30 Nov 2014
Vous entendrez souvent parler du problème ours dans les Pyrénées, mais qu’en est-il réellement ?
Venez-vous balader dans nos montagnes et admirer toutes ces boutiques avec l’image de l’ours.
La réalité du terrain est tout autre que ce que souhaitent nous vendre les médias friands de conflits et d’histoires sensationnelles. Bien sûr, certains éleveurs sont contre l’ours. Et reconnaissons qu’ils sont particulièrement doués pour se faire entendre, aidés bien sûr par certains médias.
Mais savez vous que le bilan de l’été 2014 impacté à l’ours est de 135 bêtes et 1 ruche ?
Ce qui représente moins de 1% de la mortalité totale du bétail qui est estimée à plus de 25 000 brebis chaque été dans les Pyrénées. En somme pas de quoi susciter une polémique sur les attaques d’ours. Non, l’ours ne décimera pas les troupeaux, non, l’ours ne sera pas responsable de tous les maux des éleveurs.
Du coup, deux nouveaux bouc-émissaires font leur apparition : Le loup dont personne n’a vu son museau dans les Pyrénées et le vautour fauve qui n’a jamais de mémoire d’homme tué un seul animal sain et en bonne santé. Quel bonheur de pouvoir voir voler et s’approcher ces merveilleux empereurs du ciel.
Qui n’a jamais secrètement rêvé de pouvoir prendre en photo un ours au détour d’une balade? Ceux qui ont pu le faire en sont encore émerveillés et le racontent des étoiles plein les yeux.
Pourquoi un tel acharnement contre des animaux sauvages, qui ne demandent rien de plus que de continuer à vivre dans leur milieu naturel ? Tout simplement parce qu’il est plus facile de se plaindre que de faire correctement son travail. Comment faisaient nos grands-pères ? Ils ne se plaignaient pas, vivaient au rythme de leur troupeau et non l’inverse et gardaient soigneusement leurs troupeaux… Ah oui, messieurs les éleveurs, si la montagne était stérile, complètement décimée de la population d’animal sauvage, où seul l’homme régnerait en maître incontesté des lieux…un Éden pour votre travail, mais quelle perte incommensurable pour l’homme !
Le problème pyrénéen est plus un défi, un défi de ce siècle :
Accepter et savoir partager les territoires en bonne intelligence pour respecter la nature et la faune sauvage en place, en conservant les droits vitaux des espèces présentes.
18 Oct 2014
L’abattage de deux loups en l’espace de quelques jours traduit l’acharnement mené contre l’espèce canis lupus : mort d’un loup le 29 septembre en Savoie puis le 7 octobre 2014 dans les Alpes de Haute Provence.
Ce sont désormais 93 communes qui ont l’autorisation, par arrêté préfectoral faisant suite à l’arrêté ministériel du 5 août 2014, de pratiquer des tirs de prélèvement sur des loups par des chasseurs lors de toutes formes de chasse y compris les battues sans encadrement par les agents de l’état.
Les autres arrêtés préfectoraux autorisent toujours les chasseurs à participer aux opérations de tirs encadrées par des lieutenants de louveterie ou des agents de l’ONCFS.
Rappelons que l’espèce est protégée par la Convention de Berne datant de 1979 transcrite dans le droit français en 1989. En France, le loup est aussi protégé par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 qui oblige l’Etat à veiller sur la conservation de l’espèce et son habitat suite à son retour dans notre pays.
Il n’est pas possible de laisser l’Etat mener une opération de destruction d’une espèce protégée sans réagir.
Merci à tous d’agir pour éviter cette destruction programmée du loup!
Nous vous invitons à écrire vous aussi aux journaux Libération et Politis pour leur demander un meilleur traitement de l’information sur le dossier loup ! En effet, dans leurs dernières publications, des reportages à charge contre le loup ont été rédigés.
Ecrivez à Libération http://www.liberation.fr/contacts/ et à l’auteur de l’article, Eliane Patriarca e.patriarca@liberation.fr
Ecrivez à Politis à cette adresse pagecourrier@politis.fr et l’auteur de l’article, Patrick Piropatrickpiro@globevision.org
Des modèles de lettre à envoyer sont disponibles sur le site de Cap Loup, le collectif d’associations dont Animal Cross est cofondateur : voir la lettre
21 Août 2014
M. Bertrand Galtier, directeur du Parc national des Ecrins, a ordonné que la zone coeur du Parc soit « nettoyée du loup ». Nos Parcs Nationaux sont les seuls lieux où la faune sauvage connaît théoriquement un peu de répit.
Refuser la présence d’une espèce protégée dans un espace protégé est inadmissible et illégal !
Une battue au loup a eu lieu le 10 juillet dans le Parc National, avec, en périphérie, 15 tireurs postés en embuscade. Aucun loup n’a heureusement été débusqué et abattu, mais il aurait pu en être autrement… et impunément !
Si la cohabitation entre les moutons et les loups n’est pas possible dans cet espace, ce sont les moutons qu’il faut retirer de nos Parcs Nationaux, et non les animaux sauvages ! Il nous parait primordial de réagir de façon massive à cette nouvelle étape des attaques contre la nature.
Aussi, nous invitons toutes les associations, leurs adhérents et sympathisants à téléphoner ou envoyer des messages de protestation au président et au directeur du Parc national :
Président : Christian Pichoud Tél. 04 76 00 37 12 ou pichpn@gmail.com
Directeur : Bertrand Galtier 04 92 40 20 10 ou bertrand.galtier@ecrins-parcnational.fr
Pour que cette action soit efficace il faut agir en masse et immédiatement. Faites circuler !
Montrez que les citoyens respectueux de la biodiversité dans les parcs nationaux sont majoritaires. On ne touche pas à nos Parcs. On n’y touche pas à la faune ni à la flore sauvage !
25 Juil 2014
Alors que des personnalités du gouvernement défendent aveuglement le « pastoralisme »,
une affaire très intéressante est sortie de l’autre côté des Pyrénées.
En effet, 300 éleveurs dans les Asturies seraient impliqués dans des fraudes à l’indemnisation d’attaques de loup, en faisant de fausses déclarations afin de pouvoir bénéficier d’une double indemnisation….
2 Juil 2014
Objet : Dérochement de génisses les 14 et 15 Juin 2014
Lettre Recommandée AR et TÉLÉCOPIE
Le 25 juin 2014
Monsieur le Préfet,
Les 14 et 15 juin 2014, une vingtaine de génisses ont péri, certaines se sont blessées, à la suite d’un dérochement, sur la commune de Thorens-Glières (Champlaitier).
Nous regrettons cet accident, et attirons votre attention sur les points suivants :
• Il est notoire que des loups passent à Champlaitier, du fait de sa situation isolée et riche en ongulés sauvages;
• Les mesures de protection des génisses étaient inexistantes : pas de parc électrifié, pas de chien de protection ;
• Le parc est placé en zone dangereuse, à moins de 50 mètres des barres rocheuses, alors que des espaces plus appropriés ne manquent pas sur Champlaitier ;
• L’association d’éleveurs avait bénéficié en 2009 du soutien actif de Pastoraloup, des conseils de J.-M. Landry et de la DDT (octroi d’un patou); elle a renoncé depuis lors à tous ces moyens ;
Ainsi, les mesures élémentaires de protection n’ont pas été mises en place par le groupement d’éleveurs concerné. De plus, aucune prédation n’a été constatée.
En conséquence, nous vous demandons instamment que ces animaux ne soient pas comptabilisés au titre des dommages attribués au loup, et qu’aucune mesure de tir ne soit entreprise, en réaction à cet évènement.
L’ensemble des associations membres de CAP Loup donnera à votre prise de position le retentissement qu’il convient.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées.
Les associations de CAP Loup
Copie à : DDT Haute-Savoie, M. Thierry Alexandre
Contacts : Pascal Sourdin – loup@animal-cross.org – Tél. 06 38 37 78 33
Pierre Athanaze – pierre.athanaze@orange.fr – Tél. 06 08 18 54 55