Alerte canicule : comment protéger nos animaux

Alerte canicule : comment protéger nos animaux

Face à l'intensification des épisodes de canicule, nos animaux de compagnie se retrouvent en première ligne. Contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas "armés" comme nous pour affronter la chaleur, et ce qui peut nous sembler être un simple inconfort peut devenir pour eux une urgence vitale en quelques minutes seulement

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Pourquoi nos animaux sont-ils plus vulnérables que nous ?

La principale différence réside dans la gestion de la température corporelle. Alors que l'être humain transpire sur l'ensemble du corps pour évacuer la chaleur, le chien et le chat ne possèdent des glandes sudoripares qu'au niveau des coussinets et de la truffe. Ce mécanisme est très marginal et insuffisant pour refroidir l'organisme.

Pour réguler leur température (située normalement entre 38°C et 39°C), ils comptent principalement sur le halètement. En respirant rapidement la gueule ouverte, ils favorisent l'évaporation de la salive, ce qui refroidit le sang circulant dans la langue.
Cependant, ce système a ses limites : si l'air ambiant dépasse 41°C, l'animal inspire un air qui réchauffe son corps au lieu de le refroidir
.
Certains animaux sont encore plus à risque :
  • Les races brachycéphales (museau plat comme les Bouledogues, Carlins, Persans) : leur anatomie entrave la circulation d'air nécessaire à l'évaporation, les enfermant dans un cercle vicieux mortel.
  • Les NAC (lapins, rongeurs) : Ils ne peuvent pas haleter efficacement et ne transpirent pas du tout. Le lapin, par exemple, utilise uniquement la vasodilatation des vaisseaux de ses oreilles pour évacuer un peu de chaleur.
  • Les animaux fragiles : Les jeunes, les seniors, les animaux en surpoids ou cardiaques décompensent beaucoup plus vite.

Les bons gestes de prévention

Pour protéger votre compagnon, l'anticipation est la clé :

  • Hydratation constante : Laissez plusieurs gamelles d'eau fraîche (mais non glacée) à disposition et renouvelez-les régulièrement. Astuce : pour les chiens peu enclins à boire, ajoutez un peu de bouillon de bœuf sans sel, et pour les chats, un peu de jus de thon.
  • Aménagement de l'habitat : Gardez les volets fermés aux heures chaudes. Privilégiez les pièces carrelées et utilisez des ventilateurs ou des tapis rafraîchissants.
  • Adaptation des activités : Ne sortez votre animal que tôt le matin ou tard le soir. Testez le bitume avec votre main : s'il est trop chaud pour vous, il brûlera les coussinets de votre animal.
  • Soins spécifiques aux NAC : Évitez les cages en plexiglas qui emprisonnent la chaleur et préférez les barreaux. Placez des bouteilles d'eau congelée enveloppées dans un linge dans leur enclos.

Ce qu'il ne faut JAMAIS faire

  • Ne jamais laisser un animal seul dans une voiture : Même pour quelques minutes, même avec les fenêtres entrouvertes ou à l'ombre. L'habitacle peut dépasser les 50°C en moins de 10 minutes, transformant le véhicule en fournaise mortelle.

  • Ne pas raser son animal : C'est une erreur majeure. Le pelage n'est pas qu'une protection contre le froid ; il sert d'isolant thermique en créant un coussin d'air protecteur. Le raser expose la peau aux brûlures solaires et augmente la température corporelle. Privilégiez un brossage approfondi pour retirer les poils morts.

  • Ne pas utiliser d'eau glacée : Refroidir brutalement un animal avec de l'eau glacée peut provoquer un choc thermique ou une vasoconstriction qui emprisonne la chaleur à l'intérieur du corps.

Reconnaître les signes d'alerte (Coup de chaleur)

Le coup de chaleur est une urgence vétérinaire absolue. Soyez attentif aux symptômes suivants : 
  1. Halètement frénétique, bruyant et persistant.
  2. Muqueuses (gencives, langue) rouge brique ou violacées.
  3. Hypersalivation ou présence de mousse à la gueule.
  4. Fatigue soudaine, léthargie, démarche instable (l'animal titube).
  5. Troubles digestifs (vomissements, diarrhées parfois sanglantes).
  6. Convulsions ou perte de connaissance.

Que faire si votre animal se sent mal ?

"Refroidir d'abord, transporter ensuite" est la règle d'or.

  • Déplacez-le immédiatement à l'ombre dans un endroit ventilé.

  • Mouillez-le progressivement avec de l'eau tiède ou fraîche (20-22°C), en commençant par les pattes, le ventre et le cou.

  • Placez-le devant un ventilateur pour accélérer l'évaporation.

  • Appelez les urgences vétérinaires sans délai, même si l'animal semble aller mieux. Des lésions internes (notamment rénales) peuvent apparaître jusqu'à 72 heures après l'épisode.

Procédure si vous trouvez un chien enfermé dans une voiture

  1. Recherchez le propriétaire : Faites passer une annonce si vous êtes sur le parking d'un magasin.
  2. Appelez les forces de l'ordre : Seule la police ou la gendarmerie est habilitée par le Code Rural (Art. L214-23) à ouvrir un véhicule en cas de danger.
  3. Si l'urgence est vitale : Si l'animal est en détresse imminente et que les secours tardent, vous pouvez briser la vitre. Pour être protégé par l'état de nécessité (Art. 122-7 du Code pénal), vous devez :
    • Prendre une vidéo de l'animal en détresse avant d'agir.
    • Avoir un témoin qui vous filme, voire deux  pour attester de l'urgence.
    • Contacter la police immédiatement après l'action.
    • Sortir l'animal, le mettre à l'ombre et le rafraîchir en attendant les secours.

 

Le propriétaire risque jusqu'à 750 € d'amende pour mauvais traitement, voire des peines de prison en cas de décès de l'animal.

Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Déposition d’une proposition de loi au Sénat pour lutter contre les maladies héréditaires chez les chiens et les chats

Pau, le 26 mai 

Une proposition de loi visant à lutter contre les maladies héréditaires et les dérives de sélection chez les chiens et les chats a été déposée par sénateur Daniel Salmon d'Ille-et-Vilaine (Bretagne), groupe EELV,  afin de renforcer la protection du bien-être animal et d’encadrer plus strictement la reproduction des animaux de compagnie.

des souffrances largement documentées

Le texte part d’un constat simple : certaines pratiques de sélection ont conduit au développement de races exposées à des pathologies graves et prévisibles, générant des souffrances chroniques parfois incompatibles avec une vie normale, pour des centaines de milliers de chien. Difficultés respiratoires chez les races brachycéphales, dysplasies articulaires, maladies cardiaques, troubles neurologiques ou dermatologiques : ces atteintes ne relèvent plus de cas isolés mais de prédispositions largement documentées par la littérature scientifique et vétérinaire.
Une maltraitance génétique s’est institutionnalisée.

La situation actuelle, comptant sur la bonne volonté des acteurs des filières (éleveurs, clubs de race, Société centrale canine - SCC et Livre Officiel des Origines Félines - LOOF) est très insuffisante, certains éleveurs pratiquant des sélections responsables alors que d’autres s’en affranchissent. Ce texte traite en même temps des animaux de race et d’apparence pour éviter que les obligations pesant sur les races ne créent un développement des animaux d’apparence (chiens et chats issus des races mais sans être inscrits au livre généalogique), revendication principale de la SCC et du LOOF.
Il place le vétérinaire au cœur du système car lui seul peut déterminer si les chiens et chats sont à faible risque de maladie héréditaire, l’absence de risque n’existant pas. On peut estimer qu’au moins 600 000 chiens sont concernés (LOF et chiens d’apparence) et des dizaines de milliers de chats.

Les principales mesures de la proposition de loi :

La proposition de loi prévoit notamment :

  • l’interdiction de la commercialisation et de l’importation d’animaux de compagnie issus sélection génétique à risque
  •  l’interdiction de la reproduction de chiens et chats lorsque les croisements ne permettent pas de réduire au minimum les risques de souffrance liés aux maladies héréditaires ;
  • l’interdiction des races dans une impasse génétique ;
  • l’inscription sur le livre généalogique seulement des chiens et chats à risque minime de maladies héréditaires ;
  • la délivrance du certificat de cession vétérinaire, certificat existant déjà, uniquement pour les chiots et chatons issus d’un croisement minimisant les risques  de  maladies héréditaires;
  • l’obligation de faire figurer dans les annonces de cession les résultats des tests de dépistage ;
  • l’interdiction à terme de l’appellation chiens et chats “d’apparence”, les chiens et chats d’apparence  ne pouvant plus se revendiquer d’une race;
  • l’interdiction de la publicité pour des races à risque ;
  • la possibilité pour les associations de protection animale de recourir en justice contre les élevages pratiquant la maltraitance génétique.

L’adoption récente d’un règlement européen sur le bien‑être des chiens et des chats applicable à partir de 2030 demeure insuffisante, le texte ne couvrant pas pleinement les animaux d’apparence et ne prévoyant pas de modalités de contrôle adaptées. 

 

CONTACT 

 

Benoît Thomé

be****@**********ss.org

Maladies raciales d’origine génétique : Une 1ère en France, Animal Cross porte plainte contre l’État

Maladies raciales d’origine génétique : Une 1ère en France, Animal Cross porte plainte contre l’État

L’association Animal Cross dépose un recours contre L’État pour non-contrôle des maladies héréditaires dans deux élevages de chiens dans un contexte général de lacune généralisée de contrôle des élevages (une fois tous les 25 ans).

Identification des élevages à problèmes

L’association Animal Cross a passé en revue des centaines d’annonces de cession de chiots entre juin 2025 et janvier 2026 pour des races à problème de dysplasie de hanche (ex. berger australien, labrador, golden retriever, cane corso, dogue de Bordeaux, bouledogue continental), de coude (ex. chow chow), d’affections cardiaques (cavalier king charles, les annonces ne mentionnant pas l’échographie cardiaque), de maladies monogéniques (ex. welsh corgi, colley).

L’association a vérifié sur le site de la Société centrale canine Lof select si les chiens avaient été dépistés sur les maladies génétiques concernées et si le croisement minimisait le risque de problème de santé.

47 DDPP contactées : la probabilité pour un éleveur d’être contrôlé est une fois tous les 25 ans

Sur cette base, Animal Cross a envoyé un courrier à 47 Directions Départementales de la Protection des Populations dans toute la France  afin de savoir si les élevages ayant procédé à  des reproductions à risque avaient été contrôlés entre 2020 et 2025.

Le résultat est sans appel : 35 DDPP ont répondu (certaines après recours à la CADA),7 élevages ont été contrôlés en 5 ans, soit 20%, ou 4% par an.

En d’autres termes, même parmi les élevages à risque, la probabilité d’être contrôlé est une fois tous les 25 ans. De plus, sur les 7 élevages contrôlés, il n’est relevé aucune sélection génétique à risque.

Devant cet état de fait, l’association dépose un recours contre l’État pour carence fautive des services de l’État dans le contrôle de deux élevages canins.

Premier recours

Dans le premier cas, il s’agit d’un élevage de type grand chien. De 2023 à 2025, 9 reproductions ont été constatées pour des chiens (reproducteur 1/reproducteur 2) avec

  • Dysplasie du coude * (sévère/moyenne, deux fois, sévère/absente, deux fois, moyenne/absente, trois fois),
  • Dysplasie de hanche (sévère/absente, deux fois, moyenne/absente une fois)
  • Affections cardiaques et rénales (un reproducteur non testé 5 fois)

Au sein de cette race, les maladies cardiaques et rénales sont très préoccupantes et des causes importantes de la faible espérance de vie de 8 ans. Une femelle a reproduit 4 fois en 22 mois (le maximum est de 3 fois en 24 mois). 57 chiots sont nés de ces reproductions à risque.

Le club de race recommande de ne pas faire reproduire des chiens non dépistés, en particulier pour les maladies cardiaques ou rénales, ou deux reproducteurs ayant des dysplasies moyennes à sévères (HD-D ,ED-2, et plus). Les reproductions avec des chiens avec des dysplasies sévères (HD-E, ED-3) mettent aussi à risque la descendance.

Deuxième recours

Pour le deuxième cas, il s’agit d’un élevage de chien type retriever.

De 2023 à 2025, 5 reproductions ont été constatées pour des chiens avec dysplasie de hanche (reproducteur 1/reproducteur 2): dysplasie sévère/dysplasie moyenne (deux fois), dysplasie sévère/non testé, dysplasie moyenne/dysplasie légère (deux fois). 13 chiots en sont nés.

Le club de race recommande de ne pas faire reproduire des chiens avec dysplasie moyenne ou sévère (HD-D, HD-E) ou non testée.

Animal cross décide d'agir et porte plainte contre l'État pour non contrôle : une première en France

Les DDPP des deux départements ont répondu à Animal Cross que ces élevages n’ont pas été inspectés de 2020 à 2025.

L’association Animal Cross considère que la carence des  DDPP dans l’exécution de leurs missions constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État.

C’est la première fois en France qu’une association met en cause la responsabilité de l’État pour défaut de contrôle des maladies héréditaires.

Rappelons que « La sélection des animaux de compagnie sur des critères de nature à compromettre leur santé et leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants est interdite » (Code rural 214-23).
La loi rend très difficile le fait pour une association de porter plainte directement contre un élevage sur la base de cet article, d’où le choix de cette stratégie juridique indirecte.

* Rappel
  • Premier  élevage : dysplasie du coude: ED-3/ED-2, deux fois, ED-3/ED-0, deux fois, ED-2/ED-0, trois fois,de hanche : HD-E/HD-A, deux fois, HD-D/HD-A une fois
  • Deuxième élevage : HD-E/HD-C (deux fois), HD-E/non testé, HD-D/HD-C (deux fois). 13 chiots en sont nés.
  • HD dysplasie de hanche HD-C : léger, HD-D : modéré, HD-E : sévère. ED dysplasie du coude, 1 : léger, 2 : modéré, 3 : sévère)
  • HD-E/HD-C (deux fois), HD-E/non testé, HD-D/HD-C (deux fois). 13 chiots en sont nés.
  • Absente : pas de contrôle de la dysplasie
Émission Sur le Front : Une remise en cause des dépistages des maladies héréditaires au sein d’une race à faible espérance de vie

Émission Sur le Front : Une remise en cause des dépistages des maladies héréditaires au sein d’une race à faible espérance de vie

Animal Cross était interviewé sur le sujet des maladies génétiques, dans l'émission "Sur le Front" de Hugo Clément diffusée le Le 25 mai.

Dans le reportage une éleveuse de Dogues de Bordeaux remet en cause le bien-fondé des dépistages des maladies héréditaires chez cette race, dont l'espérance de vie est de moins de 8 ans, estimant en savoir plus en regardant ses chiens qu’en lisant des tests.

Voici des informations complémentaires pour vous permettre de vous faire une opinion.

Comment l’élevage a-t-il été identifié ?

L’élevage a été repéré par Animal Cross à partir des petites annonces des portées en vente. L’association a vérifié sur le site de la Société centrale Canine Lof select, si les chiens avaient été dépistés sur les maladies d’intérêt et si le croisement minimisait le risque de problème de santé. L’élevage a été contacté en amont du film pour vérifier certaines informations.

Quel est l’état de santé des reproducteurs de cet élevage ?

Les parents de la portée n’ont pas été testés pour les affections cardiaques et rénales.

Le père souffre de dysplasie sévère de la hanche, pas du coude (HD-E, ED-0).  Aucun des grands-parents, ou arrière-grands-parents ne sont testés car ils sont issus d’élevage d’Europe de l’Est.

Du côté de la mère, elle n’est pas testée pour les dysplasies.

3 des 6 parents et arrière-grands-parents sont testés. Sur 14 ascendants, 4 seulement sont testés dont 4 avec test de maladie : dysplasie sévère de la hanche ou HD-E (2 fois), dysplasie légère de la hanche ou HD-C(1 fois)  ou dysplasie sévère du coude ou ED-3 (1 fois).  11 ascendants sont sans test ou information.

Le père, et non la mère, a été testé pour la keratose plantaire.

Juste après notre visite la fiche du père a été enlevé du site Lofselect. Néanmoins, nous en avions réalisé une copie avant notre visite de l’élevage.

Quelle est la position du club de race ?

Le Club de race en France souligne l’importance de la détection et du fait d’enlever de la reproduction tout individu porteur d’une maladie cardiaque, de maladie rénale ou de kératose plantaire.

Les croisements avec des chiens non testés à la dysplasie ne sont pas non plus recommandés.

Source : site de la Société centrale canine.

https://www.centrale-canine.fr/sites/default/files/2023-11/18.01.01%20conseil%20%2B%20%20TGI.pdf

https://www.centrale-canine.fr/lofselect/articles/dogue-de-bordeaux-informations-sur-la-sante

Que peut-on dire de l’état des maladies héréditaires chez le dogue de Bordeaux ?

Au sein de la race du Dogue de Bordeaux, les maladies cardiaques et rénales sont particulièrement préoccupantes et constituent des causes majeures de la faible espérance de vie, estimée autour de 8 ans [1][2].

La sténose aortique sous-valvulaire (SAS) est la maladie cardiaque génétique la plus largement documentée chez le Dogue de Bordeaux [3][4].

Dans l’étude de cohorte française de Vachet (2018), les néphropathies représentaient 8,8 % des décès chez la race, tandis que les cardiopathies représentaient 13,2 % des causes de mortalité, se classant comme la deuxième cause de mortalité après le cancer (29,4 %) [1]. La durée moyenne de vie du panel était de 7,6 ans [1], faisant du Dogue de Bordeaux l’une des races canines à l’espérance de vie la plus courte.

Les chiens gravement atteints de SAS présentent une espérance de vie fortement réduite ; les formes sévères sont associées à une mortalité précoce et à un risque important de mort subite [3][4]. Aucun traitement n’a démontré de manière définitive une amélioration significative de l’espérance de vie ou de la qualité de vie dans les formes sévères de SAS, ce qui souligne le lourd impact de cette maladie pour les chiens et leurs propriétaires [3].

La kératodermie plantaire du Dogue de Bordeaux est une affection douloureuse à transmission autosomique récessive. Les chiens atteints développent un épaississement hyperkératosique sévère et des fissures des coussinets, apparaissant généralement entre 10 semaines et 1 an, provoquant boiteries, douleurs à la marche et infections secondaires [5].

Chez le Dogue de Bordeaux, la prévalence de la dysplasie de la hanche était d’environ 32 % en 2023 et 45 % en 2024 selon les statistiques publiées par la SCC [6]. Ces données sont sous-estimées car elles n’estiment que la dysplasie des hanches des chiens que les éleveurs ont bien voulu faire tester. Par comparaison, la dysplasie du coude est estimée à environ 20% par la SCC alors qu’une étude sur l’ensemble des chiens l’estime à 32% [3].

Le dogue de Bordeaux  est sur le podium des races les plus touchées en France pour la dysplasie de la hanche et du coude, sur plus de 300 races.

Sources

  1. Vachet, A. (2018). Étude de cohorte sur les causes de mortalité et l’espérance de vie du Dogue de Bordeaux en France. Étude citée dans les travaux vétérinaires français sur la race.
  2. PuppyLongevity. (s. d.). Dogue de Bordeaux lifespan and health statistics. PuppyLongevity. 
  3. Ohad, D. G., Avrahami, A., Waner, T., & David, L. (2013). The occurrence and suspected mode of inheritance of congenital subaortic stenosis and tricuspid valve dysplasia in Dogue de Bordeaux dogs. The Veterinary Journal, 197(2), 351-357. https://doi.org/10.1016/j.tvjl.2013.01.012
  4. Universities Federation for Animal Welfare (UFAW). (s. d.). Dogue de Bordeaux – Aortic stenosis. UFAW.  UFAW
  5. Murgiano, L., et al. (2016). A recessively inherited footpad hyperkeratosis associated with an FAM83G variant in the Dogue de Bordeaux. Canine Genetics and Epidemiology, 3(1).
  6. Société Centrale Canine (SCC). (2023–2024). Statistiques officielles de dépistage de la dysplasie de la hanche et du coude chez le Dogue de Bordeaux. SCC LOF Select / statistiques de santé raciale.
  7. Genevois, J. P., et al. (2008). Prevalence of elbow dysplasia according to official radiographic screening in France. Veterinary and Comparative Orthopaedics and Traumatology, 21(1), 21-24.

 

L’élevage a-t-il été contrôlé par la DDPP ?

DDPP : Direction Départementale de la Protection des Populations

À la demande d’Animal Cross, la DDPP a répondu que cet élevage n’avait pas été contrôlé de 2020 à 2025.

Compagnons de vie, même dans l’épreuve : des nouvelles de notre projet solidaire

Compagnons de vie, même dans l’épreuve : des nouvelles de notre projet solidaire

Le projet "Compagnons de vie, même dans l'épreuve", porté par Animal Cross, est un dispositif de garde solidaire dédié aux chiens et aux chats appartenant à des personnes en situation de vulnérabilité (isolement, hospitalisation, précarité). Notre mission est d'éviter l’abandon définitif en préservant le lien vital entre l’humain et l’animal lors d'accidents de la vie.

Un soutien majeure grâce à Almo Nature et votre mobilisation 

Grâce à votre mobilisation, notre initiative a terminé en 2ème position lors de l’appel à projets de la marque Almo Nature. Grâce à vos 3 630 votes, nous avons pu obtenir un soutien précieux qui nous aide à financer les besoins essentiels des animaux pris en charge et de développer le projet.

Les animaux que nous avons accueillis grâce au projet 

Depuis le lancement du dispositif, plusieurs animaux ont été mis à l'abri pour permettre à leurs propriétaires de traverser leur épreuve plus sereinement :

 

  • Victoire : Une jeune chienne de 1,5 an dont la maîtresse effectue un séjour en hôpital psychiatrique. Elle bénéficie actuellement de soins vétérinaires complets (stérilisation, traitement contre la piroplasmose).
  • Gaia : Une chienne border collie, pleine de vie, dont la maîtresse est hospitalisée pour 15 jours.
  • Shadow : Un Malinois de 2 ans dont le propriétaire est actuellement en prison pour une longue durée. Shadow est un chien adorable, curieux de tout, heureux d'être autant en compagnie des humains que des autres animaux avec qui il veut toujours jouer. Shadow sera à l'adoption dès la semaine prochaine.
  • Charlie : Un chat dont le propriétaire de 70 ans a dû être hospitalisé. Le Minou, seul dans l'appartement, a d'abord été visité chaque jour mais ses miaulements plaintifs nous ont déchiré le coeur et nous l'avons finalement accueilli en famille jusqu'au retour du Monsieur.
  • Deux Staffs : Également accueillis suite à l'incarcération de leur maître.

Victoire

Shadow

Gaia

Appel à la solidarité : Devenez Famille d'Accueil (FA)

Pour atteindre notre objectif d'accompagner au moins 30 gardes temporaires par an, le développement de notre réseau est crucial. Nous recherchons activement des familles d'accueil bénévoles résidant dans les départements suivants :

  • Pyrénées-Atlantiques (64).
  • Hautes-Pyrénées (65).

Une prise en charge totale pour les familles : S'engager comme famille d'accueil pour ce projet est un acte de pure solidarité sans contrainte financière. L'association Animal Cross prend en charge l'intégralité des frais, notamment :

  • Les soins vétérinaires.
  • La nourriture (croquettes, pâtées).
  • Le matériel nécessaire au bien-être de l'animal.

Contactez-nous pour aider : 06 58 11 71 13.

 

La face cachée de l’euthanasie de convenance en France : des dizaines de milliers de vies sacrifiées par an !

La face cachée de l’euthanasie de convenance en France : des dizaines de milliers de vies sacrifiées par an !

L’euthanasie de convenance désigne la mise à mort d'un animal de compagnie qui n'est justifiée par aucun motif médical. En France, cette pratique reste une réalité massive et souvent opaque, malgré le fait que le Code pénal sanctionne déjà le fait de donner la mort à un animal « sans nécessité » (1). Chez Animal Cross, nous militons pour que le droit à la vie devienne la règle et l'euthanasie l'exception absolue.

Neige, sauvée d'une euthanasie de convenance 

L'histoire de Neige, une adorable Setter de 8 ans, illustre parfaitement ce combat. Neige est arrivée il y a quelques jours en clinique, en mauvaise santé, souffrant d'une infection de l'utérus (pyomètre) et de diabète. Elle a pu être opérée mais refusant d'assumer les soins (deux piqûres par jours et des frais s'élevant à 50 € par mois), ses propriétaires ont demandé au vétérinaire son euthanasie.

Grâce au courage et à la compassion du vétérinaire qui a refusé d'obtempérer, Neige a été sauvée et confiée à Animal Cross. Nous avons pu rapidement lui trouver une famille d'adoption qui pourra lui prodiguer les soins dont elle a besoin et lui apporter amour et sécurité.

Cette histoire montre qu'il existe des alternatives, donnant aux animaux leur droit de vivre.

L'euthanasie ne devrait être pratiquée qu'en cas de réelle nécessité, pour des raisons médicales et non pour pas pour le simple confort du propriétaire.

la réalité chiffrée : un système saturé

Nos données s'appuient sur une étude datant de 2016 du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (données sur les taux d’euthanasie en fourrière et refuge) (2), aucune statistique publique française récente et exhaustive n’a été récemment publiée sur ce sujet.  Nous estimons que ces chiffres sont toujours d'actualité et que chaque année, la France ferait donc face à une hécatombe invisible.

  • Dans les refuges et fourrières : On estime à environ 30 000 le nombre d'euthanasies injustifiées par an (2).
  • Le ratio de l'abandon : on estime qu'un abandon sur trois se solde par une euthanasie (estimation du nombre d'abandon entre 100 000 et 300 000 par an selon l’Observatoire de la protection des carnivores domestiques, OCAD).
  • En cabinet vétérinaire : Environ 40 000 actes dits de « complaisance » y seraient pratiqués annuellement (3). Selon une enquête d'une vétérinaire, 38 % des vétérinaires canins ont déclaré pratiquer des euthanasies de convenance (4).
  • Le scandale de la SPA de Pau : Notre enquête, il y a quelques années, avait révélé plus de 7 500 mises à mort en 20 ans (1990-2013), avec des témoignages d'animaux étourdis à l'éther et placés vivants dans des congélateurs. 56 % des animaux tués l'étaient avant le délai légal de 10 jours, sans aucune recherche de leurs propriétaires (5).

Répartition des euthanasies non sanitaires (Estimations annuelles, basées sur les chiffres de 2016) (2, 3)

Structure Chats Chiens Total
Fourrières & Refuges ~ 19 000 ~ 8 000 ~ 27 000
Cabinets Vétérinaires - - ~ 40 000

Raisons de demande d'euthanasie

1. Les motifs liés au propriétaire (Euthanasie de "complaisance")
 
Dans les cabinets vétérinaires, où l'on estime à environ 40 000 le nombre d'euthanasies de ce type (3) chaque année en France, les raisons invoquées sont variées :
 
Changements de situation personnelle : Déménagements, divorces, pertes d'emploi ou naissances sont des facteurs fréquents de rupture du lien avec l'animal
Incapacité physique : Le décès du maître, son départ en maison de retraite (EHPAD) ou une invalidité soudaine laissent souvent l'animal sans solution de garde.
Contraintes financières : L'impossibilité ou le refus de payer des soins médicaux coûteux ou les frais d'entretien quotidiens mènent à des demandes d'euthanasie « économique ».
Convenance pure ou "caprice" : Certaines demandes sont motivées par un simple désintérêt, le départ en vacances, ou parce que l'animal est jugé « trop contraignant ».
 
2. Les motifs comportementaux
 
C'est l'une des causes les plus fréquentes, souvent située à la frontière du médical et de la convenance :
 
Agressivité et sécurité : Des morsures (réelles ou craintes) ou une agressivité envers les membres du foyer ou les congénères poussent les propriétaires à l'impasse.
Comportements "indésirables" : La malpropreté (notamment chez le chat), les aboiements excessifs, les destructions ou les fugues répétées saturent la patience des détenteurs.
Races "difficiles" : Les refuges observent une surreprésentation de chiens puissants (types Pitbull, Malinois, Cane Corso) dont le comportement est difficile à gérer pour des maîtres non avertis.
 
3. Les motifs structurels et logistiques (Refuges et Fourrières)
 
Dans les structures d'accueil, le manque de moyens peut conduire à des euthanasies injustifiées médicalement :
 
Saturation et manque de place : Face à l'afflux d'animaux (plus de 38 000 refus de prise en charge en 2024 par le réseau SPA (6)), certaines structures se sentent contraintes d'euthanasier pour « faire de la place ».
Inadoptabilité : Des animaux jugés trop vieux, malades chroniques ou présentant des troubles comportementaux lourds restent longtemps en box et finissent par être sacrifiés.
Errance non maîtrisée : La prolifération des chats errants et des portées non désirées sature les capacités de prise en charge, menant à des euthanasies massives, notamment dans les DOM-TOM.

un dilemme éthique pour les vétérinaires

L'euthanasie de convenance place le vétérinaire dans un conflit de « double allégeance » entre sa mission de soigner l'animal et son devoir de conseil envers un propriétaire qui reste, légalement, le seul décisionnaire.

Cette situation est source de stress pour 89,4 % des praticiens et participe à un taux de suicide dans la profession 3 à 4 fois plus élevé que dans la population générale (7).
Si 91,3 % des vétérinaires ont déjà refusé une demande abusive, 73,1 % ont déjà accepté d'en pratiquer une au cours de leur carrière (7).

Raisons de la réticence à refuser : 

Malgré le malaise ressenti, les vétérinaires hésitent parfois à rejeter ces demandes pour plusieurs raisons mais principalement par manque d'alternatives immédiates (65 %) (7) :
 
1. La crainte que le client cherche une solution encore plus néfaste pour le bien-être de l'animal (65,3 % des cas) (8).
2. La difficulté de s'opposer à une décision déjà prise par le client (50,8 %) (8).
3. La peur de compromettre définitivement la relation avec le client (15,1 %) (9).
 
Les demandes d'euthanasies, sont généralement motivées par des troubles comportementaux, des contraintes financières ou des problèmes d'organisation personnelle (7).

La Commission protection et bien-être animal (BEA) de l'Ordre a placé les dilemmes éthiques liés à l’euthanasie parmi ses chantiers prioritaires en 2024 (10). 

En 2025, l’Ordre vétérinaire a publié un guide déontologique pour sécuriser l’exercice professionnel en refuges et dispensaires. Il stipule que l’euthanasie ne doit jamais être automatique : elle doit être médicalement ou éthiquement justifiée, le vétérinaire restant le seul décisionnaire, libre de toute influence d’une politique interne de refuge ou de fourrière. (11). 

L'exemple Espagnol : vers " l'euthanasie zéro "

Depuis septembre 2023, l’Espagne a adopté une loi pionnière sur le bien-être animal qui vise l’euthanasie zéro. La mise à mort pour des raisons économiques, de surpopulation ou de manque de place y est désormais expressément interdite. L'acte n'est autorisé que sous réserve d'un rapport vétérinaire attestant qu'il s'agit de la seule option pour le bien-être de l'animal (12).

Le combat juridique en france : 2021 - 2025

Notre association agit au cœur des instances législatives pour faire évoluer le droit français :

  1. L'amendement de 2021 (Sénat) : Animal Cross et l'association AVA ont porté un amendement visant à instaurer une réunion collégiale obligatoire. L'objectif était de desserrer l'étau moral pesant sur le vétérinaire seul face au client en faisant intervenir des tiers (associations, experts) pour trouver des alternatives dans un délai de 5 jours. Cette proposition a été discutée au sénat mais refusée (1).
  2. La proposition de loi d'avril 2025 : Enregistré à l’Assemblée nationale, ce texte (N° 1299) vise à interdire strictement l'euthanasie sauf en cas de « souffrances intolérables » ou de dangerosité avérée après épuisement des thérapies comportementales. Les contrevenants s'exposent à 3 ans d'emprisonnement et 50 000 € d'amende (13).
  3. La proposition de loi d'octobre 2025 : ce texte n° 1976 a pour objectif d'interdire l'euthanasie des animaux ayant fait l'objet d'une saisie dans le cadre d'une procédure judiciaire. Cette interdiction s'applique à tous les cas, sauf si un impératif vétérinaire justifie une telle intervention (14).
  4. Animal Cross et l'association APRAD travaille actuellement sur une nouvelle proposition de loi avec un parlementaire.

La position et les solutions d'Animal Cross

Pour Animal Cross, l'euthanasie ne doit plus être un outil de gestion des populations animales ou des caprices individuels. Nous proposons :

  • Un changement de la législation interdisant les euthanasies d’animaux de compagnie pour d’autres raisons que :
    1) pour des raisons vétérinaires
    2) en cas de dangerosité de l’animal avérée par un vétérinaire comportementaliste.
     Dans ce dernier cas, il convient d’abord d’épuiser les recours pour diminuer cette dangerosité réelle ou supposée.
  • La stérilisation des chats et l'identification obligatoires : Financées par les communes afin de tarir l'errance à la source.
  • L'interdiction des ventes en animalerie et sur internet : Pour limiter les achats impulsifs qui mènent aux abandons.
  • Le soutien aux refuges : Via des subventions permettant de prolonger la garde des animaux au-delà du délai légal et d'adapter les structures aux longs séjours.
  • Soutien aux vétérinaires : ne plus laisser le vétérinaire seul face à la décision, mais impliquer des experts et associations pour trouver des alternatives.
  • La transparence radicale : Création d'un registre quotidien et d'un observatoire national pour recenser chaque euthanasie et son motif réel.

Il est temps de passer d'un droit de propriété absolu à un devoir de responsabilité envers ces êtres sensibles.

Sources

1. Sénat (France). (2021). Amendement n° 3 à l’article 8 bis A (Mme Bouley-Espéronnier). Relatif à l’instauration d’une réunion collégiale obligatoire pour les demandes d’euthanasies non médicalement justifiées.

2. Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. (2017). Instruction technique DGAL/SDSPA/2017-638 : Bilan de l’opération protection animale vacances 2016. Extrapolation réalisée par Animal Cross à l’ensemble des structure en France

3. Borrou-Mens, C. (2017). Problèmes éthiques posés par l’euthanasie de « convenance » de l’animal. Mémoire de Master 2 Éthique animale, Université de Strasbourg.

4. Ordre national des vétérinaires. (2017). Rapport annuel d’activité 2017 (Rapport annuel). https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2021-11/RA_2017.pdf

5. Animal Cross. (2019). Enquête et informations sur les pratiques d’euthanasies à la SPA de Pau. Dossier de presse – SPA Pau Berlanne – 21 mars 2019. Animal-Cross.org (PDF).

6. Société protectrice des animaux & Fondation Affinity. (2025). Première étude nationale sur l’abandon et l’adoption – données 2024 (Étude). https://www.la-spa.fr/app/uploads/2025/09/SPA_Abandon_Etude_FR_Web.pdf

7. Tardivo, C. (2021). Évaluation des attitudes de vétérinaires face à des demandes d’euthanasie non médicalement justifiées. Thèse pour le diplôme d’État de docteur vétérinaire, Université Paul-Sabatier de Toulouse.

8. Levesque, L. (2025). Prise en charge optimale de l'euthanasie éthiquement justifiée d'un animal de compagnie : représentations d'étudiants alforiens en 4e année via l'analyse de mindmaps produites en TD de communication interpersonnelle et proposition d'un nouveau support pédagogique. Médecine vétérinaire et santé animale. Dépôt HAL ⟨dumas‑05042724⟩. https://enva.hal.science/dumas-05042724/

9. Kipperman, B., Morris, P., Rollin, B. (2018) Ethical dilemmas encountered by small animal veterinarians: characterisation, responses, consequences and beliefs regarding euthanasia. The Veterinary Record vol. 182, n° 19, p. 548. [https://doi.org/10.1136/vr.104619]

10. Ordre national des vétérinaires. (2025). Rapport d’activité 2024 (Rapport annuel). https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2025-10/odv-ra2024.pdf

11. Ordre national des vétérinaires. (2025). Guide professionnel — L’exercice de la médecine vétérinaire en refuge et en dispensaire pour les animaux de compagnie. https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2025-05/42849-odv-guide-refuges-et-dispensaires-dyn.pdf

12. Morel, S. (2023). En Espagne, un projet de loi ambitieux sur le bien-être animal voté en première lecture. Le Monde, 10 février 2023. Consulté en ligne : https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/02/10/en-espagne-un-projet-de-loi-ambitieux-sur-le-bien-etre-animal-vote-en-premiere-lecture_6161214_3244.html

13. Assemblée nationale (France). (2025). Proposition de loi n° 1299 visant à interdire les euthanasies dites de convenance des chiens et des chats. Enregistrée le 17 avril 2025, présentée par M. Aymeric Caron et Mme Julie Ozenne.

14. Assemblée nationale. (2025). Proposition de loi n° 1976 visant à interdire l’euthanasie des animaux saisis dans le cadre d’une procédure judiciaire, sauf impératif vétérinaire. Assemblée nationale. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1976_proposition-loi

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