21 Jan 2014
Dans la Confédération Helvétique, le nombre d’animaux utilisés pour l’expérimentation animale a vu un net recul en 2012.
« Le nombre d’animaux utilisés en 2012 dans le domaine de l’expérimentation animale a diminué de 8,4% à 606’434 (-55‘694) par rapport à 2011. Le recul a été de 15% dans les expériences sur animaux à contrainte sévère de degré de gravité 3, qui représentaient en 2012 encore 1,9% des expériences sur animaux. Aucun animal d’expérience n’a été utilisé pour tester des cosmétiques ou des composants de cosmétiques. »
Pour plus de détails, cliquer ici.
Il faut savoir qu’en Suisse il existe une classification des expériences sur animaux selon leur degré de gravité (catégories de contrainte) ce qui explique que la législation suisse sur la protection des animaux (LPA) est l’une des plus avancées au monde.
Pour en savoir plus consulter le site ethique.ibps.fr
Qu’en est-il du reste de l’Europe ?
Il semblerait que la situation soit un peu plus confuse. D’une part nous ne disposons que du RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL ET AU PARLEMENT EUROPÉEN. Mais d’autre part ce septième rapport sur les statistiques concernantle nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales et à d’autres fins scientifiques dans les États membres de l’Union européenne, pourtant daté du 5/12/2013, nous donne des chiffres s’arrêtant à 2011.
Le rapport mentionne que « le nombre total d’animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques est légèrement inférieur à 11,5 millions (les données de la France se réfèrent à 2010). »
Il faut savoir que ce chiffre n’inclut pas les animaux utilisés dans des organismes privés. Ce même rapport dit qu’ « on constate une diminution de plus d’un demi-million du nombre d’animaux utilisés dans l’UE par rapport au nombre communiqué en 2008. »
Quel bel effort en trois ans, on croît rêver !
Finalement on constate que le nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales, reste à peu près constant, avec une légère diminution en ce qui concerne les rats et les souris.
La Commission reconnaît en outre qu’ étant données les différences dans l’année de référence et l’augmentation du nombre des États membres au fil des ans, il n’est pas possible de tirer des conclusions quantitatives précises sur l’évolution de l’utilisation d’animaux à des fins expérimentales dans l’UE. Des comparaisons entre les tendances ont toutefois été effectuées et toute évolution substantielle de cette utilisation a été soulignée dans le rapport.
Site de la Commission
9 Déc 2013
Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l’espérance aux yeux de millions d’esclaves noirs marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce fut comme l’aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité. Mais aujourd’hui l’existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination. Il en est de même à ce jour du règne animal. Qu’entendons nous en ce soir du Téléthon : que la science progresse pour combattre les maladies génétiques ; que ces progrès pourront bientôt être appliqués à l’humain …cela sous entend bien sûr qu’on essaie de progresser grâce à des tests sur les animaux. Des gros plans sont réalisés dans cette émission du Téléthon sur des jeunes handicapés ( c’est triste bien sûr ..) mais pourquoi ne nous montre pas des images aussi tristes, sinon inacceptables d’animaux (chiens en l’occurrence) qui servent de cobayes. L’Animal serait-il inférieur à l’Humain ? Nous vous conseillons de lire à ce sujet l’excellent article paru dans le journal « Rue 89 ».
Voici l’adresse du site
26 Oct 2013
L’initiative citoyenne STOP VIVISECTION a atteint, et même dépassé, le 24 octobre 2013, une semaine avant la date limite, le million requis : 1 006 588 signatures, soit 100,65 % de son objectif. Maintenant, on va pouvoir discuter de l’abrogation de la directive 201/63/EU au Parlement européen. De plus Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Slovénie, Slovaquie, Bulgarie : sept pays, dont le quota était indispensable à l’aboutissement de l’ICE, l’ont atteint — et même un 8e, la Hongrie, et un neuvième… la France !
À quoi sert une ICE, et qui a déposé Stop Vivisection ?
Depuis le 1er avril 2012, les citoyens européens peuvent participer à l’activité législative de l’Union européenne. Avec ce nouvel outil, la Commission européenne est tenue d’analyser les demandes des citoyens dans les trois mois suivant le dépôt du million de signatures nécessaires, en organisant une audition publique du comité organisateur et en publiant par la suite une communication expliquant de quelle manière elle entend intervenir. Pour cette raison, l’initiative européenne est beaucoup plus efficace qu’une pétition classique.
Concrètement, c’est la députée italienne Sonia Alfano qui est à l’origine de l’initiative, avec un groupe d’eurodéputés. Déposée en mars 2012, l’ICE fut validée par l’Union européenne en juin. La récolte des signatures sur papier a débuté en septembre 2012, mais sur Internet seulement en janvier 2013 (retard dû à des problèmes techniques). Moins d’un an donc !
L’objectif de cette initiative est de faire appel à la Commission européenne afin d’abroger la directive 2010/63/EU, dite « pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques », en présentant une nouvelle proposition de directive visant à arrêter définitivement l’expérimentation animale.