L’avenir du loup en France : entre régression du statut de protection et inquiétudes croissantes

L’avenir du loup en France : entre régression du statut de protection et inquiétudes croissantes

Animal Cross et plusieurs associations alertent le ministère de la Transition écologique sur les risques liés au déclassement du loup en Europe

Une réunion au ministère de la Transition écologique

Animal Cross, aux côtés des représentants des associations AJA Savoie, AVES France et Education Ethique Animale, a échangé longuement avec deux conseillers du ministère de la transition écologique (MTES), Véronique Ménez, Conseillère Biodiversité, et Raphaël Démolis, chef du bureau chasse, pêche et faune sauvage. Et cela avec le support de l’association CAP (Convergence Animaux Politiques), qui nous facilite l’accès aux élus de la République.

Un déclassement préoccupant au niveau européen

A l’heure où le déclassement du statut de protection du loup est acté, dans sa deuxième phase depuis le 24 juin 2025 au Journal officiel de l'UE, nos associations sont inquiètes quant à l’avenir du loup en Europe, et tout particulièrement en France.
En effet, alors qu’il est encore strictement protégé jusqu’à nouvel ordre, on observe une stagnation de la population de loups en France, une dégradation de leur taux de survie, et une augmentation continue du pourcentage de meutes qui ne se reproduisent pas (1).

Des échanges concrets et des points d'alerte

Nous avons ainsi mis l’accent pendant cette réunion sur la nécessité de remettre à l’ordre du jour l’effarouchement, donné des exemples de nos constats locaux, partagé nos observations de protections lacunaires, rappelé qu’il manque toujours une étude conclusive sur l’efficacité des tirs létaux, mentionné l’absence de demandes d’analyses de vulnérabilité, etc etc … . Nous avons en particulier partagé notre inquiétude sur la transposition du nouveau classement du loup dans le droit français, sur la place de l’OFB (Office français de la biodiversité) dans le dispositif à la suite des nombreuses attaques dont il a fait l’objet (2), sur la perte de contrôle possible de l’Etat sur la régulation du loup souhaitée par certains, et enfin émis le souhait que les peines délictuelles se voient renforcées en cas de braconnage du prédateur.

Les réponses du ministère

A la suite des nombreuses questions posées par madame Ménez, nous avons pu obtenir un positionnement de nos deux interlocuteurs sur les sujets suivants :

  • L’OFB demeure la référence concernant l’estimation de la population de loups,
  • Les tirs sont concentrés à proximité des troupeaux, et non pas en action de chasse (3),
  • L’Etat continuera à inciter les éleveurs à se protéger,
  • Les lunettes à visée thermique restent réservées aux lieutenants de louveterie,
  • Les conseillers souhaitent conserver une peine dissuasive maximale de 3 ans d’emprisonnement et 150 kEuros d’amende ; mais sont peu clairs sur l’application de l’article 13 de la loi d’orientation agricole qui permet d’y échapper,
  • Ils souhaitent aussi le retour des associations en groupe national loup

Un discours politique en contradiction avec la conservation

Tout cela est de bon augure. Mais notre satisfaction est tout de même modérée par les déclarations de la ministre théoriquement en charge de l’Ecologie qui s’est félicitée « Cette évolution permettra de faciliter la gestion de l’espèce », à la suite du déclassement. Et a également précisé sa position en cosignant avec la ministre de l’Agriculture un arrêté qui assouplit les conditions de tirs de défense contre le loup, notamment pour les troupeaux bovins et équins « Le reclassement du statut du loup de “strictement protégé” à “protégé” au niveau européen, amènera en 2026 de nouvelles modalités de gestion en droit français …".

Les propos du président aggravent l’inquiétude

Elle l’est encore plus à la suite des propos récents du président E. Macron, en déplacement à Roquefort, où il a plaidé pour empêcher l’implantation du loup là « où il y a du pastoralisme », quitte à en « prélever davantage ». « On ne doit pas laisser le loup se développer ; qu’il aille dans des massifs où il n’est pas en compétition avec les activités qui sont les nôtres ». Ces affirmations trahissent une inculture totale sur la biologie de la faune sauvage, et l’ignorance de la politique passée du pays visant à favoriser une bonne cohabitation du loup avec les activités d’élevage.

Une position française en décalage avec certains pays européens

Et enfin elle l’est définitivement puisque par deux fois notre pays s’est sans débat positionné en faveur du déclassement du loup au niveau européen. Il y a donc peu de chances que les règles de gestion demeurent inchangées en France (4).

Un espoir : le droit européen

Pour conclure, et nous l’avons rappelé lors de cette réunion, il nous reste un espoir du côté européen puisque la France doit malgré tout assurer, en vertu de ses accords internationaux, un bon état de conservation du loup sur le territoire, au niveau national et local (5), ce qui annonce de nombreux contentieux.

 

Références

  1. Groupe Loup PP Alpes (GLPPA) https://drive.google.com/file/d/1M-hviOtahhhc2uenZno__wOj5BL3-29b/view
  2. y compris de F. Bayrou https://www.youtube.com/watch?v=MqdMtdotUAk
  3. Animal Cross est bien entendu opposée à tout tir de loup, mais est contrainte de composer avec la situation actuelle
  4. Le Portugal, la République tchèque, la Belgique et la Pologne ont déjà annoncé qu’ils ne modifieraient pas le statut du loup sur leur territoire
  5. Voir par exemple la jurisprudence Estonie 12 juin 2025 (C629/23), ou encore l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) - C601/22 - 11/07/2024 - Tyrol
Consultation publique : Dites OUI à la suspension de la chasse de la barge à queue noire et du courlis cendré !

Consultation publique : Dites OUI à la suspension de la chasse de la barge à queue noire et du courlis cendré !

La France est aujourd’hui le dernier pays d’Europe à autoriser la chasse de deux espèces d’oiseaux migrateurs menacées au niveau international : la barge à queue noire et le courlis cendré.

Une consultation publique est en cours jusqu’au 22 juillet 2025 pour décider de la suspension de leur chasse pendant un an. Il est crucial de vous mobiliser massivement pour soutenir ce moratoire et faire entendre la voix de la biodiversité.

Donnez un avis favorable ici :
🔗 Projet d’arrêté suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire

Pourquoi soutenir ce moratoire ?

Espèces menacées
La barge à queue noire et le courlis cendré sont toutes deux classées « vulnérables » sur la Liste rouge de l’UICN, ce qui signifie que leur survie est en danger.

Une exception française inacceptable
Tous les autres pays européens ont déjà interdit leur chasse. La France fait figure de mauvais élève, en autorisant encore le tir de ces oiseaux migrateurs pourtant en déclin.

Un sursis insuffisant
Ce moratoire d’un an est un premier pas, mais il ne suffit pas : nous demandons leur retrait définitif de la liste des espèces chassables en France.

Comment participer ?

  1. Cliquez sur ce lien :
    🔗 Participer à la consultation publique

  2. Rédigez un message personnel en vous inspirant des arguments ci-dessus sans faire de copier-coller. Par exemple :

Je soutiens pleinement la suspension de la chasse de la barge à queue noire et du courlis cendré. Ces deux espèces sont classées vulnérables par l’UICN et sont protégées dans toute l’Europe sauf en France. Ce moratoire est une mesure minimale. Je demande également leur retrait définitif de la liste des espèces chassables.

  1. Validez votre participation.

Merci d’agir pour ces espèces en danger. Votre voix compte pour mettre fin à une chasse injustifiable et protéger notre patrimoine naturel commun.

Partagez largement cet appel autour de vous !

Loup en danger : Animal Cross et ses partenaires saisissent la justice européenne

Loup en danger : Animal Cross et ses partenaires saisissent la justice européenne

Des associations de défense des animaux et de l’environnement, dont Animal Cross, publient une lettre ouverte à la suite de la décision de l’Union Européenne de déclasser le loup, c’est-à-dire de réduire son niveau de protection de « strictement protégé » à « protégé ».

Une décision officielle depuis le 24 juin 2025

Depuis cette date, la décision est officiellement actée. Les 27 États membres de l’Union européenne disposent désormais d’un délai de 18 mois pour transposer ce changement dans leur législation nationale.

Certains pays européens maintiennent une protection stricte

Le Portugal, la République tchèque, la Belgique et la Pologne ont déjà annoncé qu’ils ne modifieraient pas le statut du loup sur leur territoire.

À titre de comparaison : la Pologne et la République tchèque totalisent environ 3000 loups, soit trois fois plus que la France.

Une position ambiguë de la France

La France a très vite et très clairement dit « non au loup », en votant pour son déclassement dans :

  • la Convention de Berne

  • la Directive « Habitats »

En revanche, elle peine désormais à définir une nouvelle politique de gestion du loup, comme le montre l’absence de ligne claire au sein du Groupe National Loup, alors même que le gouvernement prévoit de clore le dossier au 1er janvier 2026.

Animal Cross saisit la justice européenne

Face à cette menace pour le loup gris, Animal Cross s’est portée partie civile auprès du Tribunal de l’Union européenne, aux côtés de l’association italienne GreenImpact et de plusieurs ONG européennes.

Objectif : s’opposer à l’affaiblissement du statut de protection du loup gris en Europe.

Un recours à respecter avant toute réforme française

Animal Cross demande que la France s’abstienne de toute réforme tant que :

  • le recours devant le Tribunal de l’UE est en cours ;

  • d’autres affaires juridiques en cours devant la Cour européenne n’ont pas été tranchées.

Il serait prématuré de vouloir redéfinir des règles françaises de régulation du loup alors que la légalité même de cette décision européenne est contestée.

Le sanglier, victime ou coupable ?

Le sanglier, victime ou coupable ?

Le sanglier occupe régulièrement les gros titres : dégâts agricoles, collisions routières, envahissement de certaines zones. Mais que sait-on réellement de cet animal ? Pourquoi leur population a-t-elle explosé ces dernières décennies ? Et si la responsabilité humaine était bien plus grande qu’on ne le pense ?

Une population en forte croissance… à cause de l’homme

En France, la population de sangliers a été multipliée par 23 en 50 ans : environ 35 000 individus abattus par an dans les années 1970, contre plus de 800 000 en 2020. Une explosion qui s’explique en grande partie par les activités humaines :

  • Changement climatique : des hivers plus doux augmentent la survie des marcassins et accélèrent la reproduction.
  • Disparition des prédateurs naturels : loups, ours, lynx ont été décimés par la chasse au XXe siècle.
  • Agriculture intensive : les monocultures de maïs, dont les sangliers raffolent, leur offrent un garde-manger quasi illimité.

Mais l’impact majeur vient… des chasseurs eux-mêmes.

Des stratégies cynégétiques qui favorisent la prolifération

Pour garantir la présence de gibier à chasser, certains chasseurs ont :

  • Multiplié les lâchers de sangliers depuis les années 1960.
  • Limité les tirs sur les laies reproductrices et les mâles dominants.
  • Pratiqué l’agrainage (épandage de maïs), qui réduit la mortalité hivernale.
  • Valorisé économiquement les territoires riches en sangliers, augmentant le prix des baux de chasse.

Ironie du sort, cette pression de chasse déclenche un mécanisme de compensation biologique : les femelles se reproduisent plus tôt, avec des portées plus nombreuses. Résultat : plus on chasse, plus la population croît !

Un rôle écologique méconnu

Souvent perçu comme nuisible, le sanglier est aussi un véritable allié des forêts :

  • Il aère les sols, favorise l’humus et la régénération naturelle.
  • Il détruit les larves nuisibles (hannetons, chenilles processionnaires…).
  • Il dissémine les graines et spores via ses déplacements.
  • Il joue un rôle sanitaire en nettoyant les cadavres d’animaux.

Autrefois surnommé « jardinier de la forêt », le sanglier participe activement au bon état écologique des milieux naturels.

Les demandes d’Animal Cross

Face à cette situation, Animal Cross appelle à des mesures concrètes :

  • Interdire les pratiques qui favorisent artificiellement la prolifération, comme l’agrainage.
  • Transformer le modèle agricole intensif ou, à défaut, protéger les cultures par des clôtures adaptées.
  • Encourager le retour des prédateurs naturels : loups, lynx, ours.
  • Développer des zones de Libre Évolution pour laisser les écosystèmes s’autoréguler.
  • Reconnaître et valoriser le rôle écologique du sanglier.

Et si on changeait de regard ?

Plutôt que de désigner le sanglier comme bouc émissaire, interrogeons notre modèle de gestion de la nature. En comprenant les véritables causes de sa surpopulation, nous pourrons envisager des solutions justes, équilibrées et respectueuses du vivant.

Donnez votre avis contre les abus de la chasse dans les Deux-Sèvres

Une nouvelle consultation publique est en cours sur le projet d’arrêté relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la saison 2025-2026 dans les Deux-Sèvres. C’est une occasion précieuse pour les citoyens de faire entendre leur voix face aux dérives de la chasse, trop souvent tolérées au détriment de la faune sauvage et du bien-être animal.

Animal Cross vous invite à y participer activement : chaque avis compte pour faire évoluer les pratiques et protéger les animaux. Trop de décisions sont encore prises sans réelle prise en compte de la biodiversité, des données scientifiques ou des attentes sociétales.

➡️ Cliquez ici pour accéder à la consultation et déposer votre contribution : Projet d’arrêté relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2025-2026 – Les consultations en cours – Consultation du public – Environnement, eau, risques naturels et technologiques – Actions de l’État – Les services de l’État dans les Deux-Sèvres

Date limite de participation : 23 mai

Merci de votre engagement pour les animaux et la nature.

Voici un exemple de texte de réponse à envoyer par mail à  ddt-chasse-consultation-public @deux-sevres.gouv.fr :

 

Dans le cadre de la consultation publique sur le projet d’arrêté préfectoral relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2025-2026 dans les Deux-Sèvres, nous souhaitons exprimer notre opposition à plusieurs aspects de cette réglementation.

  • Des espèces d’oiseaux sur liste rouge de l’UICN, encore inscrites aux plans de chasse 

Certaines espèces d’oiseaux, dont les périodes d’ouverture et les modalités spécifiques de chasse sont fixées par arrêtés ministériels et synthétisées dans l’annexe au projet d’arrêté, sont en mauvais état de conservation à l’échelle nationale.

Parmi elles : 

  • Deux espèces sont classées en “danger critique” dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de métropole : la bécassine des marais, et l’eider à duvet.
  • Au moins 6 autres espèces sont classées “vulnérables” : l’oie des moissons (catégorie “oiseaux hivernants”), l’oie cendrée, la sarcelle d’hiver, la sarcelle d’été et le fuligule corlieu (catégorie “oiseaux nicheurs”) et le courlis corlieu (catégorie “oiseaux de passage”)
  • Au moins 2 espèces sont classées “quasi menacées” : le vanneau huppé et l’alouette des champs dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de la métropole.

La perdrix rouge quant à elle, est classée “quasi menacée” dans le monde et en Europe, et montre également des signes de déclin en France. L’espèce est notamment classée “disparue” des oiseaux nicheurs de Franche-Comté. 

La présence de ces espèces sur les plans de chasse, alors même que leur état de conservation est défavorable, soulève de sérieuses questions. En effet, la chasse d’espèces d’oiseaux en mauvais état de conservation est contraire à l’article 7 de la Directive Oiseaux, qui impose aux États membres de veiller à ce que les activités humaines, y compris la chasse, n’aggravent pas la situation des populations protégées.

  • Le tir du chevreuil à la grenaille de plomb, encore autorisé

L’arrêté autorise encore l’usage de la grenaille de plomb pour le tir du chevreuil en dehors des zones humides, alors que ce métal est reconnu comme toxique pour la faune sauvage et la santé humaine. Depuis février 2023, son usage est interdit dans et autour des zones humides au niveau européen. Cette mesure ne suffit pas : le plomb reste une source majeure de pollution diffuse. Chaque année, environ un million d’oiseaux meurent dans l’UE par empoisonnement au plomb. Il est incohérent de continuer à l’autoriser alors que des alternatives existent. Le préfet devrait étendre cette interdiction à tout le département, par principe de précaution. 

  • Extension injustifiée et non transparente de la chasse au sanglier
  1. Absence de transparence et de données publiques

L’arrêté justifie l’ouverture anticipée de la chasse au sanglier par un “objectif de réduction de 20 % des surfaces agricoles faisant l’objet de déclarations de dégâts expertisées et indemnisées”, mais aucune étude ni données chiffrées ne sont présentées pour démontrer l’ampleur réelle des dégâts, leur évolution, ni pour évaluer l’efficacité des battues en avril-mai. Il est inacceptable de fonder une dérogation à la période normale de chasse sur des éléments non vérifiables par le public.

  1. Manque de justification du choix de la méthode létale

L’arrêté affirme qu’il faut « mettre une pression de chasse supplémentaire », mais aucune comparaison n’est faite avec des alternatives non létales, comme les moyens de dissuasion, les clôtures, la gestion de l’attractivité des cultures, ou la régulation ciblée sans battue collective. On accepte comme allant de soi que seule la mise à mort intensive peut réduire les dégâts.

  1. Incohérence écologique dans les zones Natura 2000

Autoriser des battues en avril-mai au sein même des ZPS (zones de protection spéciale) du réseau Natura 2000 et de la zone Natura 2000 de la Sylve d’Argenson, censées protéger des espèces sensibles, est une contradiction majeure. Même si c’est « très localisé », cela va à l’encontre de l’esprit des directives européennes de protection de la biodiversité, en période de reproduction pour de nombreuses espèces.

  • Chasse en été : nuisances et dangers au détriment de la biodiversité et de la sécurité  

L’arrêté autorise la chasse au sanglier et au chevreuil pendant toute la période estivale, privant ainsi la faune sauvage d’une période indispensable de repos et de reproduction. Par ailleurs, l’article R424-8 permet également la chasse du renard en été, élargissant encore la pression exercée sur la biodiversité durant une période déjà sensible.

La pratique de la chasse en pleine période de vacances scolaires favorise les conflits d’usage et augmente les risques d’accidents, alors même que les chasseurs disposent déjà d’un accès privilégié à la nature sur au moins six mois par an. Cette situation soulève des questions légitimes quant à la conciliation entre activités cynégétiques, protection de la faune et sécurité du public.

  • Risques écologiques liés au lâcher de perdrix et de faisans d’élevage

La présentation de l’arrêté rappelle que les espèces de perdrix et faisan, peuvent “faire l’objet de lâchers d’animaux d’élevages, or cette pratique est problématique pour plusieurs raisons : 

  • Pollution génétique : Les perdrix et faisans d’élevage peuvent s’hybrider avec les populations sauvages, altérant leur génétique et fragilisant leur capacité d’adaptation aux conditions de vie locales.
  • Risque sanitaire : Les oiseaux issus d’élevages intensifs peuvent être porteurs de maladies susceptibles de se propager aux populations sauvages, comme l’influenza aviaire hautement pathogène. L’introduction massive d’individus d’élevage peut favoriser la diffusion de pathogènes affectant d’autres espèces d’oiseaux ou même des mammifères.

Les oiseaux d’élevage, souvent mal préparés à la vie en milieu naturel, meurent rapidement ou deviennent des proies faciles pour les prédateurs, perturbant la chaîne alimentaire.

Victoire pour le loup : Animal Cross fait annuler un point clé de l’instruction ministérielle !

Victoire pour le loup : Animal Cross fait annuler un point clé de l’instruction ministérielle !

Le 18 avril 2025, le Conseil d’État a donné raison à Animal Cross et à ses partenaires dans leur recours contre l’instruction du 23 février 2024 relative à la gestion du loup.
C’est une grande victoire pour la protection du loup en France ! 🐺

Animal Cross, aux côtés d’autres associations de protection de la nature, avait dénoncé une disposition injuste qui permettait de considérer certains troupeaux de bovins comme « non protégeables » sans aucune analyse précise, ouvrant ainsi la voie à des tirs de loups sans contrôle rigoureux.
Le Conseil d’État a annulé ce point 8 de l’instruction, estimant qu’il violait les règles environnementales : chaque situation devra désormais faire l’objet d’une analyse technico-économique individuelle avant d’autoriser un tir sur un loup.

Pourquoi est-ce important ?
Parce que cette décision rappelle que la destruction d’une espèce protégée comme le loup ne peut être justifiée qu’en dernier recours, après avoir vérifié qu’aucune autre solution n’est possible. Elle impose plus de rigueur et protège davantage ces animaux emblématiques de notre biodiversité.

Animal Cross continuera à se battre pour que la cohabitation entre éleveurs et grands prédateurs soit encadrée avec éthique, respect du vivant et véritable recherche de solutions alternatives.

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