Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Pau, le 26 mai 

Une proposition de loi visant à lutter contre les maladies héréditaires et les dérives de sélection chez les chiens et les chats a été déposée par sénateur Daniel Salmon d'Ille-et-Vilaine (Bretagne), groupe EELV,  afin de renforcer la protection du bien-être animal et d’encadrer plus strictement la reproduction des animaux de compagnie.

des souffrances largement documentées

Le texte part d’un constat simple : certaines pratiques de sélection ont conduit au développement de races exposées à des pathologies graves et prévisibles, générant des souffrances chroniques parfois incompatibles avec une vie normale, pour des centaines de milliers de chien. Difficultés respiratoires chez les races brachycéphales, dysplasies articulaires, maladies cardiaques, troubles neurologiques ou dermatologiques : ces atteintes ne relèvent plus de cas isolés mais de prédispositions largement documentées par la littérature scientifique et vétérinaire.
Une maltraitance génétique s’est institutionnalisée.

La situation actuelle, comptant sur la bonne volonté des acteurs des filières (éleveurs, clubs de race, Société centrale canine - SCC et Livre Officiel des Origines Félines - LOOF) est très insuffisante, certains éleveurs pratiquant des sélections responsables alors que d’autres s’en affranchissent. Ce texte traite en même temps des animaux de race et d’apparence pour éviter que les obligations pesant sur les races ne créent un développement des animaux d’apparence (chiens et chats issus des races mais sans être inscrits au livre généalogique), revendication principale de la SCC et du LOOF.
Il place le vétérinaire au cœur du système car lui seul peut déterminer si les chiens et chats sont à faible risque de maladie héréditaire, l’absence de risque n’existant pas. On peut estimer qu’au moins 600 000 chiens sont concernés (LOF et chiens d’apparence) et des dizaines de milliers de chats.

Les principales mesures de la proposition de loi :

La proposition de loi prévoit notamment :

  • l’interdiction de la commercialisation et de l’importation d’animaux de compagnie issus sélection génétique à risque
  •  l’interdiction de la reproduction de chiens et chats lorsque les croisements ne permettent pas de réduire au minimum les risques de souffrance liés aux maladies héréditaires ;
  • l’interdiction des races dans une impasse génétique ;
  • l’inscription sur le livre généalogique seulement des chiens et chats à risque minime de maladies héréditaires ;
  • la délivrance du certificat de cession vétérinaire, certificat existant déjà, uniquement pour les chiots et chatons issus d’un croisement minimisant les risques  de  maladies héréditaires;
  • l’obligation de faire figurer dans les annonces de cession les résultats des tests de dépistage ;
  • l’interdiction à terme de l’appellation chiens et chats “d’apparence”, les chiens et chats d’apparence  ne pouvant plus se revendiquer d’une race;
  • l’interdiction de la publicité pour des races à risque ;
  • la possibilité pour les associations de protection animale de recourir en justice contre les élevages pratiquant la maltraitance génétique.

L’adoption récente d’un règlement européen sur le bien‑être des chiens et des chats applicable à partir de 2030 demeure insuffisante, le texte ne couvrant pas pleinement les animaux d’apparence et ne prévoyant pas de modalités de contrôle adaptées. 

 

CONTACT 

 

Benoît Thomé

be****@**********ss.org

Ours des Pyrénées : Il est urgent de désamorcer la bombe génétique ! ⚠️🐻🧬

Ours des Pyrénées : Il est urgent de désamorcer la bombe génétique ! ⚠️🐻🧬

Communiqué de presse commun, le 26 mars 2026

 

À rebours du discours indiquant que “tout va bien” pour l’ours brun dans les Pyrénées, l’évolution de la population soulève des questions fondamentales sur la viabilité de l’espèce.

Afin de disposer d’éléments objectivés concernant la menace liée à la consanguinité, l'association Pays de l'Ours - Adet a confié au bureau d’études privé LDgenX une expertise démogénétique de la population d’ours des Pyrénées.

Le dossier “Ours des Pyrénées : l’urgence de désamorcer la bombe génétique” revient sur les résultats tirés de l’étude, dresse le constat de l’inaction publique malgré les alertes, rappelle l’État à ses obligations et adresse des demandes précises au Ministère de la Transition écologique.

Après modélisation et simulations des évolutions possibles, le constat dressé par le bureau d'études est sans appel : “Malgré une apparente croissance en nombre, l’érosion génétique reste sévère et constitue une alerte pour la viabilité future de l’espèce.”
90 % des ours présents dans les Pyrénées descendent de seulement deux femelles et un mâle. Cette base fondatrice extrêmement étroite a conduit à un triplement de la consanguinité en 20 ans. Sans intervention rapide, ce taux devrait encore doubler d'ici deux décennies. Or, la consanguinité a déjà des effets perceptibles sur la reproduction et la survie des ours.

La cause de cette situation est claire : depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs ont systématiquement négligé (et parfois occulté) les alertes des scientifiques préconisant de lâcher des ours afin de viabiliser la population. Or, la France a l’obligation de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées.

Alain Reynes, directeur de Pays de l’Ours – Adet, interpelle :

“Nous ne pouvons plus fermer les yeux, il y a urgence à enrayer la consanguinité, au risque qu’elle devienne incontrôlable et durablement préjudiciable à la population d’ours brun. Il en est encore temps, mais l’inaction n’est plus une option.”

S’appuyant sur les préconisations des experts du bureau d’études LDgenX, Pays de l’Ours - Adet, Animal Cross, ainsi que les autres associations en soutien demandent notamment à la ministre de la Transition écologique :

  • le remplacement immédiat des 4 ours morts de cause humaine dans les Pyrénées en 2020-2021, conformément à l’engagement pris dans l’actuel plan d’action ;

  • la création d’un “Comité Scientifique Ours” indépendant ;

  • la mise à l’étude dès maintenant d’un nouveau Plan National d’Action en faveur de l’ours, incluant le lâcher de 30 ours dans les Pyrénées d’ici à 2040.

Pour la conservation de l’ours brun des Pyrénées, l’heure n’est plus à la contemplation des courbes d'effectifs, mais à la relance de la restauration démogénétique de la population.

Contact presse :    co*****@**********ss.org

 

 

Destruction illégale d’un loup dans le Cantal : nous ne laisserons pas faire !

Destruction illégale d’un loup dans le Cantal : nous ne laisserons pas faire !

Le 4 février 2026, la dépouille d’un loup mâle était découverte dans le Cantal. Le même jour, un chasseur se présentait de lui-même, auprès des autorités, en expliquant avoir confondu l’animal avec un renard lors d’une battue le 31 janvier 2026, soit 5 jours plus tôt. Il ressort de l’examen que ce loup est bien mort à la suite d’un tir non autorisé. Il s’agit donc d’un acte de destruction illégale d’une espèce protégée par la loi. Cependant, selon la procureure de la République en charge du dossier, il n’y aurait pas eu d’intentionnalité ici ce qui écarterait la thèse du braconnage. Une enquête est toujours en cours mais le chasseur ne pourrait être finalement sanctionné que d’un rappel à la loi. Nous, Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement, ne pouvons pas fermer les yeux sur cette indulgence judiciaire extrêmement dangereuse pour le loup ! Nous notons la promptitude des auteurs de braconnage à s’abriter derrière la « non-intentionnalité » de leur acte, scandaleusement protégé par la loi d’orientation agricole de mars 2025.

Une plainte commune contre ce chasseur vient d’être portée par certaines associations du collectif Cap Loup : ANIMAL CROSS, l’ASPAS, l’ASPA VOSGES, CARDUELIS, Éducation Éthique Animale, FERUS, Focale pour le Sauvage, la FRANE, le Groupe Mammalogique d’Auvergne (GMA), le Pôle Grands Prédateurs et la SFEPM.

Un loup ne ressemble pas à un renard : une confusion est peu probable. Nos associations s’étonnent d’autant plus d’une telle méprise que la chasse et les formations au permis de chasse insistent sur la sécurité du tir qui implique l’obligation formelle d’identifier sa cible avant de tirer, puis de vérifier son tir, l’objectif étant notamment de ne pas laisser une bête agonisante. Deux impératifs que ce chasseur ne semble pas avoir respectés.

Nous rappelons que la population de loups sur le territoire français stagne depuis 2022. Surtout, le Conseil européen[1] et l’OFB-CEFE[2] estiment réel le risque de baisse de la population, notamment depuis l’augmentation inacceptable du nombre de destructions de loup autorisées annuellement (contre laquelle nous avons bien l’intention d’agir) — jusqu’à 23% de la population lupine —, ce qui porte à 2/3 le risque de la faire diminuer. Les tirs illégaux augmentent encore cette probabilité, c’est pourquoi il est important de condamner ces infractions pour prévenir ce fort risque de décroissement. Le loup est une espèce clé de voûte qui joue un rôle écologique primordial pour nos paysages et nos cultures. Prédateur naturel, il participe à la régulation des ongulés sauvages.

La présence du loup dans le Cantal est très irrégulière depuis les années 2000 ce qui pourrait potentiellement s’expliquer par des faits de braconnage. La destruction de ce mâle, dans un département qui ne compte qu’un à deux individus, est très préjudiciable à l’espèce et porte donc directement atteinte à son bon état de conservation localement. C’est pourquoi nos associations portent plainte collectivement contre ce chasseur qui a reconnu avoir abattu « par inadvertance » ce loup. Il est hors de question de laisser cette « erreur » se reproduire ou devenir une habitude. L’avenir du loup sur notre territoire en dépend !

 

 

CONTACTS PRESSE

Animal Cross :

Pascal Sourdin, référent loup : 06 38 37 78 33

ASPAS :

Thierry Ruf : 06 10 27 44 23 ***********@**********re.org« >/ th*********@**********re.org

Carduelis :

Carmen Munoz Pastor et Vincent Primault : ca*******@*****te.net / 05 55 83 17 78 / 06 62 61 05 25

Éducation Éthique Animale :

Marie-Laure Laprade :  06 28 37 48 83 / ed***************@***il.com

FERUS :

Denis Doublet Vice-président et coordinateur loup : co***************@***us.org / 07 82 75 75 55

Focale pour le Sauvage :

Sandra Bérénice Michel, Co-présidente : 07 85 75 48 63 / sa**************@**ve.fr

Pôle Grands Prédateurs :

Mickaël Paul, Co-président : 07 77 23 85 97

 

[1] Évaluation de l’état de conservation du loup (Canis lupus) en Europe, Conseil européen, T-PVS/Inf(2022)45

[2] État de conservation du loup en France, CEFE-OFB, 2025

Loup tué dans le Cantal : Animal Cross dénonce une destruction inacceptable

Loup tué dans le Cantal : Animal Cross dénonce une destruction inacceptable

Animal Cross exprime sa profonde préoccupation suite à la mort d’un loup lors d’une battue le 31 janvier dernier à Laveissenet, dans les Monts du Cantal. Cet événement tragique touche une espèce dont la présence est encore faible dans le Massif central, rendant la perte de cet individu particulièrement préjudiciable pour la conservation locale de l’espèce.

Le communiqué de presse d’une organisation syndicale montre que le chasseur s’abrite derrière la loi d’orientation agricole de mars 2025, qui prévoit que seules les atteintes commises « de manière intentionnelle ou par négligence grave » sont désormais passibles de poursuites pénales. Il va de soi que démontrer le caractère intentionnel des actes de braconnage est très difficile, et que cette loi ouvre la porte à tous les excès. Qu’un chasseur prenne un loup pour un renard conforte l’association dans ses demandes, depuis de nombreuses années, de voir des contrôles d’aptitude associés à la validation périodique du permis de chasser.

 

Un silence de cinq jours qui interpelle

Le déroulement des faits soulève d’importantes questions sur la transparence de cette opération de chasse. Le cadavre de l’animal n’a été découvert que cinq jours après les faits. Ce n’est qu’à la suite de cette découverte fortuite que le chasseur responsable s’est manifesté auprès de la gendarmerie.

Pour Animal Cross, cette chronologie est révélatrice : sans cette découverte due au hasard, l’acte de destruction d'une espèce protégée serait probablement resté ignoré, comme l’est la grande majorité des actes de braconnage de loups, en augmentation, qui seuls peuvent expliquer la stagnation de la population française depuis 2022.

 

source graphique : OFB https://www.loupfrance.fr/suivi-du-loup/situation-du-loup-en-france/

 

 

Une menace pour l'équilibre de nos écosystèmes

Le loup n'est pas seulement un symbole de vie sauvage ; il est une espèce clé de voûte (encore) protégée par les lois européennes et françaises. Son rôle écologique est primordial pour la santé de nos paysages :

  • Régulateur naturel : Il limite la surabondance des ongulés sauvages (cerfs, chevreuils, sangliers).
  • Allié des forêts : En régulant ces populations, il réduit l’abroutissement des jeunes pousses, favorisant ainsi la régénération naturelle des forêts, essentielle face aux enjeux climatiques actuels.

Animal Cross demande

  1. Une enquête rigoureuse de L'Office Français de la Biodiversité (OFB) pour déterminer s'il s'agit d'un acte de braconnage caractérisé.
  2. Que la justice tire toutes les conséquences de cette « destruction non autorisée d'espèce protégée ».

Nous rappelons que la responsabilité est aussi institutionnelle. En laissant une trop grande liberté dans la « gestion » de la faune sauvage sans contrôles suffisants, et en augmentant année après année les possibilités légales de tuer des loups, l'État porte une part de responsabilité dans ces soi-disant accidents, en installant des conditions favorables à l’impunité.

Animal Cross se joindra aux actions judiciaires en cours et déposera plainte pour destruction non autorisée d’espèce protégée. Il est impératif que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce tir et que les responsabilités soient clairement établies pour que la loi protégeant notre biodiversité ne soit pas une lettre morte.

Contact Presse :  co*****@**********ss.org

Municipales 2026 à Pau : les engagements des candidats pour les animaux

Municipales 2026 à Pau : les engagements des candidats pour les animaux

À l’approche des élections municipales de 2026 à Pau, l’association Animal Cross a interrogé l’ensemble des candidat(es) déclaré(es) sur leurs engagements en matière de condition animale, à travers un questionnaire portant sur les compétences municipales et intercommunales.

Les réponses ont été analysées à l’aide d’une grille de notation publique et pondérée, permettant une comparaison objective des positions exprimées.

Deux groupes de candidats se dégagent

Un premier groupe s'engage sur presque tout
Les meilleurs scores sont obtenus par Jean-François Blanco et Jérôme Marbot, avec 32 points chacun. Tous deux affichent une approche globale de la condition animale : soutien aux associations, création d’un refuge public de capacité importante, transparence des données de fourrière et intégration de la condition animale dans les politiques municipales.

Pascal Boniface suit de près avec 31 points, présentant des engagements solides, mais demeure plus réservé sur la garde sociale des animaux.
Philippe Arraou, avec 30 points, se positionne également favorablement sur la majorité des mesures proposées, tout en prévoyant une capacité de refuge plus limitée.

Un second groupe s'engage sur l'essentiel, avec certaines réserves 
Avec 27 pointsMargaux Taillefer exprime des intentions globalement positives, mais se montre réservée sur certains leviers structurants, comme la désignation d'un élu référent à la condition animale, la dotation d'un budget pour la garde sociale des animaux ou la délégation de la compétences chats libres à l'agglomération, ce qui impacte son score.
François Bayrou, avec 26 points, présente des réponses très favorables, avec notamment la promesse de la création d'un refuge et la transparence de la fourrière, mais ne souhaite pas réduire les repas issus de l'élevage intensif dans les cantines scolaires.

Cyrille Marconi n’a pas répondu au questionnaire adressé par Animal Cross. 

Voici leurs réponses détaillées :

Question Philippe Arraou François Bayrou Jean-François Blanco Pascal Boniface Jérôme Marbot Margaux Taillefer
Commentaires
SCORE TOTAL 30 points 26 points 32 points 31 points 32 points 27 points
1. Priorité politique donnée à la condition animale 🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟠 Oui, mais secondaire
(1 pt)
2. Désignation d’un·e élu·e référent·e condition animale 🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🔴 Non
(0 pt)
3. Création d’un refuge municipal / intercommunal (coef 3) 🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
4. Capacité minimale du refuge (coef 2) 🟠 30 à 49 chiens et chats
(1 × 2 = 2 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
5. Transparence sur les sorties de fourrière 🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
6. Dispositif public de garde sociale des animaux 🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟠 Dispositif partiel
(1 pt)
🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟠 Dispositif partiel
(1 pt)
7. Soutien aux associations de protection animale 🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
8. Budget Capture–Stérilisation–Relâchement (CSR) 🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
9. Délégation de la compétence chats libres à l’agglomération 🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🔴 Non
(0 pt)
10. Politique concernant les pigeons 🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
11. Menus végétariens en cantine 🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
12. Réduction des repas issus de l’élevage intensif (coef 3) 🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🔴 Non
(0 pt)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)

Légende : 
🟢 Engagement clair
🟠 Engagement partiel / à l’étude
🔴 Refus
⚪ Pas de réponse

Les réponses présentées ci-dessous sont strictement celles transmises par les candidats, sans reformulation ni interprétation.
Lorsqu’un candidat n’a pas répondu à une question ou n’a pas transmis de réponse complète, la mention correspondante est indiquée.

Afin de faciliter la lecture et la comparaison, les réponses ont été associées à un système de points public et transparent, tenant compte de la nature des engagements exprimés.
Certaines questions structurantes pour la politique de protection animale (notamment la création d’un refuge ou l’évolution de la restauration collective) font l’objet d’une pondération spécifique.

Ce tableau a pour seul objectif de permettre aux citoyennes et citoyens de Pau de comparer les positions et engagements exprimés, et de se forger leur propre opinion en vue du scrutin municipal.

Communiqué de presse hypertypes

Communiqué de presse hypertypes

Animal Cross alerte : il est temps de mettre fin à la sélection, déjà illégale, de chiens malades – et demande des mesures concrètes au gouvernement ainsi qu’aux acteurs de la filière canine. Face à l’ampleur des maladies raciales d’origine héréditaire chez les chiens, l’association Animal Cross franchit un nouveau cap et appelle le Ministère de l’Agriculture à engager sans délai une réforme de fond sur ce sujet. 

En France, les chiens de race représentent environ un quart de la population canine (2,4 millions sur 9,7 millions)¹. Parmi eux, des centaines de milliers sont atteints de maladies raciales d’origine héréditaire. Une réalité que l’association qualifie de « maltraitance programmée », en contradiction directe avec le Code rural.

Si la problématique est connue depuis des années, il est temps de faire le bilan du système actuel, laxiste, qui montre ses limites, malgré les efforts de certains acteurs. S’il existe depuis une dizaine d’années une conscience du problème, les mesures actuelles reposent sur la seule bonne volonté des acteurs sans mesure coercitive.

Animal Cross appelle désormais l’État et les acteurs de la filière à prendre leurs responsabilités : des propositions réglementaires concrètes, des engagements simples et applicables immédiatement...

Une souffrance connue, mais laissée sans réponse 

Les maladies héréditaires sont de deux types

-> Monogéniques, causées par la mutation d’un seul gène : atrophie progressive de la rétine, cataracte héréditaire, sensibilité au gène MDR1…

  • Dans les 10 races les plus répandues en France, 46% des chiens sont porteurs et 5% seraient malades en l’absence de tests.²

-> Polygéniques et/ou plurifactorielles, dont les chiens hypertypes, liés à des caractères morphologiques exagérés :

  • Plus de 100 000 chiens brachycéphales (bouledogues, carlins…) souffrent de troubles respiratoires (syndrome obstructif des races brachycéphales ou SORB) ;³
  • 12 % des chiens testés présentent une dysplasie de la hanche, en 2021, une maladie sans amélioration globale sur les dix années précédentes ;⁴
  • Plus de 140 000 chiens sont atteints d’affections articulaires héréditaires.⁵
  • Sans parler de toutes les autres pathologies

La consanguinité excessive toucherait 5 % des chiens de race et réduirait leur espérance de vie d’un an.⁶ (120 000 sur 2,4 millions).

Légalement interdit, institutionnellement toléré 

L’article R.214-23 du Code rural interdit pourtant explicitement la sélection d’animaux sur des critères de nature à compromettre leur santé ou leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants.⁷

La responsabilité est partagée et chaque acteur reporte la responsabilité sur les autres. L’État a délégué la question des races de chien à la Société centrale canine sans organiser l’encadrement de la sélection des chiens pour les différents acteurs. La confirmation des chiens pour leur attribuer le pédigree ne vérifie par leur santé. Le chien sera ainsi inscrit au registre des races (LOF) et pourra se reproduire même s’il porte une maladie héréditaire d’origine génétique.

Les tests de santé restent rares ou inefficaces. Le test d’effort BREATH demandé aux chiens brachycéphales est sans validité scientifique, il n’exclut qu’environ 1% des chiens brachycéphales (⁸.) alors que le taux de prévalence de la maladie oscille entre 40% et 60%.

Cet écran de fumée permet de cacher le SORB des chiens et permet aux chiens avec SORBd’accéder aux cotations les plus élevées et d’être des “super reproducteurs”.

La radiographie de dépistage de la dysplasie des hanches n’est effectuée que pour moins de 10% des reproducteurs parmi les races à risque.

Les concours de beauté récompensent encore des chiens malades ou porteurs de maladies.

Le site LOF Select, censé garantir la transparence génétique, n’est rempli que partiellement par les éleveurs. Les tests ADN obligatoires sont utiles pour vérifier les ascendants des chiens mais les maladies monogéniques ne sont pas recherchées.⁹

Les instances vétérinaires nationales et internationales dénoncent unanimement la production d’hypertypes responsables de cette souffrance , comme la Fédération vétérinaire européenne (FVE), la Fédération européenne des vétérinaires pour animaux de compagnie (FECAVA), en France l’Académie vétérinaire, l’Association française des vétérinaires d’animaux de compagnie (AFVAC).

« La race passe avant l’individu, la beauté avant la santé », résume Animal Cross.

 

Animal Cross : une feuille de route concrète pour sortir de l’inaction

Face aux limites du modèle actuel, Animal Cross propose des mesures inspirées de nos voisins européens (Pays-Bas, Wallonie, Norvège, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni), que le Ministère de l’Agriculture peut adopter rapidement de manière réglementaire :

  1. Interdire la confirmation et la reproduction des animaux atteints de maladies à caractère héréditaires.
  2. Stériliser les chiens maladies ou porteurs de
  3. Interdire la reproduction des races médicalement dans une impasse (ex. : cavalier King Charles,comme la Norvège), faute de mieux.
  4. Compléter le test fonctionnel BREATH par une grille d’appréciation complète et un vrai test diagnostique. ⁸
  5. Exclure des concours les chiens malades ou porteurs de maladies (comme à l’exposition anglaise Crufts).
  6. Limiter la consanguinité (maximum 5 à 6 %, formule de Wright) sauf les rares cas où la consanguinité est favorable au chien.⁶
  7. Rendre obligatoires les tests ADN des principales maladies monogéniques (coût modeste : 170 € à faire une fois par l’éleveur dans la vie des chiens). ¹⁰
  8. Rendre obligatoire le remplissage complet du site LOF Select par les éleveurs.
  9. Ajouter les maladies monogéniques aux vices rédhibitoires à l’achat.
  10. Rendre obligatoire une assurance santé pour les races à problèmes.
  11. Renforcer les contrôles vétérinaires des élevages.
  12. Modifier le standard du bouledogue français, le standard actuel exportant dans le monde entier la souffrance animale.
  13. Interdire les publicités et les messages d’influenceurs promouvant les hypertypes.

Une urgence sanitaire et éthique

Animal Cross alerte : il ne s’agit plus d’un problème de race ou de passion, mais d’un enjeu de santé publique et de bien-être animal. Il est nécessaire de donner des règles strictes pour tous les acteurs afin d’encadrer la sélection des chiens de race.

SOURCES

  1. Estimations nationales de population canine (2023).
  2. Prévalence citée par le site Antagen, multipliée par le nombre d’animaux LOF en 2024 x 10 (selon espérance de vie)
  3. Études de prévalence sur le SORB Liu et al 2017 au Uni ou pour les races non présentes Lillja-Maula Finlande 2024 x nombre d’animaux LOF 2024* x 10 (selon espérance de vie) . Des différences génétiques peuvent exister entre les pays.
  4. et Enquête SCC 2011–2021 sur la santé des chiens inscrits au LOF. Synthèse Animal Cross à partir des races les plus touchées (Prévalence x nombre animaux LOF 2024 x 10 (espérance de vie)), disponible sur r-animalcross2026-pf21.wpserveur.site.
  5. Études sur la consanguinité canine – données génétiques SCC. Travaux de thèse de Grégoire Leroy. Consanguinité chez 7 races et longévité chez le berger allemand et l’épagneul breton cité dans Standards, santé et génétique chez le chien, p 223
  6. Article 214-23 du Code rural et de la pêche maritime (CRPM).
  7. Thèse de Corbion 0 animal sur 155 échoue au test. Retour terrain de 2 personnes organisant les tests Breath: 1% d’échec
  8. Cahier des charges ADN de la SCC
  9. Tarifs Antagen

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