Tous les protecteurs des animaux pleurent aujourd’hui Brigitte Bardot, la femme qui a engendré le mouvement de protection animale en France. Parce que nous savons ce que nous lui devons. C’est elle qui, la première, a ouvert la voie. Celle qui a osé dire, à une époque où personne ne voulait entendre, que la souffrance animale n’était ni normale, ni acceptable. Pour beaucoup d’entre nous, elle est, symboliquement, la mère du mouvement de protection animale.
Au nom d’Animal Cross, nous souhaitons saluer son parcours exceptionnel et la remercier pour avoir consacré sa vie aux animaux, sans compromis, sans détour, sans jamais céder à la facilité du silence.
Par ses prises de position directes, franches et percutantes, Brigitte Bardot a brisé un tabou majeur : celui d’une violence faite aux animaux considérée comme une fatalité. Dès le début des années 1960, elle a dénoncé publiquement les conditions d’abattage des animaux de ferme, y compris l’abattage sans étourdissement, à une époque où ces sujets étaient totalement absents du débat public. Elle a ainsi imposé une question simple, mais révolutionnaire : avons-nous le droit de faire souffrir les animaux ?
Toute sa vie, elle est restée fidèle à ce combat. En mettant sa notoriété au service des plus vulnérables, elle a créé un espace mental, médiatique et politique inédit, dans lequel des générations de protecteurs et de protectrices ont pu s’engouffrer. Grâce à elle, la défense des animaux est devenue une cause légitime, visible, impossible à ignorer.
Animal Cross s’inscrit dans cet héritage. Nos combats d’aujourd’hui – contre la maltraitance, pour la reconnaissance des droits des animaux, pour une société plus juste et plus responsable – n’existeraient pas sous cette forme sans le chemin qu’elle a tracé.
À Brigitte Bardot, nous disons merci.
Merci pour le courage.
Merci pour l’intransigeance quand elle était nécessaire.
Merci d’avoir montré que défendre les animaux n’est pas une option morale, mais un devoir.


