La chasse – 2024

La chasse – 2024

La chasse : un sujet majeur pour la faune, auquel Animal Cross dédie son livre Article 0

Les constats sont alarmants : 
  • 25 à 38 millions d’animaux chassés chaque année
  • 89 espèces chassables, dont 28 espèces menacées sur la liste de l’UICN
  • La chasse autorisée tous les jours de la semaine
  • Des milliers de tonnes de plomb dispersées sur la terre ferme
  • Des pratiques de chasse cruelles, comme la chasse à courre ou la vénerie sous terre

Animal Cross s'alarme de la façon dont on traite la faune sauvage en France et fait de nombreuses propositions dans son livre "Article 0" pour un avenir plus respectueux de la faune et de l'ensemble des écosystèmes.

  • Ce livre ne se contente pas de dénoncer les problématiques actuelles liées à la faune sauvage en France. Il propose également des solutions concrètes pour un avenir plus respectueux de la nature.
Sondage YouGov/Animal Cross : 41% des français habitant en zone rurale déclarent avoir été (eux ou leurs proches) victimes d’une situation d’insécurité liée à la chasse

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Chasse et enfance : un risque traumatique

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Chasse au blaireau sous terre : Stop au massacre !

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Saison de chasse 2019-2020 : bilan des victimes

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Consultation publique : Vers l’interdiction de la chasse sur le lit de la rivière Drôme dans la Réserve des Ramières (26)

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Le projet d'arrêté interdisant la chasse sur le lit de la Rivière Drôme (Domaine public fluvial – DPF) situé dans la Réserve naturelle nationale des Ramières du Val de Drôme est soumis à la consultation du public jusqu'au 21 octobre 2024 sur le site de la Préfecture en cliquant sur le lien suivant :

https://www.drome.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement-eau-risques-naturels-et-technologiques/Consultations-du-public-aux-decisions-environnementales/Reserve-de-chasse-des-Ramieres

 Alors que nous sommes au cœur d'une Réserve naturelle nationale (Réserve des Ramières du Val de Drôme - RNN des Ramières) classée Zone de protection spéciale (ZPS) pour la protection des oiseaux ; alors que les populations d'oiseaux s'effondrent dans tous les pays d'Europe, les chasseurs drômois demandent le maintien de la chasse aux oiseaux dans le lit de la Rivière Drôme (Domaine Public Fluvial – DPF) situé dans le périmètre de la Réserve des Ramières et s'opposent au projet d'arrêté préfectoral interdisant la chasse sur cette zone.

 Pour les détails de ce projet d'arrêté préfectoral interdisant la chasse (création d'une Réserve de chasse sur le Domaine public fluvial de la RNN des Ramières), CLIQUEZ ICI

 Il est très important qu'un maximum de citoyens non-chasseurs participent à cette consultation du public. Les chasseurs vont se manifester en masse pour demander le maintien de la chasse aux oiseaux dans le lit de la Rivière Drôme (DPF) situé au cœur de la RNN des Ramières.

=> Vous le verrez, le questionnaire de la Consultation comprend plusieurs questions simples et (évidemment) vous devez cocher « oui » au projet d'arrêté car paradoxalement c'est une réserve de chasse qui peut offrir la meilleure protection aux oiseaux de cette RNN.

=> Ensuite, il faut une ou deux phrases simples qui expliquent pourquoi (« commentaires »).

Voici quelques arguments que vous pouvez adapter, vous pouvez vous en inspirer, sans recopier intégralement le texte, sinon votre avis ne serait pas pris en compte.

- Ce projet d'arrêté est conforme aux objectifs d'une Réserve naturelle nationale comme celle des Ramières chargée de protéger spécifiquement les oiseaux.

- Ce projet d'arrêté est conforme aux objectifs d'une Zone de protection spéciale (ZPS Natura 2000) pour les oiseaux, comme la ZPS des Ramières.

- Les effectifs d'oiseaux s'effondrent sur l'ensemble du territoire européen et le projet d'interdiction de la chasse sur le DPF de la Réserve des Ramières devient une nécessité. 

- Je me promène régulièrement dans la Réserve des Ramières du val de Drôme et le fait que la chasse n'y soit pas interdite est absurde et me choque profondément.

 NB : l'argument très général qui consiste à dire que vous « êtes simplement contre la chasse » risque (malheureusement) de rendre votre participation nulle... Pour que votre participation soit prise en compte, vous devez donner un argument qui fait référence à la situation locale (ZPS, Réserve naturelle, protection des oiseaux qui fréquentent la Réserve des Ramières...).  

Merci à vous, toutes et tous  

 POUR ALLER PLUS LOIN CONCERNANT l'ARGUMENTAIRE QUI JUSTIFIE L'ARRÊT DE LA CHASSE SUR LE DPF DE LA RÉSERVE DES RAMIÈRES DU VAL DE DRÔME 

 

Lâchers de gibier : 20 millions d’animaux d’élevage sacrifiés pour la chasse !

Lâchers de gibier : 20 millions d’animaux d’élevage sacrifiés pour la chasse !

Depuis les années 1970, pour compenser la baisse des populations de gibier due à la destruction des habitats, les chasseurs ont mis en place des élevages d'animaux destinés à la chasse. Environ 20 millions d’animaux sont ainsi lâchés chaque année en France, un chiffre alarmant quand on sait que 64 % des Français souhaitent l’interdiction de ces pratiques (sondage IFOP 2017).

La France, leader européen de la cynégéculture

La cynégéculture, filière d’élevage de gibier, place la France en tête en Europe avec environ 350 à 400 élevages en 2023. 

Plus de 20 millions d'animaux sont élevés pour la chasse en France, dont 14 millions de faisans et 5 millions de perdrix. 

Il existe deux types de gibier d’élevage : celui destiné à la chasse et celui réservé à la boucherie. Cependant, la quasi-totalité des animaux élevés en France est destinée à être lâchée pour la chasse.

Des conditions de vie déplorables

Les conditions d’élevage sont effroyables : les animaux, notamment les oiseaux, sont élevés en captivité dans des cages et souvent mutilés pour éviter qu’ils ne s'entretuent. Une fois relâchés, ils sont confrontés à des niveaux de stress très élevés, et leur taux de survie est extrêmement faible : entre 45 et 80 % meurent peu après leur lâcher. Ces animaux, élevés en captivité, n'ont souvent plus d'instincts sauvages, les rendant particulièrement vulnérables face aux prédateurs naturels.

Des impacts graves sur la faune sauvage

Les lâchers massifs d’animaux d’élevage posent de sérieux problèmes écologiques. Ils provoquent une pollution génétique qui menace les populations sauvages et favorisent la propagation de maladies. Ces animaux, élevés dans des conditions artificielles, perturbent la dynamique des populations locales et les écosystèmes.

Une filière soutenue par l’État

Malgré ces constats alarmants, la filière cynégétique bénéficie de soutiens financiers publics, comme en 2020 où 9 millions d’euros ont été alloués pour compenser les pertes dues à la crise du Covid. L'État a même prolongé la période de chasse pour permettre aux chasseurs de "déstocker" les volières.

Notre demande

Animal Cross demande la suppression immédiate des lâchers d’animaux élevés pour la chasse, une pratique qui sacrifie inutilement des millions de vies animales et perturbe gravement les écosystèmes naturels.

Urgent : soutenez les perdrix grises de montagne des Pyrénées-Atlantiques

Urgent : soutenez les perdrix grises de montagne des Pyrénées-Atlantiques

Les perdrix grises de montagne des Pyrénées-Atlantiques ont besoin de votre soutien ! La fédération de chasse du 64 a obtenu un projet d'arrêté préfectoral qui prévoit qu'il en soit tiré 3 par chasseur, alors que cet oiseau est dans un état de conservation défavorable (quasi-menacé selon l'UICN), et n'existe plus que dans les Pyrénées.

Répondre AVANT LE 20 SEPTEMBRE ici: ddtm-environnement@pyrenees-atlantiques.gouv.fr 

Titre: avis défavorable sur le projet  l’AP fixant le prélèvement maximal autorisé (PMA) et le plafond départemental de prélèvement pour la perdrix grise de montagne dans le massif montagnard des Pyrénées-Atlantiques pour la campagne 2024-2025

Contenu (à modifier par reformulation ou sélection d'arguments):

Au niveau européen, la perdrix grise pyrénéenne (P. perdix hispaniensis) est inscrite à l’annexe I de la Directive 79/409/CEE (directive oiseaux) concernant la conservation des oiseaux sauvages. A ce titre, les Etats membres doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver, maintenir ou rétablir les habitats favorables à l’espèce.

 

Or le présent arrêté ne prévoit aucune mesure de préservation de l’espèce. Au contraire, il est proposé de maintenir des quotas de prélèvement, alors même que :

  • Cette sous-espèce des Pyrénées est classée « NT - quasi-menacé » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et l’UICN ne connaît pas son évolution démographique.
  • Elle fait déjà l’objet de nombreuses causes de mortalité naturelle, en particulier au niveau de ses couvées, et de dérangement lors du « comptage « effectué par le monde cynégétique à l’aide de chiens (cf. le SDGC des Pyrénées Atlantiques) ainsi que par les usagers de la montagne,
  • La non-réalisation des quotas les années précédentes laisse penser que la densité de ces perdrix est plus faible que ce qui ressort des échantillonnages de printemps et d’août 2024
  • Concernant les tendances de population, l’observatoire des galliformes de montagne concède dans son rapport de septembre 2024 que les sites de référence ne permettent pas de dégager un indicateur de tendance

 Pour toutes ces raisons, et parce que l’on ne peut mettre en péril une sous-espèce à des fins de loisir, inspirons-nous de l’Espagne qui l’a strictement protégée sur quasiment tout le territoire, et ramenons les PMA et quotas à zéro en attendant que la perdrix grise soit dans un meilleur état de conservation.

Bonne nouvelle : le courlis cendré, la barge à queue noire et la tourterelle des bois ne seront pas chassés en 2024-2025

Bonne nouvelle : le courlis cendré, la barge à queue noire et la tourterelle des bois ne seront pas chassés en 2024-2025

Bonne nouvelle pour la biodiversité ! Le ministre de la Transition écologique a décidé de prolonger d’un an la suspension de la chasse de trois espèces d’oiseaux menacées : le courlis cendré et la barge à queue noire et la tourterelle des bois. 

Des espèces en danger

Tourterelle des bois

Tourterelle des bois

Le courlis cendré et la barge à queue noire sont en situation critique en France. La population du courlis cendré a chuté de 43 % depuis 1980 en Europe. Cet oiseau, autrefois chassé en France alors qu’il était déjà protégé dans d’autres pays européens, est particulièrement sensible à la chasse en raison de sa faible fécondité et de sa maturité sexuelle tardive. La barge à queue noire est, quant à elle, classée « quasi-menacée » sur la liste rouge de l’UICN, ce qui a conduit à une interdiction de la chasse dans tous les pays signataires de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA). La tourterelle des bois, dont la population a diminué de 44 % au cours des dix dernières années, est classée « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN. Bien que sa chasse n’ait été suspendue que depuis 2021, la prolongation de était inévitable pour protéger cette espèce en déclin.

Un moratoire nécessaire, mais insuffisant

Si la reconduction du moratoire est une victoire pour la biodiversité, elle ne répond pas entièrement aux préoccupations des associations de protection de la nature. Nous souhaiterions évidemment une interdiction permanente de la chasse des espèces en mauvais état de conservation. Et la suspension de la chasse doit être accompagnée de mesures fortes pour restaurer leurs habitats et ainsi améliorer durablement l’état de conservation des espèces menacées.

Vers une protection durable

Chez Animal Cross, nous saluons cette prolongation du moratoire, mais nous appelons également à une protection plus durable et plus étendue pour toutes les espèces menacées. Il est crucial que le gouvernement français prenne des mesures supplémentaires pour garantir une protection à long terme, notamment en retirant ces espèces de la liste des gibiers chassables et en s’engageant activement dans la restauration de leurs habitats naturels.

 

Consultation du public sur la chasse dans les Pyrénées-Atlantiques : répondez avant le 27 août

Consultation du public sur la chasse dans les Pyrénées-Atlantiques : répondez avant le 27 août

La consultation porte sur deux projets d’arrêtés préfectoraux relatifs à la modification du Schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) 2020-2026 des Pyrénées-Atlantiques (voir la consultation). Les évolutions apportées au Schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) portent sur les sujets suivants :

  • intégration des modalités d’emploi de la chevrotine pour la chasse collective du sanglier;
  • intégration de la possibilité de tirs de sangliers autour des parcelles en cours de récolte;
  • intégration des modalités d’agrainage dissuasif.

Le public peut faire valoir ses observations : 

  • par mail à l’adresse suivante ddtm-env@pyrenees-atlantiques.gouv.fr en précisant dans l’objet « Consultation du public – Modification du SDGC ».
  • ou par courrier à l’adresse suivante :
    Direction départementale des territoires et de la mer des Pyrénées-Atlantiques
    Service environnement – Bureau chasse
    Cité administrative – Boulevard Tourasse – CS 57577 – 64032 Pau Cedex

Animal Cross vous invite à répondre NON à chacune de ces propositions.

Nous avons rédigé un argumentaire pour chacune des propositions, vous pouvez vous en inspirer, sans recopier intégralement le texte, sinon votre avis ne serait pas pris en compte.

 

Utilisation de chevrotine dans le département 64 : réponse défavorable

L’utilisation de chevrotine pose des problèmes de souffrances pour les animaux chassés, de sécurité pour les chasseurs, de pollution au plomb pour le milieu ayant des conséquences sur la santé humaine.
Problèmes de souffrance causée aux animaux : au-delà de 15 mètres, la chevrotine blesse les animaux sans les tuer. Ils vont ensuite agoniser dans la nature.
Selon le président de UNION NATIONALE DES CONDUCTEURS DE CHIENS DE ROUGE (UNUCR), lors de la consultation sur l’utilisation de la chevrotine dans les Landes « Cette munition blesse sans laisser d’indices visibles, elle est régulièrement mal utilisée avec des tirs régulièrement à des distances trop importantes, mal évaluées. Cette munition non expansive perd rapidement de son efficacité par perte d’énergie, et blesse régulièrement ». Son avis est « très défavorable » à l’utilisation de la chevrotine. De même l’Association nationale des chasseurs de grand gibier s’exprime contre cette munition « La chevrotine cumule deux inconvénients majeurs :

  • une forte dangerosité pour l’homme et son environnement,
  • une forte propension à blesser le gibier sans le tuer. »

Problème de sécurité pour les chasseurs.
Lors de la présentation de la mesure en Comité départemental de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), le représentant de l’Office de la
biodiviversité (OFB) a voté contre cette mesure car les conditions d’utilisation de la chevrotine n’offrent pas de garanties de sécurité suffisantes. Alors que le rapport de l’OFB recommande un angle de 45°et une obligation de tir dans 15 mètres maximum, les conditions ne sont pas reprises dans le texte proposé qui reste sur un angle de 30° et une recommandation et non une obligation de tir dans les 15 mètres. Les deux conditions exigées par l’OFB s’expliquent par le fait que la chevrotine est une munition dangereuse du fait des ricochets et qui blesse plus qu’elle ne tue au-delà d’une certaine distance.

Problème de pollution pour le milieu, ayant des conséquences sur la santé humaine. Vu la présence de cours
d’eau dans le département du 64, l’utilisation du plomb est forcément contraire à la directive européenne interdisant le plomb dans les zones humides, laquelle prévoit l’interdiction de l’utilisation à une distance de 100 m de tout cours d’eau. Lors de la réunion de la CDCFS préparatoire au projet d’arrêté en question, Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a estimé que « de fait, on peut considérer que l’utilisation du plomb (dont la chevrotine) est interdite dans tout le département [des Pyrénées atlantiques] » au vu du
« chevelu de cours d’eau important » sur le département. Rappelons qu’en Europe, plus d’une centaine de millions d’oiseaux sont exposés au plomb de chasse, qu’ils confondent avec des petits cailloux, et plus d’un million d’oiseaux meurent chaque année, selon les études réalisées par l’agence européenne des produits chimiques (ECHA), organisme officiel auprès de la Commission européenne (voir par exemple ECHA.
Et Towards sustainable outdoor shooting and fishing – ECHA proposes restrictions on lead use. ECHA/NR/21/07). La consommation de plomb à travers la venaison est un danger pour la santé publique humaine, ce qui a conduit l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) à recommander un usage très limité de cette viande : trois à quatre fois par an, et pas du tout pour les publics fragiles (ANSES. Consommation de gibier sauvage : agir pour réduire les expositions aux contaminants chimiques, en particulier au plomb. 23/03/2018.).

 

Projet de tir de sangliers autour des parcelles en cours de récolte : réponse défavorable

A l’heure où les FDC prétendent tout mettre en œuvre pour réduire les risques liés à la chasse, cette mesure est à l’opposé d’une politique sécuritaire.
1. Pendant la période de récolte, les champs sont souvent fréquentés par des agriculteurs, des travailleurs agricoles et parfois des randonneurs. Le tir de sangliers à proximité présente un risque accru d’accidents et de blessures. Au pire, l’absence de poste surélevé devrait valoir interdiction de tout tir à proximité de la parcelle.
2. D’autres ongulés sauvages ont l’habitude de se réfugier dans les champs de céréales hautes, en particulier entre les plants de maïs. Il est inévitable que les tirs vont impacter ces autres animaux non visés par le projet d’arrêté.
3. Ce projet va encore réduire le recours aux pratiques agricoles qui réduisent l’attrait des cultures pour les sangliers, comme l’utilisation de clôtures électrifiées ou d’autres méthodes de dissuasion non létales.

 

Extension de l’aigrainage dans le département 64 : réponse défavorable

Cet avis méconnait l’inutilité de l’agrainage dit « dissuasif », qui est en outre une pratique immorale, et donne des facilités pour développer l’agrainage par rapport au décret ° 2023-1363 sans le justifier.
La prise de conscience de la nocivité de l’agrainage dissuasif est récente, mais notoire. Citons par exemple le rapport parlementaire des sénateurs pourtant prochasse Perea-Cadoux (1) de 2019 rapporte qu’il « est clairement constaté que cette pratique engraisse les animaux, diminuant la mortalité hivernale en palliant le manque de disponibilité alimentaire. » « On constate que sous prétexte d’agrainage de dissuasion, nombre de chasseurs y ont recours pour entretenir et garder les populations de sangliers sur leur territoire. Il est censé être encadré par les schémas départementaux de gestion cynégétique, mais il est fréquent que ces dispositions ne soient pas respectées. Il est par
ailleurs complexe de les contrôler. »
Les autorités elles-mêmes considèrent que l’agrainage «ne protège pas les maïs en lait et en maturation. Il est peu efficace sur prairies dont les causes de dégradation sont encore mal connues. » (2)
L’agrainage est aussi une pratique immorale, car il est utilisé pour fixer les animaux à un endroit et les tirer plus facilement.
La proposition s’éloigne du décret N° 2023-1363 du 28 décembre 2023 sans en expliquer les raisons :

  • la proposition retient le fait d’agrainer en permanence sans expliquer en quoi le fait d’agrainer deux fois par semaine est un problème,
  • l’agrainage est interdit du 15 février au 31 mars sauf avis contraire de la CDCFS. Cet avis n’est pas motivé.
  • L’agrainage par point fixe n’est pas justifié sauf avis contraire de la CDCFS. Cet avis n’est pas motivé.

(1) A. Perea-J.N. Cadoux. Rétablir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique 2019. p 49
(2) Plan national de maîtrise du sanglier 2023. Un cadre d’actions techniques pour agir au plan départemental.
Point N°4