2 Juil 2016
CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours
Renforcement de la population d’ours : enfin un premier pas !
Le Comité de Massif des Pyrénées, rassemblant les acteurs de la chaîne des Pyrénées, s’est prononcé ce vendredi 1 er juillet 2016 à 50% des voix en faveur d’un renforcement minimum du noyau occidental d’ours des Pyrénées, dans le cadre du volet Ours brun de la Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité.
Après 6 ans d’attente et de tergiversations pour répondre à la commande du Ministère de l’Environnement passée en 2010, cet avis est un pas déterminant vers le lâcher d’une femelle en Béarn afin d’éviter l’extinction du noyau historique de présence de l’ours.
L’expression favorable d’élus en faveur de ce renforcement dénote une forte évolution des mentalités et de l’acceptation de l’ours sur le terrain.
Les associations de la coordination CAP OURS ne peuvent qu’approuver cette attitude, même si elles souhaitaient que le comité se prononce en faveur de l’hypothèse proposée par le groupe de travail réuni à cet effet au cours du printemps 2014 : à savoir, renforcer les deux noyaux pyrénéens de la population, conformément aux conclusions de l’expertise scientifique réalisée par le Muséum National d’Histoire naturelle en 2013.
Néanmoins, CAP OURS considère l’approbation du renforcement d’une femelle en Béarn comme un premier pas significatif qui, pour être efficace, devra être suivi par d’autres afin d’atteindre une population viable d’ours bruns dans le massif pyrénéen.
CAP OURS demande maintenant au Ministère de l’Environnement de prendre ses responsabilités et d’adopter un Plan de conservation et de restauration de la population d’ours bruns dans les Pyrénées, dont le volet « Ours » proposé initialement par le groupe de travail du Comité de Massif constituerait une bonne base.
Ce Plan devra prévoir des renforcements, de pérenniser les mesures d’accompagnement en matière de pastoralisme, et d’amplifier la sensibilisation du public et la promotion du tourisme et de produits locaux, grâce à l’image de l’ours.
La restauration de la biodiversité doit être un engagement fort du Gouvernement. Après des années d’immobilisme sur cette espèce, cet avis du comité de massif permet maintenant au gouvernement de passer aux actes.
Contacts Presse :
Les associations membres de CAP Ours
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne du département Pyrénées-Orientales (APAM 66),Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature Midi-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET, Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France
30 Nov 2014
Vous entendrez souvent parler du problème ours dans les Pyrénées, mais qu’en est-il réellement ?
Venez-vous balader dans nos montagnes et admirer toutes ces boutiques avec l’image de l’ours.
La réalité du terrain est tout autre que ce que souhaitent nous vendre les médias friands de conflits et d’histoires sensationnelles. Bien sûr, certains éleveurs sont contre l’ours. Et reconnaissons qu’ils sont particulièrement doués pour se faire entendre, aidés bien sûr par certains médias.
Mais savez vous que le bilan de l’été 2014 impacté à l’ours est de 135 bêtes et 1 ruche ?
Ce qui représente moins de 1% de la mortalité totale du bétail qui est estimée à plus de 25 000 brebis chaque été dans les Pyrénées. En somme pas de quoi susciter une polémique sur les attaques d’ours. Non, l’ours ne décimera pas les troupeaux, non, l’ours ne sera pas responsable de tous les maux des éleveurs.
Du coup, deux nouveaux bouc-émissaires font leur apparition : Le loup dont personne n’a vu son museau dans les Pyrénées et le vautour fauve qui n’a jamais de mémoire d’homme tué un seul animal sain et en bonne santé. Quel bonheur de pouvoir voir voler et s’approcher ces merveilleux empereurs du ciel.
Qui n’a jamais secrètement rêvé de pouvoir prendre en photo un ours au détour d’une balade? Ceux qui ont pu le faire en sont encore émerveillés et le racontent des étoiles plein les yeux.
Pourquoi un tel acharnement contre des animaux sauvages, qui ne demandent rien de plus que de continuer à vivre dans leur milieu naturel ? Tout simplement parce qu’il est plus facile de se plaindre que de faire correctement son travail. Comment faisaient nos grands-pères ? Ils ne se plaignaient pas, vivaient au rythme de leur troupeau et non l’inverse et gardaient soigneusement leurs troupeaux… Ah oui, messieurs les éleveurs, si la montagne était stérile, complètement décimée de la population d’animal sauvage, où seul l’homme régnerait en maître incontesté des lieux…un Éden pour votre travail, mais quelle perte incommensurable pour l’homme !
Le problème pyrénéen est plus un défi, un défi de ce siècle :
Accepter et savoir partager les territoires en bonne intelligence pour respecter la nature et la faune sauvage en place, en conservant les droits vitaux des espèces présentes.
29 Juil 2014
Les associations membres de la coordination “Cap Ours” remettent au Gouvernement français une pétition signée par plus de 25 000 personnes, lui demandant :
- Le renforcement immédiat des deux noyaux de population d’ours.
- Une meilleure protection juridique de l’ours brun en France.
- Une meilleure protection de son habitat en France.
- Une politique volontariste de valorisation pour les populations locales de ce patrimoine naturel exceptionnel
- Des mesures efficaces qui favorisent la cohabitation, la prévention et la compensation des dommages à l’élevage pyrénéen.
Cette pétition a été lancée par un collectif franco-espagnol d’associations impliquées dans la protection de l’ours dans les Pyrénées :
Associations françaises (membres de CAP Ours) :
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne du département Pyrénées-Orientales (APAM 66), Association Nature Comminges (ANC), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi-Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Mille Traces, Nature Midi-Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), SNPN (Société Nationale de Protection de la Nature), S’Ours, WWF France.
Associations espagnoles :
Acció Natura, ADENA -WWF España, Amigos de la Tierra Aragón, Asociación naturalista de Aragón (ANSAR), (DEPANA) Lliga per a la Defensa del Patrimoni Natural, Ecologistas en Acción Aragón, Fondo natural, Fondo para la protección de los animales salvajes (FAPAS), Fundación para la Conservación del quebrantahuesos (FCQ), GURELUR (Fondo Navarro para la Protección del Medio Natural.
21 Juil 2014
Mme Royal s’est visiblement trompé de ministère. Lors de sa venue samedi dernier dans les Pyrénées, Mme Royal a déclaré: « le territoire des Pyrénées n’est pas adapté à la réintroduction de l’ours »; or ce territoire est le territoire des ours depuis des millénaires! Oserions nous rappeler à Mme La Ministre ce qu’est la biodiversité? Le partage des territoires entre les hommes et les animaux doit faire partie de son « travail » au sein du ministère.
De même il est totalement inadmissible qu’une ministre de l’écologie ose donner l’ordre d’abattre des loups qui sont une espèce protégée et qui plus est dans les Parc Nationaux.
Souhaite-t-elle faire de la France un pays stérile sans biodiversité, sans animaux, entièrement dévoué aux bon vouloir de certains éleveurs?
En faisant cela, elle bafoue les directives de la Commission Européenne, elle ignore les dernières recommandations scientifiques du muséum d’histoire naturelle de Toulouse, elle piétine le travail de certains de ces prédécesseurs dans ce ministère ainsi que le travail des associations.
Nous ne serions que recommander à Mme Royal de faire son travail en apprenant les dossiers de son ministère.
Mme Royal, en tant que politicienne n’êtes-vous pas censé écouter la voix du peuple français et pas seulement certains lobbying du « Pastoralisme » ?
Mme Royal si ces dossiers sont trop compliqués pour vous, Animal Cross accueillera votre démission avec plaisir!
12 Juin 2014
Le 9 juin 2014, alors qu’il était en prospection dans le secteur de Melles, un membre du Réseau Ours brun de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage a repéré sur le versant opposé un corps inerte qui pouvait être celui d’un ours. L’équipe s’est rendue sur place dès le lendemain et a découvert la dépouille de Balou, reconnaissable à la marque rouge présente à l’oreille droite et au collier retrouvé quelques mètres plus haut.
La mort remonterait à plusieurs jours, entre le 4 et le 6 juin 2014. Des blessures sur le dos et sur une de ses pattes plaident pour une mauvaise chute dans un secteur assez dangereux. Une autopsie sera néanmoins réalisée afin d’obtenir des informations plus précises sur la cause exacte de sa mort.
L’ours était âgé de 11 ans. Il avait été relâché à Arbas (Haute-Garonne) le 2 juin 2006. Les premiers temps, Balou s’était beaucoup déplacé, mais a fini par regagner le noyau central de la chaîne des Pyrénées, juste à l’est du territoire du vieux mâle Pyros. Balou était le seul mâle susceptible de supplanter Pyros et d’apporter de la diversité génétique à la population.
Le 7 septembre 2008, à Prades (Pyrénées-Orientales), Balou avait été blessé par un chasseur qui l’avait confondu avec un sanglier. Le 11 octobre 2010, sur l’action de FNE et du Comité écologique ariégeois, la Cour d’appel de Toulouse avait reconnu le chasseur responsable de la mutilation de Balou en considérant que le « chasseur expérimenté a manqué de vigilance au cours de cette battue » et que la simple blessure d’un animal sauvage protégé constitue une mutilation au regard du code de l’environnement. (source : FNE)
Animal Cross attend le résultat de l’autopsie et des analyses toxicologiques avant d’écarter toute piste de braconnage. Quelle que soit l’origine de la mort de Balou, et compte tenu de l’état actuel de la population d’ours dans les Pyrénées, Animal Cross demande son remplacement immédiat.