Sauvetage de Loupiot, cheval maltraité à Arthez-de-Béarn – Animal Cross agit

Sauvetage de Loupiot, cheval maltraité à Arthez-de-Béarn – Animal Cross agit

Le 26 juin 2025, l’association Animal Cross est intervenue pour sauver Loupiot, un cheval victime de maltraitance dans les Pyrénées-Atlantiques (64), à Arthez-de-Béarn.

L’animal, extrêmement maigre, gisait au sol, sans ombre ni alimentation, incapable de se relever. Grâce à une mobilisation d’urgence, avec le soutien d’une vétérinaire et de la gendarmerie, nous avons pu sauver Loupiot in extremis.

Depuis ce jour, Animal Cross assure tous les soins nécessaires : alimentation adaptée, soins vétérinaires pour un souffle au cœur, traitements antiparasitaires, suivi du maréchal-ferrant, dentisterie équine…

Pourquoi avons-nous besoin de vous ?

Les frais de soins pour Loupiot s’élèvent à environ 5000 €. En tant qu’association fonctionnant uniquement grâce aux dons, nous lançons un appel à la solidarité pour lui offrir une vraie chance de survie et de réhabilitation.

🙏 Merci pour lui. Merci pour votre soutien à notre combat contre la maltraitance animale.

On n’abandonne pas un ami (France)

On n’abandonne pas un ami (France)

Chaque année, des milliers de chiens et de chats sont abandonnés, souvent par manque d’information, de solutions ou de soutien. À Pau et dans tout le Béarn, il existe pourtant de nombreuses alternatives éthiques et responsables à l’abandon.

Animal Cross vous guide pour trouver une solution adaptée à votre situation.

Pourquoi ne pas abandonner ?

  • L’abandon est un traumatisme pour l’animal qui vous a fait confiance.

  • En France, l’abandon est puni par la loi (jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende – article 521-1 du Code pénal).

  • Il existe aujourd’hui des alternatives encadrées, humaines et solidaires.

Quelles sont les alternatives à l’abandon ?

Repenser la situation : une solution existe peut-être

Vous souhaitez vous absenter ou partir en vacances avec votre animal ?

Sites spécialisés "vacances avec animaux"

🐾 EmmèneTonChien.com

 🔗 www.emmenetonchien.com
Le site de référence pour voyager avec son chien (et parfois d'autres animaux).
✔️ Hébergements, activités, restos, plages, randos…
✔️ Labels "dog-friendly" selon l’accueil proposé.

🐾 30 Millions d’Amis – Rubrique Vacances

🔗 nosvacancesentreamis.fr
Annuaire d’hébergements et conseils pour voyager avec tous types d’animaux.
✔️ Recherche par région, par type d’animal.
✔️ Infos pratiques (documents, transport, etc.).

🏡 Plateformes de réservation avec filtres "animaux acceptés"

🐾 Airbnb

 🔗 www.airbnb.fr
✔️ Filtre "animaux autorisés"
⚠️ Il est recommandé de vérifier directement avec l’hôte pour les chats ou autres animaux.

🐾 Booking.com

🔗 www.booking.com
✔️ Filtre "animaux de compagnie admis"
✔️ Souvent des infos précises sur les frais ou restrictions (taille, race…).

🐾 Gîtes de France

🔗 www.gites-de-france.com
✔️ Certains gîtes acceptent les animaux, cochez "animaux bienvenus" dans les filtres.

🐾 Abritel / HomeAway

🔗 www.abritel.fr
✔️ Possibilité de rechercher uniquement les locations qui acceptent les animaux.

🌍 International

🐾 BringFido (en anglais)

🔗 www.bringfido.com
✔️ Pour voyager avec un chien (et parfois un chat) à l’international.
✔️ Hébergements, restos, transports, attractions.

💡 Réseaux et groupes utiles

  • Groupes Facebook comme "Vacances avec mon chien", "Voyager avec son chat", "Chien et camping-car"

Vous souhaitez vous absenter ou partir en vacances sans votre animal ?

Vous pouvez regarder du côté des pensions, donc vous trouverez les adresses sur les pages jaunes.

Si vous préférez que votre animal reste chez vous, il existe des pet-sitters, dont vous trouverez les coordonnées sur les plateformes de mise en relation :

🐾 France Petsitters – Réseau national de pet-sitters certifiés
📍 Siège : 67 avenue Gabriel Péri, 92260 Fontenay-aux-Roses
📞 Téléphone : 06 88 47 46 99
🌐 Site web : france-petsitters.org
Présentation : France Petsitters est la première association française dédiée aux professionnels du pet-sitting. Fondée en 2021, elle regroupe des pet-sitters qualifiés, engagés à offrir des services sécurisés et personnalisés pour le bien-être des animaux de compagnie.
🐶 Services proposés : Garde d’animaux à domicile - Visites et promenades - Soins pour chiens, chats et NAC
🏅 Labels de qualité

🐾Animaute
🌐 animaute.fr
✅ Chiens, chats, NAC
ℹ️ Plateforme proposant des gardes d’animaux avec des tarifs compétitifs allant de 6 à 10€ par jour environ. Les pet sitters sont disponibles pour des gardes à domicile ou chez eux.

🐾Emprunte mon toutou
🌐 empruntemontoutou.com
✅ Chiens
ℹ️ Vous partez en weekend, en vacances, vous avez besoin de quelqu’un pour sortir votre chien de temps en temps pendant la journée ? Des passionnés gardent votre chien gratuitement, juste pour le plaisir. Votre toutou sera heureux et vous aurez l’esprit tranquille grâce à nos mesures de sécurité.

🐾Holidog
🌐 fr.holidog.com
✅ Chiens & chats
ℹ️ Réseau de pet sitters offrant des services de garde à domicile ou chez le pet sitter, avec des profils vérifiés et évalués par les utilisateurs.

🐾 Pabete.com – Garde solidaire pour chiens, chats et NAC
📍 Siège : France
🌐 Site web : pabete.com
📧 Contact : via le formulaire sur le site
Pabete.com est une plateforme collaborative et solidaire qui met en relation des particuliers pour la garde d’animaux de compagnie (chiens, chats, NAC). Elle vise à rendre les services de garde accessibles à tous, notamment aux personnes rencontrant des difficultés financières, tout en assurant un environnement sécurisé et bienveillant aux animaux accueillis.
🐶 Services proposés : Garde à domicile : chez le gardien bénévole - Visites à domicile : pour nourrir et s’occuper de l’animal - Promenades : pour chiens et chats - Garde de NAC : nouveaux animaux de compagnie 

🐾Rover
🌐 rover.com
✅ Chiens & chats
ℹ️ Plateforme internationale mettant en relation des propriétaires d’animaux avec des pet sitters proposant divers services : garde à domicile, promenades, visites, etc.

 

Pet sitters indépendants 

🐾Aide au top 

Vous avez des difficultés financières ?

Aide pour les soins vétérinaires

Vétérinaires Pour Tous : Association de vétérinaires solidaires facilitant l'accès aux soins pour les animaux, en aidant les propriétaires à faire face à des difficultés financières ponctuelles : https://veterinairespourtous.fr/particulier

Vérifiez votre éligibilité ici :  https://veterinairespourtous.fr/verifiez-votre-eligibilite/

Si vous êtes éligible, vous pouvez créer votre dossier sur la plateforme VPT avec les justificatifs obligatoires, à l’adresse https://plateforme.veterinairepourtous.fr/creation-beneficiaire?beneficiaire=&step=1.

Si vous n'êtes pas bénéficiaire des minimas sociaux indiqués mais que vous rencontrez des difficultés financières, vous devez choisir la situation "Détenteur d'une attestation CCAS" et télécharger l'attestation vierge disponible en cliquant sur le petit nuage vert. Cette attestation est à faire compléter par le CCAS de votre commune ou tout autre intervenant d'action sociale afin de justifier de vos faibles revenus. Elle devra ensuite être déposée dans votre espace en ligne.

C'est le vétérinaire adhérent qui doit ensuite créer la demande de prise en charge dans son compte adhérent sur la plateforme, en ajoutant le devis (ou la facture si les soins ont été réalisés en urgence) et le formulaire de consentement VPT qu'il aura fait compléter et signer par le bénéficiaire.
Vétérinaire pour tous pourra alors étudier la demande et faire un retour.

Attention : un seul animal est pris en charge par propriétaire (2 pour les personnes SDF). 

Contactez votre vétérinaire et demandez-lui s'il accepte de les prendre en charge dans le cadre de VPT.
S’ils n’ont pas encore rejoint Vétérinaires Pour Tous, ils peuvent avoir tous les renseignements nécessaires en s’adressant à l’association et ils peuvent adhérer au moment de l’ouverture du dossier.

Si le bénéficiaire ne trouve pas de vétérinaire adhérent ou d'accord pour adhérer, lorsqu'il a créé son compte sur la plateforme, s'il est éligible, VPT pourra contacter un vétérinaire adhérent proche de chez lui, s'il en existe, et lui demander s'il accepte de le recevoir dans le cadre de VPT. Nous ne pouvons cependant pas garantir une réponse positive car les vétérinaires adhérents réservent généralement le dispositif VPT à leurs clients. 

Vous avez réfléchi à toutes les solutions mais aucune ne vous convient. Vous avez décidé d'abandonner votre animal.

🚫 Ce qu’il ne faut jamais faire

  • Abandonner dans la nature : c’est illégal, cruel et dangereux. L’animal risque de mourir de faim, de froid, ou d’être victime d’un accident.

  • Le confier à une personne inconnue sans suivi : sans garantie sur les conditions de vie de l’animal, vous prenez le risque qu’il soit maltraité, revendu ou abandonné à son tour.

  • Le déposer anonymement devant un refuge ou une clinique vétérinaire : cela complique sa prise en charge, génère du stress pour l’animal et surcharge les structures.

  • S’en débarrasser en espérant qu’il soit "recueilli" par quelqu’un : c’est irresponsable et souvent dramatique pour l’animal.

Que faire ?

Adressez-vous à des structures compétentes qui ont l'habitude d'accueillir les animaux : refuges, associations de protection animale, vétérinaires… Ils sauront vous orienter vers une solution respectueuse de l’animal.
Voici quelques propositions à Pau et autour de Pau.

Vous êtes témoin d’un abandon ? Voici quoi faire.

EN CAS D'URGENCE, Contactez immédiatement :

  • Police ou gendarmerie : 17 en cas d'urgence
    ou Police municipale

  • POUR LES AFFAIRES MOINS URGENTES :

     -> Signaler en ligne ici, en principe la police nationale les reçoit :

  • https://www.masecurite.interieur.gouv.fr/fr/signaler-une-maltraitance-animale

    -> Informer une association de protection animale locale ou nationale qui a un représentant en local. Vous pouvez déposer une main courante mais seule une association de protection animale de plus de 5 ans peut déposer plainte.

Si vous ne connaissez pas d'association, appelez le 3677 qui vous orientera.

 Ce que dit la loi sur l’abandon
  

Selon l’article 521-1 du Code pénal, l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité est un acte de cruauté puni de : 

3 ans de prison et 45 000 euros d'amende

4 ans et 60 000 € si l’animal est en danger de mort 

  •  5 ans et 75 000 € si l’abandon entraîne la mort

Le juge peut aussi interdire définitivement de détenir un animal.

Le sanglier, victime ou coupable ?

Le sanglier, victime ou coupable ?

Le sanglier occupe régulièrement les gros titres : dégâts agricoles, collisions routières, envahissement de certaines zones. Mais que sait-on réellement de cet animal ? Pourquoi leur population a-t-elle explosé ces dernières décennies ? Et si la responsabilité humaine était bien plus grande qu’on ne le pense ?

Une population en forte croissance… à cause de l’homme

En France, la population de sangliers a été multipliée par 23 en 50 ans : environ 35 000 individus abattus par an dans les années 1970, contre plus de 800 000 en 2020. Une explosion qui s’explique en grande partie par les activités humaines :

  • Changement climatique : des hivers plus doux augmentent la survie des marcassins et accélèrent la reproduction.
  • Disparition des prédateurs naturels : loups, ours, lynx ont été décimés par la chasse au XXe siècle.
  • Agriculture intensive : les monocultures de maïs, dont les sangliers raffolent, leur offrent un garde-manger quasi illimité.

Mais l’impact majeur vient… des chasseurs eux-mêmes.

Des stratégies cynégétiques qui favorisent la prolifération

Pour garantir la présence de gibier à chasser, certains chasseurs ont :

  • Multiplié les lâchers de sangliers depuis les années 1960.
  • Limité les tirs sur les laies reproductrices et les mâles dominants.
  • Pratiqué l’agrainage (épandage de maïs), qui réduit la mortalité hivernale.
  • Valorisé économiquement les territoires riches en sangliers, augmentant le prix des baux de chasse.

Ironie du sort, cette pression de chasse déclenche un mécanisme de compensation biologique : les femelles se reproduisent plus tôt, avec des portées plus nombreuses. Résultat : plus on chasse, plus la population croît !

Un rôle écologique méconnu

Souvent perçu comme nuisible, le sanglier est aussi un véritable allié des forêts :

  • Il aère les sols, favorise l’humus et la régénération naturelle.
  • Il détruit les larves nuisibles (hannetons, chenilles processionnaires…).
  • Il dissémine les graines et spores via ses déplacements.
  • Il joue un rôle sanitaire en nettoyant les cadavres d’animaux.

Autrefois surnommé « jardinier de la forêt », le sanglier participe activement au bon état écologique des milieux naturels.

Les demandes d’Animal Cross

Face à cette situation, Animal Cross appelle à des mesures concrètes :

  • Interdire les pratiques qui favorisent artificiellement la prolifération, comme l’agrainage.
  • Transformer le modèle agricole intensif ou, à défaut, protéger les cultures par des clôtures adaptées.
  • Encourager le retour des prédateurs naturels : loups, lynx, ours.
  • Développer des zones de Libre Évolution pour laisser les écosystèmes s’autoréguler.
  • Reconnaître et valoriser le rôle écologique du sanglier.

Et si on changeait de regard ?

Plutôt que de désigner le sanglier comme bouc émissaire, interrogeons notre modèle de gestion de la nature. En comprenant les véritables causes de sa surpopulation, nous pourrons envisager des solutions justes, équilibrées et respectueuses du vivant.

Maladies raciales d’origine génétique chez le chien : les vétérinaires tirent la sonnette d’alarme

Maladies raciales d’origine génétique chez le chien : les vétérinaires tirent la sonnette d’alarme

Depuis plus de 30 ans, les vétérinaires du monde entier dénoncent les dérives de la sélection canine axée sur l’apparence. À force de privilégier des traits exagérés, on condamne certains chiens à une vie de souffrances. Aujourd’hui, la mobilisation est unanime : il faut mettre fin aux maladies raciales d'origine génétique chez le chien.

Une alerte internationale dès les années 1990

La WSAVA (Association mondiale des vétérinaires spécialisés en petits animaux) a été la première à alerter sur les dangers de certaines sélections extrêmes. Dans ses vidéos éducatives, des vétérinaires du monde entier témoignent de la souffrance des chiens atteints du syndrome obstructif respiratoire brachycéphale (SORB), très fréquent chez les races à museau écrasé.

Lors de son congrès mondial à Copenhague en 2017, la WSAVA a même lancé un appel :

« Certaines caractéristiques exagérées qui plaisent aux propriétaires entraînent des problèmes de santé pour les animaux. La préférence pour les races pures favorise aussi les maladies liées à la consanguinité. »

L’Europe vétérinaire unie contre les dérives

En juin 2018, deux grandes instances européennes – la FVE (Fédération vétérinaire européenne) et la FECAVA (Fédération européenne des vétérinaires pour animaux de compagnie) – publient un dépliant d’alerte ( à voir ici) :

« L’hypertype peut conduire à une mauvaise santé et un mal-être des animaux, au point de les faire souffrir. »

Elles dénoncent aussi les traitements chroniques, coûteux, et la détresse des adoptants, souvent impuissants ou contraints à l’abandon.

Une prise de position ferme en France

La même année, l’Académie vétérinaire de France publie un avis officiel : « La nécessité de renforcer la prévention et la lutte contre les hypertypes canins ».
Pour le vétérinaire Gilles Chaudieu, l’hypertype est une erreur de sélection :

  • Esthétique, car il déforme le type racial original
  • Sanitaire, car il engendre souffrance et maladies

Une sensibilisation qui s’intensifie

En 2019, l’AFVAC (Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie) lance une campagne choc :

« Souffrir pour plaire, non merci ! Les sujets hypertypés ne sont ni attendrissants, ni craquants : ils souffrent toute leur vie. »

Et en 2023, la chaire Bien-être animal de VetAgro Sup rappelle que les critères de beauté extrêmes peuvent mener à la souffrance.

Les souffrances cachées des chiens brachycéphales : une réalité inacceptable

Les souffrances cachées des chiens brachycéphales : une réalité inacceptable

Animal Cross tire la sonnette d’alarme face à une réalité choquante : des centaines de milliers de chiens de race, en France, souffrent de maladies raciales d’origine génétique graves, souvent évitables. Parmi eux, les chiens dits brachycéphales sont particulièrement touchés. Ces races (bouledogue français et anglais, cavalier king charles, king charles, carlins, boston terrier, shi tzu, pekinois etc. ), sélectionnées pour leurs caractéristiques physiques “extrêmes” comme la face aplatie, paient un lourd tribut à ces exigences esthétiques.
 

Qu'est-ce que la brachycéphalie et le SORB ?

Les races brachycéphales, comme les Bouledogues français et anglais, les carlins, ou les cavaliers king charles Spaniel, sont reconnaissables à leur crâne court et large, et à leur museau raccourci. Cette morphologie, recherchée esthétiquement, entraîne malheureusement des anomalies anatomiques des voies respiratoires supérieures. C'est ce que l'on appelle le Syndrome Obstructif Respiratoire Brachycéphale (SORB)

Les malformations typiques incluent des narines souvent pincées ou sténosées, un voile du palais trop long et/ou épais, une hypertrophie des amygdales, un collapsus laryngé, une hypoplasie trachéale et parfois une macroglossie (langue trop grande). Ces anomalies créent une obstruction importante à la circulation de l'air, rendant la respiration difficile.

 

Une souffrance quotidienne pour plus de 100 000 chiens

Les conséquences du SORB sont multiples et douloureuses. Les symptômes varient en sévérité, mais incluent généralement :
Ronflements et bruits respiratoires marqués, même au repos.
Difficultés respiratoires.
Intolérance à l'effort et à la chaleur.

Troubles digestifs fréquents, comme des vomissements ou régurgitations.
Dans les cas les plus sévères, syncopes (pertes de connaissance).

 

Ces difficultés respiratoires chroniques entraînent une fatigue constante et altèrent considérablement la qualité de vie des chiens. Pour soulager l'animal, des chirurgies lourdes et douloureuses sont souvent nécessaires, mais elles n'éliminent pas la maladie, elles ne font qu'améliorer le confort.

La prévalence du SORB est massive dans ces races. Environ 64% des Carlins, 59% des Bouledogues français, et 51% des Bulldogs anglais sont atteints de SORB. Selon nos calculs, cela représenterait plus de 100 000 chiens souffrant de SORB actuellement en vie en France. Les cabinets vétérinaires sont encombrés par tous ces chiens : demandez à votre vétérinaire, il vous confirmera ce que l’on vous dit !

 

Un système d'élevage défaillant et des tests sans valeur scientifique

Ce problème est connu depuis des années, mais que le système actuel, géré par la Société Centrale Canine (SCC) sous délégation de l'État, est laxiste et inefficace.
L'article R.214-23 du Code rural interdit pourtant la sélection d'animaux sur des critères compromettant leur santé
. Cependant, cette loi n'est pas appliquée en pratique.

L'inscription des chiens de race au Livre des Origines Français (LOF) via la confirmation de leur pedigree ne requièrent aucune vérification de leur état de santé. Un chien porteur d'une maladie héréditaire ou présentant des caractéristiques extrêmes peut être confirmé et utilisé pour la reproduction. L'étape de la confirmation, obligatoire pour la reproduction LOF, repose sur un simple examen visuel rapide qui ne tient pas compte de la santé.

 

Face aux critiques concernant le SORB, la SCC a développé le test fonctionnel BREATH (BRachycephalic Exercise Aptitude Test for Health). Ce test consiste à faire marcher le chien sur 500 mètres en six minutes et à évaluer sa respiration et son état de fatigue. Cependant, nous dénonçons l'intérêt de ce test en l'état. Il n'a aucune validité scientifique avérée et ne permet pas d'identifier de manière fiable les chiens atteints de SORB. Or, l’obtention de ce test quasi-automatique permet aux chiens d’accéder aux cotations les plus élevés et d’être les "super-reproducteurs" des éleveurs.

Le test BREATH est peu discriminant. Les responsables du test eux-mêmes reconnaissent qu'il est exceptionnel qu'un chien soit refusé. Une étude sur 1445 chiens a montré que seuls 11 chiens ont été disqualifiés, soit environ 1%, alors que la prévalence du SORB est de 40% à 60% dans ces races. L'étude sur laquelle s'appuie le SCC pour justifier ce test présente des "défauts méthodologiques majeurs", et le test de marche seul est insuffisant. Pire, la présentation du test par la SCC et les clubs de race est ambigûe et peut laisser croire qu'il s'agit d'un test de diagnostic du SORB ! Ce test inefficace ne sert qu'à créer un "écran de fumée", donnant l'illusion que les reproducteurs sont sains alors que la grande majorité d'entre eux réussissent un test qui ne prouve rien quant à leur santé respiratoire réelle.

 

 

L'immobilisme français face aux progrès ailleurs

Alors que des pays voisins ont mis en place des cadres beaucoup plus stricts pour lutter contre les maladies liées à la sélection, la France tarde à agir concrètement.
Aux Pays-Bas, l'élevage de chiens dont le museau est inférieur à la moitié de leur crâne est interdit depuis 2019, et les chiens brachycéphales nécessitent une autorisation vétérinaire pour se reproduire, basée sur 6 critères objectifs (bruit respiratoire, narines, longueur du museau, pli nasal, etc.)
.
En Norvège, la Cour suprême a jugé illégal l'élevage de Cavaliers King Charles Spaniels en raison des souffrances causées par leurs caractéristiques physiques (boîte crânienne trop petite notamment)
. Le Royaume-Uni impose des tests de santé pour les races brachycéphales pour les éleveurs agréés et introduit des exigences de santé pour les concours.

En France, le système actuel repose sur la seule bonne volonté des acteurs, sans mesures contraignantes, et a montré ses limites. Les efforts de la SCC, comme le guide de bonnes pratiques de 2016 ou le site LOF Select, restent "timides au regard des enjeux".
La priorité est donnée à la "pérennité de la race" et à l'esthétique, souvent au détriment de la santé et du bien-être de l'individu
.

 

Il est temps d'agir : les demandes d'Animal Cross

Face à cette "maltraitance programmée", Animal Cross exige des mesures concrètes et l'application stricte de la loi qui interdit déjà la sélection d'animaux qui nuit à leur santé. Le système actuel, basé sur la simple responsabilisation sans contrainte, est un échec.

Nous demandons notamment :
• Le refus de confirmation et l'interdiction de reproduction pour les animaux atteints de maladies raciales d'origine génétique, y compris la stérilisation des animaux malades.
• De compléter le test fonctionnel Breath par une grille d'appréciation complète et un vrai test diagnostique.
• Une réflexion sur la suppression de certaines races présentant une accumulation de pathologies rendant leur état sanitaire illusoire à améliorer à court terme (le Cavalier King Charles Spaniel par exemple).
La révision du standard du Bouledogue français par la France pour corriger les caractéristiques extrêmes qui causent des maladies.

 Il est urgent de mettre fin aux souffrances évitables de ces chiens. Animal Cross appelle le gouvernement et les acteurs de la filière canine à prendre leurs responsabilités et à engager sans délai une réforme de fond.

Participez aux consultations publiques : défendons ensemble les blaireaux et les espèces sauvages du Maine-et-Loire

Participez aux consultations publiques : défendons ensemble les blaireaux et les espèces sauvages du Maine-et-Loire

La préfecture du Maine-et-Loire soumet actuellement deux projets d’arrêtés à consultation publique :
👉 l’un concerne l’autorisation du déterrage des blaireaux en période de reproduction,
👉 l’autre fixe les dates de la saison de chasse 2025-2026, incluant encore des espèces menacées et des pratiques dangereuses.

Ces projets sont dangereux pour la biodiversité et perpétuent des pratiques cruelles et dépassées.
Votre avis peut faire la différence : chaque contribution citoyenne compte.

✍️ Comment participer ?

  • Cliquez sur les liens ci-dessous

  • Copiez/collez (ou adaptez) les arguments que nous vous proposons plus bas

  • Envoyez votre avis avant la date limite indiquée sur le site de la préfecture

    🦡 Consultation publique sur la vénerie sous terre du blaireau

    🐦 Consultation publique sur les périodes d’ouverture de la chasse 2025-2026

    • Objet : Projet d’arrêté fixant les dates d’ouverture et de clôture de la chasse pour la saison 2025-2026 dans le département du Maine-et-Loire.

    • Date limite pour participer : 28 mai 2025.

    • Lien vers la consultation : Maine-et-Loire – Les observations, sur lesquelles vous mentionnerez à minima l’objet, votre nom, prénom et commune, sont à transmettre par courriel à l’adresse suivante : fcer.see b.******@*************************uv.fr,

Exemple de réponse pour la consultation sur la vénerie du blaireau

Je m’oppose à cette ouverture complémentaire en pleine période de reproduction (le sevrage a lieu entre juin et août) :

– La France fait partie des derniers pays européens à persécuter cette espèce, et elle est surtout la seule à autoriser leur déterrage en pleine période d’élevage des jeunes, à travers des arrêtés accordés pour des périodes complémentaires par les préfets des départements.

– La chasse des blaireaux est entre autres menée pour limiter les dégâts (cultures agricoles, infrastructures ferroviaires et routières) causés par ces derniers. Cependant, la réponse à ses dégâts est l’abattage, aucune autre mesure n’est envisagée pour prévenir de ces potentiels dégâts.

– Le blaireau n’est pas considéré comme une espèce nuisible. Cette espèce s’autorégule et la pratique de la vénerie sous terre et notamment la période complémentaire associée n’a pas lieu d’être. En effet, le département du Bas- Rhin, qui a interdit la chasse du blaireau depuis 15 ans déjà, n’a à ce jour constaté aucune surpopulation de l’espèce ni aucun dégât majeur sur les parcelles agricoles. Les constats sont les mêmes en Belgique, en Espagne et en Italie.

– La vénerie sous terre a un impact sur d’autres espèces puisque la destruction même partielle des terriers au cours de cette pratique peut impacter les autres espèces qui utilisent les terriers des blaireaux dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne

– De plus, en autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre, l’arrêté ne respecte par la Convention de Berne qui stipule qu’il faut au préalable vérifier « que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Or, où se trouve l’étude prouvant l’absence de nuisance sur la survie de la population et les dégâts importants engendrés par cette espèce qui nécessitent une période complémentaire ?

– D’autres départements sont en avance et n’autorisent plus la période complémentaire du blaireau, et notamment les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône (depuis 2016), de la Côte d’Or (depuis 2015), de l’Hérault (depuis 2014), du Var, du Vaucluse, des Vosges, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.Qu’en sera-t-il du Maine-et-Loire ?

– Menés avec une grande violence, le déterrage et l’abattage des blaireaux, notamment pendant la période d’élevage des jeunes, choquent bon nombre de citoyens, qui se rendent compte aujourd’hui que notre écosystème est en équilibre fragile.

Exemple de réponse pour la consultation sur les périodes de chasse 2025-2026

Je m’oppose fermement aux projets d’arrêtés fixant les dates d’ouverture et clôture de la chasse pour la saison 2025-2026 dans le département du Maine-et-Loire pour les raisons suivantes :

-Des espèces sur liste rouge de l’UICN sont encore inscrites aux plans de chasse telles la perdrix rouge et la Bécasse des bois qui sont classées quasi menacée. Quel autre lobby en France peut ainsi se targuer d’avoir un pouvoir si important qu’il peut mettre en péril des espèces sauvages déjà menacées au profit d’une minorité ?

-Le tir du chevreuil à plomb est encore autorisé dans cet arrêté. Comment se fait-il que la chasse au plomb soit encore permise quand on sait que chaque année dans l'Union européenne, c’est environ 21 000 tonnes de ce métal lourd qui sont déversées dans la nature par les adeptes de la chasse et qui peuvent avoir un vrai impact en termes de santé publique et santé de la faune sauvage comme l’illustre encore un article publié en ce début de mois (https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/oiseaux/grece-des-flamants-roses-meurent-empoisonnes-par-les-plombs-des-chasseurs_152381)

-Selon l’article R425-1-1 et comme mentionné dans les arrêtés, les dates d’ouvertures et fermetures de la chasse des cerfs élaphes, mouflons, chamois, isards et chevreuils ont été fixées après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage. Or, comment imaginer que les ouvertures anticipées s’expliquent par des dégâts significatifs qui ne peuvent être gérés par des solutions alternatives quand on sait que les CDCFS sont composées d’une majorité de chasseurs et que les voix des représentants des associations
de protection de la nature peinent à se faire entendre ?

-Pour certaines espèces, l’article R424-1 qui permet de limiter le nombre de jours de chasse est appliqué. Lorsque seuls certains jours de la semaine sont autorisés pour chasser individuellement ou via des battus, les jours sélectionnés sont les mercredis, samedis, dimanches et jours fériés à savoir les jours où les promeneurs ou
autres usagers de la nature sont les plus nombreux ce qui peut favoriser les accidents. Ces décisions sont pour le moins surprenantes et incohérentes alors que l’on sait combien le président de la FNC est attaché à améliorer la sécurité lors des chasses comme répété lors de chacun de ses discours.

-On retrouve encore une fois dans cet arrêté toute l’ambiguïté du monde cynégétique face à la prétendue régulation nécessaire des espèces sauvages : par exemple, la chasse anticipée du chevreuil est autorisée entre le 01 et le 30 juin sous entendue pour empêcher des dégâts significatifs qui ne peuvent être évités autrement mais par contre le tir des chevrettes est interdit car il ne faudrait quand même pas diminuer le capital « gibier » protégé ardemment par les chasseurs.

Merci pour votre mobilisation !

La faune sauvage a besoin de notre voix. En quelques minutes, vous pouvez agir concrètement pour la protection des animaux et faire barrage à des décisions contraires à l’intérêt général.
Participez, partagez, faites circuler !

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