Consultation publique loup : donnez votre avis avant le 25 décembre

Consultation publique loup : donnez votre avis avant le 25 décembre

Une nouvelle consultation du public vise à reconduire pour l’année 2020 les dispositions de tir du loup appliquées en 2019, et ayant conduit à l’abattage de 96 loups. Elles assouplissent encore les conditions de tir, et visent clairement à réduire l’expansion géographique des loups.

La voici : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-experimentation-de-a2110.html?id_rubrique=2

Cette fois, le Conseil National de Protection de la Nature n’est consulté que de façon très tardive (vers la fin de la période de consultation publique …), car cette instance indépendante avait mis en relief le 25 avril 2019 le caractère dangereux du dispositif mis en place par l’Etat.

Nous vous invitons à répondre à la consultation publique en cliquant ici, puis sur le bouton vert DEPOSER VOTRE COMMENTAIRE. Pour que votre avis soit pris en compte, reprenez ci-dessous les arguments qui vous conviennent en les reformulant ; des outils de comparaison sont utilisés par les services de l’Etat, qui conduisent à l’annulation des avis en cas de « copié/collé «. Les remarques autres qu’en rapport direct avec le texte conduisent aussi à l’invalidation de l’avis.

Animal Cross juge ces dispositions inacceptables, et vous invite à le faire savoir. Reprenant dans l’ordre le texte proposé :

 Les mesures étaient présentées comme « expérimentales « en 2019, et le sont de nouveau. Pourtant, elles n’ont fait l’objet d’aucune analyse, d’aucun bilan montrant une baisse de la prédation. On sait d’ores et déjà que les tirs n’ont pas d’effet réducteur de la prédation sur cheptels domestiques, bien au contraire.

 De nouveau, le seuil de 500 loups, vu par l’État comme un plafond au-delà duquel il se déclare autorisé à recourir à des mesures radicales, est une interprétation biaisée d’un rapport du MNHN ; d’ailleurs, l’UICN considère toujours le loup comme une espèce menacée en France

 Le taux de prélèvement de 17% de la population, pouvant être porté à 19%, est beaucoup trop élevé pour garantir la conservation du loup à long terme ; or c’est bien ce que prévoit la Directive européenne Habitats-Faune-Flore : « … que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups «.

 Plutôt que de se concentrer sur la mise en place, et le contrôle, des moyens de protection, l’Etat adopte la destruction des individus comme seule réponse à la prédation des troupeaux. En cela, il répond toujours positivement aux exigences des organisations syndicales agricoles.

 Mieux encore, cette nouvelle mouture crée la notion de « zones difficilement protégeables », où les tirs létaux du loup pourront être réalisés sans mise en place préalable de moyens de protection, et avec l’appui de 3 tireurs.

 Or on sait que tout territoire peut être efficacement protégé. C’est la politique, ajoutée à la pression des élus locaux, qui définissent ces zones.

 Les tirs de loup ne font en aucune façon baisser la prédation sur troupeaux domestiques ! Seuls les moyens de protection sont valables.

 Aucune étude n’analyse les effets conjugués du braconnage, déjà très important, de la mortalité accidentelle, de la mortalité naturelle et de ce nouveau quota de 100 individus, sur l’état de conservation favorable du loup

 L’Etat se désengage au plan de la sécurité des tirs : les tirs de défense renforcée ne sont plus encadrés par l’ONCFS, et les chasseurs pourront à loisir utiliser la technologie d’amplification de lumière et la détection thermique pour en découdre avec les loups, alors qu’ils étaient jusque-là réservés aux unités assermentées.

 

Sortie du film « Marche avec les loups » de J. M Bertand

Sortie du film « Marche avec les loups » de J. M Bertand

En salles le 15 janvier 2020

Après avoir disparu pendant près de 80 ans et malgré les obstacles, les loups sont en train de retrouver leurs anciens territoires. Ce film raconte le grand mystère de la dispersion des loups: comment les jeunes loups quittent le territoire qui les a vus naître, et la façon dont ces aventuriers partent à la conquête de nouveaux territoires.

Deux années durant, Jean-Michel Bertrand a mené une véritable enquête pour tenter de comprendre le fonctionnement complexe et erratique de ces jeunes loups, leurs rencontres avec leurs semblables et les opportunités de se mettre en couple. Dans le sillage des loups nomades, le film nous raconte comment ceux-ci doivent traverser des territoires hostiles déjà occupés par leurs semblables et dans lesquels ils ne sont pas les bienvenus, ou d’autres, plus nombreux, colonisés par les humains.

Heureusement, subsistent des territoires sauvages connus seuls de ces aventuriers…

Après « La Vallée des Loups » sorti en 2017 et qui a enregistré plus de 200.000 entrées, « Marche avec Les Loups » poursuit l’aventure de Jean-Michel Bertrand avec la nature.

Voir la bande-annonce : https://youtu.be/O04E8b3uK_U

Les dates et salles des avant-premières en présence de Jean-Michel Bertrand :

– Le 1er décembre à 15h30 à Strasbourg ( 67) au cinéma Star 27 Rue du Jeu-des-Enfants, 67000 Strasbourg
– Le 1er décembre à 17h30 à Erstein ( 67) cinéma Erstein, Rue Jean Philippe Bapst, 67150 Erstein
– Le 1er décembre à 20h00 à Reichshoffen (67) Castine, 12 Rue du Général Koenig, 67110 Reichshoffen
– Le 2 décembre à 20h00 à Marckolsheim (67) à La Bouilloire, Impasse de l’École, 67390 Marckolsheim
– Le 3 décembre à 20h30 à Sélestat (67) cinéma Select, 48 Rue President Poincare, 67600 Sélestat
– Le 4 décembre à Richeim (68) à La Passerelle, Allée du Chemin Vert, 68170 Rixheim
– Le 5 décembre à Villé (67) au MJC Le Vivarium, 53 Rue de Bassemberg, 67220 Villé
– Le 6 décembre à Wingen (67) au  Cinéma Amitié Plus, 29 Rue de Zittersheim, 67290 Wingen-sur-Moder
– Le 8 décembre à 17h00 à Saint-Egrève (38) à La Vence Scène, 1 Avenue Général de Gaulle, 38120 Saint-Egrève, dans le cadre du Festival International du Film Nature & Environnement
– Le 10 décembre à 18h30 à Marmande (47) au Plaza, 36 Boulevard de Mare 32, 47200 Marmande
– Le 11 décembre à 14h00 à Pessac (33) au Jean Eustache, Place de la 5ème République, 33600 Pessac
– Le 16 décembre à Albertville (73) au Dôme, 135 Place de l’Europe, 73200 Albertville
– Le 17 décembre à Valence (26) au LUX Scène Nationale. 36 Boulevard Général de Gaulle, 26000 Valence
– Le 18 décembre aux Arcs (74) dans le cadre du Festival LES ARCS
– Le 20 décembre à 20h50 à Guillestre (05) au Rioubel, 111 Chemin d’Eygliers, 05600 Guillestre
– Le 21 décembre  à Briançon (05) au Eden Studio, 35 Rue Pasteur, 05100 Briançon
– Le 22 décembre à Apt (88), au cinéma Le Cesar, Rue Scudéry, 84400 Apt
– Le 26 décembre à Vagney (88) à L’Entr’Actes, 2 Ruelle des Viaux, 88120 Vagney
– Le 28 décembre à Embrun (05) au cinéma Le Roc, Boulevard Pasteur, 05200 Embrun
– Le 29 décembre à St Bonnet en Champsaur (05) cinema Central
– Le 2 ou 3 janvier à Grenoble (38), cinéma Le Club
– Le 4 janvier à L’argentière (05) à L’eau Vive, 401 Avenue Charles de Gaulle, 05120 L’Argentière-la-Bessée
– Le 10 janvier à Paris (75001), UGC Les Halles
– Le 12 janvier à Lyon (69) à 11h au Comoedia, 13 Avenue Berthelot, 69007 Lyon

 

Incitation au braconnage du loup en Haute-Savoie : Animal Cross accuse !

Incitation au braconnage du loup en Haute-Savoie : Animal Cross accuse !

Le 28 mai passé s’est tenu à Annecy le comité loup auquel participaient un député, des suppléants de députés, la DDT, l’ONCFS, l’ONF, la DREAL, un directeur de Parc National, et des présidents et représentants de syndicats d’élevage.
Le représentant de la Coordination Rurale a affirmé, sans ambiguité, son soutien plein et entier au braconnier de loup (Féternes), « qu’il connaît personnellement ». Avec l’appui des éleveurs et syndicats d’éleveurs présents.
Lors du précédent comité loup, c’était le président de la FDSEA74 qui avait fait de même.
Selon l’adage « qui ne dit mot consent »:
– Animal Cross ACCUSE la DDT, pour préserver sa tranquilité, de ne pas relever ces propos, et donc d’accepter le braconnage,
– Animal Cross ACCUSE ONF et ONCFS, pourtant impliqués dans la lutte contre le braconnage, de n’en dire mot en public,
– Animal Cross ACCUSE le député Saddier présent d’encourager cela par son silence
– Animal Cross ACCUSE les syndicats d’éleveurs d’être dans un tel état d’impunité, qu’ils peuvent se permettre d’en appeler au braconnage et de décrire la meilleure façon de tromper les services de l’Etat
– Animal Cross ACCUSE l’Etat de veulerie vis à vis des syndicats qui utilisent la force comme moyen de pression.

Plan loup 2018-2023 : écrivez à vos députés !

Plan loup 2018-2023 : écrivez à vos députés !

Le ministère de la transition écologique a confirmé aujourd’hui le « plan loup 2018-2023 », ignorant en cela l’avis de 75% des français ayant participé à la consultation sur ce plan en Janvier 2018.
Ce plan prévoit l’abattage de 40 loups en 2018, ce qui portera probablement à 80 le nombre de loups abattus pendant l’année s’écoulant du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018 (soit 20 à 30% de la population estimée).
Nous avions alors dénoncé et argumenté contre ce plan ici dans un article vous appelant à répondre à la consultation sur le loup
Parallèlement, 22 députés ont signé une tribune très largement défavorable au loup, consultable ici:

 

En vous inspirant, ou pas, de notre lettre jointe co-rédigée avec CAP Loup, nous vous invitons à écrire à l’ensemble de ces députés, dont les courriels figurent ci-dessous.

Les départements de ces signataires sont les 04 (2), 05 (2), 11, 12 (2), 13,  26 (2), 30 (3), 34, 38, 46, 65, 70, 74 (2), 81 (2) , mais l’opposition au loup étant nationale, il nous semble censé d’écrire à tous ces députés.

Donc:

  1. Copier/adapter le message ci-dessous, sans injure SVP 😉
  2. Choisir les destinataires ci-dessous :

pascale.boyer@assemblee-nationale.fr; celia.delavergne@assemblee-nationale.fr; francoise.dumas@assemblee-nationale.fr; frederique.lardet@assemblee-nationale.fr; philippe.folliot@assemblee-nationale.fr; veronique.riotton@assemblee-nationale.fr; jean-francois.eliaou@assemblee-nationale.fr; anne.blanc@assemblee-nationale.fr; annie.chapelier@assemblee-nationale.fr; Emmanuelle.Fontaine-Domeizel@assemblee-nationale.fr; joel.giraud@assemblee-nationale.fr;monique.limon@assemblee-nationale.fr; olivier.gaillard@assemblee-nationale.fr; delphine.bagarry@assemblee-nationale.fr; huguette.tiegna@assemblee-nationale.fr; barbara.bessotballot@assemblee-nationale.fr; jean-bernard.sempastous@assemblee-nationale.fr; monica.michel@assemblee-nationale.fr; mireille.robert@assemblee-nationale.fr; stephane.mazars@assemblee-nationale.fr; jean.terlier@assemblee-nationale.fr; alice.thourot@assemblee-nationale.fr

  1. Copie (cc:) SVP  à loup@animal-cross.org afin de pouvoir mesurer votre intérêt pour cette action.

Merci pour les loups.

 

 

Madame/Monsieur la/le député,

 

Vous êtes co-signataire de la « Contribution collective de députés LREM à la consultation publique sur le Plan loup ». Parmi les arguments portés à charge contre le loup, je n’en retiendrai que quelques-uns.

 

« Dégradation des espaces » : il est reconnu que la présence de grands prédateurs évite la concentration d’ongulés sauvages, et son corollaire qu’est l’abroutissement excessif. Des études ont au contraire montré que la présence du loup s’accompagne de la régénération des forêts[1].

 

Les activités touristiques ne sont pas « menacées par la présence de patous », mais la production de ces chiens de protection doit être mieux encadrée et contrôlée. C’est d’ailleurs là l’objectif des actions prévues au PNA concernant les moyens de protection (Actions 1.2, 1.12).

 

Nous ne nous attendions pas à ce vous attribuiez la « prolifération de nuisibles comme le sanglier » au retour du loup puisqu’il est l’un de ses prédateurs naturels ; il faut, pour qu’il puisse jouer son rôle, que les meutes ne soient pas déstructurées par les tirs.

 

Vous évoquez la « survie de l’activité pastorale » : ce n’est pas le loup qui est la cause des difficultés économiques des filières concernées, mais tout un ensemble de facteurs tout à la fois politiques et économiques. Bien au contraire, l’essentiel des aides sert à la création d’emploi d’aides-bergers et à la construction de cabanes d’alpage. Ainsi, l’élevage ovin décline moins dans les zones de présence du loup que sur le reste du territoire [2] – [3].

 

Par ailleurs, la politique de protection du loup, est, contrairement à ce qu’indique votre contribution, déjà largement assumée par les contribuables français. La requête d’inconditionnalité des indemnisations est une insulte à vos électeurs, qui quant à eux, sont contrôlés dans tous les domaines. Que les bonnes pratiques de protection soient préalables à l’indemnisation des pertes et dûment évaluées est une mesure de bon sens, mais aussi une exigence propre aux aides PAC.

 

Les propositions « d’accompagnement individuel des éleveurs » nous semblent être intéressantes, dans la mesure où le cadre général est respecté.

 

Vos électeurs sont attentifs à la qualité de vos engagements, et aux dossiers que vous défendez. Nous veillerons à ce qu’ils soient bien informés de l’approche de leur député sur ce sujet de plus en plus observé qu’est le respect de la biodiversité.

 

Signature

[1] Rapport « Le loup en France « du CSPNB.

[2] AGRESTE (2015). Statistiques agricoles. Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

[3] Institut de l’élevage (2014). Chiffres clés de la production ovine lait & viande.

 

Consultation publique loup : donnez votre avis avant le 25 décembre

Consultation loup : répondez avant le 29 janvier !

Il y a deux consultations :
• L’une concerne le plan national loup 2018-2023
• L’autre concerne 2 arrêtés interministériels, revus chaque année, le premier fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées, le second le quota de loups dont la destruction pourra (et sera) autorisée : voir les 2 arrêtés 

Quelques conseils pour répondre et comprendre les enjeux :

Dans le titre, soyez direct, façon « NON aux tirs de loups « car il est probable que les statistiques de « Pour/Contre « soient basées sur une évaluation rapide.
C’est l’expression d’un avis, donc le même texte peut à la rigueur être utilisé dans les deux consultations (la seconde appelle les mêmes arguments depuis 2012).
Ce PNL, qui s’appelle maintenant PNA (plan national d’actions/plan national loup) est l’aboutissement d’arrêtés annuels qui depuis 2012 tendent à abattre les loups de façon toujours plus simple. Même s’il est théâtralement dénoncé par l’ensemble des syndicats agricoles et d’élevage. Le postulat est qu’il faut limiter la population de loups à 500 individus, mais sans véritablement obliger éleveurs et bergers à sérieusement protéger leurs troupeaux.

Voici les points que vous pouvez développer pour une argumentation technique. Sinon, vous pouvez donner votre avis globalement sur la destruction d’une espèce protégée

  • « NON aux tirs de loups.
  • Je suis opposé(e)  au tir des loups car sur les fronts de colonisation, les tirs de défense et de prélèvement pourront être décrétés sans qu’il n’existe de mesure de protection des troupeaux (Action 2.1 du PNL).
  • Mieux encore, on prévoit que les éleveurs auto-évaluent les prédations dans des départements pilotes, c.a.d. qu’ils décident eux-mêmes, sans la visite de la DDT ou de l’ONCFS comme cela se pratique aujourd’hui (Action 3.2 du PNL), si le loup est bien responsable de la mort de leur animal. Les éleveurs rivalisaient déjà d’imagination pour faire croire à des prédations, la porte est ouverte ici à toutes les dérives !
  • Sur le papier, l’indemnisation des dommages subis est conditionnée à une réelle protection des troupeaux (Action 1.11), mais en fait, comme la mesure de la réalité de cette protection tend à disparaître, là où elle n’était jusqu’à maintenant qu’indiquée (au bon vouloir de la DDT/ONCFS), cette conditionnalité est une illusion.
  • Le texte n’est pas fidèle aux conclusions de l’expertise ESCO (conduite par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’ONCFS) sur laquelle se base le PNA pour définir la limite de 500 loups garantissant la viabilité de l’espèce en France. Le nombre a été divisé par 5. Pour parvenir à cet objectif chiffré, le plafond de loups abattus pourra atteindre 12% de la population estimée, donc 60 par an lorsque le nombre de 500 individus sera supposé atteint (Action 5.1 du PNA).
  • Je suis choqué(e) par les mesures visant à pérenniser l’effectif de la brigade anti-loup (Action 5.3), et par les mesures financières d’encouragement des lieutenants de louveterie.
  • Pour conclure, il est clair que les positions de l’Etat ne font que refléter les positions des éleveurs qui , dans un communiqué de presse de FNSEA FNO JA APCA du 5.1.2018, « exigent toujours un droit de défense permanent des troupeaux hors plafond de prélèvement. [Ils] refusent  toute forme de conditionnalité des indemnisations, toute limitation des tirs de prélèvement et des tirs de défense renforcée ainsi que toute gestion différenciée entre les territoires et les éleveurs ».
Des personnalités hurlent pour les loups ! #SOSloups

Des personnalités hurlent pour les loups ! #SOSloups

Alors que le ministère de Nicolas Hulot s’apprête à abattre 40 loups, des personnalités publiques se mobilisent avec les associations de CAP Loup pour s’opposer aux tirs. Une campagne relayée par les citoyens, très majoritairement favorables à la protection des loups.

 « Stop aux tirs des loups » ! C’est la pancarte déjà brandie par une quinzaine de personnalités signataires du manifeste de CAP Loup :

Yann Arthus-Bertrand (photographe), Aymeric Caron (journaliste), Bardot (actrice), Hélène de Fougerolles (actrice), Guillaume Meurice (humoriste), Anne-Élisabeth Blateau (actrice), Jeanne Mas (chanteuse), Res Turner (rappeur), Gilles Lartigot (auteur), Julien Benhamou (photographe), Vincent Munier (photographe), Mélodie Fontaine (comédienne), Marc Large (dessinateur), Stone (chanteuse), Vivien Savage (chanteur), Jean-Michel Bertrand (réalisateur), Fabrice Nicolino (journaliste).

D’autres personnalités brandiront la pancarte dans les prochains jours et les prochaines semaines.

Sur les réseaux sociaux, le #SOSloups est relayé par les citoyens postant leur photo avec la pancarte.

Il est temps que l’État entende que 80% des Français sont opposés aux tirs des loups* ! Les associations réunies dans CAP Loup demandent l’arrêt des abattages et la mise en place d’une vraie politique de cohabitation entre les activités humaines et les loups. La biodiversité, l’intérêt général et le respect de la vie animale ne doivent pas être sacrifiés pour satisfaire des lobbies cynégétiques et agricoles qui refusent d’évoluer !

Animal Cross et les associations de CAP Loup

Voir la page Facebook d’Animal Cross

Aidez-nous à empêcher ce massacre en demandant la fin des tirs de loups :

1/ Téléchargez et imprimez la pancarte « Stop aux tirs des loups » ou faites la vôtre

2/ Prenez une photo/Selfie avec la pancarte

3/ Postez la sur votre mur avec le #SOSloups en mode public

4/ Et envoyez-la nous en MP sur la page FB de CAP Loup @collectif.cap.loup nous la publierons. Profitez-en pour liker le post et la page de CAP loup ;-)

A partager sans modération sur les réseaux sociaux avec le #SOSloups

                     MERCI !

LE MANIFESTE

Stop aux tirs des loups

La France veut continuer d’abattre ses loups, après en avoir déjà tué 38 en moins d’un an. Stoppons en urgence cette politique de tirs ! Plutôt que de les tuer, apprenons à vivre avec les loups.

111 ! C’est le nombre de loups officiellement abattus par la France depuis leur retour naturel en 1992. Comment est-ce possible, alors que l’espèce est classée protégée en France et en Europe ? Notre pays est en infraction avec les textes européens qu’elle a signés. Ces textes permettent des tirs exceptionnellement, en cas de prédation sur le « bétail », « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Mais en France, les tirs sont ordonnés massivement pour abattre chaque année 12 à 15 % de sa petite population de loups. Estimée à moins de 360 individus en 2017, celle-ci peine à croître suffisamment pour assurer sa viabilité.

Pourquoi cette chasse aux loups ? L’État tente d’obtenir une paix sociale : d’un côté, la protection réglementaire de l’espèce permet aux éleveurs de bénéficier de subventions spécifiques et d’indemnisations en cas de prédation ; de l’autre, les tirs massifs ont pour but de contenter les éleveurs et les chasseurs, sans aucune efficacité contre la prédation des moutons : celle-ci continue car les éleveurs ne sont pas assez incités à protéger leurs troupeaux.

Des solutions existent. Plutôt que d’encourager les tirs, il faudrait revoir le système de subvention-indemnisation des éleveurs et développer les méthodes non létales pour empêcher les intrusions dans les troupeaux domestiques. Mais l’État, soumis aux lobbies agricoles et cynégétiques, refuse de les mettre en œuvre et préfère sacrifier des dizaines de loups.

Il est grand temps de changer complètement la façon de considérer notre relation avec les loups, comme avec les autres animaux. Qui peut le plus peut le moins : si nous parvenons à cohabiter avec les loups, nous parviendrons à vivre avec les animaux en général ! Notre société en pleine mutation vers une meilleure considération de la vie animale ne supportera pas longtemps que ses gouvernants gèrent la vie à coups de fusils. Les responsables politiques doivent en tenir compte.

Les associations de CAP Loup

 

Voir l’action CAP Loup