La libre évolution au cœur d’un colloque au Palais Bourbon

La libre évolution au cœur d’un colloque au Palais Bourbon

Le 30 septembre 2026, la députée Chantal Jourdan invite la Coordination Libre Évolution à un colloque au Palais Bourbon pour repenser notre rapport au vivant.

Et si protéger certains espaces naturels consistait aussi à leur laisser la possibilité d’évoluer selon leurs propres dynamiques ? C’est la question que pose la libre évolution, une approche qui vise à réduire les pressions et les interventions humaines sur les écosystèmes.

De 13 h 30 à 18 h 30, cette journée réunira des acteurs associatifs, scientifiques et publics. Elle permettra de présenter les initiatives déjà engagées en France, d’examiner les freins à leur développement et de réfléchir aux leviers qui pourraient donner davantage de place à la libre évolution dans les politiques de protection de la biodiversité.

Informations pratiques
Mercredi 30 septembre 2026, de 13 h 30 à 18 h 30
Palais Bourbon, salle Colbert — 126 rue de l’Université, Paris 7ᵉ

Consultez le programme complet et remplissez le formulaire d’inscription.
Voir le communiqué de presse

Le loup s’installe dans le Rhône : plutôt que de l’exclure, préparons la cohabitation

Le loup s’installe dans le Rhône : plutôt que de l’exclure, préparons la cohabitation

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
16/09/2026 à Lyon

Le loup s’installe dans le Rhône : plutôt que de l’exclure, préparons la cohabitation

L’installation du loup est désormais confirmée dans le département du Rhône. L’observation de louveteaux dans le massif du Pilat atteste de la reproduction de l’espèce et de la constitution d’une première meute sur le territoire. Alors que les attaques sur les troupeaux se multiplient et que le préfet du Rhône vient d’autoriser la mobilisation des lieutenants de louveterie pour des tirs de défense, nos associations appellent à regarder cette situation avec lucidité : le loup est en train de recoloniser progressivement tout le territoire français !

Cette installation départementale est une bonne nouvelle pour la biodiversité et la santé de notre environnement. Plutôt que de chercher à repousser indéfiniment cette dynamique, nous devons concentrer nos efforts sur les conditions d’une cohabitation durable.

Les tirs létaux ne sont pas une solution à long terme

Des tirs létaux visant une nouvelle et première meute en installation dans le Pilat tendraient davantage à son éradication qu’à sa gestion. Clôtures électriques adaptées, chiens de protection, présence humaine, programmes de terrains sur la base du bénévolat, ont fait leurs preuves depuis de nombreuses années. Grâce à la volonté des éleveurs de protéger leurs troupeaux en bénéficiant des appuis techniques et financiers mis à disposition dans le cadre du Plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage 2024-2029 (PNA), les dommages, quand ils ne sont pas stoppés, sont largement contenus.

Enfin, nos associations préconisent, quand il est nécessaire, le tir d’effarouchement déjà prévu dans le protocole de gradation des moyens de protection des troupeaux dans le cadre du PNA.

De plus, nos associations rappellent que les grands prédateurs jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes, notamment par leur contribution à la régulation des ongulés.

Repousser le loup aujourd’hui, c’est retarder une évolution nécessaire

Nous entendons et comprenons la détresse des éleveurs confrontés aux attaques et refusons d’opposer protection du loup et défense de l’élevage. Pour nos associations, la priorité doit être donnée à la prévention des attaques, à la protection des troupeaux et à l’adaptation des pratiques pastorales.

Nos associations souhaitent prendre part à cette réflexion collective aux côtés des éleveurs, des collectivités, des services de l’État et des autres acteurs concernés.

Contact presse

ASPAS : Thierry RUF – 06 10 27 44 23
FNE Loire : André ULMER, Référent Loup – andre.ulmer@free.fr
FNE Rhône : Salomé BOURG, Directrice opérationnelle – 06 25 24 16 90
LPO AuRA : Patrice FRANCO, Directeur territorial Rhône et Métropole de Lyon – 06 89 78 70 19

Effarouchements de l’ours en Ariège : les associations prennent acte de la décision du Conseil d’État et réorganisent leur combat juridique

Effarouchements de l’ours en Ariège : les associations prennent acte de la décision du Conseil d’État et réorganisent leur combat juridique

Les associations impliquées dans la protection de l’ours (Pays de l’Ours – Adet, FERUS, Comité Écologique Ariégeois, FIEP, Animal Cross, SNPN) prennent acte de l’ordonnance rendue ce 20 août 2026 par la juge des référés du Conseil d’État et réaffirment leur détermination à agir en faveur de l’ours et d’une cohabitation apaisée.

En annulant les suspensions d’urgence prononcées par le Tribunal administratif de Toulouse, la Haute juridiction prend la responsabilité d’autoriser la mise en œuvre de tirs d’effarouchement par des civils dans les Pyrénées.

Un revers de plus pour le droit de l’environnement face à l’urgence biologique

Nos associations déplorent que le Conseil d’État ait refusé de constater l’illégalité manifeste d’une mesure de perturbation intentionnelle et les risques de traumatismes auditifs et de perturbations graves pour les femelles suitées et leur portée pouvant, à terme, remettre en cause l’état de conservation de l’espèce.

Par ailleurs, confier ces tirs à des éleveurs ou bergers non assermentés et directement
impliqués émotionnellement, dans un climat ariégeois marqué par des tensions
exacerbées et des destructions illégales d’ours par arme à feu, est une décision
inconséquente.

Notre détermination reste entière

Cette décision d’urgence (référé) ne clôt pas le débat sur le fond.

Nos associations adaptent immédiatement leur stratégie et entendent bien faire respecter
le droit européen et la biodiversité :

  1. Poursuite des recours au fond : nous mènerons à leur terme les recours en excès de pouvoir contre l’arrêté interministériel du 13 juillet 2026 qui a permis cette dérégulation.
  2. Contrôle citoyen des dérogations : nous exigerons une transparence totale sur le respect des rares obligations prévues, notamment la transmission sous 72H des compte-rendus d’opération et la réalisation d’une étude de vulnérabilité visant à adapter la conduite pastorale avant la saison prochaine.
  3. Promotion des alternatives non violentes : nous continuerons de démontrer que les moyens de protection “classiques” (gardiennage, parcage nocturne, chiens de protection, gardes nocturnes de bergers d’appui) offrent des taux d’efficacité et d’efficience supérieurs aux détonations sonores, tout en limitant l’impact sur la faune sauvage.
Nous appelons l’État à cesser de fuir ses responsabilités et à promouvoir et garantir une véritable culture de la cohabitation basée sur la protection effective des troupeaux comme des ours.

Communiqué commun : Pays de l’Ours – Adet, FERUS, Comité Écologique Ariégeois, FIEP, Animal Cross et SNPN.

Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Pau, le 26 mai 

Une proposition de loi visant à lutter contre les maladies héréditaires et les dérives de sélection chez les chiens et les chats a été déposée par sénateur Daniel Salmon d'Ille-et-Vilaine (Bretagne), groupe EELV,  afin de renforcer la protection du bien-être animal et d’encadrer plus strictement la reproduction des animaux de compagnie.

des souffrances largement documentées

Le texte part d’un constat simple : certaines pratiques de sélection ont conduit au développement de races exposées à des pathologies graves et prévisibles, générant des souffrances chroniques parfois incompatibles avec une vie normale, pour des centaines de milliers de chien. Difficultés respiratoires chez les races brachycéphales, dysplasies articulaires, maladies cardiaques, troubles neurologiques ou dermatologiques : ces atteintes ne relèvent plus de cas isolés mais de prédispositions largement documentées par la littérature scientifique et vétérinaire.
Une maltraitance génétique s’est institutionnalisée.

La situation actuelle, comptant sur la bonne volonté des acteurs des filières (éleveurs, clubs de race, Société centrale canine - SCC et Livre Officiel des Origines Félines - LOOF) est très insuffisante, certains éleveurs pratiquant des sélections responsables alors que d’autres s’en affranchissent. Ce texte traite en même temps des animaux de race et d’apparence pour éviter que les obligations pesant sur les races ne créent un développement des animaux d’apparence (chiens et chats issus des races mais sans être inscrits au livre généalogique), revendication principale de la SCC et du LOOF.
Il place le vétérinaire au cœur du système car lui seul peut déterminer si les chiens et chats sont à faible risque de maladie héréditaire, l’absence de risque n’existant pas. On peut estimer qu’au moins 600 000 chiens sont concernés (LOF et chiens d’apparence) et des dizaines de milliers de chats.

Les principales mesures de la proposition de loi :

La proposition de loi prévoit notamment :

  • l’interdiction de la commercialisation et de l’importation d’animaux de compagnie issus sélection génétique à risque
  •  l’interdiction de la reproduction de chiens et chats lorsque les croisements ne permettent pas de réduire au minimum les risques de souffrance liés aux maladies héréditaires ;
  • l’interdiction des races dans une impasse génétique ;
  • l’inscription sur le livre généalogique seulement des chiens et chats à risque minime de maladies héréditaires ;
  • la délivrance du certificat de cession vétérinaire, certificat existant déjà, uniquement pour les chiots et chatons issus d’un croisement minimisant les risques  de  maladies héréditaires;
  • l’obligation de faire figurer dans les annonces de cession les résultats des tests de dépistage ;
  • l’interdiction à terme de l’appellation chiens et chats “d’apparence”, les chiens et chats d’apparence  ne pouvant plus se revendiquer d’une race;
  • l’interdiction de la publicité pour des races à risque ;
  • la possibilité pour les associations de protection animale de recourir en justice contre les élevages pratiquant la maltraitance génétique.

L’adoption récente d’un règlement européen sur le bien‑être des chiens et des chats applicable à partir de 2030 demeure insuffisante, le texte ne couvrant pas pleinement les animaux d’apparence et ne prévoyant pas de modalités de contrôle adaptées. 

 

CONTACT 

 

Benoît Thomé

benoit@animal-cross.org

Ours des Pyrénées : Il est urgent de désamorcer la bombe génétique ! ⚠️🐻🧬

Ours des Pyrénées : Il est urgent de désamorcer la bombe génétique ! ⚠️🐻🧬

Communiqué de presse commun, le 26 mars 2026

 

À rebours du discours indiquant que “tout va bien” pour l’ours brun dans les Pyrénées, l’évolution de la population soulève des questions fondamentales sur la viabilité de l’espèce.

Afin de disposer d’éléments objectivés concernant la menace liée à la consanguinité, l'association Pays de l'Ours - Adet a confié au bureau d’études privé LDgenX une expertise démogénétique de la population d’ours des Pyrénées.

Le dossier “Ours des Pyrénées : l’urgence de désamorcer la bombe génétique” revient sur les résultats tirés de l’étude, dresse le constat de l’inaction publique malgré les alertes, rappelle l’État à ses obligations et adresse des demandes précises au Ministère de la Transition écologique.

Après modélisation et simulations des évolutions possibles, le constat dressé par le bureau d'études est sans appel : “Malgré une apparente croissance en nombre, l’érosion génétique reste sévère et constitue une alerte pour la viabilité future de l’espèce.”
90 % des ours présents dans les Pyrénées descendent de seulement deux femelles et un mâle. Cette base fondatrice extrêmement étroite a conduit à un triplement de la consanguinité en 20 ans. Sans intervention rapide, ce taux devrait encore doubler d'ici deux décennies. Or, la consanguinité a déjà des effets perceptibles sur la reproduction et la survie des ours.

La cause de cette situation est claire : depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs ont systématiquement négligé (et parfois occulté) les alertes des scientifiques préconisant de lâcher des ours afin de viabiliser la population. Or, la France a l’obligation de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées.

Alain Reynes, directeur de Pays de l’Ours – Adet, interpelle :

“Nous ne pouvons plus fermer les yeux, il y a urgence à enrayer la consanguinité, au risque qu’elle devienne incontrôlable et durablement préjudiciable à la population d’ours brun. Il en est encore temps, mais l’inaction n’est plus une option.”

S’appuyant sur les préconisations des experts du bureau d’études LDgenX, Pays de l’Ours - Adet, Animal Cross, ainsi que les autres associations en soutien demandent notamment à la ministre de la Transition écologique :

  • le remplacement immédiat des 4 ours morts de cause humaine dans les Pyrénées en 2020-2021, conformément à l’engagement pris dans l’actuel plan d’action ;

  • la création d’un “Comité Scientifique Ours” indépendant ;

  • la mise à l’étude dès maintenant d’un nouveau Plan National d’Action en faveur de l’ours, incluant le lâcher de 30 ours dans les Pyrénées d’ici à 2040.

Pour la conservation de l’ours brun des Pyrénées, l’heure n’est plus à la contemplation des courbes d'effectifs, mais à la relance de la restauration démogénétique de la population.

Contact presse :    contact@animal-cross.org

 

 

Destruction illégale d’un loup dans le Cantal : nous ne laisserons pas faire !

Destruction illégale d’un loup dans le Cantal : nous ne laisserons pas faire !

Le 4 février 2026, la dépouille d’un loup mâle était découverte dans le Cantal. Le même jour, un chasseur se présentait de lui-même, auprès des autorités, en expliquant avoir confondu l’animal avec un renard lors d’une battue le 31 janvier 2026, soit 5 jours plus tôt. Il ressort de l’examen que ce loup est bien mort à la suite d’un tir non autorisé. Il s’agit donc d’un acte de destruction illégale d’une espèce protégée par la loi. Cependant, selon la procureure de la République en charge du dossier, il n’y aurait pas eu d’intentionnalité ici ce qui écarterait la thèse du braconnage. Une enquête est toujours en cours mais le chasseur ne pourrait être finalement sanctionné que d’un rappel à la loi. Nous, Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement, ne pouvons pas fermer les yeux sur cette indulgence judiciaire extrêmement dangereuse pour le loup ! Nous notons la promptitude des auteurs de braconnage à s’abriter derrière la « non-intentionnalité » de leur acte, scandaleusement protégé par la loi d’orientation agricole de mars 2025.

Une plainte commune contre ce chasseur vient d’être portée par certaines associations du collectif Cap Loup : ANIMAL CROSS, l’ASPAS, l’ASPA VOSGES, CARDUELIS, Éducation Éthique Animale, FERUS, Focale pour le Sauvage, la FRANE, le Groupe Mammalogique d’Auvergne (GMA), le Pôle Grands Prédateurs et la SFEPM.

Un loup ne ressemble pas à un renard : une confusion est peu probable. Nos associations s’étonnent d’autant plus d’une telle méprise que la chasse et les formations au permis de chasse insistent sur la sécurité du tir qui implique l’obligation formelle d’identifier sa cible avant de tirer, puis de vérifier son tir, l’objectif étant notamment de ne pas laisser une bête agonisante. Deux impératifs que ce chasseur ne semble pas avoir respectés.

Nous rappelons que la population de loups sur le territoire français stagne depuis 2022. Surtout, le Conseil européen[1] et l’OFB-CEFE[2] estiment réel le risque de baisse de la population, notamment depuis l’augmentation inacceptable du nombre de destructions de loup autorisées annuellement (contre laquelle nous avons bien l’intention d’agir) — jusqu’à 23% de la population lupine —, ce qui porte à 2/3 le risque de la faire diminuer. Les tirs illégaux augmentent encore cette probabilité, c’est pourquoi il est important de condamner ces infractions pour prévenir ce fort risque de décroissement. Le loup est une espèce clé de voûte qui joue un rôle écologique primordial pour nos paysages et nos cultures. Prédateur naturel, il participe à la régulation des ongulés sauvages.

La présence du loup dans le Cantal est très irrégulière depuis les années 2000 ce qui pourrait potentiellement s’expliquer par des faits de braconnage. La destruction de ce mâle, dans un département qui ne compte qu’un à deux individus, est très préjudiciable à l’espèce et porte donc directement atteinte à son bon état de conservation localement. C’est pourquoi nos associations portent plainte collectivement contre ce chasseur qui a reconnu avoir abattu « par inadvertance » ce loup. Il est hors de question de laisser cette « erreur » se reproduire ou devenir une habitude. L’avenir du loup sur notre territoire en dépend !

 

 

CONTACTS PRESSE

Animal Cross :

Pascal Sourdin, référent loup : 06 38 37 78 33

ASPAS :

Thierry Ruf : 06 10 27 44 23 / thierry.ruf@aspas-nature.org

Carduelis :

Carmen Munoz Pastor et Vincent Primault : carduelis@laposte.net / 05 55 83 17 78 / 06 62 61 05 25

Éducation Éthique Animale :

Marie-Laure Laprade :  06 28 37 48 83 / educ.ethic.animal@gmail.com

FERUS :

Denis Doublet Vice-président et coordinateur loup : coordination.loup@ferus.org / 07 82 75 75 55

Focale pour le Sauvage :

Sandra Bérénice Michel, Co-présidente : 07 85 75 48 63 / sandra.b-michele@live.fr

Pôle Grands Prédateurs :

Mickaël Paul, Co-président : 07 77 23 85 97

 

[1] Évaluation de l’état de conservation du loup (Canis lupus) en Europe, Conseil européen, T-PVS/Inf(2022)45

[2] État de conservation du loup en France, CEFE-OFB, 2025