11 Mar 2020
Durant la saison de chasse, chaque semaine voit son lot d’accidents, allant de simples problématiques rencontrées par les promeneurs (détonations, vue d’hommes en armes, proximité d’impacts de balles…), aux tirs dans le pied ou dans un membre. Quelle est la nature des traumatismes médicaux générés par ces événements violents ?
Les traumatismes causés par la chasse
Le problème n’est pas marginal. Depuis 2 000, on compte 376 décès causés par la chasse.
Les victimes sont le plus souvent de simples promeneurs, vététistes, voire des usagers de la route, qui ne sont pas du tout préparés à être confrontés à une situation de « guerre ». Quelles sont les conséquences sur leur santé physique et sur leur psychisme ?
Traumatismes physiques
Les armes à feu provoquent des traumatismes physiques plus ou moins importants en fonction de l’arme, des cartouches utilisées et de la distance du tir¹.
Une balle de grand gibier est constituée de deux parties : une partie antérieure qui se fragmente et une partie postérieure qui traverse le corps.
Elle fait plus de dégâts qu’un projectile d’arme de guerre, en associant le champignonnage (écrasement du projectile) à la fragmentation, véritable polycriblage interne augmentant le risque d’atteinte d’un organe vital2.
Quand la balle pénètre dans le corps, elle provoque bien sûr un trou d’entrée et souvent un important orifice de sortie. Puis, selon la profondeur de pénétration, elle peut engendrer des lésions vasculaires et/ou nerveuses, et des réactions inflammatoires délétères liées aux tissus brûlés.

Fotolia – Alexkich
Dans le corps humain, selon la trajectoire de la balle, les blessures et les réactions sont plus ou moins invalidantes.
En fonction de leur souplesse, les muscles, les aponévroses*, la peau et les vaisseaux peuvent se déformer partiellement et absorber une partie de l’énergie de la balle.
Chaque tissu mou de l’organisme – c’est-à-dire les tissus non osseux et non composés d’épithélium (revêtement externe ou interne de tout organe) constituant les vaisseaux, le système nerveux périphérique, la graisse, le tissu fibreux et les muscles – a un coefficient
d’élasticité qui lui est propre. Certains tissus peu élastiques ont une tolérance très restreinte ou nulle :
il s’agit du foie, de la rate, des organes creux en état de réplétion** (estomac, vessie, utérus…). Si un de ces organes est touché, le pronostic vital est engagé.
Quel que soit son type, si la balle touche une structure essentielle de l’organisme, comme un gros vaisseau, le cœur, ou une région cérébrale stratégique, la vie de la victime est menacée.
A contrario, les os sont des structures dures et rigides ; par conséquent, toute l’énergie traumatique est brutalement transférée à l’os et peut provoquer, par éclatement de l’os, des lésions dans les parties molles (muscles, aponévroses, nerfs, vaisseaux, et organes adjacents).
Après rencontre avec l’os, les lésions tissulaires peuvent être aggravées par déstabilisation précoce ou par fragmentation des projectiles.
En outre, des fragments osseux peuvent se mélanger à des fragments de la balle qui vont constituer des éclats secondaires responsables chacun d’un trajet lésionnel.
Les conséquences lésionnelles dans le corps provoquent des atteintes hémorragiques de 4 ordres :
– problème ischémique (arrêt de la circulation locale provoquant une absence d’oxygénation des tissus) :
le délai de revascularisation va avoir un impact sur la suite des soins. Il va s’ensuivre une souffrance tissulaire qui va évoluer en 2 stades : l’ischémie-souffrance réversible et l’ischémie-lésion irréversible (au-delà de 6 heures, nécrose et mort tissulaire),
– syndrome de revascularisation avec des conséquences locales (œdème du membre, responsable d’un véritable « garrot » interne) et générales (anurie réversible en général en 3 à 4 semaines),
– risque infectieux majeur, lié au projectile, aux corps étrangers, aux tissus dévitalisés, et aux débris telluriques,
– risque de gangrène gazeuse qui existe même avec une prise en charge rapide d’antibiothérapie adaptée.
Traumatismes psychiques
On retrouve dans ces traumatismes des troubles de l’humeur, une anxiété pathologique, un syndrome dépressif réactionnel et un syndrome de stress post-traumatique.
Parmi les symptômes les plus fréquemment cités par le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), on peut nommer :
– l’intrusion : les souvenirs viennent hanter le sujet sous forme de flashbacks ou de cauchemars,
– l’évitement : le sujet évite les situations qui pourraient lui rappeler l’événement, ce qui peut créer une insensibilité émotive, une perte d’intérêt ou encore une perte de mémoire,
– l’hyperstimulation : le sujet est en état d’hyper-vigilance qui l’empêche de mener à bien ses activités.
En outre, le syndrome post-traumatique affecte la victime dans sa vie quotidienne pendant des mois, voire pendant des années après l’accident de chasse.
Bien que nos remarques soient tirées d’études sur l’homme, on peut penser que des blessures identiques infligées à un animal ont les mêmes conséquences.
Alors imaginez la souffrance d’un animal blessé par balle qui agonise parfois pendant des jours avant de mourir… Bien sûr, aucune étude n’a été réalisée sur ces sujets, ni par les chasseurs, ni par les organismes cynégétiques !
Sources
(1) Blessure par projectile d’arme à feu, documents de médecine légale, 2010 (https://medecinelegale.wordpress.com/2010/09/06/
blessure-par-projectile-darme-a-feu/)
(2) Les plaies vasculaires par arme à feu. Notions fondamentales et principes thérapeutiques (http://www.chups.jussieu.fr/polys/dus/
duchirurgievasculaire/plaiesvasculairespararmeafeudonneesfondamentalesetprincipestherapeutiques/plaiesvasculairespararmeafeudonneesfondamentalesetprincipestherapeutiques.pdf). Vincent Duverger, 2005.
* Aponévrose : membranes fibreuses qui enveloppent un muscle
** Réplétion : état d’un organe creux rempli
La chasse blesse et tue !
Le bilan de la saison 2018-2019, publié par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), a fait apparaître un nombre total d’accidents de 131, en forte hausse par rapport aux 113 cas enregistrés la saison précédente.
7 personnes sont mortes, contre 13 l’année précédente.
Durant la saison 2019-2020, le nombre total d’accidents de chasse s’est élevé à 132 dont 49 non chasseurs, et 12 morts (Source Passe la patte). La méthode de calcul de Passe la patte est cependant différente et ne compte pas seulement les victimes humaines. Voir notre article à ce sujet.


4 Mar 2020
J’ai fait un rêve…. Oui, j’ai rêvé d’un autre monde… Un monde où les animaux étaient en paix. Un monde sans cruauté où la faune n’avait plus à craindre la chasse loisir, le piégeage et les destructions. Un monde où les droits des animaux étaient acceptés de tous. Un monde où les écosystèmes s’équilibraient à nouveau naturellement… Dans ce monde, l’élevage de gibier pour la chasse et les lâchers dans la nature avaient été stoppés. La vie de 21 millions d’animaux était ainsi épargnée chaque année. L’absence de réintroductions avait permis de diminuer les problèmes sanitaires et de pollution génétique. Dans ce monde, il n’y avait plus d’agrainage et d’affouragement ; pratiques connues pour multiplier artificiellement le nombre d’animaux sauvages, et plus particulièrement de sangliers. Le nombre de sangliers avait ainsi considérablement diminué, limitant les dégâts agricoles. Dans ce monde, les animaux et les humains cohabitaient en se respectant les uns, les autres. Il existait même des zones entières, qu’on appelait « zones sanctuaires », où les animaux et la nature étaient rois, et où les humains ne pénétraient qu’exceptionnellement. Dans ce monde, la chasse loisir et le piégeage n’existaient plus, car plus personne n’avait envie de se réjouir de la mort et de la souffrance d’un animal…. 45 millions de vies animales étaient ainsi préservées chaque année. Et j’étais bien. Mais je me suis réveillée. J’ai retrouvé la tristesse d’une France soumise au lobby de la chasse. J’ai ressenti la douleur et la mort. Alors j’ai pris mes bagages, j’ai cherché un monde meilleur… et j’ai trouvé !
Direction Genève : un canton suisse sans chasse depuis plus de 40 ans !
En 1974, suite à une initiative populaire lancée par les milieux de protection des animaux, le peuple genevois a voté l’interdiction de la chasse sur tout le territoire du canton de Genève. Sur place, après un quart de siècle, le bilan est très positif. Les populations d’ongulés se portent bien, le chevreuil est présent dans la plupart des massifs, le cerf a pris pied sur le canton et se développe favorablement et le sanglier est aussi solidement établi. Les densités de lièvres du canton comptent parmi les plus élevées de Suisse et on n’a jamais fait autant d’efforts pour conserver l’habitat des dernières populations nationales de lapins et de perdrix, en collaboration avec l’agriculture. Le nombre d’oiseaux d’eau hivernants a plus que décuplé et il n’y a jamais eu une telle richesse et diversité de canards sur le lac Léman et les cours d’eau (1). Les dommages causés par les animaux sont restés à un niveau accepté par les agriculteurs. Les problèmes ponctuels causés par les sangliers sont réglés par des gardes professionnels, ce qui satisfait les habitants. Ces sangliers, d’ailleurs, viennent souvent de France où ils prolifèrent, car leur chasse y est très rentable. De plus, la présence de petits carnivores (renards, fouines, hermines, etc.), considérés par les chasseurs français comme des « nuisibles » qu’il faudrait à tout prix « réguler », ne pose ici pas de souci. La majorité de la population genevoise s’estime satisfaite de la situation actuelle, à la fois parce que les animaux sont maintenant en paix, mais aussi parce que les Genevois peuvent désormais se promener en toute sécurité tous les jours de la semaine sans craindre les tirs. Un sondage mené en 2004 par l’institut Erasm a montré que la population est favorable au maintien de l’interdiction de la chasse dans un rapport de 5 contre 1 (soit bien plus que lors de la votation de 1974) et à fin 2009, un amendement au budget visant à réintroduire partiellement la chasse a été balayé par le Grand Conseil par 70 voix contre 6 (2). Sur le terrain, le corps des gardes de l’environnement réalise une part importante de la gestion de la faune. Cette gestion, basée sur l’observation, la surveillance, la prévention des dégâts et la régulation représente l’équivalent d’environ 3 postes à plein temps et une toute petite fraction du budget cantonal de la protection de la nature. Les tirs de régulation effectués par les gardes pour limiter les animaux posant des problèmes importants (les sangliers en particulier) sont réalisés avec professionnalisme de manière à causer un minimum de stress et de souffrance, ce qui les différencie nettement des battues pratiquées dans les régions avoisinantes.
Expérimentons sur une région pilote durant 4 ans, l’exemple de Genève
Si cela a fonctionné à Genève, pourquoi ne pas tenter l’expérience en France, sur une région telle que la Bretagne ou la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur ? Après la mise en place progressive d’étapes nécessaires comme l’arrêt de l’agrainage, l’arrêt des lâchers d’animaux d’élevage pour la chasse et la mise en place de zones sanctuaires sans présence humaine, la création d’une Brigade d’Intervention Environnementale (BIE), calquée sur les gardes environnementaux genevois, constituée de NON CHASSEURS, serait une transition nécessaire dans le processus de réhabilitation de l’équilibre de la nature. La Brigade d’Intervention Environnementale ferait de la prévention, en réalisant par exemple des conseils sur la protection des cultures, des espaces et des habitats. En cas de dégâts occasionnés par la faune, elle mènerait une action d’expertise décisionnelle conduisant ou non au versement d’indemnisations. Elle sensibiliserait les promeneurs, les chasseurs, et la population en général au respect de la faune. Durant la période de transition, comme dans le canton de Genève, elle régulerait les populations sauvages lorsque des risques sanitaires ou de sécurité publique seraient inévitables, après le déploiement de toutes les actions possibles pour les éviter. Cette mission lui serait exclusivement réservée. Dans son fonctionnement, la Brigade d’Intervention Environnementale remonterait les informations de terrain à l’Agence Française de la Biodiversité. Cette Brigade aurait le pouvoir de constater toute infraction, d’établir un rapport, de verbaliser toute contravention sur le domaine public ou privé, et dans n’importe quel code (pénal, environnemental…). Exemples : braconnage, chasse illégale, piégeage, non-respect des quotas, agrainage illégal, réintroduction d’animaux, actes de cruauté, problèmes de sécurité, interdiction de déloger les animaux, etc. Elle interviendrait auprès des animaux sauvages accidentés ou égarés en assurant des astreintes 24h/24 avec un numéro d’urgence ; en travaillant en collaboration avec les pompiers spécialisés, les vétérinaires, les associations de protection animale, les centres de faune sauvage et les services de justice.
Sources :
(1) http://ge.ch/nature/chasse
(2) http://ge.ch/nature/media/nature/files/fichiers/documents/bilan_interdiction_de_la_chasse.pdf
24 Oct 2019
L’utilisation de chiens pour la chasse n’est ni anodine, ni sans conséquence.
Ni anodine, car elle nécessite manipulation et cruauté afin de développer et d’exploiter au mieux les aptitudes de son chien. Ni sans conséquence, car les méthodes de dressage, laissées à la discrétion des chasseurs et souvent abjectes pour mieux manipuler le chien, ne l’épargnent pas d’une forme de dégénérescence.
Chasser n’est pas nécessaire aux chiens
Le chien est avant tout un animal de compagnie, sensible et proche de l’homme. Il est le compagnon par excellence de l’homme tant il est désireux de lui plaire. Et contrairement aux animaux sauvages carnivores qui ne chassent que pour se nourrir, le chien est nourri par son maître. Le chien est ainsi lié à l’homme, pour le meilleur et pour le pire.
Des chiens de chasse manipulés par l’homme
Mais l’homme chasseur, prédateur de la Faune et de l’Environnement, a manipulé l’animal qui lui était le plus fidèle, le chien, en le retournant contre les autres animaux. Pour cela, il lui a imposé un déterminisme génétique afin de développer et spécialiser ses qualités exceptionnelles : taille, force, vitesse, endurance, odorat, vision, ouïe, … afin de lui être plus utile dans son entreprise mortifère, la chasse (voir l’article précédent sur les races de chiens de chasse).
Et pour le conformer à ses pratiques, le chasseur utilise l’indéfectible amour du chien pour son maître comme une pâte à modeler, via des méthodes de dressage spécifiques, trop souvent coercitives, et laissées à sa charge sans vérification de ses compétences.
Les méthodes de dressage, instruments de manipulation des chiens
Il n’est pas naturel et il est même dangereux pour un chien de participer à la chasse avec des êtres humains : tenir l’arrêt, gérer l’envol, supporter les coups de feu, et subir les coups violents défensifs du « gibier ». Ainsi, pour préparer un chien à la chasse, le chasseur utilise des méthodes de dressage alliant incitation et coercition.
Tout d’abord le débourrage, initiation au contact du « gibier »
Un chien débourré est un chien qui doit être capable de tenir un arrêt sur n’importe quel gibier lâché, sans pour autant être sage à l’envol (du gibier) et au (coup de) feu. Pour cela, il est mis au contact de gibiers d’élevage ou de pigeons désailés, et il apprend à s’en approcher jusqu’à marquer l’arrêt pour signaler la présence du gibier à son maître. C’est une étape de pré-dressage, où le maître récompense le comportement souhaité du chien et ignore ou bloque les autres. C’est le premier pas de la manipulation du chien : signaler la présence des autres animaux et ainsi les trahir.
Le rappel, parfois sous contrainte
Les méthodes pour apprendre au chien à revenir à l’appel de son maître (rappel) sont connues : confiance, récompense, travail à la longe.
Mais on voit se développer de plus en plus au sein des chasseurs l’utilisation de colliers de dressage permettant de sanctionner le chien à distance via l’envoi de décharges électrostatiques. La confiance est longue à construire, la sanction plus efficace pour qui veut contrôler son chien.
Le rapport du « gibier », via des méthodes barbares
Le chien de chasse n’est pas toujours enclin à rapporter le gibier ou, pire pour le chasseur, il s’amuse ou mâche le « gibier ». On dit d’un chien qui mâche le « gibier » qu’il a la « dent dure ».
Plusieurs méthodes sont d’usage pour atténuer la pression des mâchoires du chien sur le « gibier ». La plus expéditive est celle des anciens qui cachaient une pelote de fils de fer barbelés dans une peau de Lapin. En serrant fort, le chien se fait sévèrement piquer palais et gencives. Dans le même registre, on peut citer aussi l’apportable en bois avec pointes acérées, ou les deux brosses métalliques clouées dos à dos, enduites de plumes et de miel.
Une autre méthode dite des « lèvres mordues » consiste à intercaler un « gibier » froid entre les lèvres et les crocs du chien. En exerçant une forte pression des deux mains sur le chanfrein et le menton, le chien se mord malgré lui¹.
C’est un apprentissage long et régulier, et le début des méthodes violentes.
La sagesse à l’envol et au feu, pour maîtriser l’instinct de poursuite et l’effroi des détonations
La sagesse à l’envol vise à maîtriser l’instinct de poursuite : le chien ne doit pas bouger lorsque le « gibier » décolle.
L’épreuve du feu consiste à habituer le chien aux tirs, sans qu’il ne bouge. Le chien doit s’habituer à ce bruit et apprendre à ne pas broncher, malgré l’effroi et les traumatismes auditifs.
La détection et le suivi des traces des « gibiers », spécificité du chien dit « de pied »
Le dressage d’un « chien de pied » consiste à lui apprendre à identifier et à connaître les animaux qu’il doit chasser, et à développer des aptitudes à suivre et à maintenir une piste ou voie froide (anciennes traces laissées par un animal).
Pour cela, on le fait dormir sur une peau du type de l’animal recherché et on le fait jouer avec elle. Il est aussi mis au contact direct de l’animal recherché, dans des parcs cynégétiques par exemple. Il est tenu à la longe pour ne pas débusquer l’animal².
Les chiens de chasse à courre : entre sélection, épuisement à la chasse et enfermement en chenil
La chasse à courre consiste à faire rechercher un animal sauvage par une meute de chiens. La meute le poursuit durant plusieurs heures jusqu’à ce qu’il soit encerclé et éventuellement tué. Pour cela, les chiens courants doivent être de véritables athlètes, possédant toutes les aptitudes physiques pour pouvoir courir, par tous les temps, dans tout type de terrain, à un rythme soutenu pendant plusieurs dizaines de kilomètres. Ils sont entrainés à suivre les animaux sauvages à la vue ou à l’odeur et on les récompense avec des boyaux pour les habituer au goût du sang. A l’issue de la traque, les chiens, blessés et épuisés, sont en grande souffrance. Mais selon les chasseurs, ils sont heureux.
Selon une enquête de l’association One Voice, ceux qui ne répondent pas aux critères (pas du même pied, pas de gorge, pas de finesse de nez, pas courageux ou trop vieux) seraient supprimés : piqués, électrocutés ou autres… « Pour en trouver 10, il faut en éliminer 40 », explique un piqueur retraité au sujet des chiens de chasse à courre³.
Durant le transport pour la chasse, les survivants sont entassés dans des camions, parfois de longues heures durant.
En dehors de la saison de chasse, seuls certains équipages ont la possibilité de les « sortir ». Cela permet pourtant de les garder dans une forme relative. La plupart des chiens reste enfermée dans le chenil jusqu’à ce que la chasse reprenne, soit pendant près de 5 mois… Leur qualité de vie y est extrêmement variable : certains chenils sont complètement bétonnés ou disposent d’un simple enclos avec de la terre au sol. D’autres chenils ont par contre de vastes parcs avec de la végétation auxquels les chiens peuvent accéder librement⁴.
Les chiens ne sont en fait utilisés que comme de simples outils.
Un entrainement au harcèlement des Sangliers dans des parcs clos
Les chiens sont entrainés dans des parcs cynégétiques à traquer et blesser de manière continue des animaux piégés dans un espace clos (par exemple des Sangliers). Ils apprennent aussi à bloquer l’animal et à lui donner la mort.
Parallèlement, dans les parcs de chasse, les Sangliers sont au contact direct des chiens qui courent eux aussi des risques considérables.
Le blocage du « gibier » dans son terrier, dans l’attente de la mise à mort
La vénerie sous terre consiste à prendre les Renards et les Blaireaux au fond de leur terrier pour les détruire. L’animal (Renard, Blaireau) est poursuivi là où, d’habitude, aucun ennemi naturel (par exemple lynx, loup, aigle) ne peut le suivre.
Un chien de terrier qui, pendant l’entraînement, n’a jamais attaqué un Renard peut, lors du déterrage, être impliqué dans une lutte sanguinaire avec un Renard ou un Blaireau qui se défend.
Les cas d’échec du dressage entrainant la « réforme » du chien
Quelques exemples :
– un chien d’arrêt « bourre », c’est-à-dire qu’il ne marque pas l’arrêt et tente la prise du « gibier ».
– un chien d’arrêt fait des « faux arrêts », c’est-à-dire qu’il bloque les courants d’air mais sans présence de « gibier » sur le lieu de l’arrêt.
– le chien manque de nez. La conséquence est que le chien lève le gibier malgré lui sans l’avoir annoncé au préalable.
De manière générale, si le chien ne répond pas aux critères demandés ou s’il est trop vieux, il n’est plus utile au chasseur qui s’en sépare : belle preuve d’amour…
Conditions de vie déplorables du chien de chasse
Au service du loisir cruel de son maître, le chien de chasse est rarement celui qui traine sur le canapé ou se repose au calme dans son panier, avec lequel on joue, tel un membre à part entière de la famille.
Pour le chasseur, pour maintenir la vigueur du chien à la chasse, rien n’est pire que de l’habituer au confort et aux joies d’une maison paisible. Il est au contraire souvent détenu dans des conditions abjectes :
– enfermement dans des boxes délabrés et exigus, sans respect de la loi exigeant 5 m² minimum par chien,
– isolement, sans aucun rapport affectif avec son maître,
– privation de nourriture pour le rendre plus agressif,
– manque de soins vétérinaires,
– très peu de promenades : sortie du chien uniquement pour la chasse,
– utilisation de méthodes brutales pour le soumettre et le rendre plus agressif.
L’acte de chasse, quant à lui, met le chien dans des conditions de stress et de surexcitation (décuplées avec l’effet de meute) l’amenant à développer des troubles du comportement, de l’agressivité, et même de la cruauté.
Notre proposition : de nouvelles règles à instaurer pour les chiens de chasse
La formation du chien :
1- Le chien doit être éduqué dans un organisme agréé par l’Office Français de la Biodiversité :
– Chaque centre aura un comité de surveillance composé uniquement de membres d’association de défense animale ainsi que d’un vétérinaire. Ce comité aura pouvoir de retrait d’agrément du centre.
– Tout chien entrant dans le centre sera immatriculé par la puce ICAD, accompagné de son carnet de santé (à jour de ses vaccinations), et fera l’objet d’une visite médicale d’entrée.
– Les méthodes d’éducation doivent exclure toutes brutalités, physiques ou psychologiques.
– En aucune manière, du gibier vivant ne pourra être utilisé pour l’entrainement.
2- Le chien doit être créancé sur une seule espèce chassable.
3- Il ne doit pas être mordant sur l’animal chassé : ni blessures, ni mise à mort.
4- Les seules actions autorisées pour le chien sont celles de la préparation à la chasse, du lever de gibier et du rapport. Il ne doit y avoir aucun contact physique entre le chien et le gibier.
5- À l’issue de la formation, le chien doit porter un collier fluorescent portant le nom de son propriétaire et le n° du permis de chasse de celui-ci.
Les obligations du maître chasseur :
1- À l’issue de la formation du chien, le chasseur doit lui aussi être formé. Les épreuves doivent être organisées et inspectées par les membres de la police de l’Office Français de la Biodiversité. Cette formation doit intègrer un module de premiers secours sur canidés.
2- En cas de réussite, une mention portant le n° d’immatriculation ICAD du chien ainsi que sa créance doivent être apposés sur le permis. Le chasseur aura l’obligation de porter un gilet sur lequel devra figurer le nom du chien, sa créance, et la même puce ICAD que son chien.
3- Tout animal maltraité, battu, affamé, blessé devra être immédiatement retiré à son propriétaire qui perdra définitivement l’autorisation de chasser avec un chien. Notons ici qu’en cas de violences caractérisées sur un animal, le responsable du centre pourra demander un diagnostic psychologique du propriétaire pour vérifier son aptitude à chasser, et prononcer une éventuelle obligation de soins.
4- L’utilisation du GPS doit être totalement bannie.
5- Tout manquement à ces règles devra entraîner une interdiction de chasse pour la saison en cours. En cas de récidive, l’interdiction deviendra définitive.
6- L’assurance du chasseur devra couvrir, en plus de sa responsabilité civile, les dommages que subit son chien.
7- Le chien devra être obligatoirement vermifugé et vacciné
En matière de protection, le chien de chasse a des besoins plus étendus que ses autres congénères qui n’arpentent pas la campagne et les contrées sauvages avec autant d’assiduité.
Il est donc nécessaire que la vaccination couvre le chien contre les maladies canines les plus communes, à savoir l’association « CHPP » (Carré, Hépatite, Parvovirose, Parainfluenza), à laquelle est ajoutée la Leptospirose. La vaccination contre la leptospirose est en effet importante, car cette maladie constitue un risque réel pour le chien de chasse qui court dans la nature.
Pour les chiens qui vivent en communauté, dans des chenils, la vaccination contre la « toux de chenil » sera demandée. La toux de chenil (ou trachéo-bronchite infectieuse) est une maladie des voies respiratoires du chiot et du chien, atteignant principalement les animaux vivant en collectivité (élevages, refuges…). Elle est due à plusieurs agents : bactéries et virus associés.
Et la rage ? Le vaccin n’est pas obligatoire actuellement en France, alors qu’il est exigé à l’étranger. Il devra donc être obligatoire.
8- Le chien devra passer une visite médicale avant de commencer la saison de chasse, et obtenir un certificat de bonne santé et de bonne préparation physique. Dans ce cas, le chasseur pourra obtenir le renouvellement du permis qu’il soit national ou régional. Dans le cas contraire, le chien sera soigné dans un centre aux frais du propriétaire. A l’issue de sa convalescence, le comité de surveillance du centre statuera sur le devenir du chien.
9- En action de chasse, le chasseur devra obligatoirement détenir une trousse de premiers soins.
10- A l’issue de la chasse, le chasseur devra :
– faire reposer son chien au moins 1 heure,
– puis lui donner à boire,
– et au moins 2 heures après l’effort, lui donner à manger (délai pour éviter les risques de torsion de l’estomac)
– l’inspecter méticuleusement pour retirer les éventuelles tiques et corps étrangers,
– le soigner si nécessaire,
– et le nettoyer.
11- Tout manquement à ces obligations devra être sanctionné d’une contravention de quatrième classe et d’un retrait de 6 points sur les permis de chasser à points du maître.
Notre demande
À court terme, encadrer l’éducation des chiens de chasse via des centres agréés par l’Office Français de la Biodiversité. Dans ces centres, le chien apprendrait à ne chasser qu’un seul type d’animal, afin de limiter les actions néfastes des chiens de chasse sur la faune et l’environnement, de réduire leur dangerosité, et de s’assurer de leur bon équilibre physique et psychologique.
Au chasseur qui souhaite chasser avec un chien, faire passer un examen spécifique qui lui permettra d’inscrire cette mention sur son permis de chasser.
À plus long terme, limiter l’utilisation des chiens de chasse à la recherche d’animaux blessés, afin de réduire leur souffrance. Les autres utilisations du chien de chasse seraient prohibées (exemples : chasse à l’approche, en battue, etc.)
Considérer l’entrainement des chiens de chasse comme des actes de chasse.
Qu’en pensent les chasseurs eux-mêmes ?
Lire notre article
Sources
(1) Le dressage du chien d’arrêt – https://actionchasse.fr/blog/le-dressage-du-chien-darret
(2) Passion la chasse https://www.passionlachasse.com/t4345-dressage-d-un-chien-de-pied
(3) One Voice – La réalité de la chasse à courre en France révélée – p.20 – 2010
(4) One Voice – La réalité de la chasse à courre en France révélée – p.17 – 2010
(5) L’association Animal Cross est régulièrement contactée pour des cas de maltraitance de chiens de chasse. Souvent, les chiens
sont enfermés dans des cages de moins de 5 m2. Ils ont très peu de contact avec les humains et l’hygiène est plus que douteuse.
Autres sources
https://actionchasse.fr/blog/le-dressage-du-chien-darret
https://actionchasse.fr/blog/les-oiseaux-de-verite
https://christelledupreyblog.wordpress.com/2018/09/21/chasse-a-courre-des-chiens-et-des-chevaux-maltraites/
http://www.protection-animaux.com/animaux_sauvages/docs/pdf/position_chiens_chasse.pdf
http://www.holidogtimes.com/fr/la-chasse-a-courre-au-coeur-dun-reportage-choc-filme-par-des-activistes-infiltres/#gs.HoG8yvM
18 Oct 2019
Les munitions utilisées pour la chasse contiennent des métaux lourds très toxiques, comme le plomb par exemple, qui occasionnent de sérieux dommages sur l’environnement et des risques sanitaires sur la faune sauvage et l’ensemble de la population. En général, la grenaille utilisée est de la grenaille de plomb. Si de la grenaille de bismuth ou d’acier peuvent être employées dans les zones humides, le plomb reste très majoritaire1.
Devenir des munitions dans l’environnement

Chaque année, selon les données de l’industrie citées par l’EChA (l’agence européenne des produits chimiques), 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont utilisées en Europe dans des munitions de types variés. Sur ce total, précise l’EChA, « 21 000 tonnes sont utilisées par les chasseurs. 7 000 tonnes de plomb se retrouvent ainsi dispersées dans les zones humides et 14 000 tonnes sur la terre ferme ». La répartition de cette contamination dans les États membres de l’Union européenne n’est pas connue avec précision, mais la France s’octroie à l’évidence la part du lion : environ un quart des quelque 5,2 millions de chasseurs européens sont français2.
Ce chiffre est cohérent avec l’information donnée par le site « Conservation de la nature » qui fait état d’environ 250 millions de cartouches tirées par les chasseurs sur le territoire français chaque année (une cartouche possède en moyenne 30 g de plomb)³.
Ainsi, dans une étude portant sur les micropolluants présents dans les eaux et les sédiments d’un panel d’étangs du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient, la chasse est fortement suspectée d’être responsable d’un excès de nickel et de plomb observé sur certains sites étudiés, les zones les plus polluées étant aussi les plus chassées⁴.
Le plomb n’étant pas biodégradable, la grenaille se délite ou s’oxyde ou est peu à peu érodée ou enfouie, mais elle reste accessible ou biodisponible pendant des décennies, voire des siècles ou des millénaires. En Espagne, pays où la grenaille de plomb est interdite depuis octobre 2001, le delta de l’Ebre (au sud de Barcelone) présente encore en 2014 une densité allant de 97 à 266 grenailles de plomb par mètre carré dans les 20 premiers centimètres de sédiments, rappellent Mateo Soria, de l’institut de recherche sur les ressources cynégétiques de Ciudad Real, et ses collègues⁵. Dans les zones acides, la biodisponibilité et la bioconcentration du plomb peuvent être très aggravées.
Le plomb peut également migrer vers d’autres compartiments environnementaux. Une étude réalisée sur le prélèvement du plomb présent au sein d’un sol ontaminé dans des cultures de fèves et tomates a en effet montré un transfert de ce métal au sein du système racinaire de ces cultures. L’étude n’est malheureusement pas allée jusqu’au stade « fruit » des cultures limitant une évaluation plus poussée des risques⁷. En outre, l’accumulation de grenailles de plomb dans la nature contamine les ressources en eau.
Cette accumulation de plomb dans les différents compartiments du milieu naturel peut engendrer des problèmes sanitaires très importants.
Impact sur la faune sauvage
Les cartouches à grenailles de plomb sont responsables d’intoxications et d’un nombre conséquent de cas de saturnisme aviaire. Selon l’EChA, un à deux millions d’oiseaux meurent chaque année de saturnisme, soit en picorant les grenailles, soit pour les rapaces carnivores, en se nourrissant d’animaux intoxiqués6,8.
Les oiseaux d’eau n’ayant pas de dents recherchent et mangent normalement des petits cailloux arrondis, qui sont stockés dans leur gésier où ils broient les aliments. Ils ingèrent par la même occasion du plomb (ou d’autres métaux lourds toxiques tels que le bismuth). Plus les aliments sont durs, plus ce plomb se solubilise vite.
À titre d’exemple, 6 billes de plomb ingérées avec du maïs le matin sont parfois le soir en totalité déjà solubilisées et passées dans le sang de l’oiseau qui pourra en mourir. Ce plomb est passé dans son sang 20 fois plus vite que s’il avait été ingéré avec des aliments « mous »³.
Il faut savoir que tous les charognards et en particulier les vautours se nourrissent de cadavres. Dans tous les pays, les chasseurs de « grand gibier » ont l’habitude de se débarrasser des parties non comestibles (entrailles en particulier, peau, mais aussi certains os) dans la nature. Ces restes animaux contiennent souvent des quantités non négligeables de minuscules particules de plomb qui se sont dispersées dans tout le corps de l’animal au moment où la balle a explosé (NB : le grand gibier est généralement tué avec des balles dont l’ogive est en plomb et qui explose lors de l’impact. Ce type de munition est interdite pour la guerre par les conventions internationales !). Le risque de saturnisme est très important pour les vautours qui consomment ces restes, ce qui est très fréquent en Espagne, en France… et en Californie.
Le Condor de Californie, second plus grand oiseau du monde, est ainsi menacé de disparition et le saturnisme induit par la chasse semble rester – avec les collisions avec des véhicules ou des lignes électriques – sa première cause de mortalité (chez l’adulte, les jeunes étant artificiellement nourris)³.
Impact sur les hommes
Impact direct chez les consommateurs de « gibier »
De l’animal à l’homme qui le mange, il n’y a qu’un pas, particulièrement rapide à franchir chez les chasseurs qui mitonnent le produit de leur chasse. « De récentes recherches suggèrent que des fragments de plomb se dispersent largement dans les tissus sous forme de particules microscopiques, potentiellement de taille nanométrique, écrit l’EChA. Enlever la chair autour de la blessure ne suffit pas à ôter tout le plomb qui pourrait être absorbé par le consommateur ». Or le plomb est un puissant neurotoxique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la teneur en plomb dans l’eau du robinet a été revue à la baisse par une directive européenne de 1998. Le plomb entrainerait également des effets de type perturbateur endocrinien et serait ainsi responsable d’un allongement du délai nécessaire à la conception des enfants chez les personnes exposées⁹.
Impact indirect sur l’ensemble de la population
Etant donné que le plomb peut également se disperser au sein d’autres compartiments environnementaux tels que l’eau ou les plantes, on peut craindre une contamination de l’ensemble de la population. L’EChA fait d’ailleurs une préconisation simple : « cesser d’utiliser du plomb dans les munitions, au profit d’une autre substance6 ».
Des alternatives possibles ?
Des substituts moins toxiques ou non toxiques existent. La grenaille d’acier semble la solution idéale du point de vue environnemental.
Le 6 octobre 1999, le Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage (CNCFS) a souhaité que la France prenne des mesures concrètes pour tenir ses engagements de l’Accord sur la Conservation des Oiseaux d’Eau Migrateurs d’Afrique-Eurasie. Ainsi la grenaille de plomb est interdite en France depuis 2005 par un arrêté du 21 mars 2002. Cependant, cette interdiction ne s’applique qu’au gibier d’eau, et non au gros gibier et ne concerne que les zones humides.
Qu’en est-il des substituts « idéaux » au plomb proposés ?
« Les autres métaux comme l’acier sont beaucoup plus durs et légers. Ils ricochent sur le moindre obstacle, ce qui multiplie les risques d’accidents », confirme Willy Schraen. En outre, l’acier est plus pénétrant mais moins létal. Dans les zones humides, où il est interdit d’utiliser des balles en plomb depuis 1986, les chasseurs ont recours à de la grenaille contenant des billes d’acier pour le petit « gibier ». Non seulement il en faut beaucoup dans les munitions pour arriver au même poids, mais l’acier a tendance à blesser les animaux sans les tuer. « On retrouve ainsi beaucoup d’oiseaux agonisants, ce qui n’est pas l’idéal en termes de bien-être animal », affirme très sérieusement Willy Schraen. Dernier inconvénient des munitions légères : elles nécessitent une plus grande charge de poudre, incompatible avec certains modèles de fusils anciens10.
Faut-il donc réellement choisir entre la pollution de l’environnement ou l’agonie lente des animaux ?
Notre demande
Imposer un nombre maximal de cartouches par chasseur et par an pour la grenaille de plomb, et pour la grenaille d’acier dans les zones humides, afin de diminuer la pollution des sols et les blessures causées aux animaux.
Sources
(1) Cinématir – La cartouche de chasse, trucs et astuces (Baudoin) http://cinematir.fr/cartouche-de-chasse-trucs-astuces/
(2) Le Monde – Les munitions au plomb menancent l’environnement et la santé – Stéphane Foucart – 13 septembre 2008 https://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/09/13/les-munitions-au-plomb-menacent-l-environnement-et-la-sante_5354269_1652666.html
(3) Conservation nature – Pollutions par les munitions. http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=140
(4) L’étude des micropolluants présents dans les eaux et les sédiments d’un panel d’étangs du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient. C GAUTIER – COURRIER SCIENTIFIQUE N 30 – pole-zhi.org
(5) Le chasseur moins exposé au plomb samedi 1er mars 2014 par Alain KALT
(6) L’Echa (European Chemicals Agency) pointe l’impact environnemental des munitions au plomb : risques – 13 septembre 2018 – Laurent Radisson . https://echa.europa.eu/fr/-/echa-identifies-risks-to-terrestrial-environment-from-lead-ammunition
(7) Par Melle Marie CECCHI. DEVENIR DU PLOMB DANS LE SYSTEME SOL-PLANTE : Cas d’un sol contaminé par une usine de recyclage du plomb et de deux plantes potagères (Fève et Tomate). Soutenue le 26 mars 2008
(8) Baron M., 2001. Suppression de l’utilisation de la grenaille de plomb de chasse dans les zones humides exposant les oiseaux d’eau au saturnisme. Rapport MEDD, 20p
(9) Facteurs environnementaux et fertilité – Chapitre 3 Environnement et infertilité : état des lieux épidémiologique et des connaissances – Docteurs V. BIED DAMON et P. MIRAKIAN – MSD – http://www.fiv-lyon.fr/static/documents/Brochure_environment_et_fertilite.pdf
(10) https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/environnement-chasse-chasseurs-utilisent-munions-plomb-101
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