Une victoire pour la protection animale. Le 24 septembre 2026, le Tribunal administratif de Montpellier a ordonné au maire de Palavas-les-Flots d’empêcher la tenue d’une corrida avec mise à mort prévue le 10 octobre. Une décision qui rappelle que la tradition ne suffit pas toujours à justifier une pratique causant souffrance et mort à des animaux, et qui fait écho à la vision du Vivant défendue par Animal Cross.
Une décision exemplaire mais pas isolée
Le 24 septembre 2026, saisi par plusieurs associations de défense animale, le Tribunal administratif de Montpellier a ordonné au maire de Palavas-les-Flots d’empêcher, sous 7 jours, la tenue d’une corrida avec mise à mort prévue le 10 octobre.
Les motifs juridiques retenus par le juge :
- La qualification pénale des faits : Une corrida, qu’elle se conclue ou non par la mise à mort de l’animal, constitue un mauvais traitement volontaire et un acte de cruauté envers un animal tenu en captivité, réprimé par l’article 521-1 du Code pénal.
- L’absence de tradition locale ininterrompue : L’exception pénale prévue par la loi ne s’applique que lorsqu’une tradition locale ininterrompue est établie. Or, aucun événement taurin avec mise à mort n’avait été organisé à Palavas-les-Flots depuis plus de 10 ans, rompant ainsi toute continuité.
Ce n’est pas un cas isolé : les tribunaux ont déjà rendu des jugements similaires, notamment à la Brède et à Pérols, rappelant qu’une fois la tradition de la corrida interrompue, tout retour en arrière est exclu.

Une décision qui fait écho à la philosophie de notre l’Article 0
Pour notre association Animal Cross, ce jugement résonne avec les principes fondamentaux que nous défendons dans notre Article 0 :
Cette victoire rappelle deux piliers essentiels de notre combat :
- La valeur intrinsèque du Vivant : Chaque être vivant existe pour lui-même et possède une valeur intrinsèque égale, qui doit primer sur toute valeur instrumentale, récréative ou marchande. L’animal n’a pas été créé pour servir de spectacle ou de divertissement à l’être humain.
- La fin du droit de vie et de mort : Pour Animal Cross, il est urgent d’extraire les animaux du statut de simple bien ou d’outil et d’abolir le droit de vie et de mort que certains s’arrogent encore sur les animaux. L’animal doit être reconnu comme un sujet de droit dont la sensibilité et la vie doivent être protégées.
Source
Tribunal administratif de Montpellier –
« Le tribunal administratif ordonne au maire de Palavas-les-Flots d’empêcher la tenue d’une corrida ».
Consulter la source
Fabricio Cardenas – Wikimedia Commons – CC BY-SA 4.0 : Photo d’illustration – Corrida à Céret.
Velela – Wikimedia Commons – Domaine public.