76 ours recensés dans les Pyrénées en 2022 !

76 ours recensés dans les Pyrénées en 2022 !

Comme chaque année, l'Office Français de la Biodiversité a publié son rapport sur la population d'ours brun dans les Pyrénées Françaises et Espagnoles.

Grâce aux analyses génétiques et indices retrouvés, l'effectif d'ours détecté en 2022 est de 76 individus avec un quasi-équilibre entre les mâles et les femelles sur l'ensemble du massif.

De plus, au moins 8 portées ont été détectées comprenant un minimum de 13 oursons !

Répartition spatiale de l'ours :

 Remarques :

  • L’aire totale de présence de l’ours dans les Pyrénées est de l’ordre de 5 700 km2, soit 800 km² de moins qu’en 2021 et 2 500 km² de moins qu’en 2020. La raison principae est liée au fait que plus aucun ours n'a de collier GPS.  Il n'est donc pas possible de compléter la zone de répartition autrement que par des indices de présence.
  • Du fait des indices retrouvés en 2022, l'effectif 2021 a été corrigé à 74 individus (EMR).
  • Les études d'échantillon entre la France et l'Espagne indiquent qu'il y a 25 individus exclusivement repérés en Espagne et 35 exclusivement en France.
  • Le taux d'accroissement moyen de la population entre 2006 et 2021 est estimé à 11,23 %.
  • 5 ours sont considérés comme disparus en 2022 car non repérés depuis 2020 (1 femelle adulte et 4 mâles).
  • Sur les 16 oursons nés en 2021, 11 ont survécu

Nous déplorons le fait qu'il n'y a plus de souhait de la DREAL de nommer tous les ours, acte qui tend à banaliser les naissances mais aussi les morts quelle qu'en soit la raison...

Détails des 8 naissances 2022 :

N°1 : L’ourse Callisto suitée d’un ourson (Melles)

N°2 : L’ourse Boavi et son ourson de l’année (Catalogne)

N°3 : L’ourse New18-11, suitée de 2 oursons de l’année (Ustou)

N°4 : L’ourse Réglisse et ses deux oursons (09)

N°5 : L’ourse Bambou et ses deux oursons (Val D'aran)

N°6 : L’ourse Gaïa et ses deux oursons (Seintein)

N°7 : L’ourse Plume et son ourson (Seix)

N°8 : L’ourse Aran, suitée de 2 oursons de l’année (Val d'aran)

OURS BRUN DES PYRÉNÉES : UNE POPULATION ENCORE FRAGILE

OURS BRUN DES PYRÉNÉES : UNE POPULATION ENCORE FRAGILE

 Depuis plus de 10 ans, le taux de consanguinité est en constante augmentation, ce qui occasionne une baisse de la diversité génétique inquiétante de l’ours dans les Pyrénées. La population efficace, (nombre d'individus participant efficacement à la reproduction) était seulement de 8,2 individus en 2019 (pour 52 ours). Elle était de 3,6 en 2016, (pour une population totale de 39 individus sur les Pyrénées Centrales). Une population efficace de 50 est théoriquement recommandée pour maintenir une population viable démographiquement. Les documents de l'OFB indiquent que la diversité génétique de 2006 à 2016 est faible et avait déjà diminué sur cette période.

De plus, les ours tués par la main de l'homme suite au braconnage ne sont pas remplacés. C’est inacceptable, car l’État manque de courage pour procéder systématiquement au remplacement de chaque ours mort de causes anthropiques.

Il est donc nécessaire et urgent de procéder à de nouveaux lâchers, a fortiori pour remplacer les ours morts volontairement par l'homme, comme indiqué dans le plan ours 2018-2028.

Après la mort d’une ourse, CAP OURS interpelle Barbara Pompili

Après la mort d’une ourse, CAP OURS interpelle Barbara Pompili

Suite à la mort d’une ourse abattue le 20 novembre en Ariège, Cap ours demande à la ministre de la transition écologique que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que soient définies toutes les responsabilités, y compris administratives. Cap ours interpelle Barbara Pompili sur le fait que plusieurs enquêtes n’ont pas abouti à des poursuites judiciaires à ce jour : celle sur la mort de l’ours tué en 2020, celles sur des exactions des anti-ours vis-à-vis d’agents de l’Etat, de membres d’associations, de véhicules administratifs. Cette impunité, inadmissible dans un état de droit, ne fait qu’encourager les extrémistes à commettre des délits.

Cap ours demande au gouvernement de tenir l’engagement inscrit dans le Plan d’actions ours brun 2018-2028, qu’il a promulgué, de remplacer tout ours tué par l’action humaine. C’est un signal fort et indispensable qu’il faut envoyer à ceux qui seraient tentés par la destruction de cette espèce protégée.

La mort de l’ourse, au cours d’une battue, démontre la nécessité d’un réajustement, département par département, des mesures réglementaires de prévention et d’information qui sont en vigueur en matière de chasse pour éviter que d’autres ours soient abattus et d'autres hommes blessés.

Cap ours déplore que le « Protocole ours en difficulté » n’ait pas encore été définitivement adopté et mis en œuvre. Que ce serait-il passé si cette ourse avait été simplement blessée au lieu de tuée ?

Les associations de Cap ours sont disponibles pour travailler avec le Préfet délégué ours, récemment nommé, en tenant compte de la diversité des situations, selon les départements, afin de permettre la mise en œuvre du Plan ours dans sa globalité à travers des mesures de conservation et pas seulement de cohabitation (certes indispensables) avec le pastoralisme, comme jusqu’à présent.

Cap ours insiste auprès de la ministre sur l’importance de présenter un nouveau dossier de financement Life ours à la Commission européenne afin d’avoir des moyens supplémentaires pour le Plan d’actions ours dans ses volets conservation et cohabitation avec l’homme. Ces volets sont combattus par les opposants à toute présence d’ours dans les Pyrénées. Or cette dernière ne peut être remise en cause d’un point de vue légal ni du point de vue de notre responsabilité envers les générations à venir.

Les associations membres de CAP – Ours :
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours - Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours

Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Le 10 décembre 2021

Une ourse tuée lors d’une battue en Ariège

Une ourse tuée lors d’une battue en Ariège

Une ourse suitée, non encore identifiée, a été tuée le samedi 20 novembre sur la commune de Seix, dans la vallée d'Estours (Ariège), lors d'une battue aux sangliers. Ses deux oursons se retrouvent orphelins.

Pas de chasse sans dégâts collatéraux ?

Selon certains témoignages, le chasseur a rencontré une ourse qui l'aurait mordu. Celle-ci était accompagnée de ses deux oursons. Le chasseur, âgé de 70 ans, aurait alors riposté avec son fusil, la tuant. L'homme, blessé aux jambes, a été rapidement envoyé à l'hôpital de Toulouse. Le corps de l'animal aurait été retrouvé à quelques mètres en contrebas du lieu de l'accident. Un ours n’attaque jamais un homme sans raison, l’hypothèse la plus probable serait donc que l’ourse ait essayé de protéger ses deux oursons présents lors du drame.

Un malheur évitable qui se répète

Ces tragédies auraient pu être évitées si les chasseurs avaient respecté la réglementation : l’arrêté préfectoral du 10/05/2021 pour l’ouverture de la chasse en Ariège mentionne en effet que la détection d’une présence d’ours avérée entraîne la suspension des chasses en battue. Il n'a donc pas été respecté samedi. En effet, les zones à ours sont connues des chasseurs, et la présence d'au moins une ourse avec ces deux oursons avait été détectée dans ce secteur depuis le mois d'octobre par des vidéos de l'OFB.
L’ourse tuée pourrait être Caramelles, une femelle née dans les Pyrénées en 1997 à qui il est arrivé le même scénario lorsqu’elle était oursonne : sa mère Melba a été tuée par un chasseur lors d’une battue en septembre 1997, laissant Caramelles et son frère Boutxy orphelins à 8 mois.
Pour la sécurité de tous, nous demandons qu'il n'y ait plus de battue en zone où la présence d’oursons avec leur mère a été récemment détectée. 

Des circonstances à déterminer

Une enquête judiciaire a été ouverte afin de connaître le déroulement et les conditions exactes de la battue. Nous attendons que ce rapport étudie dans le détail la version de la victime ainsi que le respect des mesures de sécurité que les chasseurs doivent normalement connaître.

Deux oursons maintenant voués à eux-mêmes

Les deux oursons sont maintenant privés de leur mère et leurs chances de survie sont amoindries, même si la période de dormance hivernale va rapidement arriver et qu’ils doivent donc trouver refuge dans leur tanière.
Nous demandons une précaution particulière de la part des chasseurs pour ne pas effrayer, blesser ou tuer ces deux oursons, encore fragiles à leur âge, notamment en suspendant toute battue dans le secteur. Nous demandons aussi à l’OFB que ces jeunes ours inoffensifs soient particulièrement suivis jusqu’à leur entrée en tanière dans quelques semaines.

Un accident ne peut pas remettre en cause toute une cohabitation

Il faut savoir qu'il n'y a pas eu d'attaques sur humain dans les Pyrénées depuis plus de 25 ans. Cet accident malheureux reste exceptionnel, et ne peut remettre en cause la cohabitation qui est voulue et défendue aussi bien par l'Etat, par les associations environnementales, que par la grande majorité des Français.

L’engagement de l’Etat pour les ours à ne pas omettre

Nous rappelons que l'Etat s'est engagé, dans le plan Ours 2018-2028, à remplacer les ours tués par la main de l'homme. A ce jour, aucune action n'a été engagée pour remplacer les 3 ours tués en 2020... Nous attendons et demandons la réintroduction de maintenant quatre ours dans les Pyrénées. Il n’y a aujourd’hui qu’une petite soixantaine d’ours dans les Pyrénées, ce qui est extrêmement peu au vu de la superficie de la chaîne montagneuse.

Pourquoi les associations de Cap ours boycottent la réunion du 3 mai ?

Pourquoi les associations de Cap ours boycottent la réunion du 3 mai ?

Lettre ouverte au Préfet coordonnateur du massif Pyrénées, coordonnateur du plan national d’actions Ours Brun

 

Nos associations ne participeront pas à la réunion du Groupe pastoralisme et ours que vous réunissez ce lundi 3 mai.

Depuis deux ans, nous avons participé activement aux réunions malgré nos désaccords de fond sur certaines options prises par l’Etat, nous avons salué des efforts réalisés, et nous avons fait l’effort de ne pas répondre à des provocations pourtant manifestes, mais nous ne pouvons accepter les annonces faites lors de la récente réunion du Groupe Pastoralisme et ours « Hautes-Pyrénées ». La méthode comme la nature de ces dernières décisions révèlent des dysfonctionnements structurels profonds dont voici notre analyse :

– Dans le dossier « ours », l’Etat ne respecte ni ses obligations légales, ni ses engagements, ni les experts, ni l’opinion publique majoritaire, ni les demandes de la Commission Européenne, ni-même les décisions de justice.

– L’Etat ne considère que les revendications des opposants à l’ours, au risque de les renforcer, et néglige les éleveurs et les bergers constructifs, et les associations environnementales.

– Les décisions sont prises en dehors des « concertations » officielles, que les opposants ont bien raison de boycotter puisqu’ils obtiennent satisfaction ailleurs.

– L’Etat gâche systématiquement les occasions de faire évoluer le dossier positivement. Pire même, des mesures censées favoriser la cohabitation sont détournées et retournées contre l’ours.

– L’Etat n’a dans ce dossier aucune vision globale et stratégique, il navigue sans cap ni boussole, en fonction des vents et des courants, avec comme seul outil une feuille de route annuelle qui n’aborde qu’une partie de la problématique.

– Les mesures mises en œuvre ou censées l’être pour favoriser la cohabitation ne sont jamais contrôlées ni évaluées ni ajustées. Il en résulte une efficacité globalement faible malgré des coûts parfois élevés.

– Le problème est profond et systémique, la machine de l’Etat n’est pas globalement orientée vers la cohabitation et la restauration de la population d’ours comme elle devrait le faire de par les dispositions légales.

Pour lire la suite, cliquez sur le lien suivant : lettre au préfet

 

Contact presse : co*****@**********ss.org

 

Les associations membres de CAP – Ours :

Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

 

 

 

Pourquoi les associations de Cap ours boycottent la réunion du 3 mai ?

Appel à s’exprimer contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées

Le ministère de la Transition écologique et solidaire consulte le public sur la mise en place de mesures d’effarouchement des ours dans les Pyrénées.

Les associations soussignées appellent toutes les personnes favorables à la protection de l’ours dans les Pyrénées à y participer, en commençant leur texte par : « Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées. » et à personnaliser leur message avec les arguments qui leur tiennent à cœur, parmi notamment les suivants :

  • Le jugement du Conseil d’Etat du 4 Février 2021 a rendu les effarouchements pratiqués jusqu’à aujourd’hui illégaux, comme l’avaient affirmé les associations environnementales. Les modifications proposées pour l’arrêté 2021 sont marginales et ne changeront rien en pratique.
  • Les effarouchements menés depuis 2019 n’ont montré aucune efficacité notable. De surcroît, ils ont coûté très cher, soit plusieurs milliers d’euros pour chacune des quelques brebis sauvées. Une évaluation sérieuse de cette expérimentation aurait dû conduire à son abandon évident dès la première année.
  • Les experts du Conseil National Protection de la Nature dont le rôle est de conseiller le Gouvernement ont rendu à la quasi-unanimité un avis très défavorable à ce projet d’arrêté. N’hésitez pas à le consulter, vous y trouverez des détails et des arguments supplémentaires.
  • Il y a des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain.
  • Les effarouchements menés sont et resteront perturbants et dangereux pour les ours, malgré les modifications proposées à la marge en 2021. Il y a notamment un risque évident de séparation des mères et de leurs oursons, dont l’effarouchement n’est même pas interdit.

 

En synthèse, les effarouchements des ours sont inutiles, inefficaces, dangereux, horriblement chers et illégaux. Une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent – Regroupement nocturne du troupeau – Chiens de protection éduqués, et en nombre suffisant.

 

Attention, la consultation n’est ouverte que jusqu’au 9 Mai, ne tardez pas à y affirmer votre opposition.

Rappel du lien pour participer :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2363

 

Liste des associations signataires :

Altaïr Nature, Animal Cross, ASPAS, CIAPP, Comité Ecologique Ariégeois, FERUS, FIEP Groupe Ours Pyrénées, FNE Midi-Pyrénées, FNE Hautes-Pyrénées, Ligue de Protection des Oiseaux, Nature Comminges, Nature en Occitanie, Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères, Pays de l’Ours – Adet, Société Nationale de Protection de la Nature.

 

Nationale de Protection de la Nature.

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