Lancement d’une pétition commune avec 7 associations pour sortir le renard de la liste “ESOD”

Lancement d’une pétition commune avec 7 associations pour sortir le renard de la liste “ESOD”

Une pétition officielle a été déposée à l’Assemblée nationale pour demander la fin du classement des renards roux en tant qu’ « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD). Les associations à l’initiative de cette démarche, Animal Cross, ASPAS, AVES, Faune Alfort, FERUS, Focale pour le Sauvage, le Pôle Grands prédateurs et One Voice, appellent à une mobilisation citoyenne urgente afin de mettre fin aux abattages massifs de ces animaux.

Pour éclairer le grand public sur le sujet et rappeler les enjeux de cette pétition, une journée d’action sur le terrain, est organisée samedi 17 janvier dans 11 villes, à l’initiative de One Voice.

Un classement ESOD à l’origine d’abattages massifs et inutiles

Chaque année en France, au moins 500 000 renards sont tués par tir, piégeage ou déterrage, pratiques rendues possibles par leur inclusion sur la liste ESOD, dans 88 départements à ce jour. Ce chiffre glaçant met en lumière une réalité alarmante : les renards subissent ces pratiques cruelles à grande échelle, à l’image du déterrage, une méthode documentée depuis longtemps par nos associations comme étant particulièrement barbare.

Le renard, un allié écologique et sanitaire essentiel pour nos écosystèmes

Cette persécution ne repose pourtant sur aucun fondement scientifique. Les renards sont des alliés majeurs de nos territoires : ils régulent les rongeurs ravageurs des cultures et porteurs de maladies telle que la borréliose de Lyme, réduisant ainsi pertes agricoles, dépendance aux rodenticides toxiques et propagation d’une zoonose touchant plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque année en France.

Animaux omnivores disséminant les espèces végétales et charognards éliminant les carcasses, ils constituent en outre un maillon essentiel de nos écosystèmes.

La “régulation” des renards : une inefficacité démontrée

L’ANSES l’a confirmé en 2023 :  les renards ne présentent pas de risque pour la santé publique. Ils ne sont plus porteurs de la rage depuis l’éradication de la maladie en 2001 et leur abattage accroît la circulation de l’échinococcose.

Les dégâts prétendument invoqués sont tout aussi infondés, les études, dont le programme CARELI, démontrant que tuer des renards ne réduit en rien les prédations et que seules des protections adaptées des poulaillers sont réellement efficaces.

Enfin, la régulation naturelle de l’espèce est parfaitement assurée par la disponibilité des ressources, comme l’illustrent les résultats du Luxembourg où l’arrêt de la chasse aux renards n’a provoqué ni surpopulation ni déséquilibre écologique. Ces conclusions ont été confirmées par plusieurs rapports et études scientifiques récents, qui soulignent l’inefficacité des actions de « régulation » des renards (FRB, 2023) et recommandent expressément de les supprimer de la liste des ESOD (IGEDD, 13 février 2025).

Le Conseil d’Etat a d’ailleurs déjà annulé partiellement leur classement en Aveyron, en Haute-Loire et en Lozère, faute de justification des abattages systématiques. La rapporteure publique avait d’ailleurs à cette occasion considéré que la raison commande d’accompagner la remise à plat du régime des ESOD.

L’opinion publique largement opposéE

L’opinion publique est elle aussi claire : 65% des Françaises et des Français sont contre ce classement, et 71% s’opposent à ces massacres (sondage IFOP, 2023).

Avec l’effondrement massif de la biodiversité, l’année 2026 devrait être l’année charnière d’une préservation accrue des espèces. Elle ne doit pas être celle du renouvellement de l’arrêté triennal maintenant les renards sur la liste des ESOD, en contradiction totale avec les données juridiques, scientifiques et les attentes sociétales.

Aves Francel’ASPAS, Animal Cross, Faune AlfortFocale pour le SauvageFERUS, le Pôle Grands Prédateurs et One Voice appellent ensemble le ministère de la transition écologique à mettre fin au classement des renards en tant qu’ « ESOD ».

Chaque voix compte pour eux. Pour changer la loi autorisant cette liste mortifère, nous appelons le grand public à signer et partager massivement notre pétition commune à l’Assemblée nationale.

One Voice organise le 17 janvier une journée d’action dans 11 villes

Pour éclairer le grand public sur le sujet et rappeler les enjeux de cette pétition, One Voice organise le 17 janvier prochain une journée d’action sur le terrain, dans 11 villes : Fréjus (83)Nice (06)Metz (57)Brive-la-Gaillarde (19)Montpellier (34)Bar-le-Duc (55)Nantes (44)Troyes (10) et Limoges (87). Deux autres actions sont planifiées, le 18 janvier à Toulouse (31) et La Rochelle (17) le 24 janvier (informations à venir).

Recours contre le déclassement des loups : La France choisit la censure et le passage en force !

Recours contre le déclassement des loups : La France choisit la censure et le passage en force !

Suite au déclassement du loup au niveau Européen et au positionnement de la France qui souhaite contester le droit des associations à saisir la justice Européen, nous avons souhaité nous exprimer communément :

 

Communiqué commun One Voice, Animal Cross, FERUS, Pôle Grands Prédateurs du 6 janvier 2026 :

Alors qu'une coalition d'associations européennes a récemment saisi la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) pour contester la réduction de la protection des loups au niveau européen - et de fait, l’assouplissement des abattages - la France et la Finlande mettent tout en œuvre pour empêcher les défenseurs de l'environnement d'accéder à la justice.

Le changement de statut des loups, les faisant passer « d’espèce strictement protégée » à « espèce protégée susceptible de mesures de gestion » fait l’objet d’un  recours en annulation déposé par les associations Green Impact (Italie), Earth ODV (Italie), Nagy Tavak és Vizes Élőhelyek Szövetsége (Hongrie), LNDC Animal Protection APS (Italie), One Voice (France), soutenues par plusieurs associations européennes, dont Animal Cross, FERUS et Pôle Grands Prédateurs pour la France.

Or, deux États membres de l’Union européenne, dont la France, viennent d’intervenir dans cette procédure pour contester le droit des associations à saisir la justice européenne.
Cette démarche, visant à empêcher les associations d'exercer leur droit légitime d’initier une procédure judiciaire devant la CJUE, élude un débat démocratique sain, basé sur des données factuelles et scientifiques, et semble privilégier des choix politiques arbitraires.

Elle tend à démontrer que la France est parmi les plus fervents soutiens à la proposition de la Commission Européenne de réduire la protection des loups, et dont les possibles raisons profondes sont peu en rapport avec les données scientifiques :

  • Cette proposition de déclassement régularise de fait une situation inconfortable et potentiellement illégale pour la France, qui depuis 2014, pratique une régulation déguisée de l’espèce via l’octroi de plusieurs milliers d’autorisation de tirs létaux sur les loups.
  • Cette procédure de déclassement coïncide dans le temps avec deux accords de libre-échange se succédant : l’un avec la Nouvelle-Zélande, déjà entériné, et l’autre avec le Mercosur. Ces accords, très défavorables au milieu de l’élevage, suscitent une forte opposition du milieu agricole en France. Dans quelle mesure de tels enjeux ont-ils pu peser sur la décision de déclassement des loups ?

Nous appelons donc solennellement la France à retirer cet acte d’intervention visant à museler les associations de protection de la nature et de défense des animaux, en total désaccord avec les principes élémentaires de la démocratie. Nous sommes aux antipodes de la célèbre citation apocryphe attribuée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ».

 

 

Consultation : une révision inquiétante des mesures de conditionnement aversif des ours

Consultation : une révision inquiétante des mesures de conditionnement aversif des ours

Un nouveau projet d’arrêté, actuellement soumis à consultation publique, vise à modifier le cadre permettant aux préfets de mettre en place des mesures de conditionnement aversif à l’encontre des ours bruns dans les Pyrénées.

Principaux Changements

Changement de dénomination : Le terme « ours à problème » est remplacé pour se concentrer sur le comportement ponctuel de l'animal plutôt que sur l'individu lui-même.
Retrait de la « surprédation » : Les cas d'attaques répétées sur le bétail ne sont plus traités par ce protocole, mais par un cadre distinct (effarouchements simples et renforcés), car ces dommages sont souvent le fait de plusieurs ours et non d'un seul.
Simplification administrative : Un nouvel arrêté cadre permet aux préfets de mettre en œuvre des mesures de conditionnement sans attendre l'avis systématique du CSRPN (Conseil scientifique régional du patrimoine naturel), ce qui accélère l'intervention.

Comportements ciblés

Le protocole définit deux catégories de comportements justifiant une intervention :
1. La familiarité : Absence de fuite devant l'homme, présence diurne répétée dans des zones habitées, ou alimentation régulière via des ressources liées aux activités humaines.
2. L'agressivité : Grognements, charges d'intimidation non provoquées, ou attaques directes contre l'homme.

Mesures d'Intervention : Le Conditionnement Aversif

Le texte se concentre particulièrement sur l'étape 2 du protocole : le conditionnement aversif.

Méthode : Elle consiste à créer un réflexe de peur chez l'ours en associant un stimulus négatif à son comportement. Cela inclut des tirs de balles en caoutchouc vers l'arrière-train de l'animal et l'usage de munitions à double détonation pour l'effrayer sans le blesser durablement,,.
Exécution : Seuls les agents formés de l'Office français de la biodiversité (OFB) sont autorisés à mener ces opérations,.
Précautions : Une attention particulière est portée aux femelles accompagnées d'oursons pour éviter leur séparation.

Notre association est favorable, sur le principe, au recours au conditionnement aversif en tant qu’outil de gestion de la faune sauvage, lorsqu’il vise à restaurer chez l’ours brun un comportement de fuite naturel face à l’être humain.

Toutefois, nous émettons un avis défavorable sur le projet d’arrêté et le protocole qui lui est associé, en raison de nombreuses lacunes, imprécisions et zones d’ambiguïté. Ces insuffisances rendent son application incertaine, sujette à des interprétations divergentes, et risquent, à terme, de produire des effets contre-productifs pour la conservation de l’espèce. 

1. Flou dans les critères de déclenchement

Le projet d’arrêté repose sur les notions d’« interactions négatives » et de « comportement anormal ou dangereux » (article 2), dont la définition demeure trop imprécise.
Ces termes, excessivement larges, peuvent recouvrir des situations très différentes, allant de la simple présence de l’ours sans dommage à de réels risques pour les biens ou les personnes.
Cette absence de critères clairs et objectivables ne garantit ni une application proportionnée ni une cohérence dans le recours au conditionnement aversif. Il est indispensable de définir des seuils précis et gradués, fondés sur des données éthologiques explicites.

2. Affaiblissement du processus décisionnel

Le nouveau protocole affaiblit le cadre de consultation et de décision.

D’une part, la notion de « partenaires locaux » mentionnée à l’article 2 n’est pas définie, ce qui ne garantit pas l’association systématique des organisations de protection de l’ours, pourtant détentrices d’une expertise scientifique et de terrain essentielle. Cette imprécision ouvre la voie à des décisions insuffisamment étayées sur les plans biologique et éthologique.

D’autre part, le protocole remplace l’obligation faite au préfet de réunir les acteurs concernés par une simple faculté (« peut réunir »). Cette évolution constitue une régression majeure : elle supprime le caractère collégial et obligatoire de la consultation préalable à une décision dérogatoire lourde de conséquences, au détriment de la transparence et de la légitimité du dispositif.

Conclusion

Nous demandons que le projet d’arrêté et le protocole soient révisés afin :

  • de définir de manière objective et graduée les situations justifiant le recours au conditionnement aversif
  • de rétablir l’obligation formelle de consultation collégiale de l’ensemble des services de l’État et des partenaires, y compris les associations de protection, avant toute décision.

Ces garanties sont indispensables pour assurer une application rigoureuse du dispositif, compatible à la fois avec la sécurité des personnes et la conservation durable de l’ours brun dans les Pyrénées.

Pour en savoir plus sur la consultation 👇​

Pour participer

Allez tout en bas de la consultation et cliquez sur : 

Voici une une proposition de texte :

Objet : Défavorable au projet d’arrêté préfectoral

Je suis opposé à ce projet car le protocole doit être révisé afin :

  1. de définir de manière objective et graduée les situations justifiant le recours au conditionnement aversif ;
  2. de rétablir l’obligation formelle de consultation collégiale de l’ensemble des services de l’État et des partenaires, y compris les associations de protection, avant toute décision.

Ces garanties sont indispensables pour assurer une application rigoureuse du dispositif, compatible à la fois avec la sécurité des personnes et la conservation durable de l’ours brun dans les Pyrénées.

 

Nous avons jusqu'au 30 décembre.

Merci pour votre participation.

 

Victoire pour le loup : le droit rappelle enfin que sa vie compte

Victoire pour le loup : le droit rappelle enfin que sa vie compte

Animal Cross se réjouit d’une décision historique du Conseil d’État en faveur de la protection du loup en France. Cette victoire juridique majeure, remportée par les associations FERUS et l’ASPAS, et à la genèse de laquelle notre association avec notre expert loup a activement participé, marque un tournant décisif : l’État est désormais clairement tenu de respecter le droit européen en matière de conservation du loup au niveau local, et pas uniquement à l’échelle nationale.

C’est une avancée essentielle pour une espèce encore trop souvent considérée comme sacrifiable.

Le contexte du combat juridique

Animal Cross, aux côtés de trois autres associations, a engagé un recours au fond contre cet arrêté de tirs de défense simple (TDS) en juin 2025.

Parallèlement, le 1er juillet 2025, le Tribunal administratif de Pau avait rejeté le référé suspension initié par FERUS et l’ASPAS. Face à cette décision, ces dernières ont constitué un pourvoi sommaire devant le Conseil d’État, stratégie qui vient de porter ses fruits.

Le conseil d'État tranche : on ne peut pas éliminer le loup localement

Dans sa décision rendue le 12 décembre 2025, le Conseil d’État a annulé un arrêté préfectoral autorisant des tirs de défense dans les Hautes-Pyrénées. En cause : la présence d’un seul loup identifié dans le département, dans une zone où la population lupine est extrêmement fragile.

La plus haute juridiction administrative française rappelle un principe fondamental, issu du droit européen et confirmé par la Cour de Justice de l’Union européenne :
avant d’autoriser la destruction d’un loup, l’État doit démontrer que la conservation de l’espèce est assurée localement.

Autrement dit, il n’est plus juridiquement acceptable de justifier des tirs létaux au motif que la population de loups se porte « bien » au niveau national, lorsque, sur un territoire donné, l’espèce est au bord de la disparition.

Une jurisprudence qui change la donne

Le Conseil d’État a reconnu que la destruction de l’unique loup présent dans les Hautes-Pyrénées aurait pu entraîner des conséquences graves et irréversibles pour la conservation de l’espèce dans cette zone. En ignorant cette réalité locale, le tribunal administratif de Pau avait commis une erreur de droit.

Cette décision, appelée à faire jurisprudence, ouvre la voie à une remise en cause profonde des politiques de tirs systématiques, en particulier dans les zones de recolonisation où le loup est encore extrêmement vulnérable.

C’est une reconnaissance claire : le loup n’est pas un problème à éliminer, mais une espèce protégée, dont la présence doit être rendue possible sur l’ensemble du territoire.

Une victoire collective pour le vivant

Animal Cross tient à saluer ce combat mené par FERUS et l’ASPAS, ainsi que la mobilisation de notre expert loup, qui ont pris le risque de persévérer pour ce recours, et ont su faire valoir le droit, la science et la cohérence écologique face à des décisions politiques souvent dictées par la pression et l’idéologie.

Cette victoire démontre que la coexistence est une obligation légale et morale. Elle rappelle aussi que la protection du vivant peut passer par des recours juridiques.

⚠️ Il s’agit d’une victoire offrant quelques semaines de répit à notre malheureux loup sur Saint-Pé-de-Bigorre seulement, puisque la notion même d’arrêté de TDS est en train de disparaître. Le combat juridique et politique pour la protection du loup reste donc essentiel.

Et maintenant ?

Cette décision ne doit pas rester symbolique. Elle doit être appliquée sur le terrain, par les préfets et par l’État, dans toutes les décisions futures concernant le loup.
Animal Cross restera pleinement mobilisée aux côtés des associations de protection de la faune sauvage pour défendre :
• le respect strict du droit européen,
• la fin des destructions injustifiées,
• et une véritable politique de coexistence, fondée sur la prévention, l’accompagnement et le respect du vivant.

Consultation : dans le 65, un projet d’arrêté préfectoral à charge pour le sanglier

Consultation : dans le 65, un projet d’arrêté préfectoral à charge pour le sanglier

Le projet d’arrêté préfectoral soumis pour l’année 2026 pour le département 65 a pour objectif de « fixer le cadre de l’organisation des mesures administratives au sanglier » : c’est-à-dire d’autoriser, sous certaines conditions, des interventions, notamment par tir, pour réguler les populations de sangliers.

L’argument avancé pour justifier cet arrêté repose sur des critères comme l’ampleur des dégâts que les sangliers pourraient causer (sur les cultures, les biens, les biens des particuliers), ou les risques potentiels à la sécurité des personnes et des biens, y compris la sécurité routière.

Mais, en l’état, l’arrêté proposé contient des dispositions, explicites ou implicites, qui méritent d’être questionnées. 

 

indemnisation dégâts gibier
indemnisation dégâts gibier
indemnisation dégâts gibier

Animal Cross se positionne comme étant défavorable au projet d’arrêté préfectoral visant à encadrer les « mesures administratives » sur le sanglier en 2026. Plusieurs points du texte nous semblent problématiques et contraires à une gestion responsable de la faune sauvage.

❌ Risque d’encouragement au braconnage

L’arrêté ne précise pas si les monoculaires à vision thermique peuvent être fixés sur les armes. Si tel est le cas, cela ouvre la voie à des usages illégaux en dehors du cadre prévu. Les AP concernant le loup, par exemple, encadrent clairement l’usage de ces dispositifs : ce projet ne le fait pas.

❌ Atteinte au droit de propriété

Le texte autorise des battues sur des terrains dont les propriétaires ont pourtant déclaré leur opposition à la chasse. Une contradiction avec le principe même du respect du droit de propriété, souvent invoqué par les chasseurs.

❌ Un vocabulaire partial et scientifiquement infondé

Le terme « malfaisant », utilisé pour qualifier le sanglier, est non seulement inapproprié mais occulte ses rôles écologiques essentiels :
– dispersion des graines,
– aération et fertilisation des sols,
– limitation de certaines espèces ravageuses.

❌ Absence de prise en compte des risques sanitaires

La maladie d’Aujeszky, très présente dans les populations de sangliers du département, est mortelle pour les chiens. Le projet d’arrêté ne prévoit aucune mesure claire pour prévenir la contamination lors des battues ou tirs administratifs.

Ce projet d’arrêté manque de clarté, fragilise la protection de la faune, néglige les enjeux sanitaires et porte atteinte à des principes fondamentaux. Nous appelons à une gestion plus rigoureuse, respectueuse des propriétaires et fondée sur des données écologiques plutôt que sur des considérations idéologiques.

 

Pour en savoir plus sur la consultation 👇​

Pour participer

Envoyez un email à la DDT des Hautes-Pyrénées : dd*********************@******************uv.fr

Voici une une proposition de texte :

Objet : Défavorable au projet d’arrêté préfectoral « FIXANT LE CADRE DE L’ORGANISATION DES MESURES ADMINISTRATIVES AU SANGLIER POUR L’ANNÉE 2026 «

Je suis opposé à ce projet car :

· l'AP ne précise pas si les monoculaires à vision thermique sont adaptables sur la carabine, et si oui, alors il s'agit pour les chasseurs équipés d’une invitation au braconnage, car ils seront amenés à vouloir utiliser l’objet de leur investissement en dehors de cet acte-là ; dans les AP dérogatoires de tir de loup, on précise bien leur objet : « lunettes de tir à visée thermique « .

· les battues peuvent avoir lieu sur des terrains dont le propriétaire a déclaré une opposition à la chasse ; alors que les chasseurs invoquent souvent le caractère sacré du droit de propriété lorsqu’il s’agit d’y chasser.

· le qualificatif "malfaisant" ( Qui fait ou cherche à faire du mal, à nuire, https://www.cnrtl.fr/definition/malfaisant ) dans les considérants, est déplacé. Rappelons ses actions bénéfiques : dispersion des graines (zoochorie), retournement des horizons superficiels des sols (élimination d’espèces herbacées très recouvrantes et compétitives pour l’installation des jeunes semis d’arbres, aération du sol, minéralisation de la matière organique…), destruction d’animaux ravageurs, etc … .

· Risque de dissémination et de contamination des chiens par la maladie d’Aujeszky (elle leur est fatale), très présente dans les populations de sangliers des Hautes-Pyrénées.

 

 

Nous avons jusqu'au 22 décembre.

Merci pour votre participation.

 

Source photos : © Wikimedia Commons, chassepassion.net

Consultation publique : un nouvel arrêté qui pourrait signer le déclin du loup

Consultation publique : un nouvel arrêté qui pourrait signer le déclin du loup

Nous y sommes, après que la France ait souscrit successivement au déclassement du statut de protection du loup auprès de la convention de Berne puis de la directive européenne « Habitats » (lien), le ministère dit de l’Ecologie a transposé cette régression dans la loi française par le biais d’un arrêté ministériel soumis à consultation publique.

Au vu des conséquences néfastes de cet arrêté pour l’avenir du loup en France, le Conseil National de Protection de la Nature s’est positionné à l’unanimité de ses 21 membres scientifiques, contre cette nouvelle atteinte au grand prédateur (Ici). Il souligne dans ses conclusions sa grande inquiétude quant à la « politique nationale envers cette espèce », ainsi que la volonté de l’Etat de réduire la population de loups sur le territoire français. Et ajoute qu’ainsi notre pays nie les bénéfices écologiques associés à sa présence, ainsi que les vertus des mesures de protection dont l’efficacité est attestée par la stabilisation des attaques sur troupeaux domestiques.

Avec ces nouvelles dispositions, les tirs de loup s’intensifient, et l’Etat risque d’en perdre le contrôle, mettant ainsi en danger l’espèce dans notre pays, puisqu’actuellement sa population est sur un fil instable, et risque de chuter au-delà d’un certain nombre de tirs, légaux et illégaux.

L’arrêté prévoit un système purement déclaratif, sans autorisation préalable par la préfecture, et sans contrôle par l’OFB (Office Français de la biodiversité), même si l’article 3 prévoit encore un quota de loups à exécuter, indexé sur l’estimation de population réalisée par l’OFB. Le CNPN regrette au passage qu’aucun répit ne soit laissé aux loups pendant l’année, pas même en période de reproduction.

Alors que sous le régime actuel, nous constatons sur le terrain que les conditions de protection prévues par les arrêtés dérogatoires sont bien souvent non respectées, nous pouvons craindre le pire si les éleveurs tireurs ne sont soumis à aucune contrainte. Les tirs seront autorisés sans condition préalable de protection des troupeaux (parc électrifié, berger, chiens de protection), ce qui annihile trente ans d’efforts, à la fois des représentants de l’Etat (DDT, OFB, DREAL) mais aussi des éleveurs dont une partie grandissante a finalement accepté la cohabitation avec le loup, et adopté les bonnes pratiques de protection et de conduite.

Comme si cela ne suffisait pas, il n’est plus nécessaire de justifier de l’existence d’attaques sur son troupeau pour mettre en œuvre un tir de loup ; au vu du niveau de fébrilité de nombre d’éleveurs en « zone à loups «, on peut craindre la multiplication des foyers de tir, et une perte totale de contrôle de la situation.

Un certain nombre de nouveautés est parfaitement incompréhensible, comme l’intervention d’agents de l’OFB et de lieutenants de louveterie aux abords de troupeaux protégés, alors que le régime déclaratif et l’absence d’obligation de protéger vont exclure ces cas.

L’effarouchement, qui constituait voici 20 ans un préalable nécessaire, est relégué à l’état d’option possible, tout juste non interdite, tout comme dans l’arrêté ministériel de février 2024. Y consacrer trois articles dans le nouvel arrêté est une plaisanterie, au vu de la libéralisation totale et inconditionnelle des tirs létaux.

Bien entendu, le volet « indemnisation » des dommages demeure inchangé, ce qui signifie qu’il n’y a plus aucune contrainte ni contrepartie au fait de voir les dommages, réels ou pas, indemnisés. En trente ans, les syndicats d’élevage ont obtenu de l’Etat plus qu’ils ne pouvaient rêver à l’époque.

Animal Cross est fermement opposé à cet arrêté et à ces nouvelles dispositions irresponsables, et demande à ce que les citoyens, largement favorables au retour du loup, ainsi que les associations, soient réellement consultés pour donner une chance à une cohabitation du grand prédateur avec les activités humaines. L’association souhaite également que le bon état de conservation du loup, qui demeure sa dernière assurance-vie prévue par la directive européenne « Habitats « , soit garantie non seulement au niveau national, mais aussi local.

Pour participer à la consultation :

Cliquez sur (en bas de la page)

 

 

Nous avons jusqu'au 19 décembre.

Voici un exemple de réponse que vous pouvez utiliser :

« Avis défavorable »

· Je suis opposé à la politique du pays visant à restreindre les populations de loups au seul territoire alpin, comme le relève le CNPN.

· Je regrette que notre pays nie les bénéfices écologiques associés à la présence du loup, et n’ait qu’une gestion basée sur les tirs, dont l’efficacité n’a jamais été démontrée.

· Je considère que cet arrêté met en danger l’espèce dans notre pays, car les tirs de loup vont s’intensifier, et tout indique que l’Etat va en perdre le contrôle.

· Un système basé sur la déclaration des éleveurs, et sans contrainte de protection, est irresponsable.

· Trente ans d’efforts, à la fois des représentants de l’Etat (DDT, OFB, DREAL) mais aussi des éleveurs dont une partie grandissante a finalement accepté la cohabitation avec le loup (et adopté les bonnes pratiques de protection et de conduite), vont être perdus.

· Je suis opposé à l’indemnisation des dommages en l’absence de protection des troupeaux.

· L’annexe VI de la directive habitat faune flore interdit l’usage de "dispositifs de visée pour tir de nuit comprenant un amplificateur d'images ou un convertisseur d'images électroniques".

· Le loup doit au contraire être vu comme une chance pour l’équilibre faune-flore (cf. les sangliers, la régénération forestière, etc …), tout comme l’ensemble de la faune sauvage.

 

Merci pour votre participation.

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