Souvenez-vous, en août 2025, un incendie géant ravageait près de 17 000 hectares dans les Corbières. Face à cette catastrophe écologique, Animal Cross s’est immédiatement mobilisée pour demander un répit écologique indispensable à la survie des animaux rescapés.
Ce que nous avons demandé : un moratoire pour la vie
Dès la fin de l’incendie, nous avons lancé une pétition citoyenne sur Change.org pour interpeller les autorités. Notre objectif était clair : obtenir un arrêté préfectoral suspendant toute action de chasse (y compris la régulation des ESOD) dans les zones incendiées et un périmètre tampon pour la saison 2025-2026.
Nos arguments étaient fondés sur la nécessité de protéger les “zones refuges” où les animaux se regroupent après un sinistre, les rendant extrêmement vulnérables aux prélèvements humains.
Nous rappelions également que la dégradation de ces habitats, dont certains sont classés Natura 2000, impose juridiquement à l’État d’éviter toute perturbation supplémentaire des espèces.
Faits récents : une mobilisation qui fait bouger les lignes
Grâce à notre action collective et à celle d’autres organisations comme l’ASPAS, le dossier a progressé. L’ASPAS a notamment été reçue en préfecture en octobre 2025 pour réitérer l’urgence d’une interdiction de la chasse afin de permettre aux populations de se reconstituer.
Bien que la chasse ait initialement repris sans contraintes majeures, un nouvel arrêté préfectoral a été adopté le 6 janvier 2026. Ce texte apporte des changements significatifs :
- Interdiction d’accès aux zones boisées : Pour des raisons de sécurité, l’accès aux parties boisées des communes sinistrées est désormais interdit à toute personne, ce qui inclut les chasseurs.
- Zones refuges préservées : Si la régulation des sangliers et des chevreuils reste autorisée à l’intérieur du périmètre général, elle est strictement interdite dans les espaces boisés.
Un premier succès pour la biodiversité
Cette décision constitue une très bonne nouvelle pour les animaux qui peuvent enfin trouver un véritable refuge dans ces bois sans être dérangés. C’est la preuve concrète que la mobilisation citoyenne, par le biais de nos pétitions et lettres ouvertes, joue un rôle déterminant face aux pressions des lobbies.
Nous restons vigilants. Si cet arrêté est une avancée, nous devons continuer de demander un suivi de l’évolution des populations animales sur cette zone.

