Pratiques de chasse : le saviez-vous ? Exemple 1 : L’ENTRAINEMENT DES CHIENS AU SANG

Pratiques de chasse : le saviez-vous ? Exemple 1 : L’ENTRAINEMENT DES CHIENS AU SANG

Une jolie vallée dans les Alpes de Haute Provence. Un site idéal pour un couple de retraités qui veut y vivre paisiblement. Des arbres, de la verdure, pas de voisins. Hélas! Un jour, 70 hectares de forêt sont vendus tout prés de chez eux, pour y installer un parc d’entraînement de chiens de chasse. L’entraînement commence: on lâche 10 chiens de chasse sur un marcassin apprivoisé pour les besoins de la chose. Il est terrifié, mordu, déchiqueté, il ne sera pas chassé, tué pour que ses souffrances soient abrégées. Non, il doit retourner dans la nature en attendant une prochaine séance où il servira encore d’appât. Tout est légal… . La dame, amie des animaux, ne peut supporter ce spectacle qui se déroule à sa porte. Elle filme la scène et des amis l’assistent. La vidéo, la voilà. Les animaux sauvages ne sont pas encore considérés comme des êtres sensibles. Et ce pauvre marcassin, lui, est qualifié par les hommes de nuisible. Pas de pitié! (vidéo de françoise Riffet)

Chasse : 45 millions d’animaux tués chaque année

Chasse : 45 millions d’animaux tués chaque année

Les chasseurs s’enorgueillissent de réguler la faune. Mais parmi les 45 millions d’animaux chassés par an, une minorité trouve sa justification dans cette régulation.

Un tableau de chasse de 45 millions de morts par an

91 espèces chassables : le record européen !
40 millions d’animaux tués chaque année en France par les chasseurs
+ environ 5 millions blessés et non retrouvés

En comparaison : un simple weekend de chasse = environ 300 000
oiseaux tués, soit autant que la marée noire de l’Erika.

Le tiers des espèces d’oiseaux chassées sont en mauvais état de
conservation (45% selon le Rapport Lefeuvre, 27% selon la Liste Rouge UICN)

L’idée de régulation de la faune ne s’applique qu’à quelques cas. Dans les autres cas, il faut parler d’une destruction de la faune

L’idée de régulation de la faune par les chasseurs est bien ancrée puisqu’elle est inscrite dans le Code de l’environnement. Selon l’article L.420-1 de ce code portant sur la gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats: « la pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique »

Le « petit gibier », essentiellement issu des animaux introduits par les chasseurs

Selon les estimations, environ 46% du petit gibier tué (hors animaux dit nuisibles) fait suite à une réintroduction, c’est-à-dire qu’il a été élevé puis lâché dans la nature. Ces lâchers sont le plus souvent des échecs (estimation de 30% de réussite) car les animaux ne sont pas habitués à la vie sauvage. Qui plus est, ils créent des problèmes sanitaires en introduisant des maladies. Par exemple entre 1984 et 1998, date du précédent recensement, le nombre de cailles des blés a chuté quasiment de moitié pour atteindre 340 000 par an. L’explication donnée par l’ONCFS est le déclin des effectifs nicheurs lié à l’intensification de l’agriculture et à la pollution génétique engendrée par des lâchers d’élevage incontrôlés.
Dans ces cas, on ne comprend pas où se situe « la gestion durable du patrimoine faunique » (voir ci-dessus).

Les grands animaux (cerfs, renards…) possèdent un processus de régulation.

En cas de surpopulation, le taux de naissances diminue.
Actuellement, leur nombre a tendance a augmenter. Le nombre de cerfs abattus est passé de 10 000 à 57 000, de chevreuils de 100 000 à 551 000, de sangliers de 90 000 à 585 000 sur ces 20 dernières années (source ONCFS).
Parmi ces animaux, les dégâts causés à l’agriculture sont dues presque intégralement aux sangliers et aux cervidés.
Le cas des animaux dit nuisibles est à part et mérite une attention spécifique. Les petits rongeurs, comme les ragondins, présentent un risque de prolifération. Mais leurs prédateurs naturels peuvent empêcher ou diminuer les surpopulations.

Limiter le droit de chasse au cas où il existe un surpeuplement et préférer les méthodes alternatives

Animal Cross milite pour limiter le droit de chasse au cas où il existe un surpeuplement des animaux, et ce dans des conditions très strictes :
• après que toutes les autres méthodes aient été tentées,
• si le surpeuplement pose en problème avéré pour les hommes (ex. sécurité des routes, transmission de maladie ou zoonose), les animaux eux-mêmes (comportements anormaux) ou la végétation (ex : dégâts sur les récoltes, dégâts aux forêts).

Parmi les méthodes « douces » alternatives à la chasse on compte, par exemple,
• la capture d’animaux dans les zones en surnombre (par exemple les parcs clos dont beaucoup sous l’autorité de l’Office National des Forêts) et la réintroduction dans les zones en sous-nombre,
• le développement des prédateurs naturels (les belettes pour les petits rongeurs),
• la stérilisation des femelles des grands animaux et des œufs (déjà faits par exemple pour les goélands).

Une vigilance et une dextérité qui doivent être contrôlées

La mise en place du permis de chasse en 1976 puis l’ajout d’une épreuve pratique à la partie théorique en 2000 ont permis d’améliorer la validation des aptitudes des chasseurs au moment du passage du permis.
Hors, cette aptitude n’est pas forcément constante dans le temps. Le nombre d’accidents de chasse, même s’il est minime au regard du nombre de chasseurs, témoigne de cette difficulté.
Par ailleurs, chasser en état d’ébriété représente un risque pour le chasseur comme pour les autres chasseurs et les usagers de la nature. L’état d’ébriété est répréhensible pour un conducteur d’un véhicule : pourquoi ne le serait-il pas aussi pour un chasseur ?

Animal Cross demande à ce que soient validées régulièrement les aptitudes des chasseurs (vue, réflexes, prises de médicaments…) au cours de la vie du chasseur avec un contrôle des aptitudes tous les 10 ans
Animal Cross demande que la chasse en l’état d’ébriété soit considérée comme un délit. Un test d’alcoolémie systématique serait pratiqué en cas d’accident ainsi que des contrôles préventifs auprès des chasseurs.
Un pictogramme sur les boîtes de médicament provoquant des somnolences devrait aussi attirer l’attention sur les dangers pour les chasseurs.

Demander à ne pas subir la chasse sur son propre terrain

Pour être en sécurité chez vous, pour que la nature soit respectée, créez un refuge ASPAS. Vous êtes propriétaire ou locataire, disposant du droit de chasse, non-chasseur, et vous souhaitez faire reconnaitre votre droit de non chasse, vivre en sécurité chez vous et en toute tranquillité, en harmonie avec la nature.

Depuis 2003, il n’existe plus de jour sans chasse. Pendant l’ouverture de la chasse, il est fréquent que les promeneurs doivent changer de route pour s’éloigner des chasseurs.
Nous soutenons l’effort des associations de supprimer la chasse le dimanche. Le Collectif pour le dimanche sans chasse rassemble 880 organismes de sports de loisir en plein air. Il milite pour faire du dimanche le jour des promenades en famille, des ballades à cheval, des excursions en VTT (www.dimanche-sans-chasse.fr).

Plus globalement, de très nombreuses associations dont Animal Cross se sont regroupées dans le collectif du 21 septembre. Elles défendent des propositions sérieuses pour limiter le fléau de la chasse:

La gestion calamiteuse des sangliers

Comment expliquer que le nombre de sangliers tués à la chasse soit passé de 50 000 à 750 000 en 40 ans alors que le nombre de chasseurs a baissé ?

La quasi-totalité des sangliers sont en fait des hybrides des sangliers et des porcs domestiques, suite aux lâchers qui ont été faits dans les années 1970 par les chasseurs. Les populations sauvages et celles issues des lâchers se sont largement hybridés. La conséquence est une plus grande fertilité des laies.

L’agrainage intensif s’est aussi développé aussi diminuant la mortalité naturelle.

Une expérience a été menée dans plusieurs départements du Nord où l’agrainage a été supprimé pour la saison 2010/2011. La conséquence a été une diminution de 20% des dégâts aux cultures et une baisse de 30% des sangliers tués en 2 ans (voir sur ce sujet Le livre noire de la chasse, de P. Athanaze p 110 et suivantes

L’obligation morale de rechercher les animaux blessés

Nous reprenons à notre compte une phrase de l’Union Nationale pour l’Utilisation de Chien de Rouge (UNUCR :« La recherche au sang des animaux blessés est l’une des obligations morales qui s’imposent au chasseur de grand gibier. Il n’est plus admissible que des animaux blessés agonisent longuement sans que des moyens sérieux et adaptés ne soient mis en œuvre pour les retrouver. Parfois certains se rétablissent, mais au prix de quelles souffrances, et avec quelles insoutenables séquelles ? »
Pour nous cette obligation devrait s’étendre aussi à tous les autres animaux blessés par les chasseurs. Le « petit gibier », faisans, perdreau, lapins etc. est particulièrement concerné car il est tué avec des plombs qui blessent plus que les balles utilisées pour les grands animaux.
Les chasseurs qui se targuent de mettre en avant la « tradition » et le contact avec la nature pourraient ici prouver qu’ils ont une sensibilité pour les animaux.

Animal Cross demande que les chasseurs s’obligent à faire une recherche des animaux blessés pendant la chasse, tout de suite après le coup de feu. Cette obligation devrait faire partie d’un code d’honneur des chasseurs.

Un lobbying super puissant

Quoique de moins en moins nombreux, les chasseurs sont très puissamment organisés. Cette minorité de moins 2% des français dictent sa loi à la majorité.  Les groupes chasse de l’Assemblée nationale et du Sénat concentrent 250 parlementaires, qui votent à l’unisson les textes pour défendre les intérêts des chasseurs. 250 parlementaires pour 2% des français, on voit bien le déséquilibre ! Il serait temps que la majorité silencieuse, épaulée par les associations des défense des animaux et de l’environnement donnent de la voix.

chasse aux lions

chasse aux lions

Dans les provinces d’Afrique du sud, un nouveau jeu mortel prend un essor important depuis quelques années.

 Il est malheureusement permis de chasser le lion en Afrique du sud, et cela entraîne depuis quelques années maintenant une explosion du nombre d’élevage de lions en captivité.
Cela s’apparente littéralement à des fermes d’élevage intensif, les lionceaux étant retirés très tôt de leur mère afin que celle-ci puisse faire une nouvelle portée , pouvant aller jusqu’à 5 portées en 2 ans…
Pour plus de détails :
Nous dénonçons à la fois cette chasse mais aussi toutes ces fermes d’élevage ainsi que le trafic généré autour.
En effet, les lions sont tués pour la nauséabonde exaltation de la chasse, mais aussi pour leurs os , qui sont utilisés en médecine traditionnelle en Asie.
Encore une folie, qui a pour conséquence plus de 5000 lions élevés en captivité en RSA pour ce marché de la chasse privée de plus en plus juteux…
Des chasses en lieu clos sont organisées pour tuer les lions comme dans une fête foraine ; leurs corps sont vendus au poids très chers, et leur tête sert de trophée exposé dans le salon de personnes bien peu courageuses….
Une fois de plus, l’homme, dans ses désirs de vouloir se divertir et d’assouvir sa soif de maîtrise de ce qu’il ne connait pas, a bien évidemment créer un nouveau déséquilibre.
Quelle honte que ceci soit possible en Afrique du Sud, là où les habitants se sont autant battus pour faire cesser les discriminations…..
Quand on arrive en ville…

Quand on arrive en ville…

Sangliers abattus en plein centre ville : Pau la semaine dernière, Bordeaux le 24 janvier, Blois le 23 janvier, Toulouse le 14 novembre 2013, etc. , etc….

Après la pollution et l’insécurité, vous voici donc, chers amis citadins, face à un « nouveau danger », un animal sauvage et cruel : le sanglier !

Mais tout est prévu pour votre sécurité : en France, on abat le monstre !

Nos amis canadiens ont choisi eux de capturer et d’éloigner des ours polaires qui s’approchent trop des habitations. A quand une étude comparative sur la dangerosité de l’ours blanc et du sanglier, ou bien sur le degré de conscience d’un canadien et d’un français …

Bien sûr, certains répondront que mieux vaut éliminer les intrus puisqu’ils semblent pulluler !

Alors tâchons de répondre à ce fait en nous posant les bonnes questions :

Comment ces sangliers sont-ils arrivés dans nos villes ? Ont-ils décidé de s’attaquer sauvagement aux citadins où ont-ils perdu leur forêt ?

08-05-16-72 sanglier

Les explications sont simples et se résument en 2 mots : panique et surpopulation.

Panique en effet. Difficile de fuir une traque si organisée et si acharnée ! Ces animaux aux abois se retrouvent dans nos rues principalement en période de chasse, en période de battues. Cette pratique de chasse peut se décrire en de vrais massacres organisés lors desquels l’animal n’a pas d’issue. Quel stress alors pour l’animal qui se retrouve en milieu urbain ! Pour couronner le tout, la méconnaissance des journalistes qui relatent ce type de fait métamorphose le sanglier en bête féroce capable d’attaquer sauvagement le citadin. Ces professionnels de l’information se contentent trop souvent de la version simpliste d’un lieutenant de louveterie et non d’un biologiste qui lui aurait expliqué que si le sanglier peut devenir agressif, c’est bien sûr acculé à une mort certaine, dans le mince espoir d’échapper à l’inévitable.

Surpopulation aussi. Mais encore une fois, les chasseurs ne manqueront pas de souligner le fait que la population de sangliers est en augmentation, sans donner d’explication à ce phénomène. Alors osons donner les raisons de cette croissance démographique.

Le monde de la chasse évite le sujet des dérives de l’agrainage pour la chasse commerciale et non pour la protection des récoltes : cette pratique qui consiste à nourrir les sangliers dans la forêt favorise bien évidemment artificiellement leur survie et leur reproduction afin d’avoir plus de têtes à chasser !

Ils évitent également de parler des cochangliers, hybrides de cochons et de sangliers, créés par l’homme, capables de se reproduire très vite, et moins farouches que leurs cousins sauvages…

Le monde scientifique donne de plus aujourd’hui une nouvelle explication sur le phénomène de la surpopulation : le sanglier a su s’adapter à la pression exercée par l’intensification de la chasse. Une publication dans la revue Evolution (par Marlène Gamelon, juillet 2011) démontre que les marcassins naissent plus tôt (de 12 jours) dans les zones à forte pression de chasse. Ceci a pour conséquence sur les jeunes femelles une première portée dès leur première année de vie au lieu de leur seconde année de vie. En 10 générations, l’espèce s’est adaptée en se reproduisant plus rapidement et plus abondamment.

Alors ne nous laissons plus endormir par les mensonges du lobby de la chasse. Le sanglier fait aujourd’hui partie du trop grand groupe des espèces animales qui subit les actions d’une poignée d’hommes prêts à dérégler gravement les écosystèmes et à mentir ensuite pour assouvir leurs bas instincts meurtriers. Nous ne pouvons donc que défendre notre ami le loup, prédateur naturel du sanglier, capable de nous aider à réguler naturellement sa population.

Après la chasse aux loups en plein parc, écrivez votre colère aux responsables !

M. Bertrand Galtier, directeur du Parc national des Ecrins, a ordonné que la zone coeur du Parc soit « nettoyée du loup ». Nos Parcs Nationaux sont les seuls lieux où la faune sauvage connaît théoriquement un peu de répit.

Refuser la présence d’une espèce protégée dans un espace protégé est inadmissible et illégal !

Une battue au loup a eu lieu le 10 juillet dans le Parc National, avec, en périphérie, 15 tireurs postés en embuscade. Aucun loup n’a heureusement été débusqué et abattu, mais il aurait pu en être autrement… et impunément !

Si la cohabitation entre les moutons et les loups n’est pas possible dans cet espace, ce sont les moutons qu’il faut retirer de nos Parcs Nationaux, et non les animaux sauvages ! Il nous parait primordial de réagir de façon massive à cette nouvelle étape des attaques contre la nature.

Aussi, nous invitons toutes les associations, leurs adhérents et sympathisants à téléphoner ou envoyer des messages de protestation au président et au directeur du Parc national :

Président : Christian Pichoud Tél. 04 76 00 37 12 ou pichpn@gmail.com

Directeur : Bertrand Galtier 04 92 40 20 10 ou bertrand.galtier@ecrins-parcnational.fr

Pour que cette action soit efficace il faut agir en masse et immédiatement. Faites circuler !

Montrez que les citoyens respectueux de la biodiversité dans les parcs nationaux sont majoritaires. On ne touche pas à nos Parcs. On n’y touche pas à la faune ni à la flore sauvage !

 

 

La cour internationale de justice ordonne au Japon d’arrêter la chasse aux baleines en Antarctique

La cour internationale de justice ordonne au Japon d’arrêter la chasse aux baleines en Antarctique

Le Japon doit arrêter la chasse à la baleine dans l’océan Antarctique, a ordonné lundi 31 mars le plus haut organe judiciaire des Nations Unies. Le Japon prétendait qu’il pratiquait une activité de recherche scientifique, alors qu’il a été démontré que Tokyo y menait  une véritable activité commerciale.On estime qu’il a été tué, pendant plus de 20 ans, entre 1987 et 2009 plus de 10000 baleines de minke…Sous le couvert d’une tradition ancestrale, le Japon ne pourra plus pratiquer ce rite qui a tué tant d’animaux.

Espérons qu’il ne faudra pas encore 20 ans, et autant d’animaux tués, pour que l’état français reconnaisse que la corrida, encore une veille tradition uniquement autorisée dans le Sud-Ouest, n’est pas plus valeureuse que la chasse aux baleines, et qu’elle doit être interdite.

Nous félicitons chaleureusement Sea Shepherd  pour toutes leurs actions et communications sur ce sujet, et vous trouverez ci-après, deux liens sur des articles plus complets :

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/03/31/sea-shepherd-militera-dans-l-atlantique-si-tokyo-cesse-sa-chasse-aux-baleines 

http://www.20minutes.fr/planete/1338265-la-cour-internationale-de-justice-ordonne-au-japon-d-arreter-la-chasse-a-la-baleine-dans-l-antarctique 

http://www.seashepherd.fr/news-and-media/news-20140401-fr-01.html