25 Oct 2019
Les associations membres de la coordination Cap ours ne participeront pas au simulacre « d’échange et de partage » sur l’ours et le pastoralisme ce jeudi 24 octobre à la Préfecture de Toulouse.
N’ayant d’autre option en l’absence de dialogue possible, nous portons devant le Conseil d’Etat et les tribunaux administratifs compétents les principales mesures de la feuille de route « Pastoralisme et ours » de l’Etat, notamment l’effarouchement systématique des ours et la surindemnisation, y compris quand l’ours n’est pas en cause, du bétail trouvé mort.
En 2019, l’Etat a cru devoir expérimenter ces « solutions » exigées par les opposants à l’ours.
L’été qui vient de passer a montré, comme nous l’avions annoncé, que ces mesures ne sont ni pertinentes, ni efficaces, en plus d’être de notre point de vue illégales.
Le seul effet notoire du terrain cédé aux opposants les plus radicaux a été d’en décomplexer le discours : ils réclament maintenant rien de moins que le droit d’éliminer eux-mêmes les ours… !
Le bilan est donc désastreux (voir note détaillée ci-jointe) : les troupeaux ne sont pas mieux protégés et l’acceptation de l’ours s’est dégradée, le tout au prix de risques inconsidérés pour la sécurité des ours dont seul le bilan du suivi 2019 permettra d’évaluer les conséquences.
Attachés à un pastoralisme vivant, nous restons disponibles pour un vrai dialogue.
Rappelant que la restauration d’une population viable d’ours est un cadre légal non négociable, nous contesterons par tous les moyens légaux toute mesure qui oppose activité humaine et protection de la biodiversité.
Il n’y a pas d’autre voie que d’organiser ensemble, comme cela se fait partout ailleurs, une cohabitation responsable et aussi apaisée que possible.
Une délégation Cap Ours sera présente devant la Préfecture de Toulouse cet après-midi dès 15H afin de répondre à vos questions.
Pour nous joindre : Pays de l’Ours : 06 13 59 29 76 / FIEP : 06 52 66 10 64 / Ferus : 06 46 62 19 47
Les associations membres de CAP Ours : Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.
CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours
Le 24 octobre 2019
Bilan synthétique de la feuille de route « Pastoralisme et ours » – 2019
- La diffusion des localisations et des indices d’ours, parfois « en temps réel », n’a rien apporté en matière de protection des troupeaux et de diminution de déclarations de dommages.
Elle n’a pas non plus diminué la défiance des éleveurs.
Elle les a au contraire incités à déclarer les bêtes mortes de causes diverses dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de la localisation pour réclamer des indemnisations.
La publication des localisations des ours auprès de personnes dont certaines n’ont pas fait mystère de leur volonté de les abattre génère par ailleurs un risque pour la sécurité des animaux dont l’Etat prend la responsabilité.
- Les autorisations d’effarouchement, en dehors du protocole ours à problème, n’ont pas permis de diminuer les demandes d’expertise.
Elles n’ont diminué en rien le mécontentement des éleveurs qui refusent de protéger leurs troupeaux et dont le seul but est de se débarrasser de l’ours.
Ces opérations génèrent un risque évident de dérapage et organisent inutilement une confrontation homme – animal potentiellement dangereuse pour l’un comme pour l’autre.
- Les nouvelles dispositions d’indemnisation (AM du 9/07/2019) sont démagogiques.
L’Etat semble avoir perdu la mesure d’une action juste et équilibrée, devant favoriser une acceptation de l’ours, et au moins ne pas en aggraver le rejet.
La nouvelle règle prévoit d’indemniser toute bête morte pour laquelle on ne peut écarter la responsabilité de l’ours. C’est évidemment le cas général, mais cela ne fait pas de l’ours le responsable pour autant. L’Etat créé lui-même une confusion aussi inutile que néfaste.
L’ancien système, basé sur le bénéfice du doute en faveur de l’éleveur, qui était déjà bienveillant et souvent détourné, est ainsi remplacé par une présomption de culpabilité automatique de l’ours, au mépris de la réalité biologique du comportement de l’espèce.
Cela a entraîné dès ce premier été des dérives et des abus dans les attributions de pertes, incitant les éleveurs à ne pas protéger les troupeaux, et à déclarer « à l’ours » toute bête morte en estive.
De ce fait, on assiste à une explosion du nombre de dossiers de demandes d’indemnisation que les opposants s’empressent de présenter comme des dégâts d’ours … !
Evidemment, cela se retourne injustement contre l’ours, et ce n’est probablement que le début si ce système n’est pas rapidement corrigé.
Tous les acteurs du dossier savent pourtant qu’une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent – regroupement nocturne du troupeau – Chiens de protection sélectionnés, éduqués, et en nombre suffisant.
Il a fait ses preuves partout où il est mis en œuvre ; dans toutes les montagnes du Monde, et même dans les Pyrénées !
3 Juin 2019
Les ours des Pyrénées ont besoin de votre aide !
[sta_anchor id= »petition-ours » unsan= »petition ours » /]Signez cette pétition à l’initiative de la coordination associative CAP ours
Protégez les troupeaux et laissons les ours tranquilles !
Le Gouvernement français envisage d’autoriser les éleveurs et bergers à effaroucher les ours dans les Pyrénées dès cet été 2019.
D’abord avec des dispositifs sonores et lumineux, puis avec des « munitions non-létales », c’est à dire des balles en caoutchouc.
C’est inutile et dangereux.
Avec les associations membres de la coordination Cap ours, manifestez votre désaccord en signant cette pétition et en la diffusant largement autour de vous (mails, réseaux sociaux …).
Il n’y a qu’une quarantaine d’ours dans les Pyrénées, cette population est en cours de restauration mais elle est encore très fragile, considérée comme « en danger critique » par les instances environnementales internationales (UICN).
Le seul moyen d’assurer la cohabitation élevage – ours est de protéger les troupeaux.
Les moyens de protection financés par l’Etat sont efficaces : regroupement des troupeaux la nuit, clôtures électriques, chiens de protection (patous).
Plus de 80% des dégâts constatés concernent des troupeaux non ou mal protégés.
Que certains éleveurs refusent de protéger leur troupeau ne peut justifier que l’on « tape » sur les ours, ces mesures d’effarouchement pouvant être dangereuses.
Tous les éleveurs d’Europe et du Monde protègent leurs troupeaux des prédateurs potentiels avec ces mêmes techniques et avec efficacité (les dégâts par ours sont dans les Pyrénées 3 à 5 fois supérieurs à ce qui est constaté ailleurs …).
Les éleveurs pyrénéens doivent réapprendre à vivre avec l’ours, l’Etat doit y concentrer ses moyens et ne plus céder aux demandes et revendications dangereuses et illégales du lobby anti-ours.
[sta_anchor id= »consultation-ours » unsan= »consultation ours » /]Répondez à la consultation publique avant le 14 juin
Les associations membres de la coordination Cap Ours appellent toutes les personnes sensibles à la protection de la Biodiversité à dire non à L’EFFAROUCHEMENT DES OURS dans le cadre de la
consultation du public lancée par l’Etat.
Comment faire pour répondre ?
1/ Cliquez ci-dessous pour accéder à la consultation :
2/Lorsque vous êtes sur le site du Ministère de la transition écologique, descendez dans le texte jusqu’à ce que vous voyez cela et cliquez sur le bouton vert Déposer votre commentaire :

3/Que dire dans votre commentaire ?
Attention : Il s’agit d’une 2ème consultation, complémentaire à celle visant l’ours Goiat. Celle-là concerne tous les ours, elle est ouverte jusqu’au 14 juin.
Nous vous suggérons de commencer votre commentaire par cette formule très claire : « Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées. »
Vous pouvez ensuite compléter selon votre sensibilité avec vos propres arguments, vous pouvez aussi utiliser
ceux-là :
- Le seul moyen de réduire les dégâts d’ours est de protéger les troupeaux. Toutes les actions doivent aller dans ce sens, ce qui n’est pas le cas de ces effarouchements.
- Effaroucher les ours dans ces conditions est illégal en regard de la directive européenne « Habitats ». Il y a en effet d’autres solutions, et c’est potentiellement dangereux pour les ours.
- Le tir à balles de caoutchouc est potentiellement dangereux pour les ours, a fortiori s’il est pratiqué par des personnes non-formées et non-expérimentées comme c’est prévu dans ce projet d’arrêté.
- Le meilleur moyen d’effaroucher les ours sans risque est l’utilisation de chiens de protection. Ils sont autonomes, peu chers et très efficaces quand ils sont bien éduqués, en nombre suffisant et dans de bonnes conditions (troupeaux regroupés la nuit). Hors cas exceptionnel, c’est le seul mode d’effarouchement acceptable.
- Les bergers ont autre chose à faire la nuit que d’effaroucher les ours. Déjà très occupés la journée, ils doivent se reposer la nuit.
- Effaroucher les ours est inutile si les troupeaux sont protégés et inefficaces s’ils ne le sont pas. Il est impossible de faire comprendre à un ours qu’il ne doit pas attaquer à des troupeaux sans protection !
- L’effarouchement d’ours anormalement prédateur est déjà prévu et possible dans le cadre du protocole « ours à problème ». Or, aucun ours actuellement présent dans les Pyrénées ne relève de cette catégorie.
Les associations membres de CAP Ours
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.
30 Avr 2019
Les associations de la coordination associative Pyrénéenne pour l’ours (CAP Ours) se réjouissent de ce que, 15 ans après la naissance de Cannellito, Sorita ait mis bas 2 oursons dans les Pyrénées occidentales.
Cet événement marque symboliquement le début de la restauration de l’espèce dans cette partie des Pyrénées.
Il faudra d’autres lâchers et d’autres naissances afin de reconstituer une population viable de cette espèce protégée dans le massif pyrénéen.
Afin de préserver la tranquillité de l’ourse et des oursons, particulièrement fragiles au cours des premières semaines de vie, CAP Ours demande que les localisations exactes de l’ourse et de ses petits ne soient plus communiquées.
CAP Ours rappelle également l’importance de la mise en place des mesures de protection des troupeaux (bergers, chiens patous, regroupement nocturne) afin d’assurer une cohabitation apaisée entre l’ours, omnivore et prédateur occasionnel, et l’élevage.
La coordination CAP OURS
Les associations membres de CAP – Ours
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE MidiPyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le
Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour
l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.
23 Oct 2018
Coordination CAP Ours, communiqué de presse du 18 octobre 2018
Appel à la vigilance pour les ours dans les Pyrénées
Face aux incitations à destruction des ours et aux appels à perturber intentionnellement Claverina et Sorita (les deux ourses lâchées dans le Béarn), les associations de la Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours (CAP Ours) lancent un nouvel appel à la mobilisation
citoyenne :
APPEL à tous les usagers de la montagne en zones à ours
En complément des actions de l’ONCFS pour assurer la sécurité de cette espèce menacée et donc protégée, nos associations mobilisent autour de l’action Vigie Ours.
Nous lançons un appel à tous les utilisateurs de la montagne sur les secteurs susceptibles d’être fréquentés par les ours : « A l’occasion de vos sorties terrain, soyez vigilants, attentifs et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…) ».
Amis montagnards, usagers des Pyrénées, simples visiteurs, vous pouvez nous faire remonter tout signe suspect ou autre à l’adresse vi***@***us.org ou par téléphone 06 46 62 19 47 ou au FIEP 05 59 62 49 43 fi**@***********et.fr.
Avant de partir en montagne, nos associations vous invitent à vous munir des numéros d’appel d’urgence de la brigade de gendarmerie du secteur concerné, du service départemental de l’ONCFS, du 112 et du numéro de secours. Si vous êtes en présence d’éléments précis et
inquiétants ou douteux (cadavres inexpliqués), il est préférable de les appeler sans délai. Nos associations espèrent que cette action de vigilance et de présence sur le terrain dissuadera les candidats-braconniers de passer à l’acte.
84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées.
Avis aux candidats-braconniers et aux intentions de perturber Claverina et Sorita : tout usager de la montagne est un possible lanceur d’alerte.
Nous rappelons que la destruction d’une espèce protégée est un délit puni par l’article L 415-3 du code de l’Environnement, sanctionné d’une peine de 2 ans de prison et/ou de 150 000 euros d’amende. En cas de destruction « en bande organisée », la sanction peut aller jusqu’à 7
ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende
Constitue une bande organisée au sens de la loi « tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’une ou de plusieurs infractions. » (art. 132-71 du code pénal).
Les associations membres de la coordination Cap Ours :
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), Ferus (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours
Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE MidiPyrénées), Mille Traces, Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-Adet, Société d’Etude de
Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées Atlantiques (SEPANSO 64), Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.