Pourquoi les associations de Cap ours boycottent la réunion du 3 mai ?

Pourquoi les associations de Cap ours boycottent la réunion du 3 mai ?

Lettre ouverte au Préfet coordonnateur du massif Pyrénées, coordonnateur du plan national d’actions Ours Brun

 

Nos associations ne participeront pas à la réunion du Groupe pastoralisme et ours que vous réunissez ce lundi 3 mai.

Depuis deux ans, nous avons participé activement aux réunions malgré nos désaccords de fond sur certaines options prises par l’Etat, nous avons salué des efforts réalisés, et nous avons fait l’effort de ne pas répondre à des provocations pourtant manifestes, mais nous ne pouvons accepter les annonces faites lors de la récente réunion du Groupe Pastoralisme et ours « Hautes-Pyrénées ». La méthode comme la nature de ces dernières décisions révèlent des dysfonctionnements structurels profonds dont voici notre analyse :

– Dans le dossier « ours », l’Etat ne respecte ni ses obligations légales, ni ses engagements, ni les experts, ni l’opinion publique majoritaire, ni les demandes de la Commission Européenne, ni-même les décisions de justice.

– L’Etat ne considère que les revendications des opposants à l’ours, au risque de les renforcer, et néglige les éleveurs et les bergers constructifs, et les associations environnementales.

– Les décisions sont prises en dehors des « concertations » officielles, que les opposants ont bien raison de boycotter puisqu’ils obtiennent satisfaction ailleurs.

– L’Etat gâche systématiquement les occasions de faire évoluer le dossier positivement. Pire même, des mesures censées favoriser la cohabitation sont détournées et retournées contre l’ours.

– L’Etat n’a dans ce dossier aucune vision globale et stratégique, il navigue sans cap ni boussole, en fonction des vents et des courants, avec comme seul outil une feuille de route annuelle qui n’aborde qu’une partie de la problématique.

– Les mesures mises en œuvre ou censées l’être pour favoriser la cohabitation ne sont jamais contrôlées ni évaluées ni ajustées. Il en résulte une efficacité globalement faible malgré des coûts parfois élevés.

– Le problème est profond et systémique, la machine de l’Etat n’est pas globalement orientée vers la cohabitation et la restauration de la population d’ours comme elle devrait le faire de par les dispositions légales.

Pour lire la suite, cliquez sur le lien suivant : lettre au préfet

 

Contact presse : contact@animal-cross.org

 

Les associations membres de CAP – Ours :

Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

 

 

 

Pourquoi les associations de Cap ours boycottent la réunion du 3 mai ?

Appel à s’exprimer contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées

Le ministère de la Transition écologique et solidaire consulte le public sur la mise en place de mesures d’effarouchement des ours dans les Pyrénées.

Les associations soussignées appellent toutes les personnes favorables à la protection de l’ours dans les Pyrénées à y participer, en commençant leur texte par : « Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées. » et à personnaliser leur message avec les arguments qui leur tiennent à cœur, parmi notamment les suivants :

  • Le jugement du Conseil d’Etat du 4 Février 2021 a rendu les effarouchements pratiqués jusqu’à aujourd’hui illégaux, comme l’avaient affirmé les associations environnementales. Les modifications proposées pour l’arrêté 2021 sont marginales et ne changeront rien en pratique.
  • Les effarouchements menés depuis 2019 n’ont montré aucune efficacité notable. De surcroît, ils ont coûté très cher, soit plusieurs milliers d’euros pour chacune des quelques brebis sauvées. Une évaluation sérieuse de cette expérimentation aurait dû conduire à son abandon évident dès la première année.
  • Les experts du Conseil National Protection de la Nature dont le rôle est de conseiller le Gouvernement ont rendu à la quasi-unanimité un avis très défavorable à ce projet d’arrêté. N’hésitez pas à le consulter, vous y trouverez des détails et des arguments supplémentaires.
  • Il y a des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain.
  • Les effarouchements menés sont et resteront perturbants et dangereux pour les ours, malgré les modifications proposées à la marge en 2021. Il y a notamment un risque évident de séparation des mères et de leurs oursons, dont l’effarouchement n’est même pas interdit.

 

En synthèse, les effarouchements des ours sont inutiles, inefficaces, dangereux, horriblement chers et illégaux. Une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent – Regroupement nocturne du troupeau – Chiens de protection éduqués, et en nombre suffisant.

 

Attention, la consultation n’est ouverte que jusqu’au 9 Mai, ne tardez pas à y affirmer votre opposition.

Rappel du lien pour participer :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2363

 

Liste des associations signataires :

Altaïr Nature, Animal Cross, ASPAS, CIAPP, Comité Ecologique Ariégeois, FERUS, FIEP Groupe Ours Pyrénées, FNE Midi-Pyrénées, FNE Hautes-Pyrénées, Ligue de Protection des Oiseaux, Nature Comminges, Nature en Occitanie, Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères, Pays de l’Ours – Adet, Société Nationale de Protection de la Nature.

 

Nationale de Protection de la Nature.

Protection des troupeaux et conditionnalité des indemnisations : l’arlésienne des estives

Protection des troupeaux et conditionnalité des indemnisations : l’arlésienne des estives

Communiqué  de CAP – Ours, Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours

En France, seuls les dégâts causés par les grands prédateurs sauvages protégés (ours, loups et lynx) sont systématiquement indemnisés par l’Etat.

Depuis 2019, la Commission Européenne impose aux états de l’UE une contrepartie minimale pour pouvoir indemniser ce type de dégâts : des protections doivent être mises en place préalablement.

Un certain nombre d’estives pyrénéennes (majoritairement en Ariège) étant à la traîne pour la mise en place a minima des moyens de protection, elles ont bénéficié d’un report de 2 ans lors de la publication du décret ministériel de juillet 2019.

Ce délai dérogatoire n’ayant visiblement pas été mis à profit, l’Etat vient de publier, le 19 mars dernier, une nouvelle version du décret, s’apparentant à une fuite en avant : jusque fin 2022, les éleveurs pyrénéens sans moyens de protection installés pourront être indemnisés…s’ils promettent d’étudier des moyens de protection (sic !).

Ce deuxième report de fait, devant la mauvaise volonté de certains groupements pastoraux, suscite quelques évidentes questions :

– Quelle sera la réaction de la Commission Européenne devant cette nouvelle reculade qui reporte aux calendes grecques la mise en place effective de moyens de protection ?

– Est-ce vraiment la bonne méthode pour inciter à la mise en place concrète de moyens de protection sur les estives pyrénéennes ?

Cas d’école, l’estive ariégeoise cumulant le plus grand nombre de pertes depuis de nombreuses années n’utilisait toujours ni chien de protection ni parc de regroupement nocturne en 2020 …

Aucune assurance privée n’indemniserait un assuré qui ne met pas en place un minimum de protections contre un risque connu et prévisible.

Cette gestion qui ne participe ni à améliorer la cohabitation ni à restaurer cette espèce menacée est-elle vraiment la meilleure manière d’utiliser des fonds publics ?

Les associations membres de CAP – Ours :

Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

 

64 ours, 16 oursons en 2020 dans les Pyrénées

64 ours, 16 oursons en 2020 dans les Pyrénées

Le rapport annuel du réseau Ours brun (ROB) vient de sortir. Sur l’ensemble des Pyrénées françaises, toutes méthodes de suivi confondues, 1977 indices ont été collectés et vérifiés.

Si la proportion des indices collectés est relativement similaire à 2019 et 2018, on constate toutefois une baisse importante des pistes/empreintes, très probablement liée au confinement de ce printemps. En effet, la majorité des empreintes sont généralement trouvées, dans la neige, à la sortie de l’hiver.

Typologie des indices de présence d’ours « confirmés » en 2020.

Typologie des indices de présence d’ours « confirmés » en 2020.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré tout, quelques pistes ont pu par exemple être observées à la longue vue depuis le balcon d’une maison.

Piste d’ours, caractéristique dans la neige, menant à l’observation directe de l’ours mâle adulte Goiat. Photo extraite d’une vidéo réalisée par un membre du ROB depuis son balcon à Loudenvielle (65), à près de 6 kilomètres de distance, le 04 avril 2020 pendant le confinement.

Piste d’ours, caractéristique dans la neige, menant à l’observation directe de l’ours mâle adulte Goiat. Photo extraite d’une vidéo réalisée par un membre du ROB depuis son balcon à Loudenvielle (65), à près de 6 kilomètres de distance, le 04 avril 2020 pendant le confinement.

Une continuité de population d’ours de 272 km, depuis la Navarre  jusqu’au Pyrénées orientales.

L’aire de répartition des ours dans les Pyrénées est d’environ 8200 km2, avec une diminution de 2200 km2 vs 2019, due au moindre déplacement de Goiat.
La connexion est particulièrement active en 2020 entre les Pyrénées occidentales et centrales, liée au mouvement de 3 mâles (Néré, Cannellito et Rodri). Il y a maintenant une continuité de population de 272 km, depuis la Navarre  jusqu’au Pyrénées orientales.

64 ours, 16 oursons présents en 2020 dans les Pyrénées

En 2020, le typage génétique a permis de distinguer 45 ours par les analyses françaises et 27 par les analyses espagnoles. Après consolidation des données,  l’EMD (effectif minimum détecté) 2020 est estimé à 64 ours. 12 individus ont été détectés exclusivement en Espagne.
On comptait en 2019 58 ours (effectif corrigé a posteriori suite à la découverte de nouveaux indices en 2020).

La répartition male/femelle est équilibrée, avec 29 mâles et 29 femelles (rapport calculé sur 58 individus de sexe connu) 23 femelles et 12 mâles sont actuellement en âge de se reproduire.
En 2020, 9 portées et 16 oursons ont été détectés.
Le taux d’accroissement moyen annuel de la population pyrénéenne, entre 2006 et 2019, est estimé à 10,96%.

Malgré l’évolution positive, ces 64 ours ne constituent toujours pas une population viable. Pour atteindre ce statut, qui est à la fois l’objectif des associations de protection de l’ours et l’obligation de l’État, il est nécessaire d’atteindre un effectif de 50 ours participant à la reproduction, et avec une bonne diversité génétique, comme annoncé dans le Plan Ours 2018-2028.

Nous réitérons la demande à l’état de remplacer les 3 ours tués en 2020.

A savoir

7 des 64 ours détectés en 2020 sont considérés comme morts :
4 oursons de l’année ont disparu dans l’été
3 ours adultes ont été retrouvés morts de cause humaine (un ours mort par balles en Ariège) ;

636 victimes sur le cheptel domestique en 2020

En France en 2020, le nombre d’attaques d’ours sur le cheptel domestique a continué d’augmenter mais beaucoup moins fortement qu’entre 2017 et 2018 (absence de dérochement massif).

Bilan 2020, dans les Pyrénées françaises, des attaques et des dégâts d’ours sur cheptel domestique (animaux morts et blessés) et sur ruches pour lesquels la responsabilité de l’ours est non écartée. Aucune attaque sur cheptel domestique ou sur rucher n’a été détectée dans les départements 11, 64 et 66 en 2020. Source : DREAL/DDT(M)

En Espagne en 2020, 48 attaques ont été recensées, essentiellement avant la transhumance. Une différence qui s’explique simplement par la différence de protection des troupeaux. En Espagne, tous les troupeaux sont protégés avec berger, regroupement nocturne en parc et chiens de protection pendant l’été.

Les effarouchements des ours, expérimentés cette année, ne sont donc pas la solution. Au contraire, la protection des troupeaux, demandée par les associations depuis de nombreuses années a prouvé son efficacité.

Source : Rapport annuel du réseau ours brun 

Lettre ouverte de CAP Ours au Président de la République

Lettre ouverte de CAP Ours au Président de la République

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Lettre ouverte de CAP Ours au Président de la République, mardi 16 février 2021

Monsieur le Président,

Fi aux menaces, oui aux ours
La semaine dernière, les locaux de responsables associatifs militant pour l’ours ont été tagués d’un « Mort aux ours »
et ont subi une tentative de destruction par incendie.
Nous, les représentants des associations de CAP Ours, ne céderons pas aux intimidations ni aux menaces. Nous vous
réitérons Monsieur le Président nos demandes :
– Un discours clair et ferme confirmant l’engagement de la France en faveur de la restauration de la population
d’ours dans les Pyrénées.
– Le remplacement rapide des trois ours tués par l’homme en 2020, conformément à l’engagement pris sous
votre présidence dans le « plan ours ».
– La fin de l’impunité pour les opposants violents.

Dernière provocation en date chez Animal Cross

A plusieurs reprises en effet ces dernières années et notamment depuis le début de votre présidence, la « chasse à
l’ours » a été déclarée ouverte, comme dans cette vidéo rendue publique en septembre 2017 où un commando
cagoulé et armé n’hésite pas à menacer les ours comme les agents de l’État. Le mois précédent, des agents de
l’ONCFS (devenu OFB) avaient déjà été menacés, y compris avec armes ; l’été 2019, un de leurs véhicules était
incendié …
D’autres faits :
• Mai 2018 : une manifestation d’opposants en réaction à une animation pacifique organisée dans une salle municipale
par les associations environnementales dégénère ; seule l’intervention des gendarmes mobiles permet d’éviter le pire.
Des menaces, des violences, des dégradations sont pourtant constatées, des plaintes déposées … et rien.
• Août 2019 : une affiche trouvée sur un sentier menace les randonneurs et les touristes de balles perdues lors de
chasse à l’ours. Une enquête est ouverte … et rien.
• Janvier 2020 : un pot de miel apparemment empoisonné est découvert en montagne. L’OFB ouvre une enquête … et
rien.
• Juin 2020 : un ours est trouvé mort, tué par balles. Une enquête est ouverte, l’État comme de nombreuses
associations déposent plainte … et rien encore à ce jour.
• Février 2021, les locaux de l’association Animal Cross sont victimes d’une tentative de destruction par incendie et
tagués d’un « Mort aux ours ».
Nous avons bien noté quelques auditions, perquisitions, et gardes à vue, mais aucune mise en examen et encore moins
de comparution et donc de jugement.
En parallèle, nous constatons le non remplacement des ours tués par l’homme en 2020. A ce jour, nous pouvons
considérer qu’en France, l’opposition extrême à l’ours a commencé à détruire en 2020 la population d’ours des
Pyrénées en toute impunité.
Monsieur le Président, la conservation de l’ours brun étant une obligation légale en regard de la directive européenne
92/43 dite « Habitats », la seule issue pour stopper la violence envers les personnes militantes en faveur du respect
de cette obligation mais aussi pour lutter contre l’abattage des ours, c’est de ne laisser aucun doute sur le fait
qu’on sauvera l’ours et qu’on l’installera dans la durée.

Monsieur le Président, remplacez les ours tués et mettez fin à l’impunité de l’opposition violente. Seule cette
fermeté permettra de développer les mesures en faveur d’une cohabitation apaisée entre les activités humaines et
les ours.

Les associations membres de CAP – Ours :
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil
International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds
d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature
Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées),
Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société
d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64),
Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères
(SFEPM), Sours, WWF France.

Lettre ouverte de CAP Ours au Président de la République

Tentative de destruction par incendie et tag anti-ours aux bureaux d’Animal Cross

Un immense « Mort aux ours » a été tagué cette nuit sur la façade des bureaux d’Animal Cross à Pau. Le paillasson devant la porte d’entrée a été retrouvé imbibé d’essence, faisant penser à une tentative de destruction par incendie. La clôture a été endommagée, le(s) malfaiteur(s) étant entré(s) par effraction à l’intérieur du jardin.
Il s’agit sans doute d’une réaction au communiqué de presse publié le 5 février, dans lequel Animal Cross et les associations de défense de l’ours se félicitaient de la décision du Conseil d’Etat interdisant l’effarouchement des ours, toujours considérés dans un état de conservation « défavorable » au sens de la directive Habitat et en danger critique d’extinction.
Animal Cross porte plainte.
Ce genre d’intimidation ne fera en rien changer les positions d’Animal Cross et nous réaffirmons ce jour avec vigueur que les ours ont leur place dans les Pyrénées et qu’une cohabitation est possible.
Nous invitons les responsables politiques locaux à se mobiliser bien plus nettement pour sa défense.