Procès du chasseur ayant abattu l’ourse Caramelles : une audience sous tension

Procès du chasseur ayant abattu l’ourse Caramelles : une audience sous tension

Mardi 18 mars, le tribunal de Foix (Ariège) a ouvert le procès d’André R., chasseur responsable de la mort de l’ourse Caramelles en 2021. Il comparaît aux côtés de 15 autres chasseurs, convoqués pour déterminer s’ils étaient autorisés à chasser dans cette réserve naturelle protégée.

Selon les premiers éléments, lors d’une battue aux sangliers, André R. aurait aperçu Caramelles et ses deux oursons à environ 40 mètres. Il se serait retrouvé face à l’animal et aurait tiré, affirmant avoir été attaqué à deux reprises.

Un procès crucial pour la cohabitation entre chasse et biodiversité

Le drame a ravivé le débat sur la présence de l’ours dans les Pyrénées et la compatibilité de la chasse avec la protection de cette espèce menacée. Animal Cross et une dizaine d'associations se sont constituées partie civile. Leur objectif : faire toute la lumière sur cet événement et exiger des mesures concrètes pour éviter de nouveaux incidents.

Le verdict sera rendu en mai 2025. D’ici là, Animal Cross restera mobilisée pour défendre la faune sauvage et rappeler l’urgence de protéger les ours dans les Pyrénées.

Renouvellement de la charte du PNR des Pyrénées Ariégeoises (2025-2040) : L’urgence d’un vrai plan d’action local  

Renouvellement de la charte du PNR des Pyrénées Ariégeoises (2025-2040) : L’urgence d’un vrai plan d’action local  

1-Contexte et exigence de la loi

Dans le cadre du renouvellement de la charte du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises (2025-2040), les nouvelles orientations du syndicat mixte nous rendent extrêmement sceptiques sur la prise en compte d’un des rôles premiers d’un Parc Naturel Régional , la protection de la biodiversité.

La loi de 2016, introduisant les articles R333-1 et R333-3, indique et renforce clairement le rôle des parcs naturels régionaux (PNR) dans la protection de la biodiversité, y compris de la faune sauvage, et dans l’application des plans nationaux d’actions (PNA) pour la conservation d’espèces spécifiques :

– L’article R333-3 introduit un mécanisme par lequel les parcs naturels régionaux s’engagent dans la mise en œuvre des PNA, qui sont des programmes nationaux visant la sauvegarde des espèces menacées.

– L’article R333-1 précise que les PNR sont chargés de préserver les habitats naturels et les écosystèmes qui abritent des espèces animales parfois rares ou menacées. La gestion de la faune passe par des actions de conservation, de restauration des habitats, et de gestion des populations d’espèces sauvages.

La loi de 2016 promeut aussi la concertation avec les collectivités locales et les partenaires, permettant ainsi une meilleure application des plans de protection de la faune sauvage.

Or, concernant l’ours, l’une des trois espèces de mammifères classées en danger critique en France, le syndicat mixte n’a réussi qu’à inscrire, et uniquement dans l’annexe 6 : « Les conditions nécessaires ne sont actuellement pas réunies pour la définition d’un rôle actif du syndicat mixte dans le sujet de l’ours »

Tout ça pour ça !

 

Des avis sérieux et objectivés :

En plus du non-respect de la loi, d’autres organismes indépendants ont aussi dénoncé cette orientation :

– L’avis de l’Autorité Environnementale sur le projet de charte déplore cette absence de positionnement

– Le CNPN estime que les actions du parc concernant la présence et la gestion des grands prédateurs doivent être révisées et réécrites pour se conformer au cadre législatif en vigueur

– L’Autorité Environnementale et la Fédération des PNR soulignent la nécessité d’une médiation indépendante pour restaurer le dialogue entre les parties prenantes et trouver des solutions partagées

 

2-Nécessité d’un volet Ours dans la nouvelle charte 2025-2040

La politique de l’autruche pour ne pas gérer la présence de l’ours n’a jamais abouti à de bons résultats !

 

Il est évident que le syndicat mixte en charge du PNR doit urgemment revoir  sa position.

La charte du PNR ariégeois doit afficher son engagement et définir des actions par rapport à la préservation de la  population d’ours dans les Pyrénées,  au risque de ne pas jouer son rôle local pour l’application du « PNA Ours 2018-2028 ».

Les arguments sont nombreux pour valoriser cette présence unique en France :

L’ours comme atout et ressource du territoire :

  • Le PNR des Pyrénées ariégeoises partage avec la Catalogne et la Haute Garonne l’effectif plus important de la population d’ours des Pyrénées, et donc de France. Cet atout unique pourrait être valorisé et transformé en une opportunité pour le territoire.
  • Des initiatives novatrices pourraient mettre en valeur la cohabitation avec l’ours, en renforçant l’identité d’un territoire unique en France et en en faisant un symbole d’harmonie entre nature et culture.
  • La charte du PNR met l’accent sur la recherche d’un équilibre entre les activités humaines et les différentes « ressources » du territoire. L’ours, en tant qu’espèce emblématique et « ressource rare », doit donc être intégré dans cette réflexion.

Nécessité d’une gestion cohérente et concertée :

  • L’absence de positionnement clair sur la gestion de l’ours crée un vide et une incohérence au sein de la charte.
  • Une médiation indépendante est nécessaire pour restaurer le dialogue entre les différentes parties prenantes (État, Département, collectivités, acteurs économiques et société civile) et définir une stratégie commune pour l’avenir de l’ours sur le territoire du PNR : c’est le rôle d’un PNR que d’effectuer cette médiation avec son ingénierie humaine et technique.
  • La charte du PNR doit être compatible avec les politiques nationales relatives aux grands prédateurs, y compris le plan national d’action pour l’ours brun.
  • Proposer des actions concrètes pour concilier la présence de l’ours avec les activités humaines, comme le soutien aux pratiques pastorales adaptées ou la mise en place de mesures de prévention des conflits.
  • Sensibiliser le public à la cohabitation avec l’ours.

L’ours, un symbole du patrimoine naturel à préserver :

  • La charte du PNR met en avant la préservation des patrimoines comme un enjeu majeur. L’ours brun, espèce emblématique des Pyrénées, fait partie intégrante de ce patrimoine naturel qu’il est important de protéger.
  • La présence de l’ours est un indicateur de la bonne santé des écosystèmes pyrénéens. Sa protection contribue à la préservation de la biodiversité et des espaces naturels du PNR.

3-Notre demande : Créer un pôle de coordination et de médiation au sein du PNR Ariégeois

Le rôle de médiateur du Syndicat mixte dans la gestion d’un PNR

La  présence de l’ours brun pouvant être un sujet suscitant des tensions vis-à-vis de certaines catégories socio-professionnelles des Pyrénées Ariégeoises, ce rôle est particulièrement important pour la gestion de sujets sensibles et conflictuels.

Définition du rôle de médiateur

  • Faciliter le dialogue et la concertation : Le Syndicat mixte doit favoriser la communication et les échanges entre les différents acteurs du territoire, incluant les collectivités territoriales, l’État, les habitants, les associations et les acteurs économiques. Il doit organiser des instances de concertation, des réunions, des enquêtes et des consultations citoyennes pour permettre à chacun de s’exprimer et de participer à la prise de décision.
  • Rechercher des consensus et des compromis : Face à des sujets conflictuels, le Syndicat mixte doit s’efforcer de trouver des solutions qui concilient les différents intérêts en jeu. Il doit faire preuve de neutralité et d’impartialité, en tenant compte des arguments de toutes les parties prenantes.
  • Accompagner la mise en œuvre des solutions : Le Syndicat mixte doit s’assurer que les décisions prises sont comprises et acceptées par tous. Il doit apporter un appui technique et financier aux projets qui concourent à la réalisation des objectifs de la Charte.

La gestion de l’ours brun dans les Pyrénées Ariégeoises illustre la complexité du rôle de médiateur du Syndicat mixte. Le CNPN recommande que le Syndicat mixte assume un rôle de médiateur sur ce sujet, mais reconnaît que le contexte local actuel peut rendre cette mission difficile.

Le Syndicat mixte a tenté d’organiser une médiation en 2021, mais sans succès. L’absence de consensus entre les parties prenantes et les tensions locales persistantes ont rendu la mise en place d’une médiation efficace difficile. Pour autant, l’auto-censure et l’inaction assumée n’ont jamais rien résolu.

En conclusion, la réintégration de l’ours dans les actions, au même titre que les autres espèces sensibles, est incontournable, et le rôle de médiateur du Syndicat mixte dans la gestion d’un PNR est essentiel pour garantir la réussite de la Charte. Ce rôle implique de faciliter le dialogue, de rechercher des consensus et d’accompagner la mise en œuvre des solutions. La gestion de sujets sensibles comme la présence de l’ours brun doit être prise en compte par le PNR.

Un premier bilan Ours prometteur pour 2024

Un premier bilan Ours prometteur pour 2024

Animal Cross se réjouit de la présence croissante de l'ours dans les Pyrénées, comme le révèle le rapport de juillet-août 2024 du réseau Ours brun. D’après l’analyse des derniers indices de présence, 15 oursons ont été détectés cette année, répartis sur 10 portées, ce qui laisse présager une augmentation de la population d'ours brun dans nos montagnes.

Bien que l’analyse complète des constats de dégâts ne soit pas encore finalisée, il apparaît que le nombre d’animaux prédatés, pour lesquels l’ours pourrait être responsable (sans que cela soit systématique), est en baisse*. Si cette tendance se confirme d’ici la fin de l’année 2024, cela démontrerait que le nombre de prédations n’est pas proportionnel à celui des ours, mais plutôt lié aux efforts humains et matériels déployés pour la protection des troupeaux dans les montagnes pyrénéennes.

(*) https://www.ladepeche.fr/2024/09/25/ours-dans-les-pyrenees-les-chiffres-montrent-une-baisse-des-
attaques-12220155.php

Quelques vidéos d’ours des Pyrénées en avril et aout 2024 :

 

Les observations dans le détail réalisées en juillet-aout

- Entre juillet et août 2024, 520 indices de présence d'ours ont été collectés dans les Pyrénées françaises, de la commune de Lées-Athas (64) à l'ouest jusqu'aà Siguer (09) à l'est.
- Des caméras automatiques ont capturé des images d'un ours non identifié à Luchon (31), territoire fréquenté par les mâles Cannellito et Néré.
- Des ours subadultes continuent de coloniser l'est des Pyrénées, confirmant l'expansion de l'espèce.
- La présence de jeunes ours est confirmée dans les massifs de Gar-Cagire et Paloumère (Haute-Garonne).
- Au moins 10 portées d'oursons, totalisant 15 individus, ont été identifiées en 2024 sur le versant français des Pyrénées.

Rappel (si nécessaire)

Protéger l'ours, c'est protéger la biodiversité.

Nos actions:

  • Sensibilisation du grand public à l'importance de la protection de l'ours et de son habitat.
  • Collaboration avec les acteurs locaux (agriculteurs, éleveurs, élus) pour prévenir les conflits et trouver des solutions.
  • Soutien aux programmes de recherche sur l'ours et son comportement.

Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à protéger l'ours des Pyrénées. Ensemble, agissons pour que nos montagnes restent un refuge pour cet animal emblématique.

Effarouchements des ours : il reste encore un long chemin vers la légalité

Effarouchements des ours : il reste encore un long chemin vers la légalité

Communiqué de presse – 12 septembre 2024

Le Conseil d’Etat vient d’approuver l’arrêté ministériel de 2023, encadrant les effarouchements des ours. Dans le même temps les arrêtés d’effarouchements préfectoraux 2022 de l’Ariège que nous avons contestés, 7 au total, ont tous été annulés par le Tribunal administratif de Toulouse lors du jugement du 16/07/2024.

Nous prenons acte des jugements du Conseil d’Etat, qui a approuvé le 9/09/2024 l’arrêté ministériel d’effarouchement 2023, ainsi que celui de 2022 le 18/04/2024, et que nous avons tous deux contestés.

Nos actions sur les arrêtés ministériels précédents ont permis de recadrer en partie le dispositif, en obtenant notamment le retrait définitif des tirs à balles plastiques, pouvant causer des dommages sur cette espèce protégée.

Cependant, ces arrêtés ministériels 2022 et 2023, bien qu’approuvés par le Conseil d’Etat, et censés encadrer les arrêtés préfectoraux d’effarouchements « de terrain », sont encore loin de remplir leur rôle de façon satisfaisante étant donné l’annulation de l’ensemble des arrêtés d’effarouchement renforcés 2022 de l’Ariège.

En résumé, le Conseil d’état n’annule pas l’arrêté ministériel permettant les effarouchements mais son application est de fait annulée par des juridictions locales.

Nous œuvrons auprès des tribunaux administratifs afin que des moyens de protection complets et les gardes nocturnes des bergers d’appui soient enfin un préalable avant toute opération d’effarouchement renforcé, et pour que ces derniers utilisent des moyens potentiellement moins dommageables.

Rappelons que la population d’ours des Pyrénées est la seconde plus petite par la taille en Europe, classée « en danger critique », ou encore en état de conservation « défavorable inadéquat », soit les critères les plus bas dans l’échelle de la conservation des espèces.

Sa croissance régulière ne doit pas faire oublier sa consanguinité préoccupante. Afin de diminuer cette dernière, nous demandons depuis de nombreuses années l’introduction de nouveaux individus, a minima pour remplacer les ours morts de causes humaines comme s’y était engagé l’Etat, sans action de celui-ci.

Les gardes nocturnes des bergers d’appui, parfaitement légales, donnent des résultats tout à fait comparables aux effarouchements renforcés en termes de prévention des prédations, pour un coût bien moindre, et avec un personnel spécialisé dans la conduite et la protection des troupeaux.

L’Office Français de la Biodiversité, pratiquant actuellement ces effarouchements renforcés, dispose de moyens limités : l’Etat serait donc plus avisé de recentrer ce personnel vers son cœur de métier, la protection des espèces et la police de l’environnement, plutôt que de le disperser inutilement dans une illusoire protection des troupeaux bardée d’un arsenal pyrotechnique tout aussi coûteux que potentiellement dommageable.

Les associations signataires :
Animal cross, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE) Hautes-Pyrénées, Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – ADET, Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM).

Renouvellement de la charte du PNR des Pyrénées Ariégeoises (2025-2040) : L’urgence d’un vrai plan d’action local  

Ours des Pyrénées : la diversité génétique, un enjeu vital

Le nouveau rapport annuel du Réseau Ours Brun met en évidence une nouvelle augmentation de la population en 2023 mais il occulte ce qui devient la question essentielle pour l'avenir de l'ours dans les Pyrénées : la consanguinité croissante.

Tous les oursons nés en 2023 sont concernés, comme la quasi-totalité des ours présents. Certains sont les produits de parents et de grands parents déjà eux-mêmes consanguins.

La diversité génétique se dégrade et les espoirs d'amélioration sans intervention disparaissent progressivement.

Toutes les études l'affirment, mais l'Etat refuse d'agir. Pour preuve, ces extraits du mémoire de Carla Bassi, dont une synthèse est en annexe du rapport ROB 2021 : " On observe donc globalement une perte de diversité génétique dans la population ursine pyrénéenne depuis 2006." "Le coefficient moyen de consanguinité de la population d’ours brun des Pyrénées a plus que doublé entre 2006 et 2020." "la population d’ours brun des Pyrénées, en dépit de son essor démographique depuis 1996, présente des risques génétiques substantiels qui pourraient menacer la viabilité de la population à plus ou moins long terme." Et de conclure en soulignant "l’importance d’adopter des mesures de conservation visant à favoriser une augmentation de la diversité génétique et de la taille efficace de la population d’ours brun des Pyrénées si on veut assurer la viabilité de la population même à court terme."

Or, la situation s'est encore dégradée depuis et ne fait que s'empirer.

Les espoirs incarnés par des individus potentiellement améliorateurs étaient déjà rares, ils disparaissent les uns après les autres : Certains ne se sont jamais reproduits (Palouma, Franska, Sarousse, Cannellito, Claverina), d'autres sont disparus avec leur rare descendance (Balou, Goiat), d'autres encore laissent une maigre lignée (Néré).

Bilan ? Comme le montre de manière évidente cette nouvelle mise en forme de l'arbre généalogique des ours, la population actuelle repose très largement sur 2 femelles : Mellba (en vert) et Hvala (en rose). Et du côté des mâles, c'est pire : plus de 85% des individus nés depuis 1996 sont les descendants d'un mâle : Pyros.

Le lâcher de deux femelles en 2018 n'a hélas pas changé la donne : une seule a eu des oursons encore vivants, avec un mâle lui-même descendant du mâle ultradominant Pyros ...

Qui peut sérieusement prétendre reconstituer une population viable avec 2-3 femelles et 1 mâle ?

Nous ne pouvons plus nous contenter de la courbe d'évolution de la population avec laquelle on cherche à nous rassurer. La population d'ours est en mauvais état de conservation, et les perspectives se dégradent.

Pourtant la solution est connue, et elle est simple : il faut d'urgence apporter du sang neuf, car plus on laissera se dégrader la situation, plus il sera difficile de la corriger.

Nos associations demandent :

  • le remplacement immédiat des ours morts de cause humaine, conformément à l'engagement pris par l'Etat ;
  • l'actualisation de l'étude sur la viabilité de la population d'ours des Pyrénées ;
  • la création d'un Comité Scientifique Ours indépendant
  • l'élaboration d'un vrai Plan pluriannuel d'action pour la restauration de la population d'ours dans les Pyrénées en remplacement de l'actuel Plan Ours qui est inopérant et mal mis en oeuvre.
  • Associations signataires :

Pays de l’Ours - Adet, Ferus, France Nature Environnement - Hautes-Pyrénées, FIEP - Groupe Ours Pyrénées, Comité Ecologique Ariégeois, Nature-Comminges, France Nature Environnement - Occitanie-Pyrénées, Animal Cross, Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN).

Journée mondiale pour sauver les ours : zoom sur les ours des Pyrénées

Journée mondiale pour sauver les ours : zoom sur les ours des Pyrénées

Le mercredi 21 février, le monde entier s'est uni pour célébrer la journée mondiale pour sauver les ours. C'était une journée dédiée à la sensibilisation et à l'action pour protéger ces magnifiques créatures et leur habitat naturel. En tant qu'association basée dans les Pyrénées-Atlantiques, nous mettons tout en œuvre depuis de nombreuses années pour protéger l'ours des Pyrénées.

NOS ACTIONS DEPUIS 2012

À l'occasion de cette journée spéciale, nous vous rappelons nos différentes actions et engagements menés depuis 2012 en faveur de l'ours des Pyrénées :

  • protéger la tranquillité de l’ours via des actions juridiques, 
  • légitimer la présence de l’ours dans les Pyrénées, 
  • améliorer la cohabitation, 
  • inciter les autorités à lâcher de nouveaux ours.

Certains ours des Pyrénées n'ont pas hiberné

Cet hiver, les températures douces ont perturbé l'hibernation habituelle des ours bruns des Pyrénées. Habituellement en léthargie pendant plusieurs mois, certains sont restés actifs à la recherche de nourriture en raison d'une météo clémente et d'une abondante fructification automnale. Bien que cette situation soit inhabituelle, elle n'est pas alarmante selon les spécialistes. En effet, les ours adaptent leur comportement en fonction des conditions environnementales. Cette adaptation reflète la remarquable capacité des ours à s'ajuster à leur environnement. La population d'ours des Pyrénées reste tout de même très fragile à cause du manque de diversité génétique, du braconnage et des divers projets menaçant leur sécurité. Pour en savoir plus sur l’ours, nos actions et les menaces, cliquez sur le bouton ci-dessous afin de vous rendre sur notre page dédiée à l’ours.

UN SITE DESTINÉ A FAVORISER LA COHABITATION AVEC L’OURS

Aussi, nous souhaitons vous rappeler qu’en collaboration avec la Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours (CAP Ours), nous avons réalisé un tout nouveau site internet sur l’ours. Pour en savoir sur la réalité biologique de l’ours, son comportement, son statut, les conditions nécessaires à la conservation de cette espèce strictement protégée et les clés d’une cohabitation avec les activités humaines en montagne cliquez sur le bouton ci-dessous :