Le dernier tour des municipales approche, un moment décisif qui va façonner les politiques locales pour les 6 prochaines années. Parmi les enjeux majeurs : l’environnement. À l’heure où la biodiversité s’effondre et où l’agro-industrie s’intensifie, la vision écologique de votre futur maire est cruciale.

Dans les Pyrénées-Atlantiques où nous sommes implantés, 3 projets écocides sont en cours d’étude : E-CHO, BIOCHAR et NACRE. Ces projets sont un mirage environnemental, dont le but est de produire une ressource soi-disant “verte” et sans impacts sur l’environnement à la production.

Un leurre, avec à la clé des destructions nettes en termes de biodiversité : une menace directe pour les forêts Pyrénéennes et alentour.

E-ECHO : situé à Lacq, porté par la start-up Elyse Energy, ce projet a pour objectif de prélever de la biomasse forestière et agricole, ainsi que de faire passer le débit de la rivière, le gave de Pau, dans le plus grand électrolyseur jamais conçu par l’industrie, pour produire un kérosène synthétique. Objectif : produire 1% de la consommation de kérosène français, principalement à destination de l’aéroport de Bordeaux.

BIOCHAR : situé à Garlin, porté par la start-up Miraia, ce projet a pour objectif de prélever de la biomasse forestière pour produire du biocharbon de bois pour fertiliser les sols.

NACRE : situé à Lacq, ce projet a pour objectif de produire du bioéthanol à usage routier (ainsi que d’autres coproduits : biométhane, CO2 et lignine) à partir de biomasse non alimentaire, en majorité du bois, des déchets de maïs, du miscanthus et du bambou (matières contenant de la cellulose).

Ces projets, financés en partie par des fonds européens, contribuent à un modèle de développement qui entraîne la destruction de forêts pour augmenter le trafic aérien et routier.

Ce qu’ils ont en commun ? 

une production dérisoire d’énergie pseudo “verte” (<1% des besoins) entraînant des conflits d’usage sur la ressource forestière, et aucune certitude en termes de réduction des gaz à effet de serre, mais pas en termes des impacts bien irréversibles :

► Coupes forestières massives
► Épuisement des capacités de stockage forestier du carbone
► Mise en danger de la biodiversité
► Bouleversement des paysages …
► Bouleversement des économies locales ou agricoles : mise en concurrence accrue des différents usages des ressources existantes.

Ces projets ne sont pas isolés : des initiatives similaires se multiplient en France, sous les mêmes prétextes fallacieux comme le projet Hynovera à Gardanne que la mobilisation citoyenne a fait arrêter.

Alors, avant de voter, posez-vous la question :

Votre candidat soutient-il ces projets ?
Quelle est sa vision pour protéger les forêts, l’eau et la biodiversité locale ?

Voter contre ces projets aux municipales, c’est faire un pas vers la protection durable de votre territoire, son économie, ses paysages, et son patrimoine naturel.

POUR ALLER PLUS LOIN ET AGIR MAINTENANT