Le ministère de la transition écologique a confirmé aujourd’hui le « plan loup 2018-2023 », ignorant en cela l’avis de 75% des français ayant participé à la consultation sur ce plan en Janvier 2018.
Ce plan prévoit l’abattage de 40 loups en 2018, ce qui portera probablement à 80 le nombre de loups abattus pendant l’année s’écoulant du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018 (soit 20 à 30% de la population estimée).
Nous avions alors dénoncé et argumenté contre ce plan ici dans un article vous appelant à répondre à la consultation sur le loup
Parallèlement, 22 députés ont signé une tribune très largement défavorable au loup, consultable ici:

 

En vous inspirant, ou pas, de notre lettre jointe co-rédigée avec CAP Loup, nous vous invitons à écrire à l’ensemble de ces députés, dont les courriels figurent ci-dessous.

Les départements de ces signataires sont les 04 (2), 05 (2), 11, 12 (2), 13,  26 (2), 30 (3), 34, 38, 46, 65, 70, 74 (2), 81 (2) , mais l’opposition au loup étant nationale, il nous semble censé d’écrire à tous ces députés.

Donc:

  1. Copier/adapter le message ci-dessous, sans injure SVP 😉
  2. Choisir les destinataires ci-dessous :

pascale.boyer@assemblee-nationale.fr; celia.delavergne@assemblee-nationale.fr; francoise.dumas@assemblee-nationale.fr; frederique.lardet@assemblee-nationale.fr; philippe.folliot@assemblee-nationale.fr; veronique.riotton@assemblee-nationale.fr; jean-francois.eliaou@assemblee-nationale.fr; anne.blanc@assemblee-nationale.fr; annie.chapelier@assemblee-nationale.fr; Emmanuelle.Fontaine-Domeizel@assemblee-nationale.fr; joel.giraud@assemblee-nationale.fr;monique.limon@assemblee-nationale.fr; olivier.gaillard@assemblee-nationale.fr; delphine.bagarry@assemblee-nationale.fr; huguette.tiegna@assemblee-nationale.fr; barbara.bessotballot@assemblee-nationale.fr; jean-bernard.sempastous@assemblee-nationale.fr; monica.michel@assemblee-nationale.fr; mireille.robert@assemblee-nationale.fr; stephane.mazars@assemblee-nationale.fr; jean.terlier@assemblee-nationale.fr; alice.thourot@assemblee-nationale.fr

  1. Copie (cc:) SVP  à loup@animal-cross.org afin de pouvoir mesurer votre intérêt pour cette action.

Merci pour les loups.

 

 

Madame/Monsieur la/le député,

 

Vous êtes co-signataire de la « Contribution collective de députés LREM à la consultation publique sur le Plan loup ». Parmi les arguments portés à charge contre le loup, je n’en retiendrai que quelques-uns.

 

« Dégradation des espaces » : il est reconnu que la présence de grands prédateurs évite la concentration d’ongulés sauvages, et son corollaire qu’est l’abroutissement excessif. Des études ont au contraire montré que la présence du loup s’accompagne de la régénération des forêts[1].

 

Les activités touristiques ne sont pas « menacées par la présence de patous », mais la production de ces chiens de protection doit être mieux encadrée et contrôlée. C’est d’ailleurs là l’objectif des actions prévues au PNA concernant les moyens de protection (Actions 1.2, 1.12).

 

Nous ne nous attendions pas à ce vous attribuiez la « prolifération de nuisibles comme le sanglier » au retour du loup puisqu’il est l’un de ses prédateurs naturels ; il faut, pour qu’il puisse jouer son rôle, que les meutes ne soient pas déstructurées par les tirs.

 

Vous évoquez la « survie de l’activité pastorale » : ce n’est pas le loup qui est la cause des difficultés économiques des filières concernées, mais tout un ensemble de facteurs tout à la fois politiques et économiques. Bien au contraire, l’essentiel des aides sert à la création d’emploi d’aides-bergers et à la construction de cabanes d’alpage. Ainsi, l’élevage ovin décline moins dans les zones de présence du loup que sur le reste du territoire [2] – [3].

 

Par ailleurs, la politique de protection du loup, est, contrairement à ce qu’indique votre contribution, déjà largement assumée par les contribuables français. La requête d’inconditionnalité des indemnisations est une insulte à vos électeurs, qui quant à eux, sont contrôlés dans tous les domaines. Que les bonnes pratiques de protection soient préalables à l’indemnisation des pertes et dûment évaluées est une mesure de bon sens, mais aussi une exigence propre aux aides PAC.

 

Les propositions « d’accompagnement individuel des éleveurs » nous semblent être intéressantes, dans la mesure où le cadre général est respecté.

 

Vos électeurs sont attentifs à la qualité de vos engagements, et aux dossiers que vous défendez. Nous veillerons à ce qu’ils soient bien informés de l’approche de leur député sur ce sujet de plus en plus observé qu’est le respect de la biodiversité.

 

Signature

[1] Rapport « Le loup en France « du CSPNB.

[2] AGRESTE (2015). Statistiques agricoles. Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

[3] Institut de l’élevage (2014). Chiffres clés de la production ovine lait & viande.

 

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