L’animal a été reconnu par la France comme un être sensible dans le code civil en 2015. L’ensemble de la société est en faveur d’une limitation de ses souffrances lors de sa mort. L’euthanasie d’un animal de compagnie doit ainsi être pratiquée uniquement par un vétérinaire, sauf en cas d’urgence, et le code de déontologie des vétérinaires leur impose le respect de l’animal. La mise à mort des animaux de ferme à l’abattoir est également encadrée, et l’on exige, sauf pour motif religieux, un étourdissement préalable.

En revanche, rien n’est prévu dans la loi pour éviter la souffrance des animaux sauvages lors de leur mise à mort. Voyons donc du côté de la mise à mort par piégeage des animaux dits “nuisibles”, que l’Etat incite à détruire. Que préconise la loi ? Et qu’en est-il de la réalité du terrain ? Parmi les 19 espèces classées “susceptibles d’occasionner des dégâts” (= nuisibles),  16 peuvent être piégées, à savoir le ragondin, le rat musqué, le chien viverrin, le vison d’Amérique, le raton laveur, la belette, la fouine, le putois, la martre, le renard, le corbeau freux, la corneille noire, l’étourneau sansonnet, la pie bavarde, le geai des chênes, le lapin de garenne.

Avant de démarrer la lecture de cet article, sachez que Animal Cross s'oppose au classement d'une espèce comme "nuisible" pour de nombreuses raisons expliquées dans les articles suivants concernant les mustélidés, le renard ou encore la pie bavarde dans lesquels Animal Cross démontre au contraire l'utilité écologique de ces espèces classées "nuisibles" aujourd'hui en France.

Sommaire de l’article sur le piégeage des animaux dits “nuisibles”

Les 5 types de pièges autorisés

Les pièges TUANTS :

Catégorie 2 – Les pièges déclenchés par pression sur une palette ou par enlèvement d’un appât, ou tout autre système de détente 

Catégorie 5 – Les pièges entraînant la mort de l’animal par noyade 

Les pièges NON TUANTS :

Catégorie 3 – Collets munis d’un arrêtoir

Catégorie 4 – Les pièges à lacet

Catégorie 1 – Les pièges cages

Focus sur la non-sélectivité des pièges : une hécatombe inadmissible !

Du côté de la réglementation

Qu’en est-il du piégeage au niveau de l’Europe ?


Les 5 types de pièges autorisés

Les pièges des catégories 2 à 5 sont homologués par le Ministre « pour garantir la sécurité publique, la sélectivité du piégeage, et limiter la souffrance des animaux »  ( Art R 427-17). Rien n’est dit sur le nombre d’animaux qui peuvent être piégés. L’espèce peut être totalement détruite !

Vérifions ensemble si les méthodes de piégeage autorisées respectent la législation c’est-à-dire s’ils sont bien sélectifs et s’ils limitent bien la souffrance des animaux…

 

Les pièges TUANTS :

Catégorie 2 – Les pièges déclenchés par pression sur une palette ou par enlèvement d’un appât, ou tout autre système de détente 

Ces pièges ont pour objectif de tuer l’animal.

Exemple du piège tuant dit “en X” utilisé sur des rats musqués (source Robin des Bois) :

La réalité des pièges tuants par système de détente :

Pas de sélectivité du piégeage et pourtant ces pièges tuent !
Avec son appât végétal ou carné, le piège attire les espèces en fonction de leurs attirances alimentaires.  Installé à ciel ouvert, ce type de piège est dangereux. Il peut attirer des espèces non concernées. Un enfant peut y mettre la main, tout comme votre chat, votre chien ou tout autre animal, y compris des animaux protégés.

Pas de limitation de la souffrance des animaux
Ce piège en X montre que l’animal ne meurt pas immédiatement et se débat.

De plus, parmi ces pièges tuants, les pièges à mâchoires, pourtant interdits depuis 1995, continuent de mutiler la faune à travers toute la France.

Photo Céline Sissler-Bienvenu IFAW

« … Le renard était là, les os d’une de ses pattes étaient broyés et les mâchoires du piège avaient sectionné une partie de son membre. Le piège ne tenait plus qu’à quelques lambeaux de chair. Pourtant, il avait réussi à casser la chaine de fixation du piège. Depuis combien de temps trainait-il ce piège ? Certainement plus de 24 heures… » (1)

Comment ces pièges à mâchoires interdits peuvent-ils être encore si nombreux en France ? Animal Cross s’interroge sur l’efficacité des services de contrôle…

 

Catégorie 5 – Les pièges entraînant la mort de l’animal par noyade 

Il s’agit de tous les pièges qui ont pour effet d’entrainer la mort par noyade. Ils sont conçus en général pour les ragondins et les rats musqués (3).  Ils sont peu utilisés mais on en trouve encore.

 

 

 

La réalité des pièges tuants par noyade :

Pas de sélectivité du piégeage et pourtant ces pièges tuent !
Installés près de l’eau, ces pièges peuvent tuer d’autres animaux,
comme les castors ou les loutres.

Pas de limitation de la souffrance des animaux
La mort par noyade provoque une asphyxie par inondation des voies respiratoires. C’est une mort lente et douloureuse. Un ragondin par exemple met plusieurs longues minutes avant de se noyer, on peut imaginer dans quelles conditions de stress…

NOUVEAU ! 16 mars 2019

Un arrêté interdisant les pièges utilisés pour tuer par noyade les ragondins et rats musqués, « au regard de la souffrance animale induite » (selon les propres termes du ministère) a été publié au Journal officiel samedi 16 mars 2019

AGISSONS !

-> Signer la pétition pour faire stopper les pièges tuants

 

Un projet d’arrêté prévoit de supprimer les pièges noyants. Répondez à la consultation pour soutenir cet arrêté !

-> Participer à la consultation publique sur les pièges par noyade (jusqu’au 28/01/2019)

 

Les pièges NON TUANTS :

Catégorie 3 – Collets munis d’un arrêtoir

Ces pièges sont destinés exclusivement à la capture du renard, le collet muni d’un arrêtoir est sensé empêcher la strangulation.
Renard pris au piège (source Renard Passion) :

La réalité des pièges à collet :

Peu de sélectivité du piégeage
Cette technique avec arrêtoir est un peu plus sélective mais il arrive fréquemment que des animaux non piégeables s’y prennent (par exemple, de nombreux blaireaux laissent leur vie dans des collets).

Pas de limitation de la souffrance des animaux
L’animal se débat, se blesse souvent gravement en se débattant, parfois meurt pendu. Ce piège peut-être tuant s’il n’est pas relevé à temps.

 

Cette technique est aujourd’hui proscrite dans de nombreux pays européens car elle est non sélective, et peut blesser n’importe quelle partie du corps et engendre une longue agonie de l’animal.

Des témoignages attestent également de la pose de collets sans arrêtoir, pièges pourtant interdits, qui blessent ou tuent de nombreux animaux domestiques (2).

 

Même si ce piège n’est pas tuant, il ne respecte pas la selectivité des animaux ni la limitation de la souffrance animale promise par la loi. Animal Cross demande donc le retrait de ces pièges.

Catégorie 4 – Les pièges à lacet

Déclenchés par pression sur une palette ou tout autre système de détente, et capturant l’animal par une partie de son corps, il ne tue pas.

Vidéo d’un renard pris au Belisle (source Gigi Sollies) :

La réalité des pièges à lacet :

Pas  de sélectivité du piégeage
Tout animal peut se faire prendre dans ce type de piège.

Peu de limitation de la souffrance des animaux
Piège dangereux car les animaux attrapés par un membre se débattent durant de longues heures. Ce piège peut-être tuant s’il n’est pas relevé à temps.

Même si ce piège n’est pas tuant, il ne respecte pas la selectivité des animaux ni la limitation de la souffrance animale promise par la loi. Animal Cross demande donc le retrait de ces pièges.

Catégorie 1 – Les pièges cages

L’animal est fait prisonnier à l’intérieur de la cage. Il attend le retour du piégeur durant des heures, voire des jours, dans un stress absolu. Il se trouve parfois mélangé avec d’autres espèces. L’animal est ensuite tué par le piégeur d’un coup de fusil au mieux, ou par un ou plusieurs coups sur la tête à l’aide d’une barre de fer ou d’un morceau de bois.

Voici l’exemple d’un renard, arboré fièrement sur le compte Instagram d’un piégeur. Le pauvre animal avait volé quelques poules. Plutôt que de protéger le poulailler, ce qui est de bon sens et de la responsabilité de l’éleveur, ce dernier a préféré faire intervenir un piégeur, et tuer le renard.

source : steyskaleric

La réalité des pièges-cages :

Pas de sélectivité du piégeage  
De nombreux animaux sont pris par erreur dans ce type de piège. Aucun dispositif ne les en empêche !

 

Photo Le Progrès

Les pièges cages peuvent prendre différentes formes. Parmi elles,  les « boîtes tombantes », destinées aux mustélidés, renards et corvidés.

Ci-contre, l’exemple d’un chien attiré par un appât fort appétissant est tombé dans ce piège de 20 cm de haut (1). Combien de temps est-il resté coincé sous ce piège ? Heureusement, des promeneurs sont passés par là, mais combien d’autres meurent dans l’anonymat ? Ce piège aurait pu aussi enfermer des espèces protégées.

 

 

La réalité d’un type de pièges cages : les cages tombantes 

Pas de sélectivité du piégeage
De nombreux animaux sont pris par erreur dans ce type de piège. Aucun dispositif ne les en empêche !

Peu de limitation de la souffrance des animaux
En tombant, le chassis peut écraser une partie de l’animal qui n’est pas encore totalement entré dans la cage et le blesser sans le tuer. Celui-ci peut agoniser durant de longues heures.
De faible hauteur, l’animal ne peut pas bouger, ce qui représente un stress et de potentielles blessures lorsque l’animal cherche à sortir. Ce piège peut-être tuant s’il n’est pas relevé à temps.

Comble de l’horreur, certaines cages pièges ont un compartiment destiné à maintenir un appât vivant (Ici une pie enfermée pour attirer ses congénères).

 

 

 

Même si ce piège n’est pas tuant, il ne respecte pas la selectivité des animaux ni la limitation de la souffrance animale promise par la loi. Animal Cross demande donc le retrait de ces pièges.

 

Focus sur la non-sélectivité des pièges : une hécatombe inadmissible !

Les pièges de chasse, par leur absence de sélectivité, piègent par erreur des animaux domestiques et des animaux d’espèces protégées de façon non négligeable : le nombre de ces animaux capturés et relâchés – quand ils restent en vie – représente par exemple 7% des animaux capturés en Gironde en 2016.

Dans ce département, le bilan des captures 2016 de l’Associations des Piégeurs Agréés fait état de 201 chats et 23 chiens piégés, soit 5 chats et 2,5 chiens par piégeur.

En outre, les pièges destinés aux nuisibles piègent des animaux d’espèces protégées.
En Gironde en 2016 : 151 genettes, 17 buses, 5 écureuils, 108 hérissons, 380 pigeons biset, 26 poules d’eau, 11 canards col vert, 15 merles noirs, etc…
Dans d’autres territoires, de nombreux rapaces, rouge-gorges et fauvettes sont victimes de ces pièges.

Voici quelques exemples qui démontrent que ces pièges pour nuisibles peuvent mutiler ou tuer gravement des animaux domestiques.

 

  • En mai 2017- près de Lunéville : le chat Spéculos est pris dans un piège à mâchoires ; il survit mais perd une patte.
  • En mars 2014, près de Luz Saint sauveur, le chien Gouffy, chien de berger disparu depuis 3 jours, revient blessé à la maison : une grande plaie autour du cou ainsi qu’une patte très abîmée. Il a été pris dans un collet à renard, d’où le piégeur l’a finalement sorti. Son état de santé a nécessité de nombreuses visites chez le vétérinaire, et un « arrêt de travail » de plusieurs mois loin de son troupeau.
  • Un couple assiste – impuissant- à la longue agonie de leur chien Sham, qui a eu la tête coincée dans un piège X. Le piège était mal installé et permettait à un chien d’y accéder. En outre, le piège n’était pas déclaré en mairie, et la zone piégée n’était pas signalée sur les chemins et voies d’accès.
  • Fin mai 2018, à Siest dans les Landes, un chien meurt après une longue agonie, piégé par un piège à renards.
  • En mars 2016, dans l’Allier près de Saint-Léon, une petite chatte est récupérée à l’article de la mort. Après une disparition de près d’un mois, cette chatte est retrouvée éventrée à cause d’un collet artisanal, la taille à vif sur plusieurs centimètres, sa blessure purulante dégageant une odeur épouvantable. Elle a perdu la moitié de son poids et est restée vivante grâce aux soins d’une vétérinaire expérimentée.
  • En février 2012, dans l’Oise, un propriétaire privé s’est vu verbalisé pour avoir détourné des cages-pièges à corvidés pour capturer des buses variables. Il avait utilisé une buse variable comme appelant pour en capturer d’autres, et en avait laissé mourir 3 autres à des fins d’appât.
  • En juin 2015, en Côte d’Or à Genay/Corrombles, 3 chats ont été victimes d’un piège à mâchoires.
    Le premier a eu une patte cassée, broyée, puis est décédé malgré des soins. Puis quelques jours plus tard, un deuxième chat est rentré avec deux pattes cassées, mais n’a pu être sauvé. Ensuite, un troisième chat est rentré avec le ventre atteint et le bassin cassé. Tous avaient été victimes d’un piège à mâchoire destiné à piéger des renards, déposé dans un verger à proximité de la propriétaire des chats.

 

Du côté de la réglementation

Une formation très réduite, possible dès l’âge de 16 ans, et pas toujours obligatoire

Les piégeurs autorisés sont ceux qui ont suivi une formation obligatoire minimum de 16h, et sont agréés par le Préfet.

Ne nécessitent pas d’agréement :

  • la capture des ragondins et des rats musqués au moyen de boîtes
  • la capture des corvidés au moyen de cages dans des conditions spécifiques
  • le piégeage réalisé dans les bâtiments et enclos privés (ex : cours de ferme, enclos attenant à une habitation).L’agrément est valable sur toute la France et pour une durée illimitée.

Peu de contraintes côté piégeurs

  • Tous les pièges doivent être visités chaque matin, et dans les 2 heures qui suivent le lever du soleil pour les pièges des catégories 3 et 4.
  • La mise à mort des animaux classés nuisibles et capturés doit intervenir immédiatement et sans souffrance,
  • Tous les animaux non nuisibles capturés accidentellement doivent être relâchés sur-le-champ.
  • Les piégeurs agréés sont tenus de marquer leurs pièges du numéro préfectoral qui leur est remis.
    (Arrêté ministériel du 29 janv. 2007-Art 7)

Des sanctions dérisoires et des contrôles peu fréquents

  • Une amende de 135 euros en cas d’infraction
  • Des contrôles insuffisants, visiblement non dissuasifs
  • Aucun contrôle dans les bâtiments et enclos

Le constat sur le terrain : de nombreux piégeurs ne respectent même pas ces réglementations

  • Absence de vérification quotidienne des pièges, surtout dans des zones d’accès difficile : les animaux peuvent agoniser des jours durant.
  • Mauvaise installation de pièges homologués qui ont pour conséquence de mettre en danger la vie d’autres animaux,
  • Pose de pièges interdits, comme les pièges à mâchoire ou à palette, à l’origine de souffrances intolérables pour les animaux.
  • Pas de contrôle de l’agrément piégeur à l’achat

Une information du public très légère

  • La pose de pièges doit être obligatoirement déclarée à la Mairie du domicile du piégeur, au moins une fois par an, à l’exception du piégeage dans les bâtiments et enclos privés.
  • La signalisation du piège sur le terrain est obligatoire pour les seuls pièges de catégorie 2, dits pièges tuants.
  • Les zones piégées doivent être signalisées de manière apparente sur les chemins et voies d’accès.
  • Le piégeur agréé doit tenir un relevé quotidien de ses prises dans un carnet,
  • Tout piégeur, agréé ou non, doit fournir au Préfet et à la Fédération Départementale des Chasseurs un bilan annuel des captures réalisées.

=> En attendant la suppression des pratiques cruelles de piègeage, Animal Cross demande au minimum une signalisation précise de tous les pièges à l’aide d’un panneau. Un marquage avec coordonnées en décamétrique doit être déposé en mairie.

Qu’en est-il du piégeage au niveau de l’Europe ?

Le piégeage est autorisé dans tous les pays de l’Union Européenne sauf en Italie et en Grèce, où il existe cependant des dérogations (2). En Suède et en Autriche, le piégeage est considéré comme un acte de chasse contrairement aux autres pays qui distingue piégeage et chasse (1)

Un processus de définition de normes internationales de piégeage des mammifères a débuté en 1987 sous l’impulsion des pays de trappeurs.
L’organisation internationale de normalisation (ISO) a confié ce travail à des comités techniques composés de chaque comité membre intéressé par cette étude. Des accords sont entrés en vigueur en mai 1999 entre le Canada et l’Union Européenne pour confronter les piégeurs et fabricants à de nouvelles exigences. L’obligation de tester et de certifier les pièges a été mise en place et, depuis mai 1999, les
fabricants doivent apposer une marque sur les pièges certifiés (2).

Malgré une réglementaire commune, la France reste un mauvais élève au niveau européen :

  • Quand il s’agit d’atrocités menées sur les animaux, la France est malheureusement souvent leader dans le domaine. La France est ainsi le pays européens qui compte le plus de piégeurs : 150 000 (la Bulgarie avec 50 piégeurs est le pays en compte le moins) (1) !!!
  • La France est le seul pays à utiliser les collets munis d’un arrêtoir pour piéger le chien viverrin et le raton laveur (1)
  • La France fait partie des 3 pays avec la Belgique et les Pays Bas qui utilisent les pièges de noyade pour tuer les ragondins et les rats musqués (1)

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Bibliographie

(1) https://www.ifaw.org/france/actualites/les-pi%C3%A8ges-%C3%A0-m%C3%A2choires-continuent-de-mutiler-la-faune-en-france
(2) Source : https://www.leprogres.fr/ain/2011/07/17/un-chien-retrouve-bloque-dans-un-piege-a-nuisibles
(3) https://www.lejsl.com/edition-de-montceau-les-mines/2011/11/10/chasse-declaree-aux-ragondins

SOURCES ACCIDENTS :
-adpag.fr – piégeurs agréés Gironde- 2017
-Est Républicain – 17 juillet 2011- (Spéculos)
-Sudouest.fr- juin 2018 ( Landes)
-la dépêche.fr – mars 2014 ( Gouffy)
-aspas-Goupil no 111
-picardie nature-Somme- avril 2016-
-Le Bien Public- Cote d’Or-Association Respectons

SOURCES PIEGEAGE EN EUROPE

(1) Talling J.C. & Inglis I.R. (2009) Improvements to trapping standards.DG ENV, websiteaddress
(2) Christophe, D. (2003). Le piegeage à l’aube du XXIeme siècle. Aspects socio-economiques, legislatifs
et pratiques. Thèse.

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