2025 : une année décisive au service du vivant

2025 : une année décisive au service du vivant

En 2025, Animal Cross a renforcé son engagement pour la protection du vivant à travers des actions juridiques, des campagnes de sensibilisation, des mobilisations citoyennes et des sauvetages.

L'association s'est également affirmée comme un acteur de référence sur des sujets clés, tels que les Maladies raciales d’origine génétique chez les chiens et la libre évolution.

Protéger les animaux domestiques : une mobilisation de chaque instant

► Sauvetages : une année intense avec 139 animaux secourus dont 78 ont été adoptés. Cela fait presque 3 animaux sauvés par semaine. Aujourd'hui nous prenons toujours soin de 82 chats, 23 chiens, 7 chevaux, 7 chèvres et 2 moutons. Certains ne sont pas adoptables et resteront avec nous, d'autres sont en soin, d'autres, encore, sont à l'adoption.

► Actions en justice : procès, dépôts de plaintes et suivi rigoureux de toutes les affaires de maltraitance.

► Maladies raciales d’origine génétique chez les chiens : publication d’un dossier de référence dénonçant les sélections génétiques délétères pour la santé animale, interview de notre président, Benoît Thomé, dans Le Monde, et mobilisation auprès de vétérinaires et de la Société Centrale Canine.

► Lancement du projet "Compagnon de vie, même dans l'épreuve" : Garde solidaire temporaire, pour les animaux des personnes isolées et précaires pour que votre animal reste dans votre vie quoiqu’il arrive (départ à l'hôpital, en maison de retraite, accident de la vie...) Animal Cross a été lauréat de l'appel à projet d'Almo Nature et termine en seconde position.

► Campagnes de sensibilisation : foie gras, maltraitance et formation du personnel de Domofrance, entreprise sociale pour l'habitat, à la maltraitance animale.

Soulager la nature : nos avancées pour la libre évolution

Dans son ouvrage « Article 0 », véritable plaidoyer pour le respect de la vie sauvage, Animal Cross a dévoilé tout l’intérêt de la libre évolution pour la nature.

Pour contribuer au développement d'espaces de nature en libre évolution :

► Nous sensibilisons et éduquons le public et les décideurs publics à travers des conférences et des rencontres. Par exemple en intervenant à l'UNESCO aux Journées de la Libre évolution, en animant une table ronde sur les droits de la nature à Pau en février ou en organisant, avec les associations de la Coordination Libre Evolution, une série de conférences le 17 octobre à l'Académie du Climat à Paris.

► Nous animons un collectif rassemblant 19 acteurs et associations autour de la libre évolution : la “Coordination Libre Evolution” (CLE).

► Nous nous efforçons à inciter les propriétaires fonciers, publics ou privés, à créer des zones de libre évolution sur leurs terrains. Nous avons signé en 2025 notre première Obligation Réelle Environnementale de libre évolution avec la mairie d’un village des Pyrénées-Atlantiques afin de protéger 1,5 ha de bois en libre évolution pendant 99 ans.

indemnisation dégâts gibier

Faune sauvage : des combats essentiels pour préserver la biodiversité

Consultations publiques et mobilisation citoyenne : Animal Cross a encouragé la participation du public aux consultations sur la gestion cynégétique pour faire entendre la voix de la faune sauvage, notamment avec la consultation sur les prélèvements du petit gibier pour la saison 2025-2026.

Actions contre des arrêtés menaçant la faune :nous avons dénoncé des projets d’arrêtés préfectoraux et réglementations qui risquaient de fragiliser les espèces sauvages, comme le nouvel arrêté susceptible de signer le déclin du loup et le projet de décret assouplissant les règles de protection des espèces.

Dénonciation des impacts de la chasse sur la faune :nos prises de position ont abordé les effets néfastes de la chasse, comme dans les articles Ouverture de la chasse : chevreuils en crise, sangliers en excès ou Chamois et Isards : quand la chasse met en danger la montagne. Nous sommes également intervenus lors de la conférence de l’Université de Brest à Quimper «La chasse en France, un déni démocratique ».

Propositions concrètes pour la cohabitation homme-faune :à travers des articles comme Stop aux collisions routières avec la faune sauvage et Combien d'animaux sont tués sur les routes paru sur RFI, Animal Cross a proposé des mesures concrètes (bases de données nationales, dispositifs de protection, zones sans chasse…) pour réduire les victimes de la circulation et améliorer la coexistence avec l'homme.

Mobilisation juridique et médiatique :en 2025, Animal Cross s’est également impliquée avec ses partenaires pour faire condamner des abattages injustifiés d’animaux sauvages avec par exemple la victoire judiciaire pour les bouquetins du Bargy, obtenue en octobre 2025 après de nombreux recours et celle sur les ESOD qui a sauvé la vie à plus de 100 000 animaux !

Vous avez été à nos côtés toute cette année et nous voulions vous dire MERCIcar si nous avons pu accomplir autant, c'est d'abord grâce à vous.

Merci : votre engagement est notre force

Consultation publique : pour une législation ambitieuse sur le bien-être animal

Consultation publique : pour une législation ambitieuse sur le bien-être animal

Nous exprimions notre consternation, dans notre article du 6 novembre, face à l’absence des réformes pourtant promises en matière de bien-être animal dans le programme de travail 2026 de l’Union européenne.

Pourtant, il est encore possible d’agir : une consultation publique de l’UE sur la révision de la législation Bien-Être Animal est ouverte, et chacun peut y participer, même les citoyens hors UE.

Une révision ambitieuse de la législation européenne serait une avancée majeure pour les animaux et leur bien-être, mais la Commission Européenne semble encore hésitante à proposer un texte décisif. C’est pourquoi une mobilisation citoyenne forte est absolument déterminante.

 

Participer à cette consultation peut nous permettre d'améliorer concrètement la vie de millions d’animaux. En quelques minutes, vous pouvez contribuer notamment :

  • À la suppression progressive de l’élevage en cage dans toute l’Union Européenne,
  • À encourager un accompagnement aux agriculteurs pour une transition vers des élevages plus respectueux des animaux
  • À exiger que les produits importés respectent les normes européennes.

 

Pour participer

Rendez-vous sur la page de la consultation

cliquez sur Répondre au questionnaire.

Vous devrez vous connecter ou bien créer un compte. Nous vous conseillons d'utiliser votre ordinateur pour plus d'ergonomie.

Répondre au questionnaire prend entre 20 et 30 min.

 Vous trouverez également ici un guide, de l'association Quatre Pattes, pour vous aider à formuler vos réponses, ainsi qu'une vidéo explicative proposée par Anima, qui vous explique la procédure étape par étape.

C'est le moment décisif de faire entendre leur voix grâce à la nôtre : elle est essentielle pour faire avancer la protection des animaux en Europe.

Nous avons jusqu'au 12 décembre.

Merci pour votre participation.

 

Crédit photo truie : L214

Foie gras pour Noël : l’horreur derrière la magie, au nom de la gastronomie

Foie gras pour Noël : l’horreur derrière la magie, au nom de la gastronomie

Le foie gras est présenté comme un met d’exception. Mais sa fabrication repose sur une pratique barbare que beaucoup ignorent encore : le gavage. Une méthode qui engendre une souffrance animale qui est, d’ailleurs, interdite dans la grande majorité des pays européens.

Ce que dit la réalité

  • 22,8 millions de canards et 78 000 oies ont été gavés en France en 2024 (1).
  • Seuls les mâles sont utilisés : les femelles sont massacrées à la naissance par broyage ou gazage.
  • 60 à 90 % des canards sont élevés en cages de batterie leur blessant les pattes et les rendant incapables de se lever ou d’étendre leurs ailes. Leur univers ? Une cage métallique et l’attente…
  • Puis vient le gavage : pendant 12 jours, un tube métallique de 25 cm leur est enfoncé de force dans l’œsophage 2 à 3 fois par jour pour ingérer une quantité de nourriture équivalente à 6 fois leur ration normale.  Au moment du gavage, une grille aplatit et compresse les animaux au fond de la cage pour entraver leurs mouvements. Imaginez leurs souffrances… Pas d’échappatoire possible.
  • Pour donner une idée : un canard ingère 800 g de maïs par jour, soit l’équivalent de 10 kg d’aliments quotidiens pour un humain de 70 kg. Beaucoup agonise pendant et après le gavage.
  • Leur foie atteint 10 fois sa taille : c’est une maladie, la stéatose hépatique. Et le supplice ne s’arrête pas là : diarrhées, halètements, difficultés à respirer, incapacité à se déplacer normalement…
  • La mortalité en période de gavage est 10 à 20 fois plus élevée qu’en élevage normal (2).

Un abattoir en guise de réveillon

Après une douzaine de jours de gavage, les oiseaux sont envoyés à l’abattoir. Étourdis par électronarcose, ils devraient perdre conscience avant d’être saignés… mais il est fréquent qu’ils se réveillent pendant la procédure. Leur vie s’achève dans le bruit, le métal, la précipitation.

Un laissez-passer français pour torturer, au nom de la gastronomie et de la tradition

La directive européenne de 1998 interdit tout mode d’alimentation causant souffrance ou dommage à l’animal. Le gavage est donc contraire à l’esprit du texte… et c’est pourquoi il est interdit dans la majorité des pays de l’UE. La France fait partie des rares exceptions au nom de la tradition gastronomique.

Le rapport du Comité scientifique de la Commission européenne de la santé et du bien-être des animaux, démontre que la “stéatose hépatique” créée par le gavage est une maladie grave, dont le niveau atteint en fin de gavage serait mortel si la procédure durait ne serait-ce que quelques jours de plus.
Les scientifiques y décrivent un procédé causant souffrance, blessures et défaillance organique, concluant que le gavage, tel qu’il est pratiqué, compromet gravement le bien-être animal (3).

Cette conclusion est confirmée par le rapport du Pr. Broom et du Dr. Irene Rochlitz de l’Université de Cambridge de 2015 intitulé « Le Bien-être des canards pendant la production de foie gras » (4). 

Des risques qui nous concernent aussi

Selon l’ANSES et l’Institut Pasteur, les élevages intensifs de canards sont un facteur majeur de propagation et de mutation de la grippe aviaire.

Plus le virus circule, plus le risque de transmission à l’humain augmente.

Des alternatives existent

Les alternatives végétales au foie gras, “faux gras”, terrines végétales, pâtés gastronomiques, se multiplient. Savoureuses, festives, créatives, elles permettent de conserver le plaisir des fêtes… sans cautionner la souffrance.

Comment éviter le foie gras… sans gâcher la fête !

Si vous aussi, vous refusez de cautionner cette souffrance intolérable, voici quelques répliques pour avoir de la répartie et éviter les débats sans fin avec l’oncle casse-pied.

La réponse diplomatique

« Oh non merci, je me garde une place pour la suite… et vu ce que Mamie a prévu, je préfère assurer ma survie. »

La réponse informée, mais tranquille

« Je passe mon tour. J’ai appris comment c’était fabriqué et comment les animaux souffrent horriblement, ça m’a coupé l’appétit. »

La réponse pour désamorcer l’ambiance

« On m’a dit que le Père Noël donnait des points bonus à ceux qui choisissent la version vegan et moi je veux plus de cadeaux. »

La réponse complotiste (gentille, évidemment)

« Non merci… On ne me fera pas croire qu’un foie 10 fois trop gros, c’est naturel. On ne me la fait pas, moi ! »

La réponse “experte santé”

« Oh non, j’évite les foies malades… Le mien a déjà assez de boulot avec les repas de famille. »

La réponse “zen”

« Non merci, je suis dans une phase où je ne mange rien qui ait vécu une expérience traumatisante. Donc adieu foie gras, bonjour sérénité. »

La réponse “Star Wars”

« Sans moi ! Je suis passé du côté lumineux de la force : celui des terrines végétales. Il y a moins de souffrance et plus de goût ! »

La réponse cinéma

« J’ai vu trop de documentaires sur le sujet. Franchement, même Tarantino ne tournerait pas un truc aussi violent. » 

 

Sources :

  1. Agreste, 2024. Statistique agricole annuelle (SAA) 2024, données provisoires, 62 p. (p. 24).
  2. Rapport de 1998 du Comité Scientifique vétérinaire mandaté par la commission européenne
  3. Scientific Committee on Animal Health and Animal Welfare, « Welfare Aspects of the Production of Foie Gras in Ducks and Geese », adopté le 16 décembre 1998. Le texte complet de ce rapport était disponible sur le site de l’Union européenne. On peut le consulter sur une archive en ligne (en anglais).
    La LFDA en propose une analyse critique (en français) sur son site.
  4. Broom D. M., Rochlitz I., 2015. « Le Bien-être des canards pendant la production de foie gras ».
    Une version de ce rapport a été publiée en 2017 : « The Welfare of Ducks During Foie Gras Production », Animal Welfare vol. 26 no 2, p. 135-149.

Crédit photo : L214

Les autres articles concernant le gavage et le foie gras

Foie gras, dinde : ce que nos fêtes cachent encore

Foie gras, dinde : ce que nos fêtes cachent encore

Ils veulent vivre. Pensons aussi à eux à Noël Noël évoque la chaleur, le partage, la bienveillance. Pourtant, chaque année, derrière les tables dressées et les traditions répétées, des millions d’animaux vivent cette période comme une épreuve de souffrance et de mort….

Le gavage est cruel. Stoppons la production de foie gras !

Le gavage est cruel. Stoppons la production de foie gras !

SIGNER LA PÉTITION Le foie gras est considéré comme un mets raffiné et gourmand que l’on consomme à l’occasion d’événements festifs. Pourtant, la réalité de sa production est bien loin de cette belle image. Seuls les canards mâles sont gavés, l’utilisation des…

Foie gras : un peu, beaucoup, passionnément ou… pas du tout ?

Foie gras : un peu, beaucoup, passionnément ou… pas du tout ?

A l’occasion de la journée internationale pour dire non au foie gras, Animal Cross a conçu une petite vidéo. Foie gras : un peu, beaucoup, passionnément ou… pas du tout ? A partager sans modération dans votre entourage à la veille des fêtes de fin…

08-gavage-cages-collectives-france-10-2012 L214

NON à la ferme des 10 000 canards à EXCENEVEX (Haute-Savoie)

Mobilisation samedi 18 février à Ballaison de 14h à 19h (covoiturage depuis Annemasse / Genève) organisée par l’association CHOC (Collectif Halte Ouvrons les Cages) :  https://www.facebook.com/events/1287842014642095/permalink/1289759817783648/ PRESENCE…

Grande déception : en 2026 l’UE ne semble pas vouloir s’engager le bien-être animal

Grande déception : en 2026 l’UE ne semble pas vouloir s’engager le bien-être animal

Dans son programme de travail 2026 publié le 21 octobre, l’Union européenne (UE) a omis d’inclure les propositions législatives longtemps promises pour réviser la législation européenne sur le bien-être animal et interdire l’élevage en cage.

La décision de l’UE intervient malgré les assurances répétées du commissaire chargé du bien-être animal, Olivér Várhelyi, qui avait annoncé la présentation de ces propositions législatives d’ici fin 2026.

Ces engagements faisaient suite à l’Initiative Citoyenne, l’ICE « End the Cage Age », lancée en 2019 et soutenue par 1,4 million de citoyens et 170 ONG. La Commission européenne avait alors promis de publier des mesures concrètes pour améliorer le bien-être animal d’ici 2023. Réponse de la commission.

Pourtant, les citoyens européens se montrent largement favorables à cette réforme : un sondage Eurobaromètre de 2023 révèle que 89 % d’entre eux s’opposent à l’élevage en cage.

En 2024, le comité citoyen de l’ICE « End the Cage Age » avait même engagé une action en justice pour obtenir un calendrier clair de présentation des propositions promises.

Or, dans le programme de travail 2026, la seule mesure annoncée en faveur du bien-être animal est une initiative non législative sur « le bétail, y compris les éléments relatifs au bien-être animal ». Cette stratégie vise principalement à renforcer la compétitivité, la résilience et la durabilité du secteur de l’élevage et de la chaîne agroalimentaire. Une stratégie économiste qui ne répond pas aux attentes de respect du bien-être animal, notamment concernant la fin de l’élevage en cage.

À notre plus grand regret, rien dans ce programme ne favorise véritablement le bien-être animal ni ne met fin à l’utilisation des cages pour l’élevage.

Le CIWF a déclaré vouloir intensifier sa campagne et maintenir la pression jusqu’à la fin de l’élevage en cage. Une démarche qu’Animal Cross soutient pleinement.

Associations sous surveillance : une menace pour nos libertés fondamentales

Associations sous surveillance : une menace pour nos libertés fondamentales

Notre association appelle à la dissolution de la cellule Déméter

Animal Cross  s’associe à plus de 120 organisations et personnalités dans une tribune collective pour demander le démantellement de la cellule Déméter, une unité de gendarmerie nationale chargée de surveiller les "actions de nature idéologique" liées au modèle agricole dominant. Cette structure, validée par le Conseil d’État le 7 novembre 2024, constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales d’expression et d’association.

Après l’épuisement de toutes les voies de recours nationales, L214 engage une procédure devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) afin de défendre le droit à la liberté d’expression, d’information et d’association. Cette action est soutenue par un large collectif, parmi lesquels Pollinis, la Ligue des droits de l’Homme et Générations Futures, co-initiateurs de la tribune demandant la dissolution de la cellule Déméter.

Une surveillance démocratiquement inacceptable

Créée en 2019 par un accord entre le ministère de l’Intérieur et les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs, la cellule Déméter ne vise pas à prévenir des infractions contre les agriculteurs. Son objectif principal est de surveiller et freiner toute contestation du modèle agricole intensif et de l’usage des pesticides. Des militants ont été interrogés à leur domicile, des réunions d’associations infiltrées, et des porte-paroles soumis à des pressions policières injustifiées.

En qualifiant des actions légales de "menaces", l’État cherche à restreindre l’accès à l’information et au débat public. Cette stratégie s’inscrit dans une logique répressive visant à intimider et faire taire ceux qui remettent en question les pratiques agricoles industrielles.

Un combat pour la liberté d’expression et les droits fondamentaux

L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme garantit la liberté d’expression et d’information. Pourtant, la cellule Déméter agit comme un outil de censure, entravant le travail des associations et chercheurs, et intimidant les citoyens engagés. Cette situation est d’autant plus préoccupante que 80 % des Français souhaitent une réduction des pesticides et 83 % sont favorables à l’interdiction de l’élevage intensif.

L214 et un collectif d’associations dénoncent cette dérive liberticide en saisissant la CEDH. La tribune signée par plus de 100 acteurs de la société civile rappelle l’urgence d’une dissolution de la cellule Déméter avant que d’autres dispositifs similaires ne soient instaurés.

Une mobilisation citoyenne essentielle

Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, déclare : « Nous ne pouvons accepter que l’État criminalise les opinions et empêche tout débat sur l’avenir de notre modèle agricole et alimentaire. La cellule Déméter est une atteinte directe aux libertés fondamentales. Il est impératif de la dissoudre avant que ce type de surveillance ne s’étende à d’autres sujets nécessitant des débats publics. »

Nathalie Tehio, présidente de la LDH, souligne : "La poursuite des activités de la cellule Déméter s’inscrit dans un contexte large d’intimidation des défenseurs des droits en matière d’environnement, y compris par les pouvoirs publics. Les libertés associatives sont pourtant au cœur de notre État de droit et il importe de les sauvegarder pour faire vivre notre espace civique en Europe. »

Nicolas Laarman, délégué général de Pollinis, ajoute : "Loin de protéger les agriculteurs contre les infractions dont ils pourraient être victimes, la cellule de gendarmerie Déméter est un outil qui vise à entraver le débat sur la transition écologique et dissuader toute critique des pratiques agricoles conventionnelles et de l’usage des pesticides. Il est urgent que cette cellule, dont les missions menacent clairement les libertés fondamentales, soit dissoute. »

Enfin, Nadine Lauverjat, déléguée générale de Générations Futures, alerte : "La cellule Déméter représente une instrumentalisation inquiétante des forces de l’ordre au service d’intérêts sectoriels, au détriment de la liberté d’expression et d’association. Défendre les droits des citoyens à s’informer et à débattre des enjeux agricoles et environnementaux n’est pas un acte de malveillance, mais l’exercice même de la démocratie. Il est de notre responsabilité collective de préserver ces libertés fondamentales pour les générations futures. »

Nous réaffirmons notre engagement aux côtés de toutes les associations et personnalités mobilisées contre cette surveillance abusive et appelons les citoyens à se joindre à cette lutte essentielle pour la défense de nos libertés fondamentales.

Cette année, à Noël, on pense aux animaux : on évite le foie gras…

Cette année, à Noël, on pense aux animaux : on évite le foie gras…

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Le jour J, vous êtes invité à un repas et on vous tend un plateau de foie gras. Le hic ? Vous êtes sensibilisé à la cause animale et la souffrance qu’endurent les canards et les oies pour la production de foie gras vous est insupportable.

Une souffrance animale insupportable

Et pour cause, en France, près de 90% des oiseaux gavés sont enfermés dans des cages de batterie où ils ne peuvent ni se lever, ni se retourner, ni même étendre leurs ailes. Deux fois par jour, un tuyau leur est enfoncé dans leur gosier jusqu’à l’estomac, afin de leur administrer d’énormes quantités de nourriture (jusqu’à 1 kg d’aliments!).

Le choc du gavage provoque, chez les animaux, des diarrhées et halètements. Les canards et les oies développent alors une maladie : la stéatose hépatique. Leur foie hypertrophié atteindra quasiment 10 fois le volume normal. Les animaux, à l’agonie, sont alors envoyés à l’abattoir…

Comment éviter le foie gras… sans vous fâcher avec vos proches !

Si vous aussi, vous refusez de cautionner cette souffrance intolérable, voici quelques réponses-types que vous pourriez rétorquer lors d’un repas pour éviter le foie gras… sans vous fâcher avec vos proches !

  1. La réponse prudente :

« Non merci, je me réserve pour la suite ! » (en espérant que ce ne soit pas de la dinde, sinon bon courage…)

  1. La réponse militante :

« Je préfère dire non. D’une part parce que ces animaux sont en souffrance continue ; d’autre part parce que je considère chaque être vivant comme mon égal. Et je ne vais pas manger mon égal, ce serait glauque, non ?! »

  1. La réponse du top model :

« Non merci, c’est hyper gras, je fais attention à ma ligne ! »

  1. La réponse nerveuse

« Euh, vous voulez me tuer ? Vous savez que ce le foie de ces animaux est malade ?! »

  1. La réponse gourmande

« Personnellement, je préfère le « faux gras », une alternative végétale au foie gras. J’en ai amené si vous souhaitez goûter ! C’est délicieux. »

  1. La réponse hystérique (pas recommandée)

« Vous voulez que je vous gave pour qu’on vous serve votre foie l’an prochain ?! »

En somme, il est facile d’arrêter de consommer du foie gras en privilégiant d’autres mets, tout en sensibilisant ses proches ! Ensemble, épargnons aux animaux cette souffrance intolérable.

Recevez chaque semaine notre lettre d'infos.

Vous êtes désormais inscrit à la lettre d'infos d'Animal Cross.