Ourdon (65) : plus d’une dizaine de cadavres d’animaux identifiés chez un éleveur

Ourdon (65) : plus d’une dizaine de cadavres d’animaux identifiés chez un éleveur

Cela se passe dans un petit village de montagne des Hautes-Pyrénées, non loin d’Argelès Gazost. Animal Cross est appelé suite à une importante mortalité dans un troupeau de chèvres et de brebis. Les animaux meurent les uns après les autres. Une dizaine de cadavres sont formellement identifiés avec leurs étiquettes, sur un troupeau d’environ une quarantaine d’animaux. Une chèvre git encore à notre arrivée dans le ruisseau… La DDPP se déplace et conclut que la mortalité pourrait être due à un fourrage de mauvaise qualité ! L’éleveur est un professionnel : il donnerait du foin pourri à ses animaux sans se douter des conséquences sur leur santé ? L’éleveur pretexterait à un mauvais sort ! Nous sommes consternés. Animal Cross a porté plainte auprès du procureur de la République de Tarbes.

Dimanche 27 mai, Paris, Assemblée nationale. Terreur sur les animaux

Dimanche 27 mai, Paris, Assemblée nationale. Terreur sur les animaux

C’était une journée froide, si froide que dans les cimetières les squelettes claquaient des dents. Journée d’horreur. Le procès pouvait avoir lieu, les victimes animales n’étaient pas là, leurs défenseurs humains, clairsemés, étaient submergés par les assaillants. Ils avaient même pris soin de tenir au silence le plus valeureux d’entre eux (1). Et ils avaient désigné pour être les accusateurs,  un éleveur (rapporteur), sûrs qu’il protégerait les siens, et un Ministre, tout acquis à la cause des oppresseurs.

Un dimanche semblable à un Vendredi saint qui annonçait autant de crucifixions, de massacres des innocents, de rafles,  de tueries, d’univers concentrationnaires.

L’audience pouvait commencer.

Permettre aux associations de se porter partie civile sur les contraventions ? « Ce n’est pas l’objectif initial (2)» de cette loi .

La castration à vif des porcelets ?  « On a  choisi … de faire confiance aux filières …de ne pas légiférer à tout bout de champ sur toutes ces pratiques condamnables. »

Les poules en cage ? « Nous ne souhaitons pas mettre mal à l’aise la filière et les éleveurs en interdisant l’élevage des poules en cage », « Il faut donc penser à ces familles, qui doivent nous regarder avec inquiétude : il est difficile de leur demander d’arrêter leur production du jour au lendemain. »

Les cages collectives pour les lapins  (cages plus larges que les cages actuelles) ?  « Lorsque les lapins vivent en cases collectives, comme vous le préconisez, les plus forts mangent les plus faibles », « Je vous invite à manger un lapin qui a couru tous les jours de sa vie : c’est immangeable ».

Imposer le sexage des poussins, pour éviter de broyer les poussins mâles après la naissance ? Qu’on les broie. Et le sexage des canetons et oisons ? Qu’ils aient le même sort.

L’encadrement de l’exportation d’animaux vivants vers des pays hors de l’Union européenne?  « Cela découragerait tous les exportateurs français »

La prohibition des fermes-usines ? « Vous constaterez que les conditions dans les fermes de 1000 veaux sont bien supérieures à celles dont les veaux peuvent bénéficier dans des fermes de cinquante vaches».

Imperturbables, les député(e)s, sûrs de leurs faits, clamaient , sans ciller, leur souci du bien-être animal pour mieux creuser les tombes de leurs victimes, se délectant du baiser qu’on donne au condamné à mort. « Je ne connais d’ailleurs aucun ennemi ou adversaire du bien-être animal » (le ministre), « La lutte contre la maltraitance des animaux d’élevage – dans les exploitations, pendant le transport ou l’abattage – est une préoccupation à laquelle je suis particulièrement sensible. Personne n’ignore que je suis éleveur» (le rapporteur).

Filmer l’intérieur des abattoirs et dénoncer les infractions ? « Nous allons stigmatiser une profession. Pourquoi alors ne pas l’instaurer dans d’autres métiers – chez les pêcheurs…», « en Ehpad », « Sommes-nous favorables à une société de la surveillance généralisée ? », « il faut éviter d’aggraver la mal-être des salariés ». « Dans de nombreux cas, toutefois, la vidéo ne permet pas d’identifier s’il y a ou non souffrance des animaux. »

La plus grande tartuferie règne.   « Ces vidéos me dérangent». Aussi, faisons des « expérimentations » », « il faut passer par l’évaluation », il faut qu’on « intègre sur le volontariat des salariés » « un élément clé : le volontariat».

Depuis les abattoirs, agonisants,  les animaux répondirent qu’ils n’avaient pas été volontaires mais qu’on les avait forcés.

Alors que 80% de la population française, voire plus, soutenait les avancées pour les animaux, seule une poignée de députés , moins de 5%, se battaient pour eux. Une cinquantaine les pourfendaient. Et la grande majorité, pleutre, était restée chez elle.

Aucun amendement pour défendre les animaux n’est passé ce jour là.

Rendons hommage à ceux qui n’ont pas failli, qui sont restés dignes (3) : Mesdames et Messieurs T. Degois, A-L. Petel, E. Diard, B. Lachaud, J.L. Mélenchon, L. Prudhomme, F. Ruffin, O. Falorni, S. Chenu, R. Ramos, P.Y. Bournazel, S. Panonacle, G. Serville,  le parti France insoumise sans qui résultats des  scrutins n’auraient pas été publics.

Dans quelques siècles, quand les hommes et les animaux vivront ensemble comme frères, libres et égaux, on regardera ces images avec stupeur. Ce dimanche noir du 27 mai 2018, la Terreur pour les animaux avait un visage, c’était celui de l’Assemblée nationale française. Le tribunal de l’Histoire condamnera ces êtres insensibles et monstrueux, députés qui n’avaient d’hommes et de femmes que l’apparence, bouffis d’égoïsme et éclatants de suffisance, et elle les vouera aux gémonies. Elle rappellera aussi qu’il restait dans les rangs quelques Gandhi, Martin Luther King et Schoelcher, alors anonymes, qui les années suivantes écriraient l’Histoire.

 

(1) Olivier Falorni, député non inscrit, a eu un temps de parole très limité, la conférence des présidents de partie s’étant entendu sur les temps de parole. Le partie France insoumise a souhaité lui accordé de son temps de parole mais ce n’était pas possible.

(2) Citations

(3) Vote positif ou abstention, pas de vote négatif. De manière surprenante des députés ont voté pour certains amendements favorables aux animaux et contre d’autres. A la fin, il ne reste plus beaucoup de députés sur cette liste. Il y aurait le double de personnes si on n’enlevait pas , à ceux qui ont voté pour un amendement, leur(s) vote(s) négatif (s). La France insoumise n’a pas émis un seul vote négatif.

Compte-rendu écrit : http://www.assemblee-nationale.fr/15/cri/2017-2018/20180231.asp#P1283213

http://www.assemblee-nationale.fr/15/cri/2017-2018/20180232.asp#P1284347

Vidéos : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6068967_5b0ab138191bd.2eme-seance–equilibre-dans-le-secteur-agricole-et-alimentaire-suite-apres-l-article-11-septdeci-27-mai-2018

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6070571_5b0b055c62da7.3eme-seance–equilibre-dans-le-secteur-agricole-et-alimentaire-suite-apres-l-article-13-suite–27-mai-2018

 

 

VIDÉODURVEILANCE EN ABATTOIR : EMMANUEL MACRON DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS !

VIDÉODURVEILANCE EN ABATTOIR : EMMANUEL MACRON DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS !

Dans une tribune publiée dans le Parisien-Aujourd’hui en France, 40 personnalités et 40 ONG (dont Animal Cross) s’unissent pour demander à Emmanuel Macron de tenir ses engagements et d’instaurer la vidéo surveillance obligatoire dans tous les abattoirs français.

 

 

Le Parisien-aujourd’hui en France, 15 avril 2018

« Imaginerait-on un gouvernement luttant contre les chauffards et se privant des radars ? Assurément, non. Protéger, c’est prévenir, contrôler, sanctionner. Et s’en donner les moyens.

Ce sont des images qui ont révélé des actes de maltraitance insupportables dans des abattoirs. Elles ont permis des procès. A Alès, il y a un an, à Pau prochainement.

Ce sont des images qui ont poussé le ministère de l’Agriculture à diligenter une inspection générale de la protection animale dans tous les abattoirs de boucherie. Ce sont des images qui ont amené la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Sans ces images, l’opacité aurait perduré. Mais il a fallu qu’elles soient tournées clandestinement et que leurs auteurs se mettent hors la loi pour la faire respecter. Un législateur ne peut se résoudre à ce constat. C’est à l’Etat de contrôler, c’est donc à l’Etat de filmer.

Il n’est en aucun cas question de stigmatiser les salariés des abattoirs. Ils exercent un métier des plus difficiles, tant sur le plan physique que psychique. Il faut renforcer leur formation et améliorer leurs conditions de travail, en modernisant les équipements. Mais là où il doit y avoir contrôle, il doit y avoir contrôleur. Le problème : en abattoir, on contrôle plus les carcasses que les animaux vivants.

Faute d’agents des services vétérinaires en nombre suffisant, l’inspection sanitaire est priorisée au détriment de la protection animale. Pour pallier cette carence, un dispositif s’impose : le contrôle vidéo. Il aurait trois avantages indiscutables : la prévention des actes de maltraitance, le contrôle objectif, permanent, et donc des sanctions plus justes et plus efficaces. Enfin, il pourrait être un outil d’aide à la formation des salariés.

Tout risque de « flicage » de la productivité de ces derniers serait écarté par la finalité exclusive (la protection animale) et par le destinataire unique (les services de contrôle vétérinaire) de ces images. L’utilisation de celles-ci à d’autres fins exposerait leurs auteurs à des sanctions pénales. Ces images étant enregistrées et conservées durant un mois maximum, conformément aux préconisations de la Cnil, serviraient ainsi d’éléments de preuve, à charge ou à décharge d’ailleurs, en cas d’accusation de maltraitance.

En Europe, le mouvement est lancé dans de nombreux pays, afin de répondre à l’exigence d’éthique du citoyen-consommateur. En France, les députés avaient voté en janvier 2017 la proposition de loi instaurant le contrôle vidéo obligatoire dans les abattoirs.

Le projet de loi actuel du ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, renonce pour l’instant à ce dispositif. Cet abandon serait une régression. Pire, un reniement. Celui de l’engagement pris par Emmanuel Macron durant la campagne, qui avait écrit aux associations de protection animale : « La vidéosurveillance dans les abattoirs, selon des modalités inspirées de la proposition de loi Falorni, sera mise en place. »

Il est encore temps, monsieur le président, de tenir votre engagement ! »

Signataires
FALORNI Olivier (député de la Charente- Maritime) rédacteur de la tribune.

RENAUD (auteur, compositeur, interprète)

BADINTER Elisabeth (philosophe)

VARTAN Sylvie (chanteuse)

PÉRIER Jean-Marie (photographe)

PARISOT Laurence (dirigeante d’entreprise)

ONFRAY Michel (philosophe, essayiste)

JEUNET Jean-Pierre (réalisateur, scénariste)

FRAIN Irène (romancière)

ARTHUS BERTRAND Yann (photographe)

BOUCHARD Wendy (journaliste)

FERRY Luc (philosophe, essayiste)

TOUZET Corinne (actrice, productrice)

LENOIR Frédéric (philosophe, essayiste)

HAUTOT Fauve (danseuse, chorégraphe)

MEZRAHI Raphaël (humoriste, acteur)

DEMONGEOT Mylène (actrice, productrice)

AUTISSIER Isabelle (navigatrice)

SERVAT Henry-Jean (écrivain, journaliste)

DE FOUGEROLLES Hélène (actrice)

GAILLARD Rémi (vidéaste)

KLARSFELD Arno (avocat)

SAPORTA Isabelle (journaliste)

RICARD Matthieu (généticien, bouddhiste)

GAILLOT Jacques Mgr (évêque)

BOUGRAIN-DUBOURG Allain (producteur)

BOUGLIONE André-Joseph (artiste de cirque)

BERROU Christine (humoriste, comédienne)

COSTA Jean-Paul (ancien pdt de la CEDH)

DE LA BIGNE Yolaine (journaliste)

DEL AMO Jean-Baptiste (écrivain)

HADIDA Nili (chanteuse)

MEURICE Guillaume (humoriste)

WAGNER Vanessa (pianiste)

VERINO (humoriste, comédien)

IANNUCCI Céline (humoriste, comédienne)

LABORDE Christian (écrivain, poète)

GARCIA PEREIRA Mauricio (lanceur d’alerte)

GRANJON Jacques-Antoine (PDG)

Les ONG :

OABA, L214, Fédération des syndicats vétérinaires de France, 30 Millions d’amis, Alliance anticorrida, WWF France, Fondation Brigitte Bardot, Afaad, CIWF France, Welfarm, SPA, CNPA, LFDA, Ensemble pour les animaux, One Voice, Paris Animaux Zoopolis, Véthique, Aves France, Animal Justice et Droit, C’est assez, le Mouvement pour les animaux, Education Ethique animale, Code animal, Association végétarienne de France, Droits des animaux, RAC, Flac, No Corrida, Animal Cross, SNDA, Animalter, Seevad Fondation Assistance aux animaux, Crac Europe, Global Earth Keeper, Enfant Animal Nature, Ligue française pour la protection du cheval, Confédération nationale des SPA, Aspas.

Projet de ferme-usine des 6500 porcs à Escoubès (64) : Animal Cross contribue à l’enquête publique

Projet de ferme-usine des 6500 porcs à Escoubès (64) : Animal Cross contribue à l’enquête publique

Nous avions jusqu’au 11 avril pour contribuer à lenquête publique concernant le projet d’une ferme usine de 6500 porcs à escoubès dans les Pyrénées-Atlantiques. Animal Cross a écrit au préfet pour donner son total désaccord devant ce genre de projet :

Monsieur le Préfet,

 

J’ai l’honneur de vous faire part de la contribution de l’association Animal Cross concernant le projet d’élevage de cochon à Escoubès (SARL La Ribère à Escoubès).

La sensibilité des animaux, au sens juridique, c’est-à-dire leur bien-être n’est pas du tout prise en compte dans ce dossier qui contrevient à plusieurs aspects de la règlementation.

Le statut d’être sensible de l’animal domestique est reconnu par l’article 514-14 du code civil. Ce que le législateur a placé au cœur même du droit, il n’est pas convenable que l’administration le défasse en accordant des autorisations à des exploitations qui sont manifestement contraires à ce droit.

L’article 214-1 du code rural  dispos e également que « l’animal, étant un être sensible, doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec ses impératifs biologiques ».

Or, l’élevage sur 0,75 m2 des  porcs à l’engraissement sur des caillebotis est fondamentalement contraire au bien-être de ces animaux. Le comportement naturel des porcs est de fouiller le soi avec leur groin , ce qu’ils ne peuvent pas faire sur caillebotis.  Les porcs ne sont pas plus nés pour passer toute leur vie emprisonné entre quatre murs.

Par ailleurs, tous les nouveaux élevages doivent respecter la réglementation de l‘UE qui entrera en vigueur le 1er janvier 2013.Les porcs doivent avoir un accès permanent à  des matériaux qu‘ils peuvent fouiller et manipuler tels que de la paille, du foin, de la sciure, etc. Nous n’en voyons pas trace dans ce document. Annexe de l’arrêté du 16 janvier 2003, chap I, art 4 . Ce point n’est pas évoqué dans le dossier.

La caudectomie des porcs ne doit pas être systématique. La législation prévoit de chercher d’abord des méthodes alternatives. Or, ce dossier n’envisage pas ces méthodes alternatives et n’explique pas comment il va procéder sur cette question.

Annexe de l’arrêté du 16 janvier 2003, chap I art 8 : « La section partielle de la queue et la réduction des coins ne peuvent être réalisées sur une base de routine, mais uniquement lorsqu’il existe des preuves que des blessures causées aux mamelles des truies ou aux oreilles ou aux queues d’autres porcs ont eu lieu. Avant d’exécuter ces procédures, d’autres mesures doivent être prises afin de prévenir la caudophagie et d’autres vices, en tenant compte du milieu de vie et des taux de charge. »

Rien n’est prévu pour mesurer le niveau des différents gaz dans l’air, dont l’ammoniaque, à l’intérieur de la porcherie. Ainsi , la SARL La Ribère ne se donne pas les moyens de respecter la législation qui stipule que « La circulation de l’air, les taux de poussière, la température, l’humidité relative de l’air et les concentrations de gaz doivent être maintenus dans des limites qui ne nuisent pas aux animaux. » Arrêté du 25 octobre 1982 relatif à l’élevage, à la garde et à la détention des animaux , Annexe I, chap I, 1d.

Le rôle des pouvoirs publics est d’anticiper ce genre de problème et non pas de les découvrir quand il est trop tard, sous prétexte que des installations similaires existent ailleurs.

En conclusion, la phrase « Les aménagements des bâtiments et la conduite d’élevage permettront de respecter l’ensemble des conditions de bien-être des animaux. » (P 212 du rapport) est totalement gratuite et vide de sens. Elle n’est là que pour donner le change aux autorités publiques qui cherchent autoriser ce genre d’élevage tout en laissant l’impression que les besoins fondamentaux des animaux ont été pris en compte.

Benoît Thomé, Président, Association Animal Cross

Ecrivez à vos députés pour réclamer des caméras dans les abattoirs

Ecrivez à vos députés pour réclamer des caméras dans les abattoirs

En mai prochain, la proposition de loi Falorni qui obligeait les abattoirs à installer des caméras et qui a été abandonnée dans le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation va de nouveau être soumise aux parlementaires.

Ecrivons à nos députés pour leur demander de voter la proposition de loi Falorni imposant des caméras dans les abattoirs et DEMANDONS D’Y ADJOINDRE UN PLUS VITE L’ACCES AUX VIDEOS PAR DES PERSONNES INDEPENDANTES QUI NE SOIENT NI DES PERSONNES IMPLIQUEES DANS L’ABATTOIR, NI LES SERVICES DE L’ETAT.

Voici ci-dessous un modèle de lettre, à modifier à votre guise (en restant correct).

Vous trouverez le nom et l’adresse mail de votre (ou de vos) député(s) ici : http://www2.assemblee-nationale.fr/recherche-localisee/carte/FRANCE

 

Monsieur (ou Madame) le(la) député(e), 

Le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation présenté le mercredi 31 janvier par le gouvernement abandonne l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs.

L’Assemblée Nationale avait pourtant voté en première lecture  en janvier 2017 l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs, proposition du député  M. Falorni.

Pour le ministre de l’Agriculture, la création d’un délit de maltraitance des animaux dans les abattoirs et l’amélioration des formations des ouvriers d’abattoirs seraient suffisantes.

Des propositions choquantes et totalement déconnectées de l’opinion publique.  En effet, 85 % des personnes interrogées déclarent être favorables à la présence de caméras dans les abattoirs (étude Ifop pour Droits des animaux et la Fondation Brigitte Bardot octobre 2016).

Je vous demande donc :

  • De voter dans l’immédiat la proposition de loi Falorni telle qu’elle a été votée en janvier 2017, c’est-à-dire en réintégrant la présence de caméras avec des images visibles par les services de contrôle vétérinaire et par les « responsables protection animale »
  • De la compléter dans le délai le plus court par l’accès aux vidéos par des personnes extérieures indépendantes

La création d’un délit pénal est intéressante mais elle n’a aucune valeur sans la présence de caméras pour le caractériser. La preuve en est : toutes les accusations de maltraitance animale dans les abattoirs ont eu lieu suite à des vidéos tournées clandestinement.

De plus, la proposition de loi Falorni d’installer des vidéos dans les abattoirs ne peut être utile que si les images sont accessibles en direct par une personne extérieure compétente.

Les services de contrôle vétérinaire de l’Etat ont démontré leur incapacité à dénoncer les pratiques non conformes dans les abattoirs.

Au Vigan, L214 a mis en lumière la responsabilité des services de l’Etat qui n’ont pas été capables de détecter les violations flagrantes à la réglementation et ont laissé abattre des animaux dans une structure défaillante.

A Mauléon-Licharre, les services vétérinaires des Pyrénées-Atlantiques n’ont pas identifié ou stoppé les infractions flagrantes captées sur les vidéos.

A Limoges, malgré l’affectation de 2 vétérinaires et de 10 techniciens des services vétérinaires, aucune intervention du personnel de contrôle n’est observée sur les vidéos pour exiger des mesures correctives aux multiples infractions et défaillances constatés.

A l’abattoir de Houdan, un contrôle des services vétérinaires indique qu’aucune vocalisation n’a été entendue lors du gazage. Les cris stridents des cochons sont pourtant flagrants.

Quant au responsable de la protection animale nommé (et payé) par la direction de l’abattoir, il ne sera  pas libre de dire ce qu’il veut, du fait de sa subordination.

Les consommateurs doivent le savoir. La viande produite aujourd’hui est à risques. Comme les végétaux traités à haut rendement, la viande issue de l’élevage intensif est néfaste pour la santé du consommateur car elle porte les traces des souffrances de l’animal tant lors de sa naissance, que lors de l’élevage et de l’abattage. La viande issue des petites exploitations sans scrupule n’est d’ailleurs pas meilleure.

Veuillez recevoir, Monsieur (ou Madame) le (la) député(e), l’assurance de ma considération distinguée 

Signature

Nous voulons des caméras dans les abattoirs et des personnes indépendantes pour les visionner

Nous voulons des caméras dans les abattoirs et des personnes indépendantes pour les visionner

Le 11 avril prochain, la proposition de loi Falorni qui obligeait les abattoirs à installer des caméras et qui a été abandonnée dans le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation va de nouveau être soumise aux parlementaires.

Soutenons MASSIVEMENT cette proposition de loi en signant cette pétition et DEMANDONS D’Y ADJOINDRE UN PLUS VITE L’ACCES AUX VIDEOS PAR DES PERSONNES INDEPENDANTES QUI NE SOIENT NI DES PERSONNES IMPLIQUEES DANS L’ABATTOIR, NI LES SERVICES DE L’ETAT.

 

SIGNER LA PETITION 

 

À l’attention : de M. Stéphane Travert, Ministre de l’agriculture

Monsieur le Ministre,

Le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation présenté le mercredi 31 janvier par le gouvernement abandonne l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs.

L’Assemblée Nationale avait pourtant voté en première lecture  en janvier 2017 l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs, proposition du député  M. Falorni.

Pour le ministre de l’Agriculture, la création d’un délit de maltraitance des animaux dans les abattoirs et l’amélioration des formations des ouvriers d’abattoirs seraient suffisantes.

Des propositions choquantes et totalement déconnectées de l’opinion publique.  En effet, 85 % des personnes interrogées déclarent être favorables à la présence de caméras dans les abattoirs (étude Ifop pour Droits des animaux et la Fondation Brigitte Bardot octobre 2016).

Je vous demande donc :

  • De faire adopter dans l’immédiat la proposition de loi Falorni telle qu’elle a été votée en janvier 2017, c’est-à-dire en réintégrant la présence de caméras avec des images visibles par les services de contrôle vétérinaire et par les « responsables protection animale »
  • De la compléter dans le délai le plus court par l’accès aux vidéos par des personnes extérieures indépendantes

La création d’un délit pénal est intéressante mais elle n’a aucune valeur sans la présence de caméras pour le caractériser. La preuve en est : toutes les accusations de maltraitance animale dans les abattoirs ont eu lieu suite à des vidéos tournées clandestinement.

De plus, la proposition de loi Falorni d’installer des vidéos dans les abattoirs ne peut être utile que si les images sont accessibles en direct par une personne extérieure compétente.

Les services de contrôle vétérinaire de l’Etat ont démontré leur incapacité à dénoncer les pratiques non conformes dans les abattoirs.

Au Vigan, L214 a mis en lumière la responsabilité des services de l’Etat qui n’ont pas été capables de détecter les violations flagrantes à la réglementation et ont laissé abattre des animaux dans une structure défaillante.

A Mauléon-Licharre, les services vétérinaires des Pyrénées-Atlantiques n’ont pas identifié ou stoppé les infractions flagrantes captées sur les vidéos.

A Limoges, malgré l’affectation de 2 vétérinaires et de 10 techniciens des services vétérinaires, aucune intervention du personnel de contrôle n’est observée sur les vidéos pour exiger des mesures correctives aux multiples infractions et défaillances constatés.

A l’abattoir de Houdan, un contrôle des services vétérinaires indique qu’aucune vocalisation n’a été entendue lors du gazage. Les cris stridents des cochons sont pourtant flagrants.

Quant au responsable de la protection animale nommé (et payé) par la direction de l’abattoir, il ne sera  pas libre de dire ce qu’il veut, du fait de sa subordination.

Les consommateurs doivent le savoir. La viande produite aujourd’hui est à risques. Comme les végétaux traités à haut rendement, la viande issue de l’élevage intensif est néfaste pour la santé du consommateur car elle porte les traces des souffrances de l’animal tant lors de sa naissance, que lors de l’élevage et de l’abattage. La viande issue des petites exploitations sans scrupule n’est d’ailleurs pas meilleure.

Veuillez recevoir, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée

 

 

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