8 Oct 2018
Réunies le 6 octobre 2018 en Béarn, les associations de CAP Ours :
– sont satisfaites de la réussite du lâcher de deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques où l’espèce est présente depuis des millénaires ;
– saluent le courage du gouvernement, des élus et des bergers favorables qui ont permis de relancer une dynamique de vie ;
– remercient les équipes logistiques et techniques pour la qualité de leur travail ;
– condamnent les actes violents, illégaux et antidémocratiques des opposants à l’ours et de ceux qui les encouragent ou les soutiennent ;
– dénoncent l’attitude de ceux qui militent contre l’ours après avoir bénéficié de millions d’euros grâce à sa présence ;
– exigent de l’État de faire respecter le statut d’espèce protégée des ourses lâchées face aux menaces des opposants de les perturber intentionnellement, de les pourchasser et de les tuer.
Les associations membres de CAP Ours :
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.
5 Oct 2018
La réintroduction de 2 ourses dans les Pyrénées déplait à quelques éleveurs qui pensent que la montagne leur appartient et n’hésitent pas à bafouer les lois, au mépris de la démocratie, de l’autorité de l’Etat et de la sécurité des citoyens.Ils menacent gravement les pro ours, organisent des barrages routiers en vallée d’Aspe, fouillent les camions, à grand renfort de communication presse…
La première ourse lâchée, « des anti-ours sont montés effectuer une battue en vallée d’Aspe » écrit le journal La République. « Des détonations ont été entendues du côté d’Etsaut ce jeudi matin. Des éleveurs hostiles aux réintroductions ont confirmé une battue d’effarouchement sur le site possible du lâcher d’une ourse. » « On a tout fait pour qu’elle s’en aille », confirme un participant. Des coups de fusils auraient été tirés.Je suis extrêmement choqué par l’attitude de ces personnes.
Je constate des infractions de trouble, voire d’entrave à la libre circulation sur la voie publique. Je rappelle que la fouille des véhicules est strictement encadrée et doit être réalisée par des personnes assermentées afin de prévenir des infractions et non pour empêcher l’application du droit conformément et notamment à la Directive dite Habitats.En outre, la destruction ou la tentative de destruction d’espèces protégées dont fait partie l’ours, est un délit sanctionné jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
Les jours passent et ils continuent, semblant n’être nullement inquiétés et profitant même des médias pour organiser la publicité de leurs actions totalement hors la loi.
Où est l’autorité de l’Etat ? Que font les personnes qui sont chargées de faire respecter les lois ?
Qui en France pourrait se permettre une telle attitude sans être sévèrement puni ? Y a-t-il des lois différentes d’un français à l’autre ?
Je demande que l’Etat engage des poursuites contre ces personnes et que la loi soit appliquée de toute urgence. Je demande aussi que ces personnes, faisant peser sur l’ours et la population une menace inadmissible, soient immédiatement désarmées.
Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes respectueuses salutations
24 Août 2018
Selon un extrait des résultats de la consultation publique sur la réintroduction de l’ours, la majorité est en faveur du renforcement de 2 ourses dans les Pyrénées quelle que soit l’échelle retenue :
– France entière 88.9%
– 6 départements pyrénéens 71.6%
– Pyrénées-Atlantiques 58.1%
– Communes béarnaises classées en zone montagne 58.6%
Seuls 8.9% sont défavorables avec comme raison invoquée l’incompatibilité de cette action avec le pastoralisme, une atteinte au développement de la région et à sa sécurité.
Les français ne s y trompent donc pas et ne sont pas rentrés dans la démagogie des éleveurs. Oui, l’ours a toute sa place dans nos montagnes où il a toujours régné. Que nos amis éleveurs fassent correctement leur travail auprès de leurs troupeaux, que l’ours trouve dans nos montagnes des arbres, des baies, des fruits,… de quoi se nourrir en sortant de son hibernation et les attaques sur les troupeaux cesseront.
Laissons la Nature vivre et faire ce qu’elle a toujours fait depuis des millénaires. Les prédateurs, les proies, la faune et le flore n’ont jamais eu besoin de nous pour s’autoreguler. Les prédateurs le font naturellement en fonction de la quantité de gibier, qui lui-même s autorégule en fonction de la flore, qui elle même… Etc. Seul l’homme détruit la planète en se positionnant en maître absolu et en ne regardant que son propre profit sans se soucier de l’avenir de l’humanité.
Et pourtant il n’y a pas de vie possible dans une « nature » aseptisée où le « sauvage » n’existe pas, où l’homme essaye de maintenir le soi-disant « équilibre » qui l’arrange pour son propre profit. Oui, les prédateurs ont toute leur place sur Terre et en France. A moins que l’homme exige que le seul prédateur soit lui-même et que tout doit être exterminé. Et après ?
Que personne ne s’y trompe : plus de vie, plus de Nature, plus de plantes sauvages, médicinales, plus d’arbres, plus de gibiers, plus de Vie, plus de Terre.
Alors encore merci aux français d’avoir vu la réelle et absolue nécessité d’une nature, de la Nature et bienvenue aux nouvelles ourses qui ont toujours eu leur place dans les Pyrénées.
26 Juin 2018
Soutenons ce projet pour garantir l’arrivée de deux ourses en Béarn à l’automne.
Merci de participer et de diffuser cette info autour de vous.
Nous DEMANDONS A TOUTES LES PERSOONES FAVORABLES A LA PROTECTION DE L’OURS DANS LES PYRENEES d’y participer, en commençant leur texte par : « Je suis favorable au lâcher de deux ourses en Pyrénées occidentales à l’automne 2018. » puis à personnaliser vos messages.
C’est la dernière ligne droite avant les lâchers, mobilisons-nous !
Alors qu’une opposition aux lâchers d’ours extemement minoritaire mais très bruyante essaie de faire échouer le projet, le succès de cette consultation sera déterminant ! Rappelons que la précédente consultation publique sur l’ours, en février-mars 2017, avait permis d’obtenir l’annonce des lâchers.
30 Avr 2018
Coordination Cap Ours, communiqué du 30 avril 2018
Les associations de la coordination Cap Ours ne peuvent pas comprendre ni accepter la réaction et l’attitude violentes des organisations agricoles suite à l’annonce du lâcher de deux ourses en Béarn à l’automne prochain.
Si les éleveurs sont bien sûr des acteurs importants du milieu montagnard, l’agriculture n’en est pas le seul enjeu. La montagne est un espace collectif, multifonctionnel, où chaque acteur doit prendre en compte et respecter les autres usages et enjeux, dont la
préservation de la biodiversité.
Comme l’a montré le dernier sondage IFOP, la grande majorité de la population, nationale comme locale, et y compris montagnarde, approuve la décision de lâcher deux ourses en Béarn afin d’y éviter la disparition de l’espèce à court terme.
Les agriculteurs, et les élus qui les soutiennent, ne peuvent pas ignorer cet avis majoritaire, au risque de se couper de la population et du reste de la Société.
Or, toute l’économie montagnarde, et notamment l’agriculture, dépend des villes et des plaines.
Qui achète et consomme les produits agricoles ? Qui finance par ses impôts la politique de soutien à l’agriculture sans laquelle il n’y aurait plus d’éleveur en montagne ?
Au 21e siècle où l’interconnexion et l’interdépendance des territoires sont la règle, les agriculteurs ne peuvent rester sur une vision corporatiste, ne considérant que leurs seuls intérêts, et chercher à l’imposer, a fortiori par la violence, à la majorité dont ils
dépendent.
C’est d’autant plus inacceptable que la collectivité fait depuis longtemps, et continue de faire, des efforts financiers considérables pour favoriser la cohabitation élevage – ours dans les Pyrénées : Indemnisation des dégâts, restauration des cabanes d’estive, financement des
salaires des bergers, des clôtures, des chiens de protection, des moyens de transport et de communication …
Si des adaptations nouvelles doivent être apportées, c’est autour de la table que l’on doit en discuter, dans le respect de chacun, de l’ensemble des enjeux, et de l’intérêt général.
Les associations membres de la coordination Cap Ours :
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), Ferus (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature Midi-Pyrénées, Pays de l’Ours-Adet, Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées Atlantiques (SEPANSO 64), Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.
Contact presse : co*****@**********ss.org
28 Fév 2018
Quatorze associations environnementales ont choisi l’avant-veille de la journée mondiale de la vie sauvage instituée par l’ONU pour rendre public un nouveau sondage confirmant le soutien massif des Français comme des Pyrénéens à la protection de l’ours en France et au lâcher de deux femelles en Béarn où il ne reste plus que deux mâles.

Ce sondage, représentatif de la population française et des Pyrénées Occidentales[1], réalisé par l’IFOP la semaine dernière, est particulièrement clair :
– 84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées (soit une progression notable de + 8% par rapport au sondage précédent de 2008). Le soutien reste massif dans les Pyrénées occidentales avec 76 % d’avis favorables (78 % en Pyrénées-Atlantiques et 70 % en Hautes-Pyrénées).
– 73 % des habitants des Pyrénées Occidentales sont favorables à des lâchers de femelles en Béarn
– 76 % en Pyrénées-Atlantiques
– 66 % en Hautes-Pyrénées

La conclusion s’impose : La protection de l’ours est un des sujets les plus consensuels, en France comme dans les Pyrénées !
Le lâcher de deux ourses en Pyrénées Occidentales dès ce printemps est capital. Il s’agit d’une mesure conservatoire urgente et impérative qui permettrait d’éviter la disparition imminente de l’espèce à l’Ouest des Pyrénées.
Tout retard nécessiterait une intervention ultérieure beaucoup plus importante. Au vu du sondage, les Français ne comprendraient pas qu’une telle action positive et constructive soit reportée.
Au regard des résultats de ce nouveau sondage, le message envoyé à Nicolas Hulot et Emmanuel Macron,qui ont tous deux soutenu ce projet lors de la campagne présidentielle, est franc et massif.
Leur réponse est attendue dans les jours à venir, avec impatience et attention.
Télécharger le dossier complet du sondage national
Télécharger le dossier complet du sondage départemental
[1] Sondage national réalisé du 21 au 22 Février 2018 auprès d’un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Sondage « Pyrénées-Atlantiques » réalisé du 20 au 24 Février 2018 auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatif de la population des Pyrénées-Atlantiques âgée de 18 ans et plus.
Sondage « Hautes-Pyrénées » réalisé du 20 au 24 Février 2018 auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatif de la population des Hautes-Pyrénées âgée de 18 ans et plus.