Participez aux consultations publiques : défendons les oiseaux menacés avant le 22 août

Participez aux consultations publiques : défendons les oiseaux menacés avant le 22 août

Deux consultations publiques sont actuellement ouvertes jusqu’au 22 août 2025. Elles concernent la tourterelle des bois et l’alouette des champs, deux espèces fragilisées que le gouvernement envisage pourtant de livrer de nouveau aux chasseurs. Animal Cross vous invite à vous mobiliser en déposant un avis défavorable.

Projet d’arrêté ré-ouvrant la chasse de la tourterelle des bois

👉 Participer à la consultation publique

Titre du commentaire : Défavorable au projet d’arrêté encadrant la chasse de la tourterelle des bois

Pourquoi s’y opposer ?

  • Depuis 2021, la chasse à la tourterelle des bois était suspendue chaque année par arrêté ministériel, suite à des décisions du Conseil d’État du 30 décembre 2021 qui ont annulé les arrêtés autorisant sa chasse, sous la menace d’une condamnation du pays par la Cour de Justice de l’Union Européenne. Cette suspension de quelques années a entraîné une amélioration de ses populations.
  • Le projet de réouverture de la chasse est prématuré car l’espèce est encore loin d’avoir retrouvé un état de conservation satisfaisant.
  • Un pays comme le Portugal a quant à lui jugé que c’était trop tôt. Mais pas la France qui se sert de l’avis du CEGA (Comité d’experts sur la gestion adaptative), qu’elle ignore pour les autres recommandations de moratoires et réductions de pressions sur une dizaine d’autres espèces. Il est bien trop tôt pour rouvrir la chasse de la tourterelle des bois. En France, on note une légère augmentation de l’indice annuel du STOC (protocole standard de suivi des populations) en 2024, mais la tendance demeure toujours négative. Dans les pays du nord-ouest de l’Europe (UK, BE, NL, DE), la tendance est stable avec des tailles de population qui demeurent très faibles.Pour ces raisons, je demande à ce que le moratoire sur la chasse de cette espèce en France soit reconduit.

Projet d’arrêté autorisant la chasse traditionnelle de l’alouette aux pantes

👉 Participer à la consultation publique

Titre du commentaire : Défavorable aux projets d’arrêtés relatifs à la capture et au
nombre maximum d’alouette des champs capturées au moyen de pantes

Alouette des champs

Nous vous avions informé en octobre 2024 (ICI) des autorisations expérimentales de capture d’alouettes dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques visant à montrer que les pantes et matoles sont des moyens sélectifs de chasser l’alouette, et ainsi contourner l’opposition de non-sélectivité de ces chasses traditionnelles.

C’est en s’appuyant sur les résultats de ces pseudo-études que le gouvernement a fait les projets d’arrêtés auxquels vous êtes invités à vous opposer.

Pourquoi s’y opposer ?

  • C’est parce qu’un certain nombre de jugements au fond n’ont pas été rendus, que le Ministère de la transition écologique (MTE) s’engouffre une nouvelle fois dans la possibilité d’autoriser les chasses aux pantes et matoles dans le Sud-Ouest alors que les autres chasses illégales (gluaux, tenderies) sont terminées.
  • Le Conseil d’État a pourtant annulé tous les arrêtés autorisant les chasses traditionnelles d’oiseaux sauvages (glu, tenderie, pantes, matoles), mais le Ministère de la transition Ecologique tente de contourner la non-sélectivité de ces modes de chasse en s’appuyant sur une pseudo-expérimentation conduite par les chasseurs depuis fin 2024, qui conclut sans contre-expertise scientifique que ces modes de piégeage respectent le caractère de sélectivité imposé par la directive européenne « Oiseaux »Je suis ainsi opposé à ces nouveaux projets :
  • le texte autorise la capture de près de 100 000 alouettes, un chiffre bien trop élevé en regard de l’état des populations
    les effectifs de l’alouette des champs ont connu, en France, une perte de 20 % en moins de quinze ans, faisant passer son statut en 2016 de « préoccupation mineure » à “quasi menacée»: cette espèce ne devrait plus être chassée et bénéficier du statut d’espèce protégée
  • En 2016, l’espèce est passée du statut de « préoccupation mineure » à quasi menacée. Elle ne devrait plus être chassée, mais protégée.

✍️ Comment agir ?

  1. Cliquez sur chacun des liens ci-dessus pour accéder aux consultations publiques.

  2. Copiez-collez nos argumentaires (ou rédigez vos propres mots).

  3. Publiez votre commentaire avant le 22 août 2025.

Chaque avis compte pour défendre la biodiversité et empêcher le retour de pratiques de chasse destructrices. Merci pour votre mobilisation !

Consultation publique : Dites OUI à la suspension de la chasse de la barge à queue noire et du courlis cendré !

Consultation publique : Dites OUI à la suspension de la chasse de la barge à queue noire et du courlis cendré !

La France est aujourd’hui le dernier pays d’Europe à autoriser la chasse de deux espèces d’oiseaux migrateurs menacées au niveau international : la barge à queue noire et le courlis cendré.

Une consultation publique est en cours jusqu’au 22 juillet 2025 pour décider de la suspension de leur chasse pendant un an. Il est crucial de vous mobiliser massivement pour soutenir ce moratoire et faire entendre la voix de la biodiversité.

Donnez un avis favorable ici :
🔗 Projet d’arrêté suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire

Pourquoi soutenir ce moratoire ?

Espèces menacées
La barge à queue noire et le courlis cendré sont toutes deux classées « vulnérables » sur la Liste rouge de l’UICN, ce qui signifie que leur survie est en danger.

Une exception française inacceptable
Tous les autres pays européens ont déjà interdit leur chasse. La France fait figure de mauvais élève, en autorisant encore le tir de ces oiseaux migrateurs pourtant en déclin.

Un sursis insuffisant
Ce moratoire d’un an est un premier pas, mais il ne suffit pas : nous demandons leur retrait définitif de la liste des espèces chassables en France.

Comment participer ?

  1. Cliquez sur ce lien :
    🔗 Participer à la consultation publique

  2. Rédigez un message personnel en vous inspirant des arguments ci-dessus sans faire de copier-coller. Par exemple :

Je soutiens pleinement la suspension de la chasse de la barge à queue noire et du courlis cendré. Ces deux espèces sont classées vulnérables par l’UICN et sont protégées dans toute l’Europe sauf en France. Ce moratoire est une mesure minimale. Je demande également leur retrait définitif de la liste des espèces chassables.

  1. Validez votre participation.

Merci d’agir pour ces espèces en danger. Votre voix compte pour mettre fin à une chasse injustifiable et protéger notre patrimoine naturel commun.

Partagez largement cet appel autour de vous !

Le sanglier, victime ou coupable ?

Le sanglier, victime ou coupable ?

Le sanglier occupe régulièrement les gros titres : dégâts agricoles, collisions routières, envahissement de certaines zones. Mais que sait-on réellement de cet animal ? Pourquoi leur population a-t-elle explosé ces dernières décennies ? Et si la responsabilité humaine était bien plus grande qu’on ne le pense ?

Une population en forte croissance… à cause de l’homme

En France, la population de sangliers a été multipliée par 23 en 50 ans : environ 35 000 individus abattus par an dans les années 1970, contre plus de 800 000 en 2020. Une explosion qui s’explique en grande partie par les activités humaines :

  • Changement climatique : des hivers plus doux augmentent la survie des marcassins et accélèrent la reproduction.
  • Disparition des prédateurs naturels : loups, ours, lynx ont été décimés par la chasse au XXe siècle.
  • Agriculture intensive : les monocultures de maïs, dont les sangliers raffolent, leur offrent un garde-manger quasi illimité.

Mais l’impact majeur vient… des chasseurs eux-mêmes.

Des stratégies cynégétiques qui favorisent la prolifération

Pour garantir la présence de gibier à chasser, certains chasseurs ont :

  • Multiplié les lâchers de sangliers depuis les années 1960.
  • Limité les tirs sur les laies reproductrices et les mâles dominants.
  • Pratiqué l’agrainage (épandage de maïs), qui réduit la mortalité hivernale.
  • Valorisé économiquement les territoires riches en sangliers, augmentant le prix des baux de chasse.

Ironie du sort, cette pression de chasse déclenche un mécanisme de compensation biologique : les femelles se reproduisent plus tôt, avec des portées plus nombreuses. Résultat : plus on chasse, plus la population croît !

Un rôle écologique méconnu

Souvent perçu comme nuisible, le sanglier est aussi un véritable allié des forêts :

  • Il aère les sols, favorise l’humus et la régénération naturelle.
  • Il détruit les larves nuisibles (hannetons, chenilles processionnaires…).
  • Il dissémine les graines et spores via ses déplacements.
  • Il joue un rôle sanitaire en nettoyant les cadavres d’animaux.

Autrefois surnommé « jardinier de la forêt », le sanglier participe activement au bon état écologique des milieux naturels.

Les demandes d’Animal Cross

Face à cette situation, Animal Cross appelle à des mesures concrètes :

  • Interdire les pratiques qui favorisent artificiellement la prolifération, comme l’agrainage.
  • Transformer le modèle agricole intensif ou, à défaut, protéger les cultures par des clôtures adaptées.
  • Encourager le retour des prédateurs naturels : loups, lynx, ours.
  • Développer des zones de Libre Évolution pour laisser les écosystèmes s’autoréguler.
  • Reconnaître et valoriser le rôle écologique du sanglier.

Et si on changeait de regard ?

Plutôt que de désigner le sanglier comme bouc émissaire, interrogeons notre modèle de gestion de la nature. En comprenant les véritables causes de sa surpopulation, nous pourrons envisager des solutions justes, équilibrées et respectueuses du vivant.

Stop aux collisions routières avec la faune sauvage : un plan national s’impose !

Stop aux collisions routières avec la faune sauvage : un plan national s’impose !

Chaque jour en France, des milliers d’animaux sauvages périssent sous les roues des véhicules. On estime à plus d’un million le nombre d’animaux tués chaque année sur les routes françaises, un chiffre largement sous-estimé tant le recensement est lacunaire. Derrière ces collisions se cache une réalité peu visible : une pression permanente sur la biodiversité, avec un impact grave sur les populations déjà fragiles.

🚗 Des collisions nombreuses mais mal documentées

​Contrairement à ce que l’on pourrait croire, très peu de collisions avec la faune sauvage entraînent des accidents corporels. En 2022, seules 120 collisions sur plus de 55 000 accidents corporels recensés en France impliquaient un animal sauvage (soit 0,2 %). Pourtant, cela ne reflète qu’une infime partie de la réalité : la majorité des collisions n’endommagent pas les véhicules et ne sont donc ni déclarées, ni comptabilisées.

🐾 Petits animaux, grandes victimes

Les espèces les plus touchées sont les plus discrètes : oiseaux, hérissons, renards, amphibiens, etc. Sur certaines routes de l’ouest de la France, on recense plus de 3 animaux tués par kilomètre et par an. Et ce chiffre grimpe encore lorsque les données des associations sont prises en compte. Ces espèces ne font pas les gros titres, mais leur disparition progressive affaiblit les écosystèmes.

💸 Un coût économique sous-estimé

Outre l’impact sur la biodiversité, les collisions avec la faune ont aussi un coût économique important. En 2008, on estimait à plus de 300 millions d’euros par an le coût des accidents impliquant des animaux. C’est peu, comparé aux 58 milliards d’euros du coût global de l’insécurité routière, mais cela souligne que ces événements ne sont pas anodins.

🏛️ Une prise de conscience politique encore largement insuffisante

Si la question des collisions routières avec la faune sauvage a été timidement reconnue lors du Grenelle de l’environnement, les avancées politiques restent très limitées. Le concept de Trame verte et bleue, visant à restaurer la continuité écologique des milieux, a mis en lumière le rôle destructeur des routes dans la fragmentation des habitats. Mais dans les faits, les actions concrètes peinent à suivre.

En 2018, la Stratégie nationale pour la biodiversité proposait de traiter une vingtaine de « points noirs » – ces zones où les collisions sont fréquentes – dans chaque région. Pourtant, le chiffre avancé par l’État (environ 10 par région) semble très en deçà de la réalité. À titre d’exemple, la région Auvergne-Rhône-Alpes a identifié 179 tronçons problématiques, dont 44 particulièrement accidentogènes.

Par ailleurs, aucune base de données nationale complète sur les collisions n’existe à ce jour. Les données sont morcelées, disparates, souvent locales, et la plupart des acteurs – assurances, forces de l’ordre, gestionnaires de routes départementales – ne sont pas contraints de transmettre les informations. Une véritable stratégie cohérente et ambitieuse fait cruellement défaut.

🔬 Les scientifiques, en première ligne face à l’urgence

Face à l’inaction politique, les chercheurs sonnent l’alarme. De nombreuses études, menées notamment par l’UMS Patrinat (unité OFB/Muséum national d’Histoire naturelle), ont documenté l’ampleur du phénomène. Selon ces travaux, les infrastructures de transport seraient devenues la première cause humaine de mortalité pour la faune sauvage en Europe.

Des espèces entières sont menacées :

  • Le lynx boréal, espèce protégée, dont la première cause de mortalité en France est la route (150 cas de collisions recensés entre 1982 et 2018) ;

  • La chouette effraie, avec environ 37 000 individus tués chaque année ;

  • La loutre d’Europe, le vison d’Europe, le hérisson, ou encore de nombreux amphibiens font également partie des espèces particulièrement vulnérables.

Le réseau européen IENE (Infrastructure and Ecology Network Europe) alerte depuis plusieurs années sur l’impact massif des routes, lignes électriques, voies ferrées ou encore éoliennes sur les espèces animales. Les scientifiques disposent aujourd’hui de méthodes fiables de suivi, mais leur travail doit être soutenu par des moyens politiques et financiers à la hauteur de l’enjeu.

🌉 Réduire les collisions : des solutions existent

Il existe pourtant des solutions éprouvées pour réduire ces collisions :

  • Les passages à faune (viaducs, tunnels, “crapauducs”) qui permettent aux animaux de traverser en toute sécurité ;

  • Les détecteurs d’animaux, qui préviennent les conducteurs lorsqu’un animal est détecté à proximité de la chaussée ;

  • Les avertisseurs à ultrasons, fixés sur les véhicules, bien que leur efficacité soit encore discutée ;

  • La réduction de la vitesse sur les tronçons accidentogènes.

Dans certaines zones comme en Haute-Savoie ou dans les Pyrénées-Atlantiques, ces dispositifs ont permis de réduire jusqu’à 80 % des collisions. Pourtant, leur mise en place reste marginale.

🔫 La chasse, facteur aggravant

Les données montrent que les collisions avec les sangliers explosent pendant la période de chasse. Effrayés, les animaux fuient et traversent les routes dans la panique. Dans ce contexte, les chasseurs apparaissent faussement comme des “sauveurs” : ils bénéficient d’une forme de légitimité publique en prétendant réguler la faune, alors que leur activité aggrave directement le problème.

 

🧭 Ce que propose Animal Cross

Pour enrayer ce fléau, Animal Cross appelle à des mesures concrètes et urgentes :

  • La création d’une base de données nationale des collisions incluant tous les réseaux routiers ;

  • L’obligation pour les gestionnaires d’infrastructures, assureurs et forces de l’ordre de transmettre les données de collision ;

  • L’affectation d’au moins 1 % du budget routier à la mise en place de dispositifs de protection ;

  • L’interdiction de la chasse à proximité des zones accidentogènes (dans un rayon de 300 m) ;

  • Le soutien aux associations qui réalisent un travail de terrain essentiel.


📣 Ensemble, changeons la donne

Nos routes ne doivent plus être des cimetières à ciel ouvert. Il est temps d’agir pour que la faune sauvage puisse circuler librement et en sécurité, et que nos déplacements ne soient plus synonymes de mort pour des millions d’animaux.

Animal Cross continuera à se mobiliser pour faire de la cohabitation entre humains et animaux une réalité sur l’ensemble du territoire.

Le Conseil constitutionnel censure en partie la loi d’orientation agricole : la mobilisation a permis d’éviter le pire

Le Conseil constitutionnel censure en partie la loi d’orientation agricole : la mobilisation a permis d’éviter le pire

Ainsi, si des gravats sont déposés sur un champ d’anémones de Haller, il nous faudra prouver que la personne qui a déposé les gravats avait l’intention de (avait connaissance du fait de) détruire cette espèce protégée. Si c’est le cas, il sera passible de 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Sinon, le préfet pourra lui donner une amende  de 450 € maximum (si c’est un particulier).

En revanche, un gestionnaire forestier ayant ordonné la coupe rase d’arbres abritant des chouettes de Tengmalm ne pourra pas se prévaloir du respect du plan de gestion forestier pour être exonéré de sa faute. Il devra répondre de la destruction d’espèce protégée. Là encore, il faudra prouver qu’il a agit de manière intentionnelle ou a commis une négligence grave.

Cette loi continue d’être une régression majeure, car désormais il faudra prouver l’intentionnalité ou la négligence grave en cas de destruction d’une espèce protégée alors qu’avant une négligence simple, une imprudence ou  un manquement simple pouvait être invoquée devant les tribunaux. 

Mais le pire a été évité, car on ne pourra pas exonérer de sa faute celui qui a procédé à une destruction d’une espèce protégée dans l’accomplissement d’une obligation ou tâche réglementaire.

Le Conseil constitutionnel a récemment rendu sa décision concernant la loi d'orientation agricole (LOA), et notamment son controversé article 13 (devenu article 31). On a évité le pire grâce à votre mobilisation. 

 Cette loi continue d'être une régression majeure, car désormais il faudra prouver l'intentionnalité ou la négligence grave en cas de destruction d'une espèce protégée alors qu'avant une négligence simple pouvait être invoquée devant les tribunaux. 

Mais le pire a été évité, car ne pourra pas être réputée non intentionnelle une destruction dans l'accomplissement d'une obligation ou tâche réglementaire.

Une absolution automatique aurait été donnée en cas de destruction d'espèces protégées dans le cas d'une taille de haie, une obligation de débroussaillement, une coupe forestière selon le plan forestier, un entretien des parcs et jardins, aménagement de berges, etc.

Ainsi, si des gravats sont déposés sur un champ d’anémones de Haller, il nous faudra prouver que la personne qui a déposé les gravats avait l’intention de (avait connaissance du fait de) détruire cette espèce protégée. Si c’est le cas, il sera passible de 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Sinon, le préfet pourra lui donner une amende  de 450 € maximum (si c’est un particulier).

En revanche, un gestionnaire forestier ayant ordonné la coupe rase d’arbres abritant des chouettes de Tengmalm ne pourra pas se prévaloir du respect du plan de gestion forestier pour être exonéré de sa faute. Il devra répondre de la destruction d’espèce protégée. Là encore, il faudra prouver qu’il a agit de manière intentionnelle ou a commis une négligence grave.

Notre association avait dénoncé très tôt cet attentat contre la vie sauvage et notre pétition, appuyée par près de 40 autres associations , a été signée par 63 000 personnes. À côté de la mobilisation des parlementaires ou d'autres associations, cette pétition a permis de faire entendre notre opposition farouche à ce texte.

Cette décision prouve une fois de plus que l'engagement citoyen et associatif est une arme efficace contre les tentatives de régression du droit environnemental.

Consultation Grand gibier

Consultation Grand gibier

Une consultation publique concernant les prelèvements de grand gibier dans les Deux-Sevres est ouverte du 7 mars au 30 mars 2025 inclus. c'est l'occasion de faire entendre votre voix !

Lien : Projet d’arrêté fixant le nombre minimum et le nombre maximum d'animaux de grand gibier 2025-2026 - Les consultations en cours - Consultation du public - Environnement, eau, risques naturels et technologiques - Actions de l'État - Les services de l'État dans les Deux-Sèvres

Le public peut faire part de ses observations, jusqu’au 30 mars 2025 inclus :

- soit par voie électronique à l’adresse suivante :

dd****************************@**************uv.fr

- soit par courrier adressé à :

DDT des Deux-Sèvres – Service Eau et Environnement - 39 avenue de Paris BP 526 – 79022 Niort cedex

Voici ci-dessousdes arguments pour vous aider. Pensez à ne pas faire un copier-coller.

 

Argumentaire dénonçant dénonçant le projet d'arrêté fixant les prélèvements de grand gibier pour 2025-2026 dans les Deux-Sèvres

Dans le cadre de la consultation publique sur le projet d’arrêté préfectoral relatif aux prélèvements de grand gibier dans les Deux-Sèvres pour la campagne 2025-2026, nous souhaitons exprimer notre opposition à plusieurs aspects de cette réglementation.

  1. Questionner l’utilité de la chasse en enclos et en parcs de chasse

L’arrêté prévoit des prélèvements de cerfs sika, de daims et de sangliers en enclos et parcs de chasse. Ce type de chasse en espace clos pose plusieurs problèmes :

  • Aucune justification écologique : Contrairement aux prélèvements en milieu ouvert, qui peuvent être justifiés par une volonté de gestion des populations, la chasse en enclos ne répond à aucun besoin de régulation. Elle ne limite ni les dégâts agricoles ni les risques sanitaires liés à une surpopulation.
  • Une pratique qui relève du loisir : En maintenant des animaux captifs dans un espace délimité, les gestionnaires de ces enclos assurent une disponibilité permanente du gibier pour des chasseurs, transformant l’acte de chasse en une activité de loisir déconnectée de toute nécessité écologique. Cette pratique pose également des questions éthiques, puisqu'elle entraîne une mise à mort d’animaux dans un espace confiné où ils ne disposent d’aucune possibilité d’échapper aux chasseurs.
  • Un encouragement à des pratiques lucratives peu responsables : Ces chasses en enclos servent souvent des intérêts privés et économiques, au détriment du bien-être animal et des enjeux écologiques.
  1. Risques sanitaires liés au transport et à l’élevage des espèces chassées

La présence de chevreuils, cerfs élaphes, cerfs sika et sangliers, issus des chasses en parcs et enclos, pose des questions sur l’origine et la gestion de ces animaux :

  • Probable introduction d’espèces exogènes : La pratique de la chasse en parc et enclos peut supposer l’importation d’espèces exogènes. Ce type de commerce favorise la propagation de maladies et perturbre l’équilibre des écosystèmes locaux.
  • Risques de transmission de maladies : Le transport d’animaux d’élevage pour les parcs de chasse augmente le risque de diffusion de pathogènes (peste porcine africaine pour les sangliers, tuberculose bovine pour les cervidés). Ces risques sont insuffisamment pris en compte dans l’arrêté.
  1. L’origine des sangliers et leur gestion problématique

L’arrêté prévoit un prélèvement important de sangliers (jusqu’à 200 individus). Or, cette augmentation de la population de sangliers est en partie liée à des pratiques cynégétiques discutables :

  • Des populations artificiellement nourries et entretenues : La prolifération des sangliers est souvent causée par des pratiques de nourrissage destinées à maximiser leur présence pour la chasse, ce qui alimente un cercle vicieux de gestion inefficace.
  • Un impact sur l’environnement et l’agriculture évitable : Plutôt que d’encourager des abattages massifs, il serait plus pertinent d’agir en amont sur la gestion des habitats et la limitation des facteurs favorisant la reproduction excessive des sangliers.
  1. L’absence d’une vision écologique globale dans la gestion du grand gibier
  • Le refus de laisser le cerf élaphe s’implanter dans le département : L’arrêté justifie l’abattage systématique du cerf élaphe en expliquant qu’"il n’est pas souhaité que l’espèce se développe". Or, l’évolution naturelle des populations animales et leur répartition sur le territoire devraient être étudiées avec des experts en écologie plutôt qu’être arbitrairement bloquées.
  • Des quotas fixés sans transparence sur les études scientifiques sous-jacentes : Le projet d’arrêté ne mentionne pas clairement sur quelles bases scientifiques ces plafonds de prélèvement ont été fixés. Il est essentiel que la régulation des espèces repose sur des données rigoureuses et actualisées, et non sur des considérations uniquement cynégétiques ou agricoles.

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