Journée mondiale pour sauver les ours : zoom sur les ours des Pyrénées

Journée mondiale pour sauver les ours : zoom sur les ours des Pyrénées

Le mercredi 21 février, le monde entier s'est uni pour célébrer la journée mondiale pour sauver les ours. C'était une journée dédiée à la sensibilisation et à l'action pour protéger ces magnifiques créatures et leur habitat naturel. En tant qu'association basée dans les Pyrénées-Atlantiques, nous mettons tout en œuvre depuis de nombreuses années pour protéger l'ours des Pyrénées.

NOS ACTIONS DEPUIS 2012

À l'occasion de cette journée spéciale, nous vous rappelons nos différentes actions et engagements menés depuis 2012 en faveur de l'ours des Pyrénées :

  • protéger la tranquillité de l’ours via des actions juridiques, 
  • légitimer la présence de l’ours dans les Pyrénées, 
  • améliorer la cohabitation, 
  • inciter les autorités à lâcher de nouveaux ours.

Certains ours des Pyrénées n'ont pas hiberné

Cet hiver, les températures douces ont perturbé l'hibernation habituelle des ours bruns des Pyrénées. Habituellement en léthargie pendant plusieurs mois, certains sont restés actifs à la recherche de nourriture en raison d'une météo clémente et d'une abondante fructification automnale. Bien que cette situation soit inhabituelle, elle n'est pas alarmante selon les spécialistes. En effet, les ours adaptent leur comportement en fonction des conditions environnementales. Cette adaptation reflète la remarquable capacité des ours à s'ajuster à leur environnement. La population d'ours des Pyrénées reste tout de même très fragile à cause du manque de diversité génétique, du braconnage et des divers projets menaçant leur sécurité. Pour en savoir plus sur l’ours, nos actions et les menaces, cliquez sur le bouton ci-dessous afin de vous rendre sur notre page dédiée à l’ours.

UN SITE DESTINÉ A FAVORISER LA COHABITATION AVEC L’OURS

Aussi, nous souhaitons vous rappeler qu’en collaboration avec la Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours (CAP Ours), nous avons réalisé un tout nouveau site internet sur l’ours. Pour en savoir sur la réalité biologique de l’ours, son comportement, son statut, les conditions nécessaires à la conservation de cette espèce strictement protégée et les clés d’une cohabitation avec les activités humaines en montagne cliquez sur le bouton ci-dessous :

Les sénateurs veulent en finir avec le loup !

Les sénateurs veulent en finir avec le loup !

 A la demande du groupe « Les Républicains » a eu lieu le 16 janvier 2024 au Sénat un débat sur le thème : « Face à la prédation du loup, comment assurer l'avenir du pastoralisme ? » (1). Ou plutôt, une série de questions/réponses des sénateurs, au nombre de seize, à Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et connu pour être un ardent défenseur de la chasse, et cela en l’absence de tout contrepoids du ministère de l’Environnement.

UN DEBAT CONTRE LE LOUP

Ce débat s’inscrit dans le cadre d’une charge récurrente (2) contre le statut d’espèce strictement protégée du loup, orchestrée par des parlementaires (et des syndicats d’élevage), et qui existe depuis plusieurs années. Cette offensive a pris un coup d’accélérateur depuis que Mme Ursula von der Leyen, après la mort de son poney semble-t-il attribuée à un loup, a décidé en septembre 2023 de lancer une demande de changement de statut de protection auprès de la Commission Européenne. 

Les sénateurs présents ont déroulé les mêmes poncifs que la présidente de la Commission Européenne, à savoir que le loup est la cause des difficultés de l’élevage en France, que la pression de prédation est insupportable, tout comme la détresse des éleveurs, que l’on ne peut protéger les troupeaux d’ovins, bovins, équidés, etc …. etc … .

Nous avons souvent répondu dans ces colonnes à ces différents arguments, et rappellerons seulement qu’en dépit d’une population de loups qui a fait plus que doubler ces cinq dernières années, les dommages sont restés stables, ce qui montre que la politique de protection des troupeaux commence à montrer son efficacité.

UN SEUL BUT : EN FINIR AVEC LE LOUP

Mais le dernier Plan National d’Actions sur le loup et les activités d’élevage 2024-2029 (PNA) qui facilite encore l’accès aux tirs dérogatoires, et fait des tirs létaux l’unique réponse aux difficultés de cohabitation loup-élevage, ne suffit pas à nos parlementaires : ils veulent, sans l’exprimer ainsi bien entendu, en finir avec le loup. Seul le sénateur de l’Isère, totalement isolé, a tenté d’expliquer que les difficultés de la filière ovine avaient une autre origine, et ses arguments lui ont valu de se faire sévèrement tacler par le ministre de l’Agriculture.

Quelques extraits des interventions des Sénateurs lors du débat :

Le loup est déjà largement tiré en France (207 loups tués officiellement en 2023), sans compter le braconnage, sport national ; les quelques 2500 tirs dits de défense simultanés sur le territoire français ne suffisent pas, on s’achemine vers une exécution massive de loups, sans contrainte de protection des troupeaux, une chasse ouverte et permanente qui sera présentée comme conforme à la réglementation, et au statut visé d’ «  espèce protégée ». Un comble.

Prochaines étapes de l’initiative de déclassement : Conseil Environnement (formellement Conseil des ministres de l’Environnement de l’Union européenne) qui se tiendra fin janvier 2024 (scrutin : à la majorité simple), puis vote des états membres de la Convention de Berne (scrutin : à la majorité aux deux tiers).

(1) https://videos.senat.fr/video.4293847_65a679bf2fc18.seance-publique-du-16-janvier-2024-apres-midi?timecode=11461000

(2) https://questions.assemblee-nationale.fr/q16/16-329QG.htm

Sondage européen : La Ruralité soutient la stricte protection des loups

Sondage européen : La Ruralité soutient la stricte protection des loups

Les grands carnivores, y compris les loups, devraient rester strictement protégés au sein de l'Union européenne et avoir le droit de coexister avec les activités humaines : c’est ce qui ressort des résultats d’un sondage de grande ampleur, publié ce jour par la Fondation Brigitte Bardot et le Collectif CAP Loup (collectif de 40 associations françaises) et réalisé en novembre auprès des populations rurales de 10 pays européens, interrogées sur leur rapport aux grands carnivores et aux pratiques de chasse. Alors que la Commission européenne envisage d’affaiblir la protection des loups sous la pression des lobbies et que le Gouvernement français permet de tuer chaque année toujours plus de loups (169 loups tués en 2022 et déjà 183 loups tués en 2023), les ruraux se sentent-ils réellement en insécurité dans les campagnes et sont-ils en phase avec cette politique d’abattage toujours plus destructrice ?

L’enquête publiée ce jour, réalisée sur 10 000 habitants de zones rurales de 10 pays européens (Allemagne, France, Espagne, Pays-Bas, Italie, Belgique, Pologne, Danemark, Suède et Roumanie), souligne qu’une majorité des habitants des zones rurales européennes sont favorables à la protection des loups et d'autres grands carnivores (lynx, ours). 75% des ruraux français estiment en effet que les loups ont le droit d’exister dans l’Union européenne (72% des sondés dans les 10 pays) et 74% se déclarent en faveur du maintien d’une protection stricte dans l'UE pour garantir leur survie à long terme (68% des sondés dans les 10 pays).

Constat important, à l’heure où les lobbies de la chasse et de l’élevage tirent sans relâche les ficelles de la politique anti-loup du gouvernement : La France fait partie des États membres où les personnes interrogées se sentent le moins représentées par les groupes d'intérêt agricoles et d’intérêt pour la chasse. En effet, seulement 10% des ruraux se sentent bien représentés par les groupes d’intérêt pour la chasse et 16% par les groupes d’intérêts agricoles. Pourtant, la voix des ruraux français est bien souvent détournée au profit de ces lobbies qui se présentent en défenseurs de la ruralité et nient par là-même l’opinion publique. En effet, les Français interrogés, habitant dans des zones rurales, sont également parmi les européens les plus sensibles à la protection de l'environnement et à la conservation des espèces (respectivement 86% et 83 % en font des priorités).

Si les citoyens ruraux se disent peu informés sur les grands carnivores, la France est l'État membre où les personnes interrogées se sentent le plus en sécurité malgré la présence de ces espèces (48% se sentant en sécurité contre 24% se sentant en insécurité), y compris en promenade avec leur chien. A contrario, les personnes interrogées en France sont celles qui se sentent le plus en danger pendant la période de chasse (62 %) et qui sont même les plus susceptibles d'éviter de sortir pendant cette période (54 %). Les activités de chasse apparaissent donc davantage comme une source d’insécurité et d’inconfort pour les populations rurales que la présence d’espèces sauvages, y compris de grands carnivores, à proximité.

Aux termes de ce sondage, ce sont par ailleurs 76% des ruraux français qui estiment que les éleveurs devraient mettre en œuvre les mesures disponibles pour protéger leurs animaux des grands carnivores, et 66% qui considèrent que l’abattage de grands carnivores présentant un risque potentiel ne devrait avoir lieu que s’il est prouvé que des mesures de protection adéquates ont été mises en œuvre et ont échoué. Ces résultats corroborent ceux d’un sondage réalisé en mars 2023 par la Fondation Brigitte Bardot, selon lequel 72% des Français encouragent l’Etat à favoriser et soutenir les efforts de coexistences entre les espèces sauvages et les activités humaines en minimisant le recours aux procédés létaux.

Alors que le ministère de la Transition écologique vient de soumettre à consultation publique un nouveau projet d’arrêté ministériel assouplissant encore les conditions d’autorisation de tirs d’abattage de loups, prendra-t-il enfin en compte l’attente des Français, en faveur d’une meilleure cohabitation entre espèces sauvages et activités humaines, au lieu de mettre en péril des années d’efforts déployés pour voir réapparaître le loup sur le territoire français ?

Pour consulter tous les résultats du sondage, cliquer ici.

Consultation publique : dites non à la simplification des conditions de destruction du loup

Consultation publique : dites non à la simplification des conditions de destruction du loup

Le ministère de la Transition écologique s’apprête à déposer un nouvel arrêté qui prévoit de simplifier les conditions dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction de loups peuvent être accordées par les préfets, avec l’objectif de faciliter et de multiplier les abattages.

Il est évident que nous sommes formellement opposés à cette simplification des conditions de destruction du loup.

 Une consultation publique est ouverte jusqu’au 7 décembre inclus. Animal Cross vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté.

Proposition d’argumentaire (attention vous ne pouvez pas copier-coller, sinon votre commentaire ne sera pas pris en compte) :

Ce projet d'arrêté confirme en tous points la politique de gestion du loup, centrée exclusivement sur leur abattage, au lieu de privilégier et d'encourager les solutions de cohabitation basées sur la protection des troupeaux. Comme le souligne le CNPN dans son avis de 2023, aucun bilan de la gestion du loup n'a été tiré pour la période précédente, et la réponse basée sur les tirs apportée par les ministères est inadéquate. 

La note d'introduction mentionne une fois de plus le " seuil de viabilité démographique fixé à 500 individus", alors que la taille en-dessous de laquelle la population de loups n'est pas viable, est de 500 individus reproducteurs, ce qui correspondrait pour la France à 2000 à 2500 individus.

On peut noter parmi les modifications en regard de l'arrêté ministériel d'octobre 2020:

  • article 2 : le loup continue à être détruit toute l'année, sans trêve pour la période de reproduction
  • articles 7 et 8 : l'effarouchement en tant que préalable aux tirs létaux a malheureusement disparu depuis des années. Il devrait être restauré, et interdit dans toutes les réserves, et pas seulement les réserves naturelles nationales
  • article 10 : une prédation pour laquelle on ne fait que supposer la responsabilité du loup est un motif de déclenchement de tirs létaux; une action létale sur la base d'une incertitude est une aberration.
  • article 11 : la suppression de la limitation de l’usage des caméras thermiques aux seuls lieutenants de louveterie, agents de l’OFB, et chasseurs, laisse penser qu'on autorise l'assistance de tierces personnes pour détecter les loups, ce que nous refusons. On laisse ainsi la porte ouverte à de véritables organisations incluant des détecteurs, et des tireurs équipés ou non de d'armes à détection thermique, ce qui explique la disparition de l'obligation d'éclairer la cible, sans doute jugée peu efficace.
  • article 15 :  le tir de défense simple, comme son nom l'indique, prévoyait un seul tireur à proximité du troupeau; cédant à la pression des chasseurs et éleveurs, on va encore plus loin en autorisant 2 à 3 tireurs. Pire, la condition préalable d'octroi du tir passe de 3 attaques (en 1 an) sur un troupeau à 3 attaques sur la commune, ce qui abaisse encore considérablement le seuil de déclenchement des tirs. Ainsi, en jouant sur le nombre de tireurs et sur les conditions préalables, le nombre de tirs, actuellement d'environ 2500 au plan national, va encore augmenter !
  • article 16 : les conditions d'octroi des tirs de défense renforcés (TDR) sont encore facilitées, et surtout les tirs ne sont pas interrompus après l'abattage d'un loup, ce qui peut conduire à des situations localement incontrôlées, et au dépassement du nombre plafond de loups pouvant être exécutés. Le passage de TDS à TDR peut être très rapide, sans que le préfet n'ait eu le temps de le contrôler. Tout ceci, avec l'appui de l'article 17, conduit à des situations de tirs tous azimuts et sans contrôle effectif.

Au plan de ce qui existait déjà dans l'arrêté de 2020, nous contestons:

  •  la notion de troupeau non protégeable, une spécificité française purement politique et non fondée sur une réalité, permet de supprimer des loups dans des zones très importantes, et contrevient aux deux conditions dérogatoires "il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas à l’état de conservation de la population de loups.".
  • les tirs de prélèvement, certes de moins en moins utilisés, devraient être retirés de l'arsenal létal car ils sont déconnectés des actes de prédation. Assortis des articles 20 et 21, la possibilité d'une chasse au loup  est encore poussée plus loin, sans préalable de protection des troupeaux ni de celle de tirs plus contrôlés
  • la politique visant à clairement empêcher l'installation de loups en dispersion, en les tirant sans autre forme de procès, de façon à cantonner les loups aux massifs alpins

Toutes ces mesures, à l'évidence dictées par le Ministère de l'Agriculture, installent la France en tant que destructeur de faune sauvage, et pays méprisant les avis scientifiques et détournant les traités de protection du vivant qu'il a signés.

158 organisations environnementales de 37 pays s’adressent au gouvernement suisse : Arrêtez le tir des loups

158 organisations environnementales de 37 pays s’adressent au gouvernement suisse : Arrêtez le tir des loups

Berne, 28 novembre 2023 - Ce matin, une lettre ouverte signée par 158 organisations de protection de l'environnement et des animaux de 37 pays a été envoyée au conseiller fédéral Albert Rösti, chef du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, en lui demandant instamment d'annuler le projet de tuer jusqu'à 70 % de la population de loups du pays. Le tir aux loups est autorisé en vertu législative récente qui porte atteinte à la protection des loups, une "espèce strictement protégée" en vertu de la Convention de Berne que la Suisse a ratifiée. De plus, la décision du tir aux loups va à l'encontre du résultat d'un référendum national en 2020.

Le tir aux loups prévu par le gouvernement suisse sera le plus extrême jamais mis en œuvre en Europe depuis le rétablissement de l'espèce. Des smeutes entières seront exterminées dans certains cantons, tandis que des loups juvéniles seront ciblés dans d'autres.

Les opposants à ce plan, qui s'appuient sur des avis techniques et scientifiques, font valoir que les grands carnivores sont essentiels pour contrôler et prévenir la propagation de maladies dans les populations d'herbivores, pour le plus grand bénéfice des écosystèmes forestiers et montagneux, des animaux d'élevage et de la société humaine dans son ensemble. En mettant l'accent sur les mesures préventives, on réduira les attaques sur le bétail et on s'acquittera de notre responsabilité morale de coexister avec la faune et la flore sauvages, et non de les détruire.

Selon les signataires de la lettre ouverte :

« Ces mesures radicales et unilatérales ne menacent pas seulement la fragile population de loups de Suisse, elles ont un impact négatif sur l'ensemble de la population de loups des Alpes occidentales centrales et du Jura. Les mesures préventives, telles que les clôtures électriques et les chiens, sont efficaces pour réduire la prédation du bétail et devraient être plus largement appliquées. Il existe de meilleurs moyens de coexister avec cette espèce clé que l'abattage aléatoire et à grande échelle. »

Le groupe de spécialistes des canidés de la CSE de l'UICN, cosignataires de la lettre, déclare :

« Nous, les présidents du Groupe de spécialistes des canidés de la CSE de l'UICN, le principal groupe d'experts mondial sur les loups et leurs parents sauvages, exprimons notre profonde inquiétude et notre opposition aux changements juridiques et à la persécution prévue des loups en Suisse. Le plan actuel de gestion des loups du gouvernement suisse n'est pas scientifique et contredit les dernières connaissances scientifiques en matière de gestion des carnivores et de protection de la nature. »

Avenir Loup Lynx Jura, l'une des 22 organisations suisses qui soutiennent la lettre, met en garde :

« Non seulement la volonté du peuple Suisse a été bafouée, mais la volonté du législateur n’a pas été respectée ainsi que la procédure de consultation. Cette manière de faire de la politique n’a plus rien du consensus qui a fait la force de notre pays. »

Selon Dr Diana Soldo, écologiste à l'ETH Zurich et fondatrice de Wald Exkursionen :

« Les loups sont importants pour des forêts saines et intactes. Ils doivent être reconnus et avoir le droit d’exister. »

AVES France ajoute que :

« Le loup ne connait pas les frontières ni les distances. Pour garantir la survie à long terme de ces prédateurs emblématiques - sur les plans numérique et génétique -, il est nécessaire de repenser et mettre en œuvre une coordination pour assurer sa conservation et  sa protection entre pays transfrontaliers »

Et FERUS souligne :

« La cohabitation loups / troupeaux est la seule voie possible. Aucune étude n'a prouvé que les tirs et la chasse aux loups étaient efficaces pour protéger les troupeaux. Seuls les moyens de protection fonctionnent. NON à la chasse aux loups / OUI à la cohabitation. »

  

Animal Cross a rejoint les nombreuses associations qui ont signé une lettre ouverte pour dénoncer ce massacre :

Contacts :

En français - Yves Bongard - Secrétaire Avenir Loup Lynx Jura - 07 94 69 67 35

En allemand - ******@*mx.ch/" target="_blank" rel="noopener">Susanne Clauss - membre active Avenir Loup Lynx Jura - 07 94 36 35 37

En anglais - ***@*****in.ch/" target="_blank" rel="noopener">Lucie Wuethrich - membre active Avenir Loup Lynx Jura - 07 94 14 56 15

Cap Ours ne participe pas à la réunion du Groupe Ours Pastoralisme et Activités de Montagne (GOPAM) du 22 novembre 2023 à la préfecture de région à Toulouse

Cap Ours ne participe pas à la réunion du Groupe Ours Pastoralisme et Activités de Montagne (GOPAM) du 22 novembre 2023 à la préfecture de région à Toulouse

Absence de Cap Ours à la réunion de la préfecture de Toulouse le 22 novembre dans l’attente de clarifications publiques de  la Secrétaire d’Etat à la Biodiversité

Les associations de la Coordination CAP Ours ne participeront pas à la réunion du Groupe Ours Pastoralisme et Activités de Montagne (GOPAM) du 22 novembre 2023 à la préfecture de région à Toulouse.

Au printemps dernier, CAP Ours avait demandé à la Secrétaire d’Etat à la Biodiversité qu’elle clarifie publiquement un certain nombre de points sur la politique de l’état en matière d’application du Plan d’actions ours brun (2018-2028) :

  • Un cadre de concertation exclusif au GOPAM, sans négociations parallèles de l’Etat avec les opposants au Plan ours.
  • La poursuite du Plan ours, avec l’élaboration d’un plan d’actions, notamment pour le volet conservation, pour les 5 années qui restent, avec un calendrier, des financements et des indicateurs d’évaluation.
  • Le remplacement des ours tués de la main de l’homme.
  • Une actualisation de l’évaluation démographique et génétique de la population d’ours pour déterminer les actions nécessaires pour qu’elle soit viable à long terme.
  • Une application rigoureuse des mesures de protection des troupeaux avant toute indemnisation des dommages et tout effarouchement simple d’ours « normaux ».
  • L’élaboration d’un Projet européen LIFE Ours afin de donner des moyens supplémentaires à l’action de l’Etat

En bref, depuis un an, CAP Ours interroge l’Etat sur ces points et fait des propositions pour une meilleure gouvernance du dossier ours. Aucune réponse claire n’est apportée par le Secrétariat d’Etat à la biodiversité.

Il est temps que l’Etat abandonne la navigation à vue sur ce dossier et élabore une politique claire et assumée de conservation de cette espèce protégée, comme l’y engagent la Loi française et les textes internationaux qu’il a signés.

Les associations de CAP Ours réaffirment leur volonté de participer à de réelles réunions de concertation mais pas à des faux-semblants qui ne profitent qu’aux opposants à l’ours.

Elles affirment leur volonté de vouloir travailler avec les services de l’Etat et avec tous ceux qui partageront les objectifs de conservation d’une population d’ours, de ses habitats et d’une cohabitation apaisée avec les activités humaines.

Coordination associative Cap Ours

Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Le 22 novembre 2023

Contact presse :

Les associations membres de CAP – Ours :

Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes-Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

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