Il y a deux consultations :
• L’une concerne le plan national loup 2018-2023
• L’autre concerne 2 arrêtés interministériels, revus chaque année, le premier fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées, le second le quota de loups dont la destruction pourra (et sera) autorisée : voir les 2 arrêtés 

Quelques conseils pour répondre et comprendre les enjeux :

Dans le titre, soyez direct, façon « NON aux tirs de loups « car il est probable que les statistiques de « Pour/Contre « soient basées sur une évaluation rapide.
C’est l’expression d’un avis, donc le même texte peut à la rigueur être utilisé dans les deux consultations (la seconde appelle les mêmes arguments depuis 2012).
Ce PNL, qui s’appelle maintenant PNA (plan national d’actions/plan national loup) est l’aboutissement d’arrêtés annuels qui depuis 2012 tendent à abattre les loups de façon toujours plus simple. Même s’il est théâtralement dénoncé par l’ensemble des syndicats agricoles et d’élevage. Le postulat est qu’il faut limiter la population de loups à 500 individus, mais sans véritablement obliger éleveurs et bergers à sérieusement protéger leurs troupeaux.

Voici les points que vous pouvez développer pour une argumentation technique. Sinon, vous pouvez donner votre avis globalement sur la destruction d’une espèce protégée

  • « NON aux tirs de loups.
  • Je suis opposé(e)  au tir des loups car sur les fronts de colonisation, les tirs de défense et de prélèvement pourront être décrétés sans qu’il n’existe de mesure de protection des troupeaux (Action 2.1 du PNL).
  • Mieux encore, on prévoit que les éleveurs auto-évaluent les prédations dans des départements pilotes, c.a.d. qu’ils décident eux-mêmes, sans la visite de la DDT ou de l’ONCFS comme cela se pratique aujourd’hui (Action 3.2 du PNL), si le loup est bien responsable de la mort de leur animal. Les éleveurs rivalisaient déjà d’imagination pour faire croire à des prédations, la porte est ouverte ici à toutes les dérives !
  • Sur le papier, l’indemnisation des dommages subis est conditionnée à une réelle protection des troupeaux (Action 1.11), mais en fait, comme la mesure de la réalité de cette protection tend à disparaître, là où elle n’était jusqu’à maintenant qu’indiquée (au bon vouloir de la DDT/ONCFS), cette conditionnalité est une illusion.
  • Le texte n’est pas fidèle aux conclusions de l’expertise ESCO (conduite par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’ONCFS) sur laquelle se base le PNA pour définir la limite de 500 loups garantissant la viabilité de l’espèce en France. Le nombre a été divisé par 5. Pour parvenir à cet objectif chiffré, le plafond de loups abattus pourra atteindre 12% de la population estimée, donc 60 par an lorsque le nombre de 500 individus sera supposé atteint (Action 5.1 du PNA).
  • Je suis choqué(e) par les mesures visant à pérenniser l’effectif de la brigade anti-loup (Action 5.3), et par les mesures financières d’encouragement des lieutenants de louveterie.
  • Pour conclure, il est clair que les positions de l’Etat ne font que refléter les positions des éleveurs qui , dans un communiqué de presse de FNSEA FNO JA APCA du 5.1.2018, « exigent toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. [Ils] refusent  toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs ».

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