Le vrai visage des anti-ours

Le vrai visage des anti-ours

Depuis que le comité de massif a enfin mis au vote le volet Ours brun de la Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité, les anti-ours  montrent  leur vrai visage.

La sortie houleuse et agitée des représentants favorables à l’ours lors du comité de massif du 1er juillet, ainsi que les récentes accusations non prouvées sur l’ours lors du dérochement de 125 brebis en début de semaine, tous les prétextes sont bons pour se faire entendre.
Malgré leurs dires, il faut savoir que les anti-ours sont largement minoritaires dans les Pyrénées, et ils ne représentent principalement que des éleveurs, chasseurs , et proches comparses….voulant visiblement tirer profit seuls de la montagne. Refusant très souvent de suivre les mesures de bons sens à prendre avec leur troupeau afin de cohabiter avec l’ours, ils acceptent par contre très volontiers les subventions en faveur de l’élevage de montagne…

On rappellera qu’il y a de plus en plus d’ours dans les Pyrénées, et que proportionnellement, les attaques sont moindres. (voir  rapport conclusion ONCFS 2015).
Aussi, on dénombre un peu plus d’une centaine de prédations imputables à l’ours chaque année, alors que l’on estime entre 10000 et 15000 décès de brebis dus aux maladies, accidents,  et manques de soins par an dans les Pyrénées…

Messieurs les anti ours, vous n’êtes définitivement pas des protecteurs de la nature, mais bien des profiteurs de la nature, vous l’entretenez uniquement pour l’exploiter.

Communiqué de presse : Toujours pas de décision pour la conservation de l’ours dans les Pyrénées

Communiqué de presse : Toujours pas de décision pour la conservation de l’ours dans les Pyrénées

Communiqué de presse de CAP- Ours

Le Comité de Massif des Pyrénées devait se prononcer hier jeudi 12 mai 2016 sur le volet Ours brun de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité. Une fois encore ce point a été retiré de l’ordre du jour.

Voulant être impliqué dans les décisions concernant la restauration de la population ours dans les Pyrénées, le Comité de Massif des Pyrénées s’est vu confier en 2010, par le ministère de l’Ecologie, le travail d’élaboration du volet Ours brun de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité.

Après 6 ans d’attente et de tergiversations, de report en report sous des prétextes divers et variés, l’espoir était grand de disposer enfin d’une stratégie pour sauver l’ours des Pyrénées.Mais une fois encore, le comité de massif reporte l’examen du volet Ours au motif que certains élus n’ont pas eu le temps de s’approprier le dossier et remet sa décision au 1er juillet prochain. Alors même qu’il y a eu une réunion d’information spécifique le 12 Avril 2016 à destination des nouveaux élus.

Les associations de CAP Ours dénoncent ce nouveau report et prennent note de l’échéance annoncée, qui doit permettre aux élus de prendre enfin leurs responsabilités, la situation actuelle étant pour cette instance aussi absurde que ridicule.Les associations de CAP Ours rappellent que sans renforcement à court terme, il sera impossible de maintenir le noyau occidental qui ne compte plus que 2 mâles et bien difficile d’apporter de la diversité génétique au noyau central qui bien qu’en phase de restauration, a encore besoin de renforcement comme le confirme l’avis des experts du Museum National d’Histoire Naturelle.

 

Ours : les associations interpellent le Président du Comité de Massif

Ours : les associations interpellent le Président du Comité de Massif

Le refus de mettre le sujet de l’ours à l’ordre du jour du prochain Comité de Massif montre à quel point point on ne peut lui faire confiance pour gérer ce dossier.


CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours

Lettre ouverte à François Maïtia,
Co-Président du Comité de massif

Le 4 mars 2015

Monsieur le Président,

A la demande du Ministre de l’Écologie, le Comité de Massif des Pyrénées a reçu la commande, en décembre 2013, de faire des propositions sur le volet ours de la  » Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité ».

Un groupe de travail s’est réuni quatre fois d’avril à juin 2014. Ses propositions ont été présentées au comité de suivi le 22 septembre 2014. Elles devaient être soumises, pour avis, au Comité de Massif en séance plénière, avant la fin de l’année 2014, selon la commande ministérielle.

Vous avez fait modifier ces propositions, en ajoutant un scénario non retenu par le groupe de travail et par l’expertise du Muséum National d’Histoire Naturelle de septembre 2013, à savoir la  » non intervention « , c’est à dire pas de renforcement de la population d’ours.

La principale proposition du groupe de travail, basée sur l’expertise sans appel du muséum est précisément le renforcement de femelles, en Béarn pour éviter la disparition de l’espèce à court terme dans tout l’ouest des Pyrénées, ainsi que dans les Pyrénées centrales pour lutter contre la consanguinité et une probable extinction à moyen ou long terme.

Nous apprenons aujourd’hui que vous avez choisi de ne pas mettre ce point à l’ordre du jour du prochain Comité de Massif du 10 mars 2015, pour cause d’élections départementales. Nous sommes sidérés de voir que des considérations purement politiciennes à très court terme prennent le pas sur des enjeux aussi importants que la préservation du patrimoine naturel, et mettent à mal des décennies d’efforts humains et financiers pour la sauvegarde de cette espèce.

Nous dénonçons cette nouvelle manipulation et cette attitude électoraliste qui démontre à quel point l’État ne peut pas vous faire confiance en matière de conservation de cette espèce protégée, classée prioritaire par la Commission européenne et pour laquelle la France a pris des engagements et a une obligation de résultats.

En effet, ce faisant, vous dénaturez la démarche proposée par le Ministère de l’Écologie de traiter les futures mesures de conservation de l’ours brun dans le cadre de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité. Par votre attitude, vous videz complètement cette stratégie de son objectif premier qui était de prouver la compatibilité entre la protection de la biodiversité et les activités économiques et sociales.

Comme cela a été le cas jusqu’à présent, la conservation de cette espèce peut contribuer à pérenniser des soutiens européens, liés à la préservation de la biodiversité, en faveur du pastoralisme.
Elle peut aussi permettre de valoriser, dans les Pyrénées, des activités économiques complémentaires de l’élevage, avec une forte image de nature, comme cela a commencé à se faire dans les Pyrénées et se fait ailleurs en Europe avec succès.

C’est d’ailleurs l’esprit de la  » Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité « , alliant écologie et économie, que le Ministère de l’Écologie a proposé au Comité de massif Pyrénées de développer avec lui.

L’ours brun, véritable symbole des Pyrénées, a vécu dans cette région depuis des temps immémoriaux. Il fait partie du patrimoine naturel et culturel pyrénéen (carnaval, blasons, toponymie, mythes et légendes…). Votre devoir est de le protéger.

De quel droit allez-vous le condamner à disparaître rapidement dans le Béarn et à moyen terme dans le reste du massif pyrénéen ?

Que sont devenus les engagements, vis-à-vis de la protection de l’ours brun, qu’avait pris le Conseil régional d’Aquitaine (dont vous êtes vice-président), en signant la charte de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn et les contrats de Charte de 1994 et 2004 ?

Qu’est devenu l’émoi que vous aviez exprimé lors de la mort de la dernière ourse béarnaise, Cannelle, quand vous déclariez  » …que la disparition de la dernière ourse pèsera sur notre génération (…) que l’image de la chasse a été atteinte. Au delà, c’est l’image des Pyrénées et de l’Aquitaine qui se trouve écornée par cet acte irréparable…  » ?

Serez-vous de ceux qui, en parfaite connaissance de cause, auront œuvré pour faire disparaître cette espèce emblématique du patrimoine pyrénéen ?

Nous vous demandons, Monsieur le Président, de vous ressaisir et de faire face aux responsabilités que vous avez sollicitées et acceptées en prenant en compte la demande du Ministère sur le volet ours de la SPVB.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération distinguée.


Les associations membres de CAP Ours

Altaïr Nature, Animal Cross,, Association Nature Comminges (ANC), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France, Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature Midi-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), WWF France.

L’ours ou le problème pyrénéen

L’ours ou le problème pyrénéen

Vous entendrez souvent parler du problème ours dans les Pyrénées, mais qu’en est-il réellement ?

Venez-vous balader dans nos montagnes et admirer toutes ces boutiques avec l’image de l’ours.

La réalité du terrain est tout autre que ce que souhaitent nous vendre les médias friands de conflits et d’histoires sensationnelles. Bien sûr, certains éleveurs sont contre l’ours. Et reconnaissons qu’ils sont particulièrement doués pour se faire entendre, aidés bien sûr par certains médias.

Mais savez vous que le bilan de l’été 2014 impacté à l’ours est de 135 bêtes et 1 ruche ?  

Ce qui représente moins de 1% de la mortalité totale du bétail qui est estimée à plus de 25 000 brebis chaque été dans les Pyrénées. En somme pas de quoi susciter une polémique sur les attaques d’ours. Non, l’ours ne décimera pas les troupeaux, non, l’ours ne sera pas responsable de tous les maux des éleveurs.

Du coup, deux nouveaux bouc-émissaires font leur apparition : Le loup dont personne n’a vu son museau dans les Pyrénées et le vautour fauve qui n’a jamais de mémoire d’homme tué un seul animal sain et en bonne santé. Quel bonheur de pouvoir voir voler et s’approcher ces merveilleux empereurs du ciel.

Qui n’a jamais secrètement rêvé de pouvoir prendre en photo un ours au détour d’une balade? Ceux qui ont pu le faire en sont encore émerveillés et le racontent des étoiles plein les yeux.

Pourquoi un tel acharnement contre des animaux sauvages, qui ne demandent rien de plus que de continuer à vivre dans leur milieu naturel ? Tout simplement parce qu’il est plus facile de se plaindre que de faire correctement son travail. Comment faisaient nos grands-pères ? Ils ne se plaignaient pas, vivaient au rythme de leur troupeau et non l’inverse et gardaient soigneusement leurs troupeaux… Ah oui, messieurs les éleveurs, si la montagne était stérile, complètement décimée de la population d’animal sauvage, où seul l’homme régnerait en maître incontesté des lieux…un Éden pour votre travail, mais quelle perte incommensurable pour l’homme !

 

Le problème pyrénéen est plus un défi, un défi de ce siècle :

Accepter et savoir partager les territoires en bonne intelligence pour respecter la nature et la faune sauvage en place, en conservant les droits vitaux des espèces présentes.

Suite au refus de Ségolène Royal de lâcher des ours, les associations remettent une pétition de plus de 25 000 signatures

Suite au refus de Ségolène Royal de lâcher des ours, les associations remettent une pétition de plus de 25 000 signatures

Les associations membres de la coordination “Cap Ours” remettent au Gouvernement français une pétition  signée par plus de 25 000 personnes, lui demandant :

  • Le renforcement immédiat des deux noyaux de population d’ours.
  • Une meilleure protection juridique de l’ours brun en France.
  • Une meilleure protection de son habitat en France.
  • Une politique volontariste de valorisation pour les populations locales de ce patrimoine naturel exceptionnel
  • Des mesures efficaces qui favorisent la cohabitation, la prévention et la compensation des dommages à l’élevage pyrénéen.

Cette pétition a été lancée par un collectif franco-espagnol d’associations impliquées dans la protection de l’ours dans les Pyrénées :

 

Associations françaises (membres de  CAP Ours) :

Altaïr Nature, Animal Cross, Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne du département Pyrénées-Orientales (APAM 66), Association Nature Comminges (ANC), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi-Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Mille Traces, Nature Midi-Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), SNPN (Société Nationale de Protection de la Nature), S’Ours, WWF France.
Associations espagnoles :
Acció Natura, ADENA -WWF España,  Amigos de la Tierra Aragón, Asociación naturalista de Aragón (ANSAR), (DEPANA) Lliga per a la Defensa del Patrimoni Natural, Ecologistas en Acción Aragón, Fondo natural, Fondo para la protección de los animales salvajes (FAPAS), Fundación para la Conservación del quebrantahuesos (FCQ), GURELUR (Fondo Navarro para la Protección del Medio Natural.

Incompétence de la ministre de l’écologie Mme Royal

Incompétence de la ministre de l’écologie Mme Royal

Mme Royal s’est visiblement trompé de ministère. Lors de sa venue samedi dernier dans les Pyrénées, Mme Royal a déclaré:  « le territoire des Pyrénées n’est pas adapté à la réintroduction de l’ours »; or ce territoire est le territoire des ours depuis des millénaires! Oserions nous rappeler à Mme La Ministre ce qu’est la biodiversité? Le partage des territoires entre les hommes et les animaux  doit faire partie de son « travail » au sein du ministère.

De même il est totalement inadmissible qu’une ministre de l’écologie ose donner l’ordre d’abattre des loups qui sont une espèce protégée et qui plus est dans les Parc Nationaux.

Souhaite-t-elle faire de la France un pays stérile sans biodiversité, sans animaux, entièrement dévoué aux bon vouloir de certains éleveurs?

En faisant cela, elle bafoue les directives de la Commission Européenne, elle ignore les dernières recommandations scientifiques du muséum d’histoire naturelle de Toulouse, elle piétine le travail de certains de ces prédécesseurs dans ce ministère ainsi que le travail des associations.

Nous ne serions que recommander à Mme Royal de faire son travail en apprenant les dossiers de son ministère.

Mme Royal, en tant que politicienne n’êtes-vous pas censé écouter la voix du peuple français et pas seulement certains lobbying du « Pastoralisme » ?

Mme Royal si ces dossiers sont trop compliqués pour vous, Animal Cross accueillera votre démission avec plaisir!

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