Des consultations publiques sont lancées au sujet des périodes d’ouverture de la chasse pour la saison 2020-2021. Dans presque tous les départements français, l’ouverture de la chasse est prévue dès le mois de juin. Il permet entre autres des périodes complémentaires pour le déterrage des blaireaux.

Pierre Rigaux a rassemblé les adresses où chacun peut donner son avis au préfet concerné. Vous pouvez les voir ici

Modèle de lettre à diffuser et à utiliser, dans tous les départements, pour répondre aux consultations administratives à propos de la vénerie sous terre (à réécrire avec vos mots, sinon vos arguments ne seront pas utilisés).

Madame, Monsieur,
Je m’oppose fermement à ce projet d’arrêté préfectoral visant à élargir le calendrier de destruction d’une espèce, le blaireau, déjà victime partout en France d’une pression de chasse forte et cruelle.
Je vous rappelle que cette espèce est protégée au titre de la législation européenne, et que, même pour les espèces chassées et donc a fortiori pour les espèces protégées, le code de l’environnement interdit formellement la destruction des jeunes et des portées lors des actions de chasse.
Or le déterrage est une pratique qui tue et massacre (certains, avec une pudeur de violette, diraient “prélève”) indistinctement les adultes et les jeunes non encore émancipés d’une même famille de blaireaux.
C’est de plus une pratique de chasse DE LOISIR, moyenageuse et particulièrement cruelle, provoquant chez les animaux ainsi traqués jusqu’au fond de leur terrier et souvent à moitié dévorés vivants par les chiens, un stress et des douleurs insoutenables.
Votre administration se grandirait beaucoup à ne pas céder une nouvelle fois, comme elle le fait bien trop souvent, aux pressions des lobbies agricoles et cynégétiques, arc-boutés sur des croyances et des pratiques d’un autre temps qui sont un défi à la science et à l’esprit d’humanité.
Toutes les études menées par de vrais scientifiques, neutres et objectifs, c’est-à-dire sans lien de subordination avec le monde de la chasse, en France comme à l’étranger, montrent en effet que le blaireau, espèce discrète et peu nombreuse dans la faune française, ne provoque à l’agriculture que des dégâts infimes. Et que ceux-ci quand ils surviennent peuvent  être gérés autrement que par les pratiques barbares et sadiques bien connues des équipages de vènerie sous terre.
Élargir la vènerie du blaireau sous terre, c’est offrir à une infime minorité et pour son seul PLAISIR, la destruction d’une espèce sauvage et protégée qui constitue un BIEN COMMUN du patrimoine naturel  appartenant à TOUS les Français.
Pour finir et afin que vous soyez bien conscient du genre de massacre que vous allez autoriser si vous persistez à prendre cet arrêté, je me permets de vous joindre le lien suivant :
Ce film  vous montrera la vraie réalité de la vènerie sous-terre, sans autre commentaire que les propres mots et les vociférations de ceux qui la pratiquent. Il a été tourné par des naturalistes courageux infiltrés dans un équipage de vènerie sous terre du Nord de la France. Mais je ne pense pas que les équipages de vènerie de (citer votre département) soient très différents de celui-ci…
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes respectueuses salutations.
Signature

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