Maltraitance programmée, vies brisées : mettons fin aux maladies raciales d’origine génétique chez les chiens

Maltraitance programmée, vies brisées : mettons fin aux maladies raciales d’origine génétique chez les chiens

Une réalité ignorée : des chiens délibérément sélectionnés malgré leur souffrance

Aujourd’hui en France, près d’un quart des chiens – soit 2,4 millions d’animaux – sont des chiens de race. Parmi eux, des centaines de milliers souffrent de maladies raciales d'origine héréditaire, dues à une sélection orientée par l’apparence plutôt que par la santé.

Animal Cross tire la sonnette d’alarme : cette souffrance est connue, évitable et pourtant tolérée par les institutions. Cette dérive est non seulement contradictoire avec le Code rural, mais aussi source d’un véritable scandale de santé animale, encore trop peu dénoncé.

Les faits sont accablants :

Les maladies héréditaires sont de deux types

Monogéniques, causées par la mutation d’un seul gène : atrophie progressive de la rétine, cataracte héréditaire, sensibilité au gène MDR1…
➤ Dans les 10 races les plus répandues en France, 46% des chiens sont porteurs et 5% seraient malades en l’absence de tests.

Polygéniques et/ou plurifactorielles, dont les chiens hypertypes, liés à des caractères morphologiques exagérés :
➤ Plus de 100 000 chiens brachycéphales (bouledogues, carlins…) souffrent de troubles respiratoires (syndrome obstructif des races brachycéphales ou SORB) ;
12 % des chiens testés présentent une dysplasie de la hanche, en 2021, une maladie sans amélioration globale sur les dix années précédentes ;
Plus de 140 000 chiens sont atteints d’affections articulaires héréditaires.
➤ Sans parler de toutes les autres pathologies

La consanguinité excessive toucherait 5 % des chiens de race et réduirait leur espérance de vie d’un an.(120 000 sur 2,4 millions).

Ce que dit la loi… et ce qui se passe en réalité

L’article R.214-23 du Code rural interdit pourtant explicitement la sélection d’animaux sur des critères de nature à compromettre leur santé ou leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants.⁷
La responsabilité est partagée et chaque acteur reporte la responsabilité sur les autres.

L’État a délégué la question des races de chien à la Société centrale canine sans organiser l’encadrement de la sélection des chiens pour les différents acteurs. La confirmation des chiens pour leur attribuer le pédigree ne vérifie par leur santé. Le chien sera ainsi inscrit au registre des races (LOF) et pourra se reproduire même s’il porte une maladie héréditaire d’origine génétique.
Les tests de santé restent rares ou inefficaces. Le test d’effort BREATH demandé aux chiens brachycéphales est sans validité scientifique, il n’exclut qu’environ 1% des chiens brachycéphales (⁸.) alors que le taux de prévalence de la maladie oscille entre 40% et 60%. Cet écran de fumée permet de cacher le SORB des chiens et permet aux chiens avec SORB d’accéder aux cotations les plus élevées et d’être des “super reproducteurs”.
La radiographie de dépistage de la dysplasie des hanches n’est effectuée que pour moins de 10% des reproducteurs parmi les races à risque.
Les concours de beauté récompensent encore des chiens malades ou porteurs de maladies.
Le site LOF Select, censé garantir la transparence génétique, n’est rempli que partiellement par les éleveurs. Les tests ADN obligatoires sont utiles pour vérifier les ascendants des chiens mais les maladies monogéniques ne sont pas recherchées.

Les instances vétérinaires nationales et internationales dénoncent unanimement la production d’hypertypes responsables de cette souffrance, comme la Fédération vétérinaire européenne (FVE), la Fédération européenne des vétérinaires pour animaux de compagnie (FECAVA), en France l’Académie vétérinaire, l’Association française des vétérinaires d’animaux de compagnie (AFVAC).

« La race passe avant l’individu, la beauté avant la santé », résume Animal Cross.

Nos demandes : 13 mesures concrètes pour mettre fin à la souffrance

Animal Cross propose une feuille de route réaliste et immédiatement applicable, en s'inspirant de pays déjà en avance : Norvège, Wallonie, Pays-Bas…

Voici nos 13 propositions :

Face aux limites du modèle actuel, Animal Cross propose des mesures inspirées de nos voisins européens (Pays-Bas, Wallonie, Norvège, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni), que le Ministère de l’Agriculture peut adopter rapidement de manière réglementaire :
1.Interdire la confirmation et la reproduction des animaux atteints de maladies à caractère héréditaires.
2.Stériliser les chiens maladies ou porteurs de maladies.
3.Interdire la reproduction des races médicalement dans une impasse (ex. : cavalier King Charles,comme la Norvège), faute de mieux.
4.Compléter le test fonctionnel BREATH par une grille d’appréciation complète et un vrai test diagnostique.
5.Exclure des concours les chiens malades ou porteurs de maladies (comme à l’exposition anglaise Crufts).
6.Limiter la consanguinité (maximum 5 à 6 %, formule de Wright) sauf les rares cas où la consanguinité est favorable au chien.
7.Rendre obligatoires les tests ADN des principales maladies monogéniques (coût modeste : 170 € à faire une fois par l’éleveur dans la vie des chiens).
8.Rendre obligatoire le remplissage complet du site LOF Select par les éleveurs.
9.Ajouter les maladies monogéniques aux vices rédhibitoires à l’achat.
10. Rendre obligatoire une assurance santé pour les races à problèmes.
11. Renforcer les contrôles vétérinaires des élevages.
12. Modifier le standard du bouledogue français, le standard actuel exportant dans le monde entier la souffrance animale.
13. Interdire les publicités et les messages d’influenceurs promouvant les hypertypes.

Rejoignez notre combat : signez la pétition !

Chaque jour, des chiots naissent condamnés à souffrir, uniquement parce qu’ils répondent à un standard de beauté. Cette pratique est intolérable, inutile et évitable.

Nous demandons au Ministère de l’Agriculture et à la société centrale canine de prendre leurs responsabilités en mettant fin à cette dérive.

Ensemble, faisons changer les choses

En signant la pétition, vous demandez :

  • Une sélection respectueuse de la santé animale.

  • La fin de la complaisance envers des pratiques illégales.

  • Un avenir sans souffrance pour les chiens de race.

Merci de votre engagement.

Maltraitance programmée, vies brisées : mettons fin aux maladies raciales d’origine génétique chez les chiens

Communiqué de presse hypertypes

Animal Cross alerte : il est temps de mettre fin à la sélection, déjà illégale, de chiens malades – et demande des mesures concrètes au gouvernement ainsi qu’aux acteurs de la filière canine. Face à l’ampleur des maladies raciales d’origine héréditaire chez les chiens, l’association Animal Cross franchit un nouveau cap et appelle le Ministère de l’Agriculture à engager sans délai une réforme de fond sur ce sujet. 

En France, les chiens de race représentent environ un quart de la population canine (2,4 millions sur 9,7 millions)¹. Parmi eux, des centaines de milliers sont atteints de maladies raciales d’origine héréditaire. Une réalité que l’association qualifie de « maltraitance programmée », en contradiction directe avec le Code rural.

Si la problématique est connue depuis des années, il est temps de faire le bilan du système actuel, laxiste, qui montre ses limites, malgré les efforts de certains acteurs. S’il existe depuis une dizaine d’années une conscience du problème, les mesures actuelles reposent sur la seule bonne volonté des acteurs sans mesure coercitive.

Animal Cross appelle désormais l’État et les acteurs de la filière à prendre leurs responsabilités : des propositions réglementaires concrètes, des engagements simples et applicables immédiatement...

Une souffrance connue, mais laissée sans réponse 

Les maladies héréditaires sont de deux types

-> Monogéniques, causées par la mutation d’un seul gène : atrophie progressive de la rétine, cataracte héréditaire, sensibilité au gène MDR1…

  • Dans les 10 races les plus répandues en France, 46% des chiens sont porteurs et 5% seraient malades en l’absence de tests.²

-> Polygéniques et/ou plurifactorielles, dont les chiens hypertypes, liés à des caractères morphologiques exagérés :

  • Plus de 100 000 chiens brachycéphales (bouledogues, carlins…) souffrent de troubles respiratoires (syndrome obstructif des races brachycéphales ou SORB) ;³
  • 12 % des chiens testés présentent une dysplasie de la hanche, en 2021, une maladie sans amélioration globale sur les dix années précédentes ;⁴
  • Plus de 140 000 chiens sont atteints d’affections articulaires héréditaires.⁵
  • Sans parler de toutes les autres pathologies

La consanguinité excessive toucherait 5 % des chiens de race et réduirait leur espérance de vie d’un an.⁶ (120 000 sur 2,4 millions).

Légalement interdit, institutionnellement toléré 

L’article R.214-23 du Code rural interdit pourtant explicitement la sélection d’animaux sur des critères de nature à compromettre leur santé ou leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants.⁷

La responsabilité est partagée et chaque acteur reporte la responsabilité sur les autres. L’État a délégué la question des races de chien à la Société centrale canine sans organiser l’encadrement de la sélection des chiens pour les différents acteurs. La confirmation des chiens pour leur attribuer le pédigree ne vérifie par leur santé. Le chien sera ainsi inscrit au registre des races (LOF) et pourra se reproduire même s’il porte une maladie héréditaire d’origine génétique.

Les tests de santé restent rares ou inefficaces. Le test d’effort BREATH demandé aux chiens brachycéphales est sans validité scientifique, il n’exclut qu’environ 1% des chiens brachycéphales (⁸.) alors que le taux de prévalence de la maladie oscille entre 40% et 60%.

Cet écran de fumée permet de cacher le SORB des chiens et permet aux chiens avec SORBd’accéder aux cotations les plus élevées et d’être des “super reproducteurs”.

La radiographie de dépistage de la dysplasie des hanches n’est effectuée que pour moins de 10% des reproducteurs parmi les races à risque.

Les concours de beauté récompensent encore des chiens malades ou porteurs de maladies.

Le site LOF Select, censé garantir la transparence génétique, n’est rempli que partiellement par les éleveurs. Les tests ADN obligatoires sont utiles pour vérifier les ascendants des chiens mais les maladies monogéniques ne sont pas recherchées.⁹

Les instances vétérinaires nationales et internationales dénoncent unanimement la production d’hypertypes responsables de cette souffrance , comme la Fédération vétérinaire européenne (FVE), la Fédération européenne des vétérinaires pour animaux de compagnie (FECAVA), en France l’Académie vétérinaire, l’Association française des vétérinaires d’animaux de compagnie (AFVAC).

« La race passe avant l’individu, la beauté avant la santé », résume Animal Cross.

 

Animal Cross : une feuille de route concrète pour sortir de l’inaction

Face aux limites du modèle actuel, Animal Cross propose des mesures inspirées de nos voisins européens (Pays-Bas, Wallonie, Norvège, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni), que le Ministère de l’Agriculture peut adopter rapidement de manière réglementaire :

  1. Interdire la confirmation et la reproduction des animaux atteints de maladies à caractère héréditaires.
  2. Stériliser les chiens maladies ou porteurs de
  3. Interdire la reproduction des races médicalement dans une impasse (ex. : cavalier King Charles,comme la Norvège), faute de mieux.
  4. Compléter le test fonctionnel BREATH par une grille d’appréciation complète et un vrai test diagnostique. ⁸
  5. Exclure des concours les chiens malades ou porteurs de maladies (comme à l’exposition anglaise Crufts).
  6. Limiter la consanguinité (maximum 5 à 6 %, formule de Wright) sauf les rares cas où la consanguinité est favorable au chien.⁶
  7. Rendre obligatoires les tests ADN des principales maladies monogéniques (coût modeste : 170 € à faire une fois par l’éleveur dans la vie des chiens). ¹⁰
  8. Rendre obligatoire le remplissage complet du site LOF Select par les éleveurs.
  9. Ajouter les maladies monogéniques aux vices rédhibitoires à l’achat.
  10. Rendre obligatoire une assurance santé pour les races à problèmes.
  11. Renforcer les contrôles vétérinaires des élevages.
  12. Modifier le standard du bouledogue français, le standard actuel exportant dans le monde entier la souffrance animale.
  13. Interdire les publicités et les messages d’influenceurs promouvant les hypertypes.

Une urgence sanitaire et éthique

Animal Cross alerte : il ne s’agit plus d’un problème de race ou de passion, mais d’un enjeu de santé publique et de bien-être animal. Il est nécessaire de donner des règles strictes pour tous les acteurs afin d’encadrer la sélection des chiens de race.

SOURCES

  1. Estimations nationales de population canine (2023).
  2. Prévalence citée par le site Antagen, multipliée par le nombre d’animaux LOF en 2024 x 10 (selon espérance de vie)
  3. Études de prévalence sur le SORB Liu et al 2017 au Uni ou pour les races non présentes Lillja-Maula Finlande 2024 x nombre d’animaux LOF 2024* x 10 (selon espérance de vie) . Des différences génétiques peuvent exister entre les pays.
  4. et Enquête SCC 2011–2021 sur la santé des chiens inscrits au LOF. Synthèse Animal Cross à partir des races les plus touchées (Prévalence x nombre animaux LOF 2024 x 10 (espérance de vie)), disponible sur r-animalcross2026-pf21.wpserveur.site.
  5. Études sur la consanguinité canine – données génétiques SCC. Travaux de thèse de Grégoire Leroy. Consanguinité chez 7 races et longévité chez le berger allemand et l’épagneul breton cité dans Standards, santé et génétique chez le chien, p 223
  6. Article 214-23 du Code rural et de la pêche maritime (CRPM).
  7. Thèse de Corbion 0 animal sur 155 échoue au test. Retour terrain de 2 personnes organisant les tests Breath: 1% d’échec
  8. Cahier des charges ADN de la SCC
  9. Tarifs Antagen

Rendre hommage à son compagnon : quelles sont nos possibilités quand notre animal meurt ?

Rendre hommage à son compagnon : quelles sont nos possibilités quand notre animal meurt ?

Perdre un animal de compagnie est une expérience déchirante et souvent sous-estimée. Nos amis à quatre pattes occupent une place très importante dans nos vies ; ils nous offrent un amour inconditionnel, une fidélité sans faille et de la compagnie à toute épreuve. Lorsqu'ils nous quittent, un immense vide s’installe, que ce soit un chien, un chat, un cheval, une poule ou un lapin. Ce sont nos compagnons de vie et leur départ laisse une empreinte indélébile dans nos cœurs. Alors, comment leur rendre hommage ? Comment honorer leur mémoire de la manière la plus aimante et la plus respectueuse possible ? Que faire lorsque notre animal part ? Quelles possibilités s’offrent à nous ? Pour Animal Cross, il est important de respecter son animal jusqu’à sa mort, honorant ainsi la précieuse relation qu'il nous a offerte tout au long de sa vie.

Enterrer son animal dans son jardin

Il est tout à fait possible d’enterrer son animal chez soi. Attention toutefois à respecter la réglementation en vigueur (cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus sur les règles à respecter) : 

Bien que le vétérinaire propose généralement de récupérer le corps de l'animal après son décès, si cette option n'est pas spontanément offerte, n'hésitez pas à en faire la demande.

Enterrer son animal dans son propre jardin est une façon de le garder près de nous, de lui offrir le repos éternel dans un endroit qu'il a aimé et qui lui était familier. Le savoir tout près nous permet de créer un sanctuaire où se recueillir et trouver du réconfort dans les moments de tristesse. Lors de la cérémonie d’adieu, ajouter son jouet préféré ou son collier, des objets qu’il aimait et qui symbolisent notre relation avec lui sont une belle manière de l’accompagner. De plus, une pierre commémorative peut être installée au-dessus de l’endroit où il a été enterré, gravée au nom de notre animal, afin de marquer cet endroit et de lui rendre un hommage permanent. Aussi, des fleurs peuvent être plantées afin de symboliser l’amour et le respect que nous portons à notre cher ami à quatre pattes, ajoutant ainsi une touche de beauté et de vie à son dernier repos.

L’enterrer dans un cimetière pour animaux de compagnie 

En France, il existe des cimetières spécialement dédiés aux animaux de compagnie. En général, ils sont gérés par des associations ou bien par des sociétés privées.

Cimetière pour animaux à Villepinte (93), crédit photo : clicsouris

Les cimetières animaliers sont des havres de paix, conçus pour accueillir nos précieux compagnons. Ils permettent de venir se recueillir sur la tombe de son animal à tout moment. Certains cimetières proposent des services de commémoration personnalisés afin de faire un bel adieu à son animal. Les tarifs vont de 100€ à 3500€ environ.

Voici une liste des cimetières animaliers en France. 

Incinérer son animal 

La crémation est une des possibilités qui peut être choisie pour honorer son animal. Les cendres de notre fidèle compagnon peuvent ainsi être dispersées dans son endroit préféré, enterrées ou gardées près de nous. Les services d’incinération pour animaux de compagnie offrent deux possibilités : l’incinération individuelle où l’animal est seul ou bien l’incinération collective où notre compagnon est avec d’autres amis à quatre pattes : tout dépend du budget des propriétaires et du choix de chacun.

Pour nos chevaux, nous avons fait le choix de nous tourner vers l’entreprise de crémation Horsia, qui offre une alternative à l’équarrissage (où le corps de l’animal est remis à un point de collecte de cadavres d’animaux de rente (vaches, cochons, moutons…) et est ensuite recyclé). C’est le seul service de crémation pour équidés en France. Grâce à Horsia, nous récupérons les cendres de nos équidés et pouvons leur rendre un bel hommage. Tout comme les entreprises de crémations pour animaux de compagnie, Horsia propose deux services : la crémation individuelle ou collective. De belles urnes nous sont restituées ainsi qu’un cœur à planter pour voir fleurir de magnifiques fleurs à l’endroit où nous avons décidé d’enterrer ou de disperser les cendres du poney, cheval ou âne.

Perdre un animal de compagnie est une épreuve difficile et la manière dont on lui rend hommage est propre à chacun. Même après leur départ, l’amour et le lien que nous avons partagés avec notre animal seront toujours présents dans notre cœur.

À tous ces animaux partis, merci, merci d’avoir fait partie de nos vies, de nous avoir donné amour, fidélité, bonheur et compagnie. Nous ne vous oublierons jamais…

Le coin du juriste : quelles sont les règles à la mort de son animal ?

Le coin du juriste : quelles sont les règles à la mort de son animal ?

Selon une étude de l’IPSOS, 68 % des Français affirment percevoir leur animal de compagnie comme un membre à part entière de leur famille. Dès lors, diverses options s’offrent aux propriétaires.

L’enterrement de son animal 

Dans son jardin

Il est tout à fait possible d’enterrer son animal de compagnie dans son jardin si celui-ci pèse moins de 40 kg. Conformément à l’article 98 de la circulaire du 9 août 1978 relative à la révision du règlement sanitaire départemental type, la dépouille doit se situer à plus de 35 mètres des habitations, des puits, des sources ou encore des ouvrages de captage d’eau. De plus, celle-ci doit être enterrée à une profondeur minimale de 1,20 mètre et le corps doit être recouvert de chaux.

Dans un cimetière animalier

Les cimetières dédiés aux animaux connaissent une expansion notable, avec environ une vingtaine de sites existants à ce jour. Ces établissements offrent la possibilité d’opter pour des inhumations individuelles ou collectives. Les options d’inhumation comprennent aussi bien la sépulture en pleine terre que l’utilisation de caveaux.

L’article 2 de l’arrêté du 4 mai 1992 relatif aux centres d’incinération de cadavres d’animaux de compagnie dispose que « Les animaux dit familiers ou de compagnie admis à la crémation sont les animaux qui habituellement partagent la vie domestique humaine », excluant les animaux d’élevage. Aujourd’hui, les crématoriums animaliers offrent la possibilité d’incinération collective et individuelle des animaux de compagnie tels que les chiens, chats, furets, chevaux, les ânes…

L’obligation d’équarrissage 

Le décret n° 2005-1220 du 28 septembre 2005 pris pour l’application de l’article L. 226-1 du Code rural et de la pêche maritime établit les catégories d’animaux soumis obligatoirement au service public d’équarrissage. Cette obligation concerne les animaux d’élevage tels que les bovins, les ovins et les caprins, quels que soient leurs poids. Elle s’étend également à tous les animaux morts de plus de 40 kg dans les refuges, les fourrières et les parcs zoologiques, ainsi qu’aux animaux dont les propriétaires sont inconnus ou inexistants.

Peut-on se faire enterrer avec son animal ?

En 1961, lors de l’affaire du chien Félix, cette question a émergé. En l’espèce, à la suite du décès de son chien Felix, le sieur Blois sollicite l’autorisation du maire pour inhumer son chien dans le caveau familial.

Initialement accordée verbalement, cette autorisation a ensuite été révoquée par le maire lui-même, qui a émis un arrêté individuel ordonnant l’exhumation du chien. En réaction, le sieur Blois, a déposé un recours administratif devant le Tribunal administratif de Bordeaux, qui a rejeté son recours en invoquant le motif selon lequel les cimetières sont réservés aux seules personnes.

Face à ce rejet, le sieur Blois a saisi le Conseil d’État, qui a approuvé le jugement du Tribunal administratif de Bordeaux. Ainsi, la demande d’inhumation du chien Félix dans le caveau familial a été définitivement rejetée.

En effet, les concessions sont strictement réservées à l’inhumation des êtres humains, ce qui implique que toute inhumation ayant un autre objet est interdite. Cette jurisprudence se fonde sur la dignité des morts associées aux sépultures humaines.

Plus récemment, le 22 novembre 2022, la question de l’inhumation des animaux de compagnie dans le caveau de leur propriétaire a été posée à l’Assemblée nationale, en s’appuyant sur le Code pénal qui sanctionne le fait d’altérer la volonté du défunt lors de ses funérailles. Le ministre a rappelé la jurisprudence Blois¹ sur la dignité des défunts par la stricte séparation entre les zones réservées à l’inhumation des êtres humains et celles dédiées aux animaux de compagnie. Ainsi, le maire doit interdire tout dépôt, qu’il s’agisse du cadavre, des cendres ou de tout autre élément, dans le cercueil du défunt.

¹CE, 17 avril 1963, Blois, n° 36746.

La fin prochaine des colliers électriques, étrangleurs et à pointe

La fin prochaine des colliers électriques, étrangleurs et à pointe

La Commission économique de l’Assemblée nationale a voté ce mardi un texte inspiré par la députée de Toulouse Corinne Vignon (Renaissance) pour interdire les colliers électriques, étrangleurs sans boucle d’arrêt et à pointe. Les députés ont refusé de renvoyer à un décret d’application, toujours dangereux, jugeant le texte suffisamment simple pour être directement applicable. On peut regretter toutefois que cette interdiction ne s’applique qu’aux chiens et aux chats et n’incluent pas les colliers à ultrasons, à aérosol, à air comprimé ou à griffes ni , parmi les  muselières, celles qui ne permettent pas aux chiens de bien respirer.

Ce texte ne fera pas l’objet de discussion en séance (c’est à dire avec tous les autres députés), les députés en séance ne pouvant que l’accepter ou le rejeter (procédure dite de législation en commission). Il est probable que le texte sera voté par les députés rapidement, et ensuite par le Sénat.

Dans le flot de mauvaises nouvelles qui entourent généralement la protection animale, en voici une bonne : apprécions-là ! Des milliers de chiens ne subiront plus les décharges électriques à répétition venant de maîtres tyranniques.

Résultat du procès des 11 Yorks sauvés en juin à Orthez

Résultat du procès des 11 Yorks sauvés en juin à Orthez

Le 11 juin dernier, Animal Cross était venu au secours de 11 petits Yorks à Orthez, à la demande de la gendarmerie.

Alors qu'il faisait 41 degrés à l'extérieur, la gendarmerie d'Orthez avait appelé Animal cross pour un retrait d'urgence. 11 petits chiens se trouvaient dans une pièce de 20 m2 environ, au milieu de leurs excréments, dans une chaleur et une odeur atroces. La plupart d'entre eux étaient très maigres et souffraient d'alopécie. Animal Cross avait porté plainte. Nous attendions depuis une décision judiciaire.

Le 4 octobre dernier, le procès a eu lieu et voici le verdict rendu : 750 euros d'amende pour l'ancien propriétaire des Yorks et la meilleure nouvelle pour nous : nous pouvons les garder sous notre protection !

Nous souhaitons remercier les familles d'accueil et les associations ADAP64 et Les 4 Pattes du Piemont Oloronais. Les Yorks vont aujourd'hui tous très bien et sont adoptés. Découvrez un de nos protégés en très bonne compagnie !

Deux des Yorks sauvés dans leur nouvelle maison !

Recevez chaque semaine notre lettre d'infos.

Vous êtes désormais inscrit à la lettre d'infos d'Animal Cross.