Le 9 juin 2014, alors qu’il était en prospection dans le secteur de Melles, un membre du Réseau Ours brun de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage a repéré sur le versant opposé un corps inerte qui pouvait être celui d’un ours. L’équipe s’est rendue sur place dès le lendemain et a découvert la dépouille de Balou, reconnaissable à la marque rouge présente à l’oreille droite et au collier retrouvé quelques mètres plus haut.

La mort remonterait à plusieurs jours, entre le 4 et le 6 juin 2014. Des blessures sur le dos et sur une de ses pattes plaident pour une mauvaise chute dans un secteur assez dangereux. Une autopsie sera néanmoins réalisée afin d’obtenir des informations plus précises sur la cause exacte de sa mort.

L’ours était âgé de 11 ans. Il avait été relâché à Arbas (Haute-Garonne) le 2 juin 2006. Les premiers temps, Balou s’était beaucoup déplacé, mais a fini par regagner le noyau central de la chaîne des Pyrénées, juste à l’est du territoire du vieux mâle Pyros. Balou était le seul mâle susceptible de supplanter Pyros et d’apporter de la diversité génétique à la population.

Le 7 septembre 2008, à Prades (Pyrénées-Orientales), Balou avait été blessé par un chasseur qui l’avait confondu avec un sanglier. Le 11 octobre 2010, sur l’action de FNE et du Comité écologique ariégeois, la Cour d’appel de Toulouse avait reconnu le chasseur responsable de la mutilation de Balou en considérant que le « chasseur expérimenté a manqué de vigilance au cours de cette battue » et que la simple blessure d’un animal sauvage protégé constitue une mutilation au regard du code de l’environnement. (source : FNE)

Animal Cross attend le résultat de l’autopsie et des analyses toxicologiques avant d’écarter toute piste de braconnage. Quelle que soit l’origine de la mort de Balou, et compte tenu de l’état actuel de la population d’ours dans les Pyrénées, Animal Cross demande son remplacement immédiat.

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