Lorsqu’un accident de la vie survient, la séparation avec son animal de compagnie est une épreuve douloureuse qui peut parfois mener à un abandon déchirant. À travers notre projet « Compagnons de vie, même dans l’épreuve », l’association Animal Cross a mis en place un dispositif de garde solidaire pour chiens et chats destinés aux personnes traversant une période difficile.
Dans quels cadres faire appel à la garde solidaire ?
Notre dispositif intervient temporairement pour mettre à l’abri l’animal lorsque son propriétaire traverse une crise ou un imprévu majeur :
Hospitalisations et urgences médicales : Qu’il s’agisse d’une intervention chirurgicale, d’une convalescence ou d’un séjour en hôpital, la garde solidaire prend le relais pendant la durée des soins.
Mises en sécurité face aux violences conjugales : Pour de nombreuses femmes victimes de violences au sein du foyer, la peur de laisser leur animal aux mains de leur bourreau constitue un frein majeur au départ. En offrant une solution de placement immédiat et confidentiel pour leur chien ou leur chat, nous leur permettons de quitter le domicile conjugal et de se mettre à l’abri, avec la certitude que leur compagnon est en sécurité.
Difficultés à s’occuper de l’animal : Pour préserver le lien avec l’animal et éviter l’abandon, nos promeneurs bénévoles assurent les sorties et visites quotidiennes.
Notre but : éviter l’abandon définitif et préserver ce lien vital entre l’humain et l’animal.
Témoignages : l’histoire de Gaia et Chipita
Parmi les animaux que nous avons accueillis, voici les histoires de Gaïa et Chipita, deux chiennes, dont leurs maîtresses, ont été hospitalisées, l’association s’est mobilisée pour organiser leur garde temporaire :
Rejoignez notre réseau solidaire
Ce dispositif, soutenu par Almo Nature, vise à accompagner au moins 30 gardes temporaires par an.
Nous recherchons des familles d’accueil résidant principalement dans les Pyrénées-Atlantiques (64) et les Hautes-Pyrénées (65).
Pour nous contacter ou devenir famille d’accueil : 06 58 11 71 13.
Depuis le 1er juillet 2026, les personnes qui acquièrent un chien dans le Land de Brême, en Allemagne, doivent démontrer qu’elles possèdent les connaissances nécessaires pour s’en occuper correctement. Ce « Hundeführerschein », souvent traduit par « permis pour chien », comprend un examen théorique avant l’acquisition et une épreuve pratique avec l’animal dans l’année qui suit. Une mesure intéressante pour prévenir les erreurs de détention, les abandons et certaines situations dangereuses. Mais contrairement à ce que l’on peut parfois lire, elle ne concerne pas toute l’Allemagne.
Chien tenu en laisse — photo d’illustration. Source : Wikimedia Commons — licence CC BY-SA 4.0.
À Brême, avoir un chien suppose désormais de prouver ses compétences
La nouvelle législation du Land de Brême change profondément la logique habituelle : il ne suffit plus de vouloir acquérir un chien pour être considéré comme suffisamment préparé à en prendre la responsabilité.
Depuis le 1er juillet 2026, les nouveaux détenteurs doivent obtenir un certificat de compétence, le Hundeführerschein.[1]
L’examen comporte deux étapes. La première est théorique et doit être réussie avant l’arrivée du chien. Elle porte notamment sur les besoins et le comportement du chien, les règles de protection animale et la capacité à anticiper des situations potentiellement dangereuses.
La seconde est pratique. Elle doit être passée dans l’année suivant l’acquisition, lorsque le chien a au moins douze mois. Le détenteur doit montrer qu’il sait comprendre son animal, le conduire correctement et prévenir les situations problématiques.[1][2]
Particularité importante : l’épreuve pratique doit être renouvelée avec chaque nouveau chien, car les autorités considèrent que chaque animal possède son propre comportement et ses propres besoins.
L’objectif : agir avant que les problèmes apparaissent
Le gouvernement de Brême explique cette réforme par un constat assez simple : aimer les chiens ne signifie pas nécessairement savoir répondre à leurs besoins.
Une mauvaise compréhension du comportement canin peut conduire à une éducation inadaptée, à des conditions de vie insuffisantes, à des conflits ou à des comportements devenus difficiles à gérer. Dans certains cas, le chien finit abandonné ou confié à un refuge.
La législation cherche donc à intervenir en amont, plutôt qu’une fois l’animal en difficulté.
Un chien n’est ni un objet que l’on apprend à utiliser après l’achat, ni un animal dont les besoins se résument à être nourri et promené. C’est un individu sensible, avec des besoins comportementaux, sociaux, physiques et médicaux qui devront être satisfaits pendant parfois quinze ans.
Non, toute l’Allemagne n’impose pas encore ce permis
L’Allemagne est un État fédéral et les règles concernant les chiens varient fortement selon les Länder. Il n’existe actuellement aucun Hundeführerschein obligatoire pour tous les propriétaires de chiens à l’échelle nationale.
En Basse-Saxe, les personnes qui acquièrent leur premier chien doivent déjà, depuis 2013, passer une épreuve théorique avant l’acquisition puis une épreuve pratique pendant la première année de détention.[4]
À Berlin, en revanche, le Hundeführerschein reste en principe facultatif pour les chiens ordinaires et permet notamment d’obtenir une dérogation à certaines obligations de tenue en laisse.[5]
Lors d’une audition publique du Bundestag en avril 2026, l’éducateur canin Martin Rütter a demandé qu’une preuve de compétence soit exigée avant toute détention d’un chien.[6]Il s’agit à ce stade d’une proposition et non d’une décision fédérale.
Et en France ?
Depuis octobre 2022, toute personne acquérant pour la première fois un chien doit signer en France un certificat d’engagement et de connaissance, remis au moins sept jours avant l’acquisition.[7]
C’est utile. Mais il existe une différence fondamentale avec Brême : le futur détenteur français n’a aucune connaissance à démontrer.
Il lit et signe un document. Il n’y a ni examen théorique, ni mise en situation pratique, ni vérification ultérieure de sa capacité à comprendre et conduire son chien.
En Allemagne, plusieurs Länder imposent déjà aux nouveaux détenteurs de chiens de démontrer leurs connaissances. Photo d’illustration.
Séance d’apprentissage entre un chien et un humain — photo d’illustration. Photo : Ellen Levy Finch / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0.
Notre demande : passer de l’information à une véritable compétence
Le certificat français constitue une première étape, mais son principe pourrait être renforcé.
Animal Cross propose d’étudier la mise en place, pour les nouveaux détenteurs de chiens, d’un véritable parcours de connaissance préalable : une formation accessible, suivie d’une validation des connaissances essentielles sur le comportement, la santé, les besoins physiologiques et la protection de l’animal.
Une partie pratique pourrait ensuite permettre de vérifier que la relation entre le chien et son détenteur s’établit dans de bonnes conditions.
Former les humains avant que les animaux n’en subissent les erreurs : voilà probablement la leçon la plus intéressante à retenir de l’expérience de Brême.
135 vétérinaires ont signé notre tribune pour soutenir notre proposition de loi contre les maladies raciales d'origine génétique
Une étape majeure vient d'être franchie dans notre lutte contre la souffrance animale. À l'initiative des associations Quatre pattes, Animal Cross et Convergence Animaux Politique, une tribune d'une ampleur inédite a été publiée dans le journal « Le Monde », marquant un tournant dans la prise de conscience nationale sur la maltraitance génétique.
Un ralliement massif des professionnels de santé
Ce n'est pas seulement un cri d'alarme associatif, mais une véritable expertise de terrain qui s'exprime aujourd'hui. Plus de 100 vétérinaires et une vingtaine de ASV (assistante vétérinaire) ont co-signé notre appel pour exiger la fin de la sélection génétique qui dégrade la santé des chiens et des chats.
Ces praticiens, répartis sur tout le territoire, témoignent d'une réalité quotidienne insoutenable : celle d'animaux dont la vie est rythmée par la douleur en raison de critères esthétiques "mignons" ou "originaux". En signant ce texte, ils dénoncent une « hérésie » biologique qui les place dans une position morale impossible.
Le malaise des vétérinaires au cœur du débat
Un aspect qui est souvent ignoré : le malaise éthique profond des professionnels de la santé animale. Les vétérinaires signataires refusent désormais d'être les simples « réparateurs » de malformations délibérément programmées par l'humain pour répondre à des effets de mode.
Cette mobilisation massive souligne que :
La souffrance de ces animaux n'est pas une fatalité biologique, mais le résultat de pressions de sélection délibérées.
Le métier de vétérinaire subit un véritable épuisement professionnel face à la répétition de ces pathologies évitables.
La science et la morale imposent aujourd'hui de placer la santé avant l'apparence.
Un écho médiatique pour porter La proposition de loi
En recevant le soutien de plus d'une centaine de vétérinaires et de grandes fédérations internationales, nous démontrons que la France peut et doit s'aligner sur les dernières connaissances scientifiques pour interdire la reproduction d'animaux porteurs de traits handicapants.
Nous tenons à remercier chaleureusement les signataires et tous ceux qui nous rejoignent chaque jour. Ensemble, nous mettrons fin à la maltraitance programmée.
Face à l'intensification des épisodes de canicule, nos animaux de compagnie se retrouvent en première ligne. Contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas "armés" comme nous pour affronter la chaleur, et ce qui peut nous sembler être un simple inconfort peut devenir pour eux une urgence vitale en quelques minutes seulement
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Pourquoi nos animaux sont-ils plus vulnérables que nous ?
La principale différence réside dans la gestion de la température corporelle. Alors que l'être humain transpire sur l'ensemble du corps pour évacuer la chaleur, le chien et le chat ne possèdent des glandes sudoripares qu'au niveau des coussinets et de la truffe. Ce mécanisme est très marginal et insuffisant pour refroidir l'organisme.
Pour réguler leur température (située normalement entre 38°C et 39°C), ils comptent principalement sur le halètement. En respirant rapidement la gueule ouverte, ils favorisent l'évaporation de la salive, ce qui refroidit le sang circulant dans la langue. Cependant, ce système a ses limites : si l'air ambiant dépasse 41°C, l'animal inspire un air qui réchauffe son corps au lieu de le refroidir.
Certains animaux sont encore plus à risque :
Les races brachycéphales (museau plat comme les Bouledogues, Carlins, Persans) : leur anatomie entrave la circulation d'air nécessaire à l'évaporation, les enfermant dans un cercle vicieux mortel.
Les NAC (lapins, rongeurs) : Ils ne peuvent pas haleter efficacement et ne transpirent pas du tout. Le lapin, par exemple, utilise uniquement la vasodilatation des vaisseaux de ses oreilles pour évacuer un peu de chaleur.
Les animaux fragiles : Les jeunes, les seniors, les animaux en surpoids ou cardiaques décompensent beaucoup plus vite.
Les bons gestes de prévention
Pour protéger votre compagnon, l'anticipation est la clé :
Hydratation constante : Laissez plusieurs gamelles d'eau fraîche (mais non glacée) à disposition et renouvelez-les régulièrement. Astuce : pour les chiens peu enclins à boire, ajoutez un peu de bouillon de bœuf sans sel, et pour les chats, un peu de jus de thon.
Aménagement de l'habitat : Gardez les volets fermés aux heures chaudes. Privilégiez les pièces carrelées et utilisez des ventilateurs ou des tapis rafraîchissants.
Adaptation des activités : Ne sortez votre animal que tôt le matin ou tard le soir. Testez le bitume avec votre main : s'il est trop chaud pour vous, il brûlera les coussinets de votre animal.
Soins spécifiques aux NAC : Évitez les cages en plexiglas qui emprisonnent la chaleur et préférez les barreaux. Placez des bouteilles d'eau congelée enveloppées dans un linge dans leur enclos.
Ce qu'il ne faut JAMAIS faire
Ne jamais laisser un animal seul dans une voiture : Même pour quelques minutes, même avec les fenêtres entrouvertes ou à l'ombre. L'habitacle peut dépasser les 50°C en moins de 10 minutes, transformant le véhicule en fournaise mortelle.
Ne pas raser son animal : C'est une erreur majeure. Le pelage n'est pas qu'une protection contre le froid ; il sert d'isolant thermique en créant un coussin d'air protecteur. Le raser expose la peau aux brûlures solaires et augmente la température corporelle. Privilégiez un brossage approfondi pour retirer les poils morts.
Ne pas utiliser d'eau glacée : Refroidir brutalement un animal avec de l'eau glacée peut provoquer un choc thermique ou une vasoconstriction qui emprisonne la chaleur à l'intérieur du corps.
Reconnaître les signes d'alerte (Coup de chaleur)
Le coup de chaleur est une urgence vétérinaire absolue. Soyez attentif aux symptômes suivants :
Halètement frénétique, bruyant et persistant.
Muqueuses (gencives, langue) rouge brique ou violacées.
Hypersalivation ou présence de mousse à la gueule.
Troubles digestifs (vomissements, diarrhées parfois sanglantes).
Convulsions ou perte de connaissance.
Que faire si votre animal se sent mal ?
"Refroidir d'abord, transporter ensuite" est la règle d'or.
Déplacez-le immédiatement à l'ombre dans un endroit ventilé.
Mouillez-le progressivement avec de l'eau tiède ou fraîche (20-22°C), en commençant par les pattes, le ventre et le cou.
Placez-le devant un ventilateur pour accélérer l'évaporation.
Appelez les urgences vétérinaires sans délai, même si l'animal semble aller mieux. Des lésions internes (notamment rénales) peuvent apparaître jusqu'à 72 heures après l'épisode.
Procédure si vous trouvez un chien enfermé dans une voiture
Recherchez le propriétaire : Faites passer une annonce si vous êtes sur le parking d'un magasin.
Appelez les forces de l'ordre : Seule la police ou la gendarmerie est habilitée par le Code Rural (Art. L214-23) à ouvrir un véhicule en cas de danger.
Si l'urgence est vitale : Si l'animal est en détresse imminente et que les secours tardent, vous pouvez briser la vitre. Pour être protégé par l'état de nécessité (Art. 122-7 du Code pénal), vous devez :
Prendre une vidéo de l'animal en détresse avant d'agir.
Avoir un témoin qui vous filme, voire deux pour attester de l'urgence.
Contacter la police immédiatement après l'action.
Sortir l'animal, le mettre à l'ombre et le rafraîchir en attendant les secours.
Le propriétaire risque jusqu'à 750 € d'amende pour mauvais traitement, voire des peines de prison en cas de décès de l'animal.
Une proposition de loi visant à lutter contre les maladies héréditaires et les dérives de sélection chez les chiens et les chats a été déposée par sénateur Daniel Salmon d'Ille-et-Vilaine (Bretagne), groupe EELV, afin de renforcer la protection du bien-être animal et d’encadrer plus strictement la reproduction des animaux de compagnie.
des souffrances largement documentées
Le texte part d’un constat simple : certaines pratiques de sélection ont conduit au développement de races exposées à des pathologies graves et prévisibles, générant des souffrances chroniques parfois incompatibles avec une vie normale, pour des centaines de milliers de chien. Difficultés respiratoires chez les races brachycéphales, dysplasies articulaires, maladies cardiaques, troubles neurologiques ou dermatologiques : ces atteintes ne relèvent plus de cas isolés mais de prédispositions largement documentées par la littérature scientifique et vétérinaire. Une maltraitance génétique s’est institutionnalisée.
La situation actuelle, comptant sur la bonne volonté des acteurs des filières (éleveurs, clubs de race, Société centrale canine - SCC et Livre Officiel des Origines Félines - LOOF) est très insuffisante, certains éleveurs pratiquant des sélections responsables alors que d’autres s’en affranchissent. Ce texte traite en même temps des animaux de race et d’apparence pour éviter que les obligations pesant sur les races ne créent un développement des animaux d’apparence (chiens et chats issus des races mais sans être inscrits au livre généalogique), revendication principale de la SCC et du LOOF. Il place le vétérinaire au cœur du système car lui seul peut déterminer si les chiens et chats sont à faible risque de maladie héréditaire, l’absence de risque n’existant pas. On peut estimer qu’au moins 600 000 chiens sont concernés (LOF et chiens d’apparence) et des dizaines de milliers de chats.
Les principales mesures de la proposition de loi :
La proposition de loi prévoit notamment :
l’interdiction de la commercialisation et de l’importation d’animaux de compagnie issus sélection génétique à risque
l’interdiction de la reproduction de chiens et chats lorsque les croisements ne permettent pas de réduire au minimum les risques de souffrance liés aux maladies héréditaires ;
l’interdiction des races dans une impasse génétique ;
l’inscription sur le livre généalogique seulement des chiens et chats à risque minime de maladies héréditaires ;
la délivrance du certificat de cession vétérinaire, certificat existant déjà, uniquement pour les chiots et chatons issus d’un croisement minimisant les risques de maladies héréditaires;
l’obligation de faire figurer dans les annonces de cession les résultats des tests de dépistage ;
l’interdiction à terme de l’appellation chiens et chats “d’apparence”, les chiens et chats d’apparence ne pouvant plus se revendiquer d’une race;
l’interdiction de la publicité pour des races à risque ;
la possibilité pour les associations de protection animale de recourir en justice contre les élevages pratiquant la maltraitance génétique.
L’adoption récente d’un règlement européen sur le bien‑être des chiens et des chats applicable à partir de 2030 demeure insuffisante, le texte ne couvrant pas pleinement les animaux d’apparence et ne prévoyant pas de modalités de contrôle adaptées.
L’association Animal Cross dépose un recours contre L’État pour non-contrôle des maladies héréditaires dans deux élevages de chiens dans un contexte général de lacune généralisée de contrôle des élevages (une fois tous les 25 ans).
Identification des élevages à problèmes
L’association Animal Cross a passé en revue des centaines d’annonces de cession de chiots entre juin 2025 et janvier 2026 pour des races à problème de dysplasie de hanche (ex. berger australien, labrador, golden retriever, cane corso, dogue de Bordeaux, bouledogue continental), de coude (ex. chow chow), d’affections cardiaques (cavalier king charles, les annonces ne mentionnant pas l’échographie cardiaque), de maladies monogéniques (ex. welsh corgi, colley).
L’association a vérifié sur le site de la Société centrale canine Lof select si les chiens avaient été dépistés sur les maladies génétiques concernées et si le croisement minimisait le risque de problème de santé.
47 DDPP contactées : la probabilité pour un éleveur d’être contrôlé est une fois tous les 25 ans
Sur cette base, Animal Cross a envoyé un courrier à 47 Directions Départementales de la Protection des Populations dans toute la France afin de savoir si les élevages ayant procédé à des reproductions à risque avaient été contrôlés entre 2020 et 2025.
Le résultat est sans appel : 35 DDPP ont répondu (certaines après recours à la CADA),7 élevages ont été contrôlés en 5 ans, soit 20%, ou 4% par an.
En d’autres termes, même parmi les élevages à risque, la probabilité d’être contrôlé est une fois tous les 25 ans. De plus, sur les 7 élevages contrôlés, il n’est relevé aucune sélection génétique à risque.
Devant cet état de fait, l’association dépose un recours contre l’État pour carence fautive des services de l’État dans le contrôle de deux élevages canins.
Premier recours
Dans le premier cas, il s’agit d’un élevage de type grand chien. De 2023 à 2025, 9 reproductions ont été constatées pour des chiens (reproducteur 1/reproducteur 2) avec
Dysplasie du coude * (sévère/moyenne, deux fois, sévère/absente, deux fois, moyenne/absente, trois fois),
Dysplasie de hanche (sévère/absente, deux fois, moyenne/absente une fois)
Affections cardiaques et rénales (un reproducteur non testé 5 fois)
Au sein de cette race, les maladies cardiaques et rénales sont très préoccupantes et des causes importantes de la faible espérance de vie de 8 ans. Une femelle a reproduit 4 fois en 22 mois (le maximum est de 3 fois en 24 mois). 57 chiots sont nés de ces reproductions à risque.
Le club de race recommande de ne pas faire reproduire des chiens non dépistés, en particulier pour les maladies cardiaques ou rénales, ou deux reproducteurs ayant des dysplasies moyennes à sévères (HD-D ,ED-2, et plus). Les reproductions avec des chiens avec des dysplasies sévères (HD-E, ED-3) mettent aussi à risque la descendance.
Deuxième recours
Pour le deuxième cas, il s’agit d’un élevage de chien type retriever.
De 2023 à 2025, 5 reproductions ont été constatées pour des chiens avec dysplasie de hanche (reproducteur 1/reproducteur 2): dysplasie sévère/dysplasie moyenne (deux fois), dysplasie sévère/non testé, dysplasie moyenne/dysplasie légère (deux fois). 13 chiots en sont nés.
Le club de race recommande de ne pas faire reproduire des chiens avec dysplasie moyenne ou sévère (HD-D, HD-E) ou non testée.
Animal cross décide d'agir et porte plainte contre l'État pour non contrôle : une première en France
Les DDPP des deux départements ont répondu à Animal Cross que ces élevages n’ont pas été inspectés de 2020 à 2025.
L’association Animal Cross considère que la carence des DDPP dans l’exécution de leurs missions constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État.
C’est la première fois en France qu’une association met en cause la responsabilité de l’État pour défaut de contrôle des maladies héréditaires.
Rappelons que « La sélection des animaux de compagnie sur des critères de nature à compromettre leur santé et leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants est interdite » (Code rural 214-23). La loi rend très difficile le fait pour une association de porter plainte directement contre un élevage sur la base de cet article, d’où le choix de cette stratégie juridique indirecte.
* Rappel
Premier élevage : dysplasie du coude: ED-3/ED-2, deux fois, ED-3/ED-0, deux fois, ED-2/ED-0, trois fois,de hanche : HD-E/HD-A, deux fois, HD-D/HD-A une fois
Deuxième élevage : HD-E/HD-C (deux fois), HD-E/non testé, HD-D/HD-C (deux fois). 13 chiots en sont nés.
HD dysplasie de hanche HD-C : léger, HD-D : modéré, HD-E : sévère. ED dysplasie du coude, 1 : léger, 2 : modéré, 3 : sévère)
HD-E/HD-C (deux fois), HD-E/non testé, HD-D/HD-C (deux fois). 13 chiots en sont nés.
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