Loup tué dans le Cantal : Animal Cross dénonce une destruction inacceptable

Loup tué dans le Cantal : Animal Cross dénonce une destruction inacceptable

Animal Cross exprime sa profonde préoccupation suite à la mort d’un loup lors d’une battue le 31 janvier dernier à Laveissenet, dans les Monts du Cantal. Cet événement tragique touche une espèce dont la présence est encore faible dans le Massif central, rendant la perte de cet individu particulièrement préjudiciable pour la conservation locale de l’espèce.

Le communiqué de presse d’une organisation syndicale montre que le chasseur s’abrite derrière la loi d’orientation agricole de mars 2025, qui prévoit que seules les atteintes commises « de manière intentionnelle ou par négligence grave » sont désormais passibles de poursuites pénales. Il va de soi que démontrer le caractère intentionnel des actes de braconnage est très difficile, et que cette loi ouvre la porte à tous les excès. Qu’un chasseur prenne un loup pour un renard conforte l’association dans ses demandes, depuis de nombreuses années, de voir des contrôles d’aptitude associés à la validation périodique du permis de chasser.

 

Un silence de cinq jours qui interpelle

Le déroulement des faits soulève d’importantes questions sur la transparence de cette opération de chasse. Le cadavre de l’animal n’a été découvert que cinq jours après les faits. Ce n’est qu’à la suite de cette découverte fortuite que le chasseur responsable s’est manifesté auprès de la gendarmerie.

Pour Animal Cross, cette chronologie est révélatrice : sans cette découverte due au hasard, l’acte de destruction d'une espèce protégée serait probablement resté ignoré, comme l’est la grande majorité des actes de braconnage de loups, en augmentation, qui seuls peuvent expliquer la stagnation de la population française depuis 2022.

 

source graphique : OFB https://www.loupfrance.fr/suivi-du-loup/situation-du-loup-en-france/

 

 

Une menace pour l'équilibre de nos écosystèmes

Le loup n'est pas seulement un symbole de vie sauvage ; il est une espèce clé de voûte (encore) protégée par les lois européennes et françaises. Son rôle écologique est primordial pour la santé de nos paysages :

  • Régulateur naturel : Il limite la surabondance des ongulés sauvages (cerfs, chevreuils, sangliers).
  • Allié des forêts : En régulant ces populations, il réduit l’abroutissement des jeunes pousses, favorisant ainsi la régénération naturelle des forêts, essentielle face aux enjeux climatiques actuels.

Animal Cross demande

  1. Une enquête rigoureuse de L'Office Français de la Biodiversité (OFB) pour déterminer s'il s'agit d'un acte de braconnage caractérisé.
  2. Que la justice tire toutes les conséquences de cette « destruction non autorisée d'espèce protégée ».

Nous rappelons que la responsabilité est aussi institutionnelle. En laissant une trop grande liberté dans la « gestion » de la faune sauvage sans contrôles suffisants, et en augmentant année après année les possibilités légales de tuer des loups, l'État porte une part de responsabilité dans ces soi-disant accidents, en installant des conditions favorables à l’impunité.

Animal Cross se joindra aux actions judiciaires en cours et déposera plainte pour destruction non autorisée d’espèce protégée. Il est impératif que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce tir et que les responsabilités soient clairement établies pour que la loi protégeant notre biodiversité ne soit pas une lettre morte.

Contact Presse :  contact@animal-cross.org

Municipales 2026 à Pau : les engagements des candidats pour les animaux

Municipales 2026 à Pau : les engagements des candidats pour les animaux

À l’approche des élections municipales de 2026 à Pau, l’association Animal Cross a interrogé l’ensemble des candidat(es) déclaré(es) sur leurs engagements en matière de condition animale, à travers un questionnaire portant sur les compétences municipales et intercommunales.

Les réponses ont été analysées à l’aide d’une grille de notation publique et pondérée, permettant une comparaison objective des positions exprimées.

Deux groupes de candidats se dégagent

Un premier groupe s'engage sur presque tout
Les meilleurs scores sont obtenus par Jean-François Blanco et Jérôme Marbot, avec 32 points chacun. Tous deux affichent une approche globale de la condition animale : soutien aux associations, création d’un refuge public de capacité importante, transparence des données de fourrière et intégration de la condition animale dans les politiques municipales.

Pascal Boniface suit de près avec 31 points, présentant des engagements solides, mais demeure plus réservé sur la garde sociale des animaux.
Philippe Arraou, avec 30 points, se positionne également favorablement sur la majorité des mesures proposées, tout en prévoyant une capacité de refuge plus limitée.

Un second groupe s'engage sur l'essentiel, avec certaines réserves 
Avec 27 pointsMargaux Taillefer exprime des intentions globalement positives, mais se montre réservée sur certains leviers structurants, comme la désignation d'un élu référent à la condition animale, la dotation d'un budget pour la garde sociale des animaux ou la délégation de la compétences chats libres à l'agglomération, ce qui impacte son score.
François Bayrou, avec 26 points, présente des réponses très favorables, avec notamment la promesse de la création d'un refuge et la transparence de la fourrière, mais ne souhaite pas réduire les repas issus de l'élevage intensif dans les cantines scolaires.

Cyrille Marconi n’a pas répondu au questionnaire adressé par Animal Cross. 

Voici leurs réponses détaillées :

Question Philippe Arraou François Bayrou Jean-François Blanco Pascal Boniface Jérôme Marbot Margaux Taillefer
Commentaires
SCORE TOTAL 30 points 26 points 32 points 31 points 32 points 27 points
1. Priorité politique donnée à la condition animale 🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟢 Oui, priorité clairement affichée
(2 pts)
🟠 Oui, mais secondaire
(1 pt)
2. Désignation d’un·e élu·e référent·e condition animale 🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🟢 Oui
(2 pts)
🔴 Non
(0 pt)
3. Création d’un refuge municipal / intercommunal (coef 3) 🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 Oui
(2 × 3 = 6 pts)
4. Capacité minimale du refuge (coef 2) 🟠 30 à 49 chiens et chats
(1 × 2 = 2 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
🟢 +50 chiens et +50 chats
(2 × 2 = 4 pts)
5. Transparence sur les sorties de fourrière 🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
6. Dispositif public de garde sociale des animaux 🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟠 Dispositif partiel
(1 pt)
🟢 Dispositif structuré avec budget
(2 pts)
🟠 Dispositif partiel
(1 pt)
7. Soutien aux associations de protection animale 🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
🟢 Soutien structuré et pérenne
(2 pts)
8. Budget Capture–Stérilisation–Relâchement (CSR) 🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
🟢 Reconduction identique ou renforcée
(2 pts)
9. Délégation de la compétence chats libres à l’agglomération 🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🟢 Oui
(1 pt)
🔴 Non
(0 pt)
10. Politique concernant les pigeons 🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
🟢 Méthodes éthiques et non létales
(2 pts)
11. Menus végétariens en cantine 🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
🟢 Maintien du dispositif existant
(2 pts)
12. Réduction des repas issus de l’élevage intensif (coef 3) 🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🔴 Non
(0 pt)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)
🟢 ≥ 25 %
(2 × 3 = 6 pts)

Légende : 
🟢 Engagement clair
🟠 Engagement partiel / à l’étude
🔴 Refus
⚪ Pas de réponse

Les réponses présentées ci-dessous sont strictement celles transmises par les candidats, sans reformulation ni interprétation.
Lorsqu’un candidat n’a pas répondu à une question ou n’a pas transmis de réponse complète, la mention correspondante est indiquée.

Afin de faciliter la lecture et la comparaison, les réponses ont été associées à un système de points public et transparent, tenant compte de la nature des engagements exprimés.
Certaines questions structurantes pour la politique de protection animale (notamment la création d’un refuge ou l’évolution de la restauration collective) font l’objet d’une pondération spécifique.

Ce tableau a pour seul objectif de permettre aux citoyennes et citoyens de Pau de comparer les positions et engagements exprimés, et de se forger leur propre opinion en vue du scrutin municipal.

Communiqué de presse hypertypes

Communiqué de presse hypertypes

Animal Cross alerte : il est temps de mettre fin à la sélection, déjà illégale, de chiens malades – et demande des mesures concrètes au gouvernement ainsi qu’aux acteurs de la filière canine. Face à l’ampleur des maladies raciales d’origine héréditaire chez les chiens, l’association Animal Cross franchit un nouveau cap et appelle le Ministère de l’Agriculture à engager sans délai une réforme de fond sur ce sujet. 

En France, les chiens de race représentent environ un quart de la population canine (2,4 millions sur 9,7 millions)¹. Parmi eux, des centaines de milliers sont atteints de maladies raciales d’origine héréditaire. Une réalité que l’association qualifie de « maltraitance programmée », en contradiction directe avec le Code rural.

Si la problématique est connue depuis des années, il est temps de faire le bilan du système actuel, laxiste, qui montre ses limites, malgré les efforts de certains acteurs. S’il existe depuis une dizaine d’années une conscience du problème, les mesures actuelles reposent sur la seule bonne volonté des acteurs sans mesure coercitive.

Animal Cross appelle désormais l’État et les acteurs de la filière à prendre leurs responsabilités : des propositions réglementaires concrètes, des engagements simples et applicables immédiatement...

Une souffrance connue, mais laissée sans réponse 

Les maladies héréditaires sont de deux types

-> Monogéniques, causées par la mutation d’un seul gène : atrophie progressive de la rétine, cataracte héréditaire, sensibilité au gène MDR1…

  • Dans les 10 races les plus répandues en France, 46% des chiens sont porteurs et 5% seraient malades en l’absence de tests.²

-> Polygéniques et/ou plurifactorielles, dont les chiens hypertypes, liés à des caractères morphologiques exagérés :

  • Plus de 100 000 chiens brachycéphales (bouledogues, carlins…) souffrent de troubles respiratoires (syndrome obstructif des races brachycéphales ou SORB) ;³
  • 12 % des chiens testés présentent une dysplasie de la hanche, en 2021, une maladie sans amélioration globale sur les dix années précédentes ;⁴
  • Plus de 140 000 chiens sont atteints d’affections articulaires héréditaires.⁵
  • Sans parler de toutes les autres pathologies

La consanguinité excessive toucherait 5 % des chiens de race et réduirait leur espérance de vie d’un an.⁶ (120 000 sur 2,4 millions).

Légalement interdit, institutionnellement toléré 

L’article R.214-23 du Code rural interdit pourtant explicitement la sélection d’animaux sur des critères de nature à compromettre leur santé ou leur bien-être ainsi que ceux de leurs descendants.⁷

La responsabilité est partagée et chaque acteur reporte la responsabilité sur les autres. L’État a délégué la question des races de chien à la Société centrale canine sans organiser l’encadrement de la sélection des chiens pour les différents acteurs. La confirmation des chiens pour leur attribuer le pédigree ne vérifie par leur santé. Le chien sera ainsi inscrit au registre des races (LOF) et pourra se reproduire même s’il porte une maladie héréditaire d’origine génétique.

Les tests de santé restent rares ou inefficaces. Le test d’effort BREATH demandé aux chiens brachycéphales est sans validité scientifique, il n’exclut qu’environ 1% des chiens brachycéphales (⁸.) alors que le taux de prévalence de la maladie oscille entre 40% et 60%.

Cet écran de fumée permet de cacher le SORB des chiens et permet aux chiens avec SORBd’accéder aux cotations les plus élevées et d’être des “super reproducteurs”.

La radiographie de dépistage de la dysplasie des hanches n’est effectuée que pour moins de 10% des reproducteurs parmi les races à risque.

Les concours de beauté récompensent encore des chiens malades ou porteurs de maladies.

Le site LOF Select, censé garantir la transparence génétique, n’est rempli que partiellement par les éleveurs. Les tests ADN obligatoires sont utiles pour vérifier les ascendants des chiens mais les maladies monogéniques ne sont pas recherchées.⁹

Les instances vétérinaires nationales et internationales dénoncent unanimement la production d’hypertypes responsables de cette souffrance , comme la Fédération vétérinaire européenne (FVE), la Fédération européenne des vétérinaires pour animaux de compagnie (FECAVA), en France l’Académie vétérinaire, l’Association française des vétérinaires d’animaux de compagnie (AFVAC).

« La race passe avant l’individu, la beauté avant la santé », résume Animal Cross.

 

Animal Cross : une feuille de route concrète pour sortir de l’inaction

Face aux limites du modèle actuel, Animal Cross propose des mesures inspirées de nos voisins européens (Pays-Bas, Wallonie, Norvège, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni), que le Ministère de l’Agriculture peut adopter rapidement de manière réglementaire :

  1. Interdire la confirmation et la reproduction des animaux atteints de maladies à caractère héréditaires.
  2. Stériliser les chiens maladies ou porteurs de
  3. Interdire la reproduction des races médicalement dans une impasse (ex. : cavalier King Charles,comme la Norvège), faute de mieux.
  4. Compléter le test fonctionnel BREATH par une grille d’appréciation complète et un vrai test diagnostique. ⁸
  5. Exclure des concours les chiens malades ou porteurs de maladies (comme à l’exposition anglaise Crufts).
  6. Limiter la consanguinité (maximum 5 à 6 %, formule de Wright) sauf les rares cas où la consanguinité est favorable au chien.⁶
  7. Rendre obligatoires les tests ADN des principales maladies monogéniques (coût modeste : 170 € à faire une fois par l’éleveur dans la vie des chiens). ¹⁰
  8. Rendre obligatoire le remplissage complet du site LOF Select par les éleveurs.
  9. Ajouter les maladies monogéniques aux vices rédhibitoires à l’achat.
  10. Rendre obligatoire une assurance santé pour les races à problèmes.
  11. Renforcer les contrôles vétérinaires des élevages.
  12. Modifier le standard du bouledogue français, le standard actuel exportant dans le monde entier la souffrance animale.
  13. Interdire les publicités et les messages d’influenceurs promouvant les hypertypes.

Une urgence sanitaire et éthique

Animal Cross alerte : il ne s’agit plus d’un problème de race ou de passion, mais d’un enjeu de santé publique et de bien-être animal. Il est nécessaire de donner des règles strictes pour tous les acteurs afin d’encadrer la sélection des chiens de race.

SOURCES

  1. Estimations nationales de population canine (2023).
  2. Prévalence citée par le site Antagen, multipliée par le nombre d’animaux LOF en 2024 x 10 (selon espérance de vie)
  3. Études de prévalence sur le SORB Liu et al 2017 au Uni ou pour les races non présentes Lillja-Maula Finlande 2024 x nombre d’animaux LOF 2024* x 10 (selon espérance de vie) . Des différences génétiques peuvent exister entre les pays.
  4. et Enquête SCC 2011–2021 sur la santé des chiens inscrits au LOF. Synthèse Animal Cross à partir des races les plus touchées (Prévalence x nombre animaux LOF 2024 x 10 (espérance de vie)), disponible sur r-animalcross2026-pf21.wpserveur.site.
  5. Études sur la consanguinité canine – données génétiques SCC. Travaux de thèse de Grégoire Leroy. Consanguinité chez 7 races et longévité chez le berger allemand et l’épagneul breton cité dans Standards, santé et génétique chez le chien, p 223
  6. Article 214-23 du Code rural et de la pêche maritime (CRPM).
  7. Thèse de Corbion 0 animal sur 155 échoue au test. Retour terrain de 2 personnes organisant les tests Breath: 1% d’échec
  8. Cahier des charges ADN de la SCC
  9. Tarifs Antagen
Sortie du livre Article 0 : un plaidoyer pour le respect de la vie sauvage

Sortie du livre Article 0 : un plaidoyer pour le respect de la vie sauvage

Animal Cross, association de protection animale et de l’environnement, est heureuse d’annoncer la sortie prochaine de son nouvel ouvrage “Article 0″, un livre engagé qui vise à sensibiliser le public aux réalités souvent ignorées de la faune sauvage en France. Le livre paraîtra en septembre 2024 et sera présenté en avant-première lors du Salon du livre de Monaco les 7 et 8 septembre 2024 au Grimaldi Forum.

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Un texte clé qui façonne tout le livre

“Article 0″ débute par un texte fondateur : « Tous les êtres vivants, domaines de la nature, minéral, humain, végétal, animal, naissent et demeurent libres et égaux en devoirs et en droits ».

Ce manifeste est l’appel d’Animal Cross pour que notre système juridique reconnaisse et protège la faune sauvage, actuellement dépourvue de droits en France.

À travers ses 220 pages, argumentées, sourcées et magnifiquement illustrées, nous découvrons comment 1,5 % de la populations française impose à tous ses pratiques dans les campagnes. Sous couvert de traditions, ces personnes :

  • tuent 25 à 38 millions d’animaux, dont 25 espèces d’oiseaux et 3 espèces de mammifères menacés, déversent des milliers de tonnes de plomb,
  • continuent d’agrainer les sangliers tout en se plaignant de leur multiplication,
  • favorisent l’élevage intensif de faisans et de perdrix qui, lâchés par millions, sont incapables de s’adapter dans la nature et meurent,
  • préfèrent chasser le loup plutôt que de lui permettre de rétablir les déséquilibres,
  • s’accaparent l’argent du contribuable en captant une pluie torrentielle de subventions,
  • créent un climat d’insécurité dans les campagnes en exerçant leur loisir près des villages et dans les zones de promenade, provoquent des collisions avec les véhicules en dérangeant la faune…

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Des solutions concrètes pour un avenir respectueux de la nature

L’ouvrage ne se contente pas de dénoncer la situation actuelle. Il propose, dans chacun des 57 articles du livre, des mesures concrètes pour améliorer le sort de la faune sauvage en France.

Parmi ces propositions, Animal Cross appelle à la création d’espaces en libre évolution, strictement protégés, où la nature pourrait s’épanouir librement et où les humains accepteraient de renoncer à une partie de leurs droits pour permettre à la vie sauvage de reprendre sa place.

Au final, l’association appelle à se tourner vers un monde nouveau, tant au niveau philosophique que pratique, pour rejoindre l’Article 0.

 

 

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Les auteurs

Ce livre a été rédigé par Valérie Thomé, Sébastien Farys, Jean-Philippe Olivier, Benoit Thomé, et leur équipe de rédaction, tous membres fondateurs et militants actifs d’Animal Cross depuis sa création en 2009. Ces passionnés de nature et de protection animale ont travaillé pour offrir un texte à la fois informatif et mobilisateur, destiné à éveiller les consciences sur la souffrance des animaux sauvages et à encourager un changement durable dans les pratiques humaines.

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À propos d’Animal Cross

Créée en 2009, Animal Cross est une association de protection animale et de l’environnement qui œuvre sur tout le territoire français pour défendre les droits des animaux de compagnie, d’élevage et sauvages. Grâce à son engagement et à ses actions sur le terrain, l’association contribue activement à la protection de la biodiversité et au bien-être animal.

Détails de l’ouvrage

Titre : Article 0

Auteurs : Valérie Thomé, Sébastien Farys, Jean-Philippe Olivier, Benoit Thomé et l’équipe de rédaction d’Animal Cross

Format : 21 x 29,7 cm

Pages : 220 Prix : 18,90 €

ISBN : 9782956970439

L’ouvrage est une version mise à jour et largement réécrite et complétée du livre de 2019 “Vocation : l’animal sujet de droit, propositions pour de nouveaux horizons”.

Première présentation : Salon du livre de Monaco, 7 et 8 septembre 2024, Grimaldi Forum.

35 associations demandent le retrait de l’article 13 de la Loi d’orientation agricole, une régression environnementale de 35 ans

35 associations demandent le retrait de l’article 13 de la Loi d’orientation agricole, une régression environnementale de 35 ans

Communiqué de presse, 6 juin 2024

Lors du débat sur la loi d’orientation agricole (LOA) à l’Assemblée nationale, le gouvernement vient de porter une atteinte immense à la protection des êtres vivants appartenant à des espèces protégées, faune et flore. L’article 13 est un séisme juridique.

A l’article 13 de la LOA, amendement 4452 2e rectificatif, il est décidé que désormais seules les atteintes “intentionnelles” seront passibles de poursuites pénales pour destruction d’espèces protégées. Pour être constitutionnel, le gouvernement n’a pas pu limiter son amendement aux seules activités agricoles. Il est valable pour toute activité humaine. De plus, le fait d’exécuter une obligation légale ou réglementaire, ou encore de se conformer à une prescription administrative, comme un plan de gestion forestier par exemple, n’est pas considéré comme une atteinte intentionnelle.

L’intentionnalité est quasi-impossible à démontrer et ce sont bien les négligences, imprudences, manquements à une obligation de prudence qui entraînent aujourd’hui les poursuites et les condamnations concernant les espèces protégées. Qui plus est, le critère de l’intentionnalité conditionnera l’engagement de poursuites. Un procureur ne va pas poursuivre s’il sait que la condamnation a peu de chances d’aboutir.

Les agriculteurs ne subiront pas de sanction pénale s’ils détruisent des espèces protégées en cas de taille de haie, d’utilisation de pesticides, d’épandage de lisier, de débordement d’une cuve de méthanisation, d’écobuage, etc.

Un forestier pourra détruire des arbres, comme des arbres à cavité, contenant de précieuses espèces protégées, s’il le fait selon le plan de gestion forestier.

Mieux encore, un chasseur qui détruit une espèce protégée sans le faire volontairement, un promoteur immobilier qui rase un terrain comportant des espèces protégées, par négligence, une commune qui entretient des routes et coupe des arbres où nichent des espèces protégées, ou dont la station d’épuration fuit par accident et pollue un cours d’eau, un particulier qui épand un produit phytosanitaire dangereux sans faire attention, détruisant par là même toute la petite faune autour de chez lui… dans tous ces cas, la “bonne foi” sera avancée et il faudra au contraire prouver la volonté de détruire les espèces protégées. Cette destruction se produit généralement par imprudence ou négligence. Elle est la conséquence ou l’effet induit d’une activité.

Cet article remet en cause en cause un texte vieux de 35 ans (Code rural art 215-1, version du 4/11/1989) qui consacre la première condamnation pour destruction d’espèces protégées.

Nos associations ont lancé une pétition dénonçant l’impunité future qui sera accordée en cas de destruction des êtres vivants appartenant à des espèces protégées qui compte déjà 27 000 signatures.

Voir la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/destruction-especes-protegees-impunite-offerte-loi/230916

Associations signataires : Animal Cross, AJAS, Alsace nature, APRAD, ASPA Vosges , ASPAS, Association Stéphane Lamart, Aves, Bretagne vivante, C'est assez, Collectif animalier 06, Comité écoloqie ariégeois, Crow life, Education Ethique Animale, Etats sauvages, Ferus, FIEP, FNE65, FRANE, Groupe mammologique breton, Humanité et Biodiversité, Kermit, Libre forêt, Mille Traces, Noé, Oiseaux Nature , One voice, Pays de l'Ours-Adet , Perche nature, Pole grands prédateurs, Sea shepherd France, SFEPM, SNDA, Sur les traces du loup, Wild Bretagne

Contacts presse : 

Benoît Thomé, président d’Animal Cross, benoit@animal-cross.org - 06 81 37 96 19

Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, media@seashepherd.fr - 07 60 26 22 77

Sandrine Bélier, directrice d’Humanité et Biodiversité, sandrine.belier@humanite-biodiversite.fr - 07 80 90 67 87

« Éleveurs ou loup : le Gouvernement doit choisir » – nos associations répondent NON !

« Éleveurs ou loup : le Gouvernement doit choisir » – nos associations répondent NON !

 Le 26 mai 2023, La Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté, trois des principaux syndicats agricoles de la région (FRSEA, JA, CR) et une dizaine d’autres organisations ont fait publier un communiqué de presse intitulé “Éleveurs ou loup : le Gouvernement doit choisir”. Par ce biais, les auteurs entendent convaincre l’État français d’autoriser un recours plus systématique aux tirs de Loups, sous prétexte que la cohabitation avec le grand prédateur serait impossible, le tout en vantant les prétendus bienfaits d’un modèle agricole productiviste en partie responsable de la crise écologique et climatique en cours. De telles affirmations n’ont évidemment aucun fondement scientifique et, par le biais du présent document, nous entendons rétablir quelques faits.

1. Non, les tirs de défense ne sont pas “le moyen le plus efficace pour assurer la protection des troupeaux” (sic). Au contraire, des études ont montré que ces derniers, risquant de déstructurer les meutes, menaient souvent à plus d’attaques, soit l’effet inverse de celui escompté. De nombreuses mesures alternatives à ces tirs sont susceptibles d’être mises en place et ont fait leurs preuves dans bien des territoires, à l’instar de la Suisse avec la surveillance des troupeaux proposée par Oppal. Côté français du massif jurassien, ses homologues FERUS et Vigie Jura viennent de lancer leur programme qui a reçu un accueil très favorable du grand public. Côté FERUS, plus de 70 écobénévoles se sont manifestés et, après un stage de formation, sont prêts à intervenir auprès des éleveurs volontaires.

Parmi les autres moyens à envisager figurent naturellement les clôtures (à hauteur et voltage suffisants) et les CPT (chiens de protection des troupeaux), mais aussi les aides bergers formés dans les lycées agricoles (proposition récemment soumise au Ministère de l'Agriculture), les colliers anti-loups, etc. Plutôt que de réclamer le droit de pouvoir tuer plus facilement les Loups, les auteurs de ce communiqué ne devraient-ils pas demander à l'État qu’il daigne subventionner certaines de ces mesures de manière plus préventive et systématique pour tous les types d’élevage (ovins, caprins, et évidemment bovins) ? Il est en effet incompréhensible, et profondément injuste pour les éleveurs, qu’il en soit autrement.

2. Non, contrairement aux grands prédateurs que sont le Loup et le Lynx, véritables “médecins de la forêt” garants d’écosystèmes en bonne santé, l'élevage extensif n'est pas de facto "remarquable de par la biodiversité qu’il engendre" (sic). Si l’élevage biologique, raisonné et basé sur l’agroécologie promu par la Confédération paysanne, est effectivement en capacité de bénéficier aux écosystèmes, il est malheureusement très loin d’être majoritaire en France. Force est de constater que notre région n’échappe malheureusement pas à la règle.

Selon une étude de 2020 émanant de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, l’élevage local y serait le premier responsable de l'eutrophisation des cours d'eau, elle-même à l’origine d’une importante mortalité piscicole. En partie lié aux effluents des fromageries et à l’épandage excessif de fertilisants, ce phénomène n’est pas le seul à poser problème. La destruction des haies, le grignotage des forêts, la fauche excessive et précoce des prairies nuisant aux oiseaux et insectes pollinisateurs, la destruction des affleurements rocheux par les casse-cailloux, etc., sont également et tristement monnaie courante dans la région.

En définitive, l'élevage tel qu’il est majoritairement pratiqué dans notre région, aussi extensif soit-il, reste un élevage fondamentalement productiviste. Loin d'être vecteur de biodiversité, il figure indubitablement parmi les responsables de l’érosion massive du Vivant n’épargnant pas notre territoire. À l’aune de ces phénomènes et à l’heure où une étude du WWF présente l'élevage mondial comme étant à lui-seul responsable de 60% des pertes de biodiversité terrestre, affirmer le contraire revient à faire preuve d'un remarquable cynisme.

3. Non, l'élevage productiviste, encore une fois largement majoritaire dans la région, est par définition incapable de “façonner et aménager harmonieusement et respectueusement notre territoire” (sic). En outre, il n’est absolument pas nécessaire à l’entretien des milieux ouverts. Ceux-ci, tout comme les espèces animales et végétales qui y évoluent, existaient bien avant l'arrivée du bétail. Ils pourraient parfaitement être entretenus par un élevage raisonné, ainsi que par les ongulés sauvages que nous pourrions, en présence de leurs prédateurs naturels, décider de moins chasser. Ce dernier point permettrait également au Loup de disposer davantage de proies, et donc d’être moins tenté de se tourner vers les animaux de rente.

Pourquoi ne pas assumer que le modèle agricole qui domine la région, animé par la course au profit, ne vise en réalité qu’à répondre à l’insatiable appétit de la population mondiale pour les produits provenant de l’élevage (viande, fromage, etc.), dont les scientifiques recommandent pourtant de baisser drastiquement la consommation ? La Cour des comptes ne vient-elle pas, par ailleurs, de recommander à la France de réduire la taille du cheptel bovin pour respecter ses engagements climatiques ? Enfin, comment prétendre que l’élevage régional a vocation à “garantir la souveraineté alimentaire” (sic), alors qu’une part non négligeable de sa production continue d’être exportée jusqu’aux États-Unis ?

 4. Non, la cohabitation entre le Loup et l’élevage, débarrassé de ses penchants productivistes, n’est pas “réellement impossible” (sic). Bien que loin d’être toujours évidente, il n’est pas ici question de le nier tant la perte d’animaux peut effectivement être traumatisante pour leurs propriétaires, elle est une réalité dans nombre de territoires d’où le Loup n’a jamais disparu (Espagne, Italie, etc.). Elle l’est aussi en France, y compris en Bourgogne-Franche-Comté, où des hommes et des femmes ont à cœur d’y œuvrer en mettant en place les moyens de protection qui s’imposent.

Les problèmes auxquels font face les éleveurs de notre région (concurrence internationale, sécheresses, érosion de la biodiversité, etc.) sont bien plus profonds que la nécessaire cohabitation avec le Loup. Ne serait-il pas temps de s’y atteler plutôt que de pointer du doigt un animal faisant souvent office de parfait bouc-émissaire ?

Quoi qu’il en soit, le canidé n’a eu de cesse de se développer depuis son retour dans l’Hexagone au début des années 90. Il continuera de le faire aussi longtemps qu’il aura à sa disposition les habitats et les ressources nécessaires. N’en déplaise à certains, cela est une excellente nouvelle pour la préservation des écosystèmes mis en péril par les activités humaines. Plus vite nous l’admettrons et cesserons d’entretenir les contre-vérités ici interrogées, plus vite nous pourrons agir et avancer vers une cohabitation bénéficiant au Loup, aux éleveurs, et à tout un chacun.