Zoophilie : le nouveau texte adopté au Sénat à l’initiative d’Animal Cross est un progrès notable

Zoophilie : le nouveau texte adopté au Sénat à l’initiative d’Animal Cross est un progrès notable

Le texte voté par le Sénat concernant la zoophilie (art. 11), s’il était adopté définitivement, marquerait une rupture très profonde avec la législation précédente.

Pour la première fois, ce texte fait rentrer sans arrière-pensée l’animal comme victime sexuelle dans notre code pénal. Le texte précédent condamnait les sévices sexuels sur les animaux depuis 2004, vocable sous lequel la jurisprudence rangeait tout acte de pénétrations sur l’animal. Le terme de « sévices sexuels » laissait un grand flou sur les autres agressions sexuelles dont les animaux pouvaient être victimes et les termes eux-mêmes sous-entendaient que l’agression sexuelle devaient être accompagnés de violence. « Sévices sexuels » est remplacé dans le nouveau texte par « atteintes sexuelles », qui incluent toutes les pratiques sexuelles impliquant les animaux, avec l’idée qu’un animal, comme un mineur, est un être vulnérable et qu’il ne donne jamais son consentement.

La répression s’est concentrée sur la prévention, c’est-à-dire sur les étapes avant le passage à l’acte avec l’animal. La production, la diffusion, le référencement des images zoo-pornographiques sont désormais condamnés. Qui plus est, désormais les petites annonces pour demander ou solliciter un animal seront condamnés, comme les sites internet plaçant ces annonces.
Les enfants seront mieux protégés. L’exposition des mineurs à des contenus zoo-pornographiques est condamnée. Toute personne ayant commis des atteintes sexuelles sur les animaux sera enregistrée dans le fichier Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais), au même titre que les pédocriminels. Cette inscription symbolise le fait qu’il n’y a qu’une seule violence, et que les agresseurs sexuels d’animaux peuvent aussi être des agresseurs d’enfants (plusieurs études démontrent un lien établi entre ces deux types d’agressions par une même personne).

Le texte voté au Sénat doit encore franchir une étape clé, la commission mixte paritaire, composée de députés et sénateurs, qui doivent se mettre d’accord sur un texte commun. Rien n’est donc encore gagné car il y a un ennemi de taille à ces avancées (voir plus loin).

En moins de deux ans, Animal Cross
a lancé le sujet et convaincu les décideurs politiques.

Tout a commencé en février 2020, date de la première conférence d’Animal Cross sur la zoophilie. A ce moment-là le sujet est quasiment inconnu, même auprès des associations de protection animale. Il a fallu beaucoup de travail pour rendre visible un sujet invisible car les agressions sexuelles sur les animaux ne sont quasiment jamais condamnées. Dès le début, le député du Nord Dimitri Houbron accepte de porter le sujet politiquement. Le groupe Agir décide de mettre le sujet dans sa niche parlementaire en novembre 2020, puis fusionne son projet dans le cadre du projet de loi présenté à l’Assemblée nationale en janvier 2021. En dépit de tous les efforts du député Houbron, le texte qui sort de l’Assemblée nationale est une déception. Le sujet est alors repris par le sénateur Arnaud Bazin, président de la section « Animal et société » au Sénat, qui travaille avec Animal Cross et la Fondation Brigitte Bardot à de nouveaux amendements, l’équipe de Dimitri Houbron continuant de prêter main-forte. Le texte est loin d’être adopté définitivement. Députés et sénateurs se retrouvent le 21 octobre pour discuter d’un texte commun. S’ils n’y parviennent pas, le texte repart à l’Assemblée et il faudra qu’il soit voté avant la fin de la mandature. Sinon tout sera à recommencer.

Lors de la préparation du texte, Animal Cross discute plusieurs fois avec la rapporteure Anne Chain-Larché et ses services. Après la première discussion en commission des affaires économiques, une nouvelle discussion a lieu avec l’association Animal Cross, l’association de protection de l’enfance La Voix De l’Enfant et les services de Mme Chain-Larché. Cette discussion du dernier moment permet de lever les dernières incompréhensions sur 3 amendements.

Cette victoire est celle d’une équipe composée d’une lanceuse d’alerte, de plusieurs vétérinaires et avocates, d’une criminologue américaine, de plusieurs membres d’Animal Cross et de plusieurs associations (la Fondation Brigitte Bardot, l’AMAH, La Voix De l’Enfant), des parlementaires cités et de leurs équipes.

Animal Cross remercie sincèrement Dimitri Houbron, Arnaud Bazin et Anne Chain-Larché pour leur implication sur le sujet.
A l’inverse, jusqu’au bout, le plus grand détracteur des propositions a été le ministre de l’Agriculture qui s’est prononcé contre quasiment toutes les propositions à l’Assemblée comme au Sénat.

Ce n'est pas sans mal qu'Animal Cross se bat pour défendre les animaux victimes des zoophiles. En effet, entre diffamation, menaces et menaces de mort enchaînées depuis 12 mois, Animal Cross reste debout et trois personnes de la communauté zoophiles ont été interpellées.
Plus d'information en cliquant sur le bouton ci-contre.

Voir le replay de la discussion au Sénat de l'article 11 sur la zoophilie :

Diffamation, menaces et menaces de mort pendant 12 mois envers l’association de protection animale Animal Cross. 3 personnes de la communauté zoophile interpellées

Diffamation, menaces et menaces de mort pendant 12 mois envers l’association de protection animale Animal Cross. 3 personnes de la communauté zoophile interpellées

Dans le contexte de la préparation et du vote de la proposition de loi sur la maltraitance animale dans laquelle la question de la zoophilie est abordée à l’article 11, les responsables de l’association Animal Cross font l’objet depuis septembre 2020 à des courriers, courriels, messages sur les réseaux sociaux, et tentative d’incendie, qui ont conduit à 8 dépôts de plainte pour diffamation, usurpation d’identité, dégradation d’un bien – dégradation par incendie,  menaces de mort par écrit.

L’objectif de ces actions est de discréditer et de faire tomber une association qui a pris l’initiative de dénoncer depuis février 2020 la zoophilie en France. Animal Cross a en effet révélé, par de nombreuses actions une maltraitance animale quasiment inconnue jusque-là, la zoophilie, ce qui a conduit les parlementaires à faire des propositions pour sanctionner plus durement la zoophile à l’article 11 de la PPL sur la maltraitance animale.

Deux stratagèmes ont été utilisés : 

  • Le premier a consisté à envoyer plus d’une centaine de courriers/tweets en faisant passer le Président d’Animal Cross pour un pédophile. 
  • Le deuxième a consisté à usurper l’identité de l’association Animal Cross et à écrire au nom de celle-ci à des associations musulmanes dans toute la France en accusant les musulmans d’être des pédophiles à l’image du prophète Mahomet. 

Ces messages avaient pour but de susciter la vengeance de personnes musulmanes fanatisées à l’encontre des dirigeants d’Animal Cross, comme cela s’est passé pour l’affaire S. Paty. D’ailleurs, la dirigeante d’Animal Cross a reçu une photo montage de sa tête décapitée.

Depuis mars 2021, les dirigeants d’Animal Cross bénéficient d’une protection policière.  Suite au message de mi-mars, ils ont quitté précipitamment leur domicile pour n’y revenir qu’une vingtaine de jours plus tard.

L’enquête de la police a conduit à l’interpellation de 3 hommes de la mouvance zoophile.

Ces premières interpellations confirment pour Animal Cross la dangerosité de groupuscules zoophiles qui sont prêts à tout pour assouvir leur déviance sexuelle. Quand on voit ce que ces zoophiles sont prêts à faire endurer à des êtres humains, on imagine la sauvagerie dont ils peuvent faire preuve avec des animaux. Au moment où la proposition de loi sur la maltraitance animale passe au Sénat, l’association Animal Cross souhaite que les animaux soient protégés de ces dangereux prédateurs sexuels.

 

Pour en savoir plus

  • Fin septembre 2020

Plus d’une centaine de lettres est envoyée dans le quartier où est situé à la fois le bureau de l’entreprise de Benoît Thomé, Président de l’association Animal Cross, et le bureau de l’association Animal Cross, à Pau (64). Sur la base d’un montage WhatsApp factice, un homme dénonce le fait que Benoît Thomé aurait envoyé des photos obscènes à sa fille de 15 ans. L’adresse et numéro de téléphone professionnels de Benoît Thomé sont communiqués. Ce message est également diffusé sur Twitter. Une lettre (au moins) est envoyée à un client de son entreprise.
Benoît Thomé reçoit deux messages de mort par écrit et un grand nombre d’insultes et blagues déplacées.
De nombreux messages sont retirés de Twitter à la demande d’Animal Cross puis un autre compte les diffuse de nouveau, avant que la plupart des messages ne soient bloqués.
En septembre 2021, les deux comptes Twitter sont encore ouverts et certains messages sont encore visibles. 

Aucun dépôt de plainte n’a été déposé contre Benoît Thomé. 

Les deux personnes à l’origine des messages de mort (sms) ont été identifiées. Elles ont eu connaissance des lettres accusant Benoît Thomé et ont souhaité rendre elles-mêmes leur propre justice.  Elles ont reconnu les faits dans le cadre d’une composition pénale. 

 

  • 11 février 2021

Le mur des bureaux de l’association Animal Cross est tagué avec un message « mort aux ours ». Le paillasson de la porte d’entrée est imbibé d’essence, laissant penser qu’il y a eu une tentative d’incendie que la pluie, abondante, a fait avorter. Quelques jours plus tôt, l’association avait publié un communiqué se félicitant de la décision du Conseil d’Etat d’interdire les mesures d’effarouchement des ours, suite à la plainte de plusieurs associations dont Animal Cross. Une plainte est déposée pour dégradation d’un bien et tentative d’incendie.

 

  • 23 février 2021

Un tweet dont le nom de l’auteur est à consonnance arabe prête à Benoît Thomé des propos selon lesquels « l’islam est une religion de pédophiles. Son prophète amais les gamines », avec les commentaires « Il s’appelle Benoît, est un gros raciste, les frères on fait quoi ? » avec l’adresse des bureaux d’Animal Cross. Au-dessus de la photo de Benoît Thomé figure le message suivant « frère il dit que le prophète est un pédophile ce fdp #islam #islamophobie #Allah #musulman #musulmane #prophetmuhammad#fatwa ».

Ce dernier terme #fatwa est inquiétant car il est un appel à une vengeance contre Benoît Thomé pour les propos qu’il aurait tenus.

 

  • Début mars 2021

Plusieurs associations de confession musulmane situées en Aquitaine reçoivent une lettre signée de l’association Animal Cross dénonçant l’abattage rituel et le « terrorisme islamiste musulman ». La lettre est postée depuis Pau.

 

  • 10 mars 2021

L’association reçoit un mail adressé à Benoît Thomé dans lequel il est dit :

Objet « on va nicker ta mère », suivi du texte « Ta insulté tout les frères fdp on ta traquer on sait ou t habite XXX(localité exacte) c’est ça fdp ? On va niker ta femme et egorgé ton chien batar si tu ferme pas ton asso de merde regarde on a pris une photo de ta femme ». La photo est un montage intitulé « égorgement « où on voit un montage avec la tête de Valérie Thomé décapitée avec du sang et porté par un homme, sorte de combattant.

S’en suivent près de 3 semaines où Valérie et Benoît Thomé n’habitent plus chez eux. Pendant 3 mois, Valérie et Benoît Thomé arriveront le matin au bureau sous protection policière. Ils sont pendant toute cette période en contact régulier avec les forces de l’ordre, les renseignements territoriaux, le cabinet du Préfet.

 

  • Fin avril 2021

Un courriel est envoyé à plusieurs associations musulmanes dans toute la France. Il est signé de l’association Animal Cross et contient en pièce jointe un dossier qui dénonce l’abattage rituel pratiqué par les musulmans. Elle comporte aussi une partie dénonçant la pédophilie de son prophète « j’avais 6 ans lorsque le prophète m’épousa, 9 ans lorsqu’il eut des relations sexuelles avec moi. » et la phrase « L’Aid-el-Kebir c’est aussi le viol d’enfants et l’éloge de la pédophilie par l’exemple du prophète »

Par son graphisme et sa mise en page, le dossier emprunte les codes de communication de l’association pour paraître crédible. Cette allégation de pédophilie a probablement pour but de provoquer en retour une réaction violente de représailles de la part d’islamistes fanatisés.

L’association Animal Cross n’a jamais rédigé ce dossier. Elle dénonce certes la souffrance animale générée par l’abattage rituel mais ne tient aucun propos anti-musulmans.

 

  • 9 mai 2021

Trois photos d’adolescentes dénudées sont envoyées sans commentaire à l’attention de Benoît Thomé à son domicile personnel. Elles sont expédiées par Photobox. Le nom de Benoît Thomé sur les photos donne l’idée qu’il est à l’origine de la demande à Photobox.
Benoit Thomé n’a jamais passé aucune commande à Photobox.

 

  • 27 septembre 2021

Un courriel soit disant signé d'un "lanceur d'alerte Animal Cross" et envoyé à un grand nombre de sénateurs accuse de nouveau Benoit Thomé, cette fois de manipuler  les députés Dimitri HOUBRON et Loïc DOMBREVAL et la sénatrice Anne CHAIN-LARCHE. Il reprend à son compte les accusations de pédophilie contre Benoît Thomé.

 

L’état de l’instruction

Un juge d’instruction a été nommé en mars. L’instruction a conduit à 3 personnes de la mouvance zoophile. 3 interpellations ont eu lieu fin juin 2021 avec garde à vue. Le site zoophile Animalzoofrance en fait d’ailleurs état. Du matériel informatique a été saisi en grand nombre et est en cours d’analyse. Le responsable du site d’Animalzoofrance a été interpellé.

On trouve d’ailleurs sur ce site un grand nombre d’informations sur cette affaire, à prendre avec du recul car l’auteur du texte tronque une partie des faits, fidèle à son habitude de manipuler ses interlocuteurs.

Suite aux interpellations, les blogs et forums de la communauté zoophile ont été fermés, à l’initiative des zoophiles, sans doute pour que l’identité des centaines de zoophiles participant au forum ne soit pas retrouvée. Animal Cross se félicite d’avoir contribué à faire fermer, même temporairement, ces forums qui permettaient aux zoophiles d’échanger librement sur les viols et agressions sexuelles qu’ils imposaient aux animaux.

 

Voir l'article du journal Libération, en date du 17 septembre 2021

 

 

 

Diffamation, menaces et menaces de mort pendant 8 mois envers l’association de protection animale Animal Cross. 3 personnes de la communauté zoophile interpellées

Diffamation, menaces et menaces de mort pendant 8 mois envers l’association de protection animale Animal Cross. 3 personnes de la communauté zoophile interpellées

Dans le contexte de la préparation et du vote de la proposition de loi sur la maltraitance animale dans laquelle la question de la zoophilie est abordée à l’article 11, les responsables de l’association Animal Cross ont fait l’objet de fin septembre 2020 à mi-mai 2021 à des courriers, courriels, messages sur les réseaux sociaux, et tentative d’incendie, qui ont conduit à 7 dépôts de plainte pour diffamation, usurpation d’identité, dégradation d’un bien – dégradation par incendie,  menaces de mort par écrit.

L’objectif de ces actions est de discréditer et de faire tomber une association qui a pris l’initiative de dénoncer depuis février 2020 la zoophilie en France. Animal Cross a en effet révélé, par de nombreuses actions une maltraitance animale quasiment inconnue jusque-là, la zoophilie, ce qui a conduit les parlementaires à faire des propositions pour sanctionner plus durement la zoophile à l’article 11 de la PPL sur la maltraitance animale.

Deux stratagèmes ont été utilisés : 

  • Le premier a consisté à envoyer plus d’une centaine de courriers/tweets en faisant passer le Président d’Animal Cross pour un pédophile. 
  • Le deuxième a consisté à usurper l’identité de l’association Animal Cross et à écrire au nom de celle-ci à des associations musulmanes dans toute la France en accusant les musulmans d’être des pédophiles à l’image du prophète Mahomet. 


Ces messages avaient pour but de susciter la vengeance de personnes musulmanes fanatisées à l’encontre des dirigeants d’Animal Cross, comme cela s’est passé pour l’affaire S. Paty. D’ailleurs, la dirigeante d’Animal Cross a reçu une photo montage de sa tête décapitée.

Depuis mars 2021, les dirigeants d’Animal Cross bénéficient d’une protection policière.  Suite au message de mi-mars, ils ont quitté précipitamment leur domicile pour n’y revenir qu’une vingtaine de jours plus tard.

L’enquête de la police a conduit à l’interpellation de 3 hommes de la mouvance zoophile.

Ces premières interpellations confirment pour Animal Cross la dangerosité de groupuscules zoophiles qui sont prêts à tout pour assouvir leur déviance sexuelle. Quand on voit ce que ces zoophiles sont prêts à faire endurer à des êtres humains, on imagine la sauvagerie dont ils peuvent faire preuve avec des animaux. Au moment où la proposition de loi sur la maltraitance animale passe au Sénat, l’association Animal Cross souhaite que les animaux soient protégés de ces dangereux prédateurs sexuels.

Lire l'article paru ce jour dans Libération 

Animaux et enfants, victimes des zoophiles

Animaux et enfants, victimes des zoophiles

Les associations Animal Cross, La Voix de l’enfant, l’Association contre la maltraitance animale et humaine (AMAH) sont heureuses de vous inviter à

une visio-conférence

sur le thème 

Animaux et enfants, victimes des zoophiles

le jeudi 9 septembre de 18h30 à 20h30

Intervenants :

Benoît Thomé, Pdt association Animal Cross. La zoophilie en chiffres. Revue des publications internationales.

Jenny Edwards, criminologue, auteure de l’étude de référence “Arrest and Prosecution of Animal Sex Abuse (Bestiality) Offenders in the United States, 1975–2015”

Dr. Jean-Marc Ben Kemoun, AMAH (Association contre la Maltraitance Animale & Humaine). Traumatisme vicariant et zoophilie, comment s’en prémunir en médecine vétérinaire.

Martine Brousse, Pdte association La Voix de l’enfant. Cas de pédophilie et zoophilie. L’exposition des enfants aux contenus zoo-pornographiques.

Arnaud Bazin, Sénateur du Val d’Oise. « Une seule violence »

Participation libre après vérification de l’identité du demandeur. Animal Cross se réserve le droit d’autoriser ou de refuser la présence des participants au vu des menaces reçues par ses dirigeants.

Zoophilie : encore un cas impuni

Zoophilie : encore un cas impuni

En Janvier 2021, un individu est aperçu franchissant la clôture d’une propriété en Seine-et-Marne. Les voisins l’observent et le filment avec un chien husky. « Il se met à quatre pattes et prend le chien de force et le met sur son dos, droit contre lui », « il porte le chien pour le mettre sur lui, il le force à se mettre sur lui. […] Le chien ne restait pas sur lui, le chien voulait pas », selon leur témoignage. Les forces de l’ordre ont également constaté lors de leur procès verbal d’interpellation qu’il apparaissait, sur l’un des clichés que le prévenu tentait de « saisir le sexe du chien afin de le pénétrer dans l’anus ».

Au cours de sa garde à vue, l’homme est examiné par un expert psychiatre. Il conclut que l’homme est sain d’esprit et demande un suivi psychologique par injonction, l’homme refusant les soins par adhésion.

Le mis en cause n’est sanctionné que par un rappel à la loi pour exhibition sexuelle et violation de domicile.

Animal Cross et les propriétaires de l’animal avaient prévu une citation directe de l’accusé sur la base de sévices sexuels sur un animal. Malheureusement l’accusé est décédé.

Ce cas est révélateur du fait que la plupart des faits zoophiles ne sont pas sérieusement considérés  par les tribunaux. Selon l’étude de la criminologue américaine J. Edwards (1), étude la plus importante jamais réalisée au Etats-Unis, 40 % des personnes ayant agressé des animaux sont sanctionnées pour d’autres faits que la zoophilie (exhibitionnisme, violation de domicile, cruauté sur animal).
Ce cas est aussi révélateur du fait que les zoophiles agressent aussi les animaux d’autrui. Toujours selon Mme Edwards, 37 % des animaux victimes n’habitent pas avec leur agresseur.  Selon la thèse d’un chercheur autrichien, 77 % des zoophiles ont déjà eu un rapport sexuel avec un animal dans l’ignorance de son propriétaire  et 34 % ont déjà pénétré sur la propriété d’une autre personne pour agresser sexuellement son animal (2). On retrouve aussi dans ce fait divers le fait qu’outre l’animal, une autre victime est le propriétaire, dévasté psychologiquement et rongé par l’idée qu’il n’a pas pu protéger son animal.

  1. M. Jenny Edwards (2019). Arrest and Prosecution of Animal Sex Abuse (Bestiality) Offenders in the United States, 1975–2015.J Am Acad Psychiatry Law.
  2. Nasswetter Marion (2010). Eine klinisch-psychologische online Studie über Zoophilie. Universität Wien.
Maltraitance des animaux domestiques : une nouvelle loi votée à l’Assemblée !

Maltraitance des animaux domestiques : une nouvelle loi votée à l’Assemblée !

La  loi sur la maltraitance animale a été votée en première lecture cette semaine à l’Assemblée nationale, faisant suite à une année marquée par de très nombreux échanges entre les députés et les associations de protection animale, dont Animal Cross. Nous saluons à cette occasion notre partenaire Convergence Animaux Politique (CAP) qui a joué un très grand rôle dans la mise en relation.

Ont été adoptées par l’Assemblée nationale les propositions suivantes (attention, les textes seront ensuite envoyés au Sénat. De nouveaux amendements pourront encore être votés).

Mesures de prévention de la maltraitance

  • Délai de fourrière allongé à 15 jours (au lieu de 8) avant une possible euthanasie
  • Création d’une réglementation des fourrières pour assurer le bien-être des animaux détenus
  • Tout animal identifié retrouvé pourra être remis directement au propriétaire sans frais
  • Obligation pour les maires de faire stériliser les chats libres
  • Obligation pour les refuges et les fourrières de rendre publics leurs registres des entrées / sorties
  • Interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie
  • Ventes sur internet réservées aux professionnels et refuges
  • Enseignement de l’éthique animale durant le Service national universel

Mesures pour permettre de dénoncer la maltraitance 

  • Levée du secret professionnel vétérinaire en cas de sévice grave à caractère sexuel ou d’acte de cruauté, à l’image de ce qui existe aujourd’hui dans le code pénal pour toute profession médicale
  • Une personne qui, face à un danger menaçant un animal domestique, accomplit un acte nécessaire à sa sauvegarde n’est pas pénalement responsable. Le mot « animal » est désormais inscrit clairement dans le texte


Répression de la zoophilie et de la zoopornographie 

Animal Cross a permis de créer un débat qui n’a jamais eu lieu en France sur la question de la zoophilie. On pourra désormais sanctionner la production (3 ans de prison et 45 000 euros d’amende) et la diffusion (2 ans de prison et 30 000 euros d’amende) d’images de sévices sexuels pour les animaux, mais aussi les petites annonces de mise en relation.
Les réponses ont toutefois été insuffisantes et les députés ont renoncé à sanctionner durement les zoophiles en laissant des brèches juridiques énormes à l’avantage des zoophiles. Nous expliquerons la situation dans une prochaine newsletter et essayerons de corriger le tir au Sénat.

Mise en place d’un mandat de protection future pour s’occuper de son animal

Le mandat de protection future permet désormais de désigner une personne de confiance et éventuellement de lui attribuer une somme d’argent pour s’occuper de l’animal de compagnie en cas de décès ou d’incapacité. A faire chez le notaire ou sous seing privé et à transmettre à l’Icad.

Aggravation des peines

  • Changement de l’article R521-1 :
    Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité est désormais puni de 3 ans de prison et 45 000 € d’amende, voire 5 ans et 75 000 € si les sévices ont entraîné la mort (jusque là, la peine était de 2 ans de prison et 30 000 € d’amende).
    En cas de condamnation, une peine minimale de 5 ans d’interdiction de détenir un animal devient obligatoire.
    Les sévices commis par le propriétaire de l’animal sont désormais jugés comme une circonstance aggravante.
    L’abandon dans un lieu clos ou au bord d’une route est aussi jugé comme une circonstance aggravante.
    Les peines sont augmentées à 5 ans de prison et 75.000€ d’amende.
  • Changement de l’article R655-1 :
    Le fait, sans nécessité, publiquement ou non, de donner volontairement la mort à un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est maintenant puni de 6 mois de prison et 7 500 € d’amende (elle entraînait par le passé seulement une amende de 1 500 €).
  • Création d’un fichier national des personnes interdites de détention d’un animal
  • Pour certaines personnes condamnées pour maltraitance animale, le juge pourra ordonner un stage de sensibilisation à la prévention et à la lutte contre la maltraitance animale.

A noter : ces changements ne seront valables que si les magistrats décident de poursuivre en justice, et évitent les trop systématiques classements sans suite ! Les lois ne seront utiles aux animaux que si elles sont effectivement appliquées !

Interdiction des manèges à poneys

Animaux sauvages tenus en captivité

Interdiction des élevages de visons ainsi que de toutes autres espèces pour leur fourrure, dans les 2 ans pour les visons, immédiatement pour les autres élevages non domestiques (ex renard, exclus les lapins).

Spectacles avec des animaux sauvages

  • Interdiction des montreurs d’ours et de loups et de loups hybrides dans les 2 ans, avec interdiction immédiate de l’acquisition et de la reproduction
  • Fin des animaux sauvages dans les cirques itinérants, les boîtes de nuit et sur les plateaux d’émissions de TV
  • Fin des cétacés dans les delphinariums. Les zoos ne pourront pas détenir de cétacés non plus

 

De nombreuses propositions ont cependant été jugées irrecevables

Comme vous l’aurez remarqué sans doute, nous regrettons profondément que rien n’ait été discuté au sujet des animaux sauvages et de la chasse et rien non plus concernant l’élevage intensif. Ce gouvernement s’interdit d’aborder des sujets dès qu’ils touchent les chasseurs ou les agriculteurs !

Concernant les animaux de compagnie, de très gros sujets ont été soigneusement évités, malgré des propositions :

  • Euthanasies de convenance (des dizaines de milliers d’animaux meurent chaque année euthanasiés à la demande d’un particulier sans justification médicale)
  • Conditions de détention des chiens (colliers électriques, détention des chiens de sécurité, etc.)
  • Absence de prise en compte du lien d’affection dans l’attribution de l’animal en cas de divorce

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