapables de faire le bien comme le mal, mais qui ont droit au respect de la vie inhérente qu’ils possèdent.

Cette théorie des cas marginaux est bien sûr intéressante.

Une voie plus directe serait de se rendre compte et de reconnaître les contributions immenses des êtres vivants, autres que les êtres humains, à cette vie sur terre. L’utilité des êtres vivants pour les autres êtres est le « devoir » auquel nous faisons référence.

Dans un foyer, un chien apporte de la gaieté. Un chat qui ronronne sur le ventre de sa maîtresse est son meilleur anti-dépresseur. Un âne témoigne à son gardien une égalité d’âme en tout temps qui stabilise son caractère.

Dans son livre « L’animal sujet de droit [14] », l’association Animal Cross essaie de montrer comment tous les animaux dit « nuisibles » jouent un rôle dans l’écosystème : les geais transportent des glands et multiplient des chênes, les corvidés sont les charognards des routes, les sangliers sont les jardiniers de la nature en éliminant de nombreuses larves dans les champs, etc.

Les « services » que la nature rend à la planète sont les devoirs qu’elle accomplit. L’arbre capte le carbone, purifie  l’air et le rafraichit en cas de forte chaleur. Les forêts abritent les animaux sauvages, les montagnes et glaciers rendent la neige sous forme d’eau, les sols filtrent la pollution etc. Il a été maintes fois démontré que les services rendus par la nature et les écosystèmes sont colossaux [15].

Certains argumenteront qu’animaux, végétaux, minéraux ne le font pas « volontairement ». Qu’ils ne font que « suivre leur nature » ou « exprimer leur matière », alors que la notion de « devoir » inclut le respect délibéré d’une loi morale ou civile. Cela dépend sans doute la manière dont on les regarde. Le chien est-il contraint d’aimer son maître ou, en l’aimant, suit-il son inclination, confirmant ainsi sa nature ? Et qui peut parler à la place d’un arbre ? Peu importe la réponse à ces questions à la fin, car nul ne peut contester la contribution des autres domaines de la nature à l’équilibre de la vie sur cette terre.

En conclusion, les êtres vivants autres que les êtres humains ont accompli leurs devoirs les premiers, sans attendre un retour.  Ils sont à jour de leur obligation. Il serait grand temps que les êtres humains remplissent en contrepartie leurs devoirs envers eux, car le déséquilibre dans la relation est devenu bien trop grand pour que la terre reste viable.

Comme une évidence, des êtres vivants qui doivent avoir des droits

André Géraud, journaliste, avait rédigé une déclaration des droits de l’animal en 1924, dans laquelle il demandait que les animaux aient des droits. Depuis, cette idée fait doucement son chemin.

Nous avons moins besoin de nous attarder sur cette partie car elle a déjà été plus développée par d’autres [16], et beaucoup discutée depuis l’inscription dans le Code civil de la sensibilité de l’animal (art 515-14).

Cette égalité ne signifie pas que les êtres doivent avoir les mêmes droits. « Aux humains les droits des humains, aux grands singes, les droits des grands singes ».

Pour expliciter les droits des animaux sauvages, l’association Animal Cross a proposé une déclaration de leurs droits.

La ligue française des droits des animaux (LFDA) a proposé plusieurs versions de la déclaration des droits des animaux.

La division dans notre droit, issue du droit romain, oppose les personnes aux choses. Nous laissons aux juristes le soin de trouver la personnalité juridique appropriée aux animaux, soit en les reconnaissant comme des personnes juridiques, soit, mais les juristes hésitent encore plus dans cette voie, à trouver une troisième catégorie, à côté des personnes et des choses.

« Sans la personnalité juridique, on est invisible pour le droit civil, on n’a pas de droit et on pourrait aussi bien être mort » déclare le juriste américain S. Wise.

Quoiqu’il en soit, il ne s’agit pas seulement, d’extraire les animaux de la catégorie des choses, mais de mettre fin de manière définitive à cette Summa divisio opposant ceux qui dominent et possèdent à ceux qui subissent et sont possédés, les oppresseurs et les opprimés, mettre fin à ce droit de vie et de mort que les êtres humains s’accordent sur leur entourage non humain. Si « tous les êtres vivants, les domaines de la nature, sont égaux en droits », alors il convient de faire voler en éclat le principe de l’opposition des personnes et des choses pour refonder le droit. On en n’est pas encore là…

Dans ce sens l’association Animal Cross a proposé une déclaration des droits des espaces sanctuarisés, qui accorde des droits à la nature.

 

La vision historique : la réconciliation avec tous les domaines de la nature est notre nouvelle frontière

En 1789 les révolutionnaires français déclarèrent que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

La phrase originelle des révolutionnaires n’était pas destinée à en rester là, elle appelait un développement concernant l’égalité aussi des êtres humains avec les autres êtres vivants. Derrière la déclaration de 1789 se cachait la promesse d’une autre égalité, celle entre tous les êtres vivants. Cette égalité plus large était déjà en germe dans la première déclaration. Il suffisait de comprendre l’élan qui l’avait fait naître.

Centrés sur eux-mêmes, les hommes n’ont pas compris que l’égalité devait aussi s’étendre aux autres domaines de la nature. En particulier, les Français n’ont pas été au rendez-vous de leur propre Histoire [17]. Au fur et à mesure que leurs conditions de vie s’amélioraient, qu’ils n’étaient plus) accablés par les affres de la famine (ou qu’ils l’étaient moins), la désolation de la maladie, le fléau des guerres,  les hommes avaient la possibilité de se tourner moins vers eux-mêmes et plus vers les autres. L’amélioration de leur niveau de vie était une formidable chance pour accueillir la vie autour d’eux. Pour la plupart de nos lecteurs, la phrase que nous avons écrite (« Tous les êtres vivants… ») est sans doute une utopie, une fiction qui n’arrivera jamais, voire même la rêverie d’une association qui a perdu le contact avec la réalité.

En France, l’abolition de l’esclavage ne se produisit qu’en 1848, le vote des femmes en 1946 etc. 230 ans plus tard l’égalité de droits n’est pas encore parfaite entre les hommes, loin s’en faut.

L’égalité avec les autres êtres vivants sera notre engagement pour les décennies à venir.

La réconciliation avec tous les domaines de la nature, l’antispécisme incluant animaux, végétaux et minéraux, est notre nouvelle frontière, l’avenir des générations actuelles et futures, l’aube d’une nouvelle humanité, l’espérance d’une nouvelle fraternité. La faire advenir est le devoir de chacun.

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[1] O. Le Bot, Cours de droit constitutionnel animalier
[2] O. Le Bot, Cours de droit constitutionnel animalier
[3] Almanach d’un comté des sables, 1949
[4] Voir article sur l’intelligence des plantes qui donne une idée de l’évolution des connaissances. https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/les-plantes-ont-elles-un-cerveau-47122
[5] P. Wohlleben, Nos amis les arbres, Edition les Arènes, p 20
[6] P. Wohlleben, Nos amis les arbres, Edition les Arènes, p 252
[7] Il existe un certain nombre de publications sur ce sujet. Voir par ex : Collins M, Foreman J. The effect of sound on the growth of plants. Canadian Acoustics 2001Jun.1 V. Chivukula and S. Ramaswamy, Effect of Different Types of Music on Rosa Chinensis Plants, International Journal of Environmental Science and Development, Vol. 5, No. 5, October 2014
[8] La Convention de Rio de 1992 affirme en même temps la valeur intrinsèque de la biodiversité (Préambule) et la conservation de cette diversité et son utilisation (article 1), maintenant ainsi l’ambiguïté entre conservation et utilisation
[9] La maxime de Kant est centrée sur l’homme : « Agis toujours de telle sorte que tu traites l’humanité, en ta personne et en la personne d’autrui, comme une fin et jamais simplement comme un moyen. »
[10] S. Wise, Tant qu’il y aura des cages, Edition Septentrion p.38
[11] Pour être plus précis « sturnus vulgaris » et « thunnus albacares » désigne le genre et l’espèce si on utilisait la taxonomie, c’est-à-dire la classification des êtres vivants
[12] L. Boisseau Sowinski, Thèse sur la désappropriation de l’animal
[13] Voir un résumé dans J.B. Wilmer, L’éthique animale, Que sais-je p.28
[14] « Vocation : L’animal sujet de droit. Propositions pour de nouveaux horizons » livre publié en octobre 2019, disponible sur le site d’Animal Cross.
[15] Voir par exemple la valorisation économique de la biodiversité et la publication en 2005 par l’ONU du Millenium ecosystem assessment
[16] J.-P. Marguénaud, 1992. L’animal en droit privé [Animals In Private Law], Paris, Presses Universitaires de France. A sa suite toute l’école française. Voir par exemple : David Chauvet. Four Kinds of Nonhuman Animal Legal Personification. Global journey of animal law. 2020-03-28
[17] « Liberté, égalité, fraternité » de tous les êtres vivants

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