Le 15 mai marque la Journée mondiale du blaireau, une occasion de mettre en lumière ce mustélidé méconnu, mais aussi de dénoncer les persécutions dont il est victime en France.
Un rôle écologique fondamental
Une pratique barbare : la vénerie sous terre
Malgré son utilité, le blaireau est la cible d’une chasse particulièrement cruelle appelée vénerie sous terre ou déterrage. Chaque année en France, environ 12 000 individus périssent par ce mode de chasse.
Pourquoi se mobiliser contre le déterrage ?
- Protection des petits : Le 15 mai correspond souvent à l’ouverture de périodes de chasse « complémentaires ». À cette date, les blaireautins sont encore dépendants de leur mère, rendant leur destruction illégale au regard du Code de l’environnement.
- Inutilité sanitaire : Contrairement aux arguments avancés, le déterrage n’aide pas à lutter contre la tuberculose bovine. Au contraire, il peut favoriser la dispersion de la maladie en déstructurant les groupes sociaux.
- Absence de données scientifiques : La France autorise ces abattages sans connaître précisément l’état des populations, ce qui viole la Convention de Berne.
- Rejet massif : Aujourd’hui, 83 % des Français sont favorables à l’interdiction de cette pratique, déjà bannie chez presque tous nos voisins européens.
Agissez maintenant : participez aux consultations publiques en cours
Plusieurs préfectures envisagent d’autoriser ou d’avancer la période de vénerie sous terre (déterrage des blaireaux), parfois en dehors des périodes habituelles. Ces projets sont soumis à consultation publique : chacun peut donner son avis avant leur adoption.
Vos avis comptent et peuvent mener à la suspension de ces arrêtés devant les tribunaux.
- FINISTÈRE (29) — Autorisation envisagée dès le 15 mai 2026, avec consultation via un formulaire en ligne. Les informations sur l’arrêté et la consultation ici.
➤ Répondez NON avant le 16 mai. Lien vers la consultation
Proposition de texte de réponse
- Cruauté et souffrance animale : Cette pratique est d’une violence extrême. L’animal subit un stress intense pendant des heures, acculé par des chiens au fond de son terrier, avant d’être extirpé brutalement avec des pinces métalliques.
- Inutilité sanitaire : La vénerie sous terre n’est pas un outil de lutte contre la tuberculose bovine. Au contraire, elle favorise la dispersion de la maladie en déstructurant les groupes sociaux, ce qui augmente le risque de transmission.
- Impact sur la biodiversité : Le déterrage détruit des habitats essentiels qui servent de gîtes à de nombreuses espèces protégées (chat forestier, loutre, chauves-souris, salamandres).
- Méconnaissance des populations : La France autorise ces abattages sans données scientifiques fiables sur l’état des populations locales, ce qui contrevient aux principes de la Convention de Berne.
- Rejet sociétal : Cette pratique est interdite dans presque tous les pays voisins et est rejetée par 83 % des Français (source sondage IPSOS 2018).
Cordialement,
- EURE-ET-LOIR (28) — Projet d’arrêté autorisant une ouverture au 15 juin 2026, avec mise à disposition d’une note explicative. Les informations sur l’arrêté et la consultation ici.
➤ Donnez votre avis avant le 18 mai : ddt-consultations-publiques@eure-et-loir.gouv.fr
- ALLIER (03) — Projet d’ouverture anticipée au 15 mai 2026, soit en pleine période sensible pour l’espèce. Les informations sur l’arrêté et la consultation ici.
➤ Envoyez votre contribution avant le 19 mai : se-consultation@allier.gouv.fr
- ARDENNES (08) — Intégration d’une période complémentaire dès le 1er juin 2026 dans l’arrêté encadrant toute la saison de chasse 2026-2027. Note de présentation de l’arrêté ici, lien vers l’arrêté ici.
➤ Avis à transmettre avant le 19 mai : ddt-chasse@ardennes.gouv.fr
- MORBIHAN (56) — Projet d’autorisation au 15 juin 2026. Les informations sur l’arrêté et la consultation ici.
➤ Envoyez votre contribution négative avant le 21 mai : ddtm-sbef-nfc@morbihan.gouv.fr

