Sortie du livre Article 0 : un plaidoyer pour le respect de la vie sauvage

Sortie du livre Article 0 : un plaidoyer pour le respect de la vie sauvage

Animal Cross, association de protection animale et de l’environnement, est heureuse d’annoncer la sortie prochaine de son nouvel ouvrage “Article 0″, un livre engagé qui vise à sensibiliser le public aux réalités souvent ignorées de la faune sauvage en France. Le livre paraîtra en septembre 2024 et sera présenté en avant-première lors du Salon du livre de Monaco les 7 et 8 septembre 2024 au Grimaldi Forum.

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Un texte clé qui façonne tout le livre

“Article 0″ débute par un texte fondateur : « Tous les êtres vivants, domaines de la nature, minéral, humain, végétal, animal, naissent et demeurent libres et égaux en devoirs et en droits ».

Ce manifeste est l’appel d’Animal Cross pour que notre système juridique reconnaisse et protège la faune sauvage, actuellement dépourvue de droits en France.

À travers ses 220 pages, argumentées, sourcées et magnifiquement illustrées, nous découvrons comment 1,5 % de la populations française impose à tous ses pratiques dans les campagnes. Sous couvert de traditions, ces personnes :

  • tuent 25 à 38 millions d’animaux, dont 25 espèces d’oiseaux et 3 espèces de mammifères menacés, déversent des milliers de tonnes de plomb,
  • continuent d’agrainer les sangliers tout en se plaignant de leur multiplication,
  • favorisent l’élevage intensif de faisans et de perdrix qui, lâchés par millions, sont incapables de s’adapter dans la nature et meurent,
  • préfèrent chasser le loup plutôt que de lui permettre de rétablir les déséquilibres,
  • s’accaparent l’argent du contribuable en captant une pluie torrentielle de subventions,
  • créent un climat d’insécurité dans les campagnes en exerçant leur loisir près des villages et dans les zones de promenade, provoquent des collisions avec les véhicules en dérangeant la faune…

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Des solutions concrètes pour un avenir respectueux de la nature

L’ouvrage ne se contente pas de dénoncer la situation actuelle. Il propose, dans chacun des 57 articles du livre, des mesures concrètes pour améliorer le sort de la faune sauvage en France.

Parmi ces propositions, Animal Cross appelle à la création d’espaces en libre évolution, strictement protégés, où la nature pourrait s’épanouir librement et où les humains accepteraient de renoncer à une partie de leurs droits pour permettre à la vie sauvage de reprendre sa place.

Au final, l’association appelle à se tourner vers un monde nouveau, tant au niveau philosophique que pratique, pour rejoindre l’Article 0.

 

 

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Les auteurs

Ce livre a été rédigé par Valérie Thomé, Sébastien Farys, Jean-Philippe Olivier, Benoit Thomé, et leur équipe de rédaction, tous membres fondateurs et militants actifs d’Animal Cross depuis sa création en 2009. Ces passionnés de nature et de protection animale ont travaillé pour offrir un texte à la fois informatif et mobilisateur, destiné à éveiller les consciences sur la souffrance des animaux sauvages et à encourager un changement durable dans les pratiques humaines.

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À propos d’Animal Cross

Créée en 2009, Animal Cross est une association de protection animale et de l’environnement qui œuvre sur tout le territoire français pour défendre les droits des animaux de compagnie, d’élevage et sauvages. Grâce à son engagement et à ses actions sur le terrain, l’association contribue activement à la protection de la biodiversité et au bien-être animal.

Détails de l’ouvrage

Titre : Article 0

Auteurs : Valérie Thomé, Sébastien Farys, Jean-Philippe Olivier, Benoit Thomé et l’équipe de rédaction d’Animal Cross

Format : 21 x 29,7 cm

Pages : 220 Prix : 18,90 €

ISBN : 9782956970439

L’ouvrage est une version mise à jour et largement réécrite et complétée du livre de 2019 “Vocation : l’animal sujet de droit, propositions pour de nouveaux horizons”.

Première présentation : Salon du livre de Monaco, 7 et 8 septembre 2024, Grimaldi Forum.

35 associations demandent le retrait de l’article 13 de la Loi d’orientation agricole, une régression environnementale de 35 ans

35 associations demandent le retrait de l’article 13 de la Loi d’orientation agricole, une régression environnementale de 35 ans

Communiqué de presse, 6 juin 2024

Lors du débat sur la loi d’orientation agricole (LOA) à l’Assemblée nationale, le gouvernement vient de porter une atteinte immense à la protection des êtres vivants appartenant à des espèces protégées, faune et flore. L’article 13 est un séisme juridique.

A l’article 13 de la LOA, amendement 4452 2e rectificatif, il est décidé que désormais seules les atteintes “intentionnelles” seront passibles de poursuites pénales pour destruction d’espèces protégées. Pour être constitutionnel, le gouvernement n’a pas pu limiter son amendement aux seules activités agricoles. Il est valable pour toute activité humaine. De plus, le fait d’exécuter une obligation légale ou réglementaire, ou encore de se conformer à une prescription administrative, comme un plan de gestion forestier par exemple, n’est pas considéré comme une atteinte intentionnelle.

L’intentionnalité est quasi-impossible à démontrer et ce sont bien les négligences, imprudences, manquements à une obligation de prudence qui entraînent aujourd’hui les poursuites et les condamnations concernant les espèces protégées. Qui plus est, le critère de l’intentionnalité conditionnera l’engagement de poursuites. Un procureur ne va pas poursuivre s’il sait que la condamnation a peu de chances d’aboutir.

Les agriculteurs ne subiront pas de sanction pénale s’ils détruisent des espèces protégées en cas de taille de haie, d’utilisation de pesticides, d’épandage de lisier, de débordement d’une cuve de méthanisation, d’écobuage, etc.

Un forestier pourra détruire des arbres, comme des arbres à cavité, contenant de précieuses espèces protégées, s’il le fait selon le plan de gestion forestier.

Mieux encore, un chasseur qui détruit une espèce protégée sans le faire volontairement, un promoteur immobilier qui rase un terrain comportant des espèces protégées, par négligence, une commune qui entretient des routes et coupe des arbres où nichent des espèces protégées, ou dont la station d’épuration fuit par accident et pollue un cours d’eau, un particulier qui épand un produit phytosanitaire dangereux sans faire attention, détruisant par là même toute la petite faune autour de chez lui… dans tous ces cas, la “bonne foi” sera avancée et il faudra au contraire prouver la volonté de détruire les espèces protégées. Cette destruction se produit généralement par imprudence ou négligence. Elle est la conséquence ou l’effet induit d’une activité.

Cet article remet en cause en cause un texte vieux de 35 ans (Code rural art 215-1, version du 4/11/1989) qui consacre la première condamnation pour destruction d’espèces protégées.

Nos associations ont lancé une pétition dénonçant l’impunité future qui sera accordée en cas de destruction des êtres vivants appartenant à des espèces protégées qui compte déjà 27 000 signatures.

Voir la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/destruction-especes-protegees-impunite-offerte-loi/230916

Associations signataires : Animal Cross, AJAS, Alsace nature, APRAD, ASPA Vosges , ASPAS, Association Stéphane Lamart, Aves, Bretagne vivante, C'est assez, Collectif animalier 06, Comité écoloqie ariégeois, Crow life, Education Ethique Animale, Etats sauvages, Ferus, FIEP, FNE65, FRANE, Groupe mammologique breton, Humanité et Biodiversité, Kermit, Libre forêt, Mille Traces, Noé, Oiseaux Nature , One voice, Pays de l'Ours-Adet , Perche nature, Pole grands prédateurs, Sea shepherd France, SFEPM, SNDA, Sur les traces du loup, Wild Bretagne

Contacts presse : 

Benoît Thomé, président d’Animal Cross, be****@**********ss.org - 06 81 37 96 19

Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, me***@*********rd.fr - 07 60 26 22 77

Sandrine Bélier, directrice d’Humanité et Biodiversité, sa*************@*******************te.fr - 07 80 90 67 87

« Éleveurs ou loup : le Gouvernement doit choisir » – nos associations répondent NON !

« Éleveurs ou loup : le Gouvernement doit choisir » – nos associations répondent NON !

 Le 26 mai 2023, La Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté, trois des principaux syndicats agricoles de la région (FRSEA, JA, CR) et une dizaine d’autres organisations ont fait publier un communiqué de presse intitulé “Éleveurs ou loup : le Gouvernement doit choisir”. Par ce biais, les auteurs entendent convaincre l’État français d’autoriser un recours plus systématique aux tirs de Loups, sous prétexte que la cohabitation avec le grand prédateur serait impossible, le tout en vantant les prétendus bienfaits d’un modèle agricole productiviste en partie responsable de la crise écologique et climatique en cours. De telles affirmations n’ont évidemment aucun fondement scientifique et, par le biais du présent document, nous entendons rétablir quelques faits.

1. Non, les tirs de défense ne sont pas “le moyen le plus efficace pour assurer la protection des troupeaux” (sic). Au contraire, des études ont montré que ces derniers, risquant de déstructurer les meutes, menaient souvent à plus d’attaques, soit l’effet inverse de celui escompté. De nombreuses mesures alternatives à ces tirs sont susceptibles d’être mises en place et ont fait leurs preuves dans bien des territoires, à l’instar de la Suisse avec la surveillance des troupeaux proposée par Oppal. Côté français du massif jurassien, ses homologues FERUS et Vigie Jura viennent de lancer leur programme qui a reçu un accueil très favorable du grand public. Côté FERUS, plus de 70 écobénévoles se sont manifestés et, après un stage de formation, sont prêts à intervenir auprès des éleveurs volontaires.

Parmi les autres moyens à envisager figurent naturellement les clôtures (à hauteur et voltage suffisants) et les CPT (chiens de protection des troupeaux), mais aussi les aides bergers formés dans les lycées agricoles (proposition récemment soumise au Ministère de l'Agriculture), les colliers anti-loups, etc. Plutôt que de réclamer le droit de pouvoir tuer plus facilement les Loups, les auteurs de ce communiqué ne devraient-ils pas demander à l'État qu’il daigne subventionner certaines de ces mesures de manière plus préventive et systématique pour tous les types d’élevage (ovins, caprins, et évidemment bovins) ? Il est en effet incompréhensible, et profondément injuste pour les éleveurs, qu’il en soit autrement.

2. Non, contrairement aux grands prédateurs que sont le Loup et le Lynx, véritables “médecins de la forêt” garants d’écosystèmes en bonne santé, l'élevage extensif n'est pas de facto "remarquable de par la biodiversité qu’il engendre" (sic). Si l’élevage biologique, raisonné et basé sur l’agroécologie promu par la Confédération paysanne, est effectivement en capacité de bénéficier aux écosystèmes, il est malheureusement très loin d’être majoritaire en France. Force est de constater que notre région n’échappe malheureusement pas à la règle.

Selon une étude de 2020 émanant de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, l’élevage local y serait le premier responsable de l'eutrophisation des cours d'eau, elle-même à l’origine d’une importante mortalité piscicole. En partie lié aux effluents des fromageries et à l’épandage excessif de fertilisants, ce phénomène n’est pas le seul à poser problème. La destruction des haies, le grignotage des forêts, la fauche excessive et précoce des prairies nuisant aux oiseaux et insectes pollinisateurs, la destruction des affleurements rocheux par les casse-cailloux, etc., sont également et tristement monnaie courante dans la région.

En définitive, l'élevage tel qu’il est majoritairement pratiqué dans notre région, aussi extensif soit-il, reste un élevage fondamentalement productiviste. Loin d'être vecteur de biodiversité, il figure indubitablement parmi les responsables de l’érosion massive du Vivant n’épargnant pas notre territoire. À l’aune de ces phénomènes et à l’heure où une étude du WWF présente l'élevage mondial comme étant à lui-seul responsable de 60% des pertes de biodiversité terrestre, affirmer le contraire revient à faire preuve d'un remarquable cynisme.

3. Non, l'élevage productiviste, encore une fois largement majoritaire dans la région, est par définition incapable de “façonner et aménager harmonieusement et respectueusement notre territoire” (sic). En outre, il n’est absolument pas nécessaire à l’entretien des milieux ouverts. Ceux-ci, tout comme les espèces animales et végétales qui y évoluent, existaient bien avant l'arrivée du bétail. Ils pourraient parfaitement être entretenus par un élevage raisonné, ainsi que par les ongulés sauvages que nous pourrions, en présence de leurs prédateurs naturels, décider de moins chasser. Ce dernier point permettrait également au Loup de disposer davantage de proies, et donc d’être moins tenté de se tourner vers les animaux de rente.

Pourquoi ne pas assumer que le modèle agricole qui domine la région, animé par la course au profit, ne vise en réalité qu’à répondre à l’insatiable appétit de la population mondiale pour les produits provenant de l’élevage (viande, fromage, etc.), dont les scientifiques recommandent pourtant de baisser drastiquement la consommation ? La Cour des comptes ne vient-elle pas, par ailleurs, de recommander à la France de réduire la taille du cheptel bovin pour respecter ses engagements climatiques ? Enfin, comment prétendre que l’élevage régional a vocation à “garantir la souveraineté alimentaire” (sic), alors qu’une part non négligeable de sa production continue d’être exportée jusqu’aux États-Unis ?

 4. Non, la cohabitation entre le Loup et l’élevage, débarrassé de ses penchants productivistes, n’est pas “réellement impossible” (sic). Bien que loin d’être toujours évidente, il n’est pas ici question de le nier tant la perte d’animaux peut effectivement être traumatisante pour leurs propriétaires, elle est une réalité dans nombre de territoires d’où le Loup n’a jamais disparu (Espagne, Italie, etc.). Elle l’est aussi en France, y compris en Bourgogne-Franche-Comté, où des hommes et des femmes ont à cœur d’y œuvrer en mettant en place les moyens de protection qui s’imposent.

Les problèmes auxquels font face les éleveurs de notre région (concurrence internationale, sécheresses, érosion de la biodiversité, etc.) sont bien plus profonds que la nécessaire cohabitation avec le Loup. Ne serait-il pas temps de s’y atteler plutôt que de pointer du doigt un animal faisant souvent office de parfait bouc-émissaire ?

Quoi qu’il en soit, le canidé n’a eu de cesse de se développer depuis son retour dans l’Hexagone au début des années 90. Il continuera de le faire aussi longtemps qu’il aura à sa disposition les habitats et les ressources nécessaires. N’en déplaise à certains, cela est une excellente nouvelle pour la préservation des écosystèmes mis en péril par les activités humaines. Plus vite nous l’admettrons et cesserons d’entretenir les contre-vérités ici interrogées, plus vite nous pourrons agir et avancer vers une cohabitation bénéficiant au Loup, aux éleveurs, et à tout un chacun.

Cap Ours Boycotte la réunion du Groupe Ours pastoralisme et activités de montagne à la Préfecture de Toulouse le 9 mai 2023

Cap Ours Boycotte la réunion du Groupe Ours pastoralisme et activités de montagne à la Préfecture de Toulouse le 9 mai 2023

Les associations de la Coordination Cap Ours ont décidé de ne pas participer à la réunion du Groupe Ours Pastoralisme et Activités de Montagne (GOPAM) du 9 mai 2023 à la préfecture de région à Toulouse.

Cap ours n’a pu obtenir les clarifications demandées par les associations à la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, depuis l’automne 2022 :

  • D’abord que le cadre de la concertation soit clarifié publiquement (objectifs, modalités) et qu’il ne subsiste aucun canal parallèle de négociation entre les opposants à la présence de l’ours et l’Etat, comme cela a été le cas le 27 octobre 2022 ou le 17 avril 2023.
  • Que l’état annonce publiquement la poursuite du Plan ours 2018-2028, avec notamment le remplacement des ours morts de cause humaine, la relance du projet de programme « Life ours » pour apporter des moyens au Plan ours.
  • Que le protocole “ours à problème” qui a fait ses preuves ne soit pas dénaturé ni assoupli.

Nous sommes navrés de constater que nous sommes loin de la clarification espérée et promise par Madame la Secrétaire d’Etat. Dans ce contexte, Cap ours estimait sa participation à la réunion du GOPAM du 9 mai inutile, voire stérile.

C’est à l’Etat de créer les conditions du dialogue, afin que toutes les discussions entre les diverses parties prenantes se fassent dans un même cadre de discussion clair et respecté. Nous sommes au regret de constater qu’à ce jour tout n’est pas fait dans ce sens.

Nous restons prêts à poursuivre le dialogue, dès que les clarifications publiques que nous avons demandées seront apportées par la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie.

Les associations membres de CAP - Ours

Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité ÉcologiqueAriégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP),FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi-Pyrénées (FNE Midi- Pyrenees), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Developpement Durable des Pyrenees), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

Il existe un lien entre atteintes sexuelles sur les animaux et sur les êtres humains

Il existe un lien entre atteintes sexuelles sur les animaux et sur les êtres humains

A l’occasion du Colloque « Une seule violence » du 17 mars à Paris, l’association de protection animale Animal Cross s’est posé la question du lien entre les agressions et les atteintes sexuelles sur les animaux et les êtres humains. Pour cela, elle a analysé tous les faits divers relayés par la presse quotidienne régionale (PQR) des 5 dernières années et disponibles sur internet. Le constat est sans appel : sur 50 articles relatant des faits avec des atteintes sexuelles ou des images zoo-pornographiques, les 2/3 concernent aussi les êtres humains.

  • 1/3 des articles concernent des personnes collectionnant en même temps des images zoo-pornographiques et pédo-pornographiques.
  • 1/3 des articles concernent des faits de zoophilie purs : essentiellement des chiens, mais aussi des équidés, chèvres, poules violés ou agressés sexuellement.
  • Le 1/3 restant concerne essentiellement des atteintes et agressions sexuelles sur les animaux et les êtres humains.

Les 50 cas découverts dans la presse ne doivent pas nous laisser penser qu’il s’agit de la totalité des cas existants. Notre association estime que des milliers de personnes s’adonnent à la zoophilie régulièrement, une infime minorité étant dévoilée au grand jour.

Ce lien entre abus sexuels sur les animaux et les êtres humains est confirmé par des études dans d’autres pays, par exemple :

  • 32 % des personnes arrêtées pour des actes liés à la zoophilie aux Etats-Unis avaient aussi agressé sexuellement des enfants et des adultes (1)
  • 42% des personnes accusées d’ « extrême pornographie » (zoo-pornographie) étaient aussi accusées d’autres infractions sexuelles de nature indéterminée au Royaume-Uni (2)
  • 60% des hommes condamnés pour détention d’images pédo-pornographiques collectionnaient d’autres images de pornographie déviante, essentiellement de zoo-pornographie, en Suisse (3)

Notre association appelle les autorités à mieux comprendre la pratique zoophile, à rechercher beaucoup plus activement les pratiquants zoophiles, en particulier sur internet et les réseaux sociaux, et à permettre les signalements sur la plateforme PHAROS, dans l’intérêt des animaux mais aussi potentiellement dans l’intérêt des êtres humains.

Animal Cross appelle à sanctionner la détention d’images zoo-pornographiques, souvent jointe à des contenus pédo-pornographiques, mesure refusée par les parlementaires lors de la proposition de loi sur la maltraitance animale de 2021.

Contact :

Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross, be****@**********ss.org, 06 81 37 96 19

Pour en savoir plus sur la zoophilie :

  1. Jenny Edwards. Arrest and Prosecution of Animal Sex Abuse (Bestiality) Offenders in the United States, 1975–2015. J Am Acad Psychiatry Law. 2019. Voir aussi sur YouTube
  2. Clare McGlynn et al. Possessing Extreme Pornography:Policing, Prosecutions and the Need for Reform. The Journal of Criminal Law 2019
  3. Endrass et al The consumption of Internet child pornography and violent and sex offending, BMC Psychiatry, 2009

Insécurité à la chasse : chasseurs 1, les autres 0

Insécurité à la chasse : chasseurs 1, les autres 0

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 9 JANVIER 2023

Alors que 4 Français sur 5 sont favorables au dimanche sans chasse, jour où l’on compte le plus grand nombre d’accidents liés à ce loisir, l’État préfère renforcer les intérêts d’une minorité dangereusement armée : l’appli-gadget permettant de signaler les chasses en cours est non seulement anti-démocratique, elle est aussi à l’avantage des chasseurs qui vont être confortés dans leur sentiment d’appropriation de la nature et de la biodiversité. 

Contre l’écrasante majorité des Français favorables à l’arrêt de la chasse le dimanche à 78 %*, le lobby de la chasse propose des gadgets dérisoires et refuse toute évolution. Et que fait l’État ? Il écoute le lobby. 

En réponse au problème d’insécurité lié à leur loisir, les chasseurs proposent une application aussi inutile que dangereuse. Déjà qu’ils ont du mal à poser correctement des panneaux « chasse en cours » on se demande bien comment une appli, avec tous les aléas que cela implique (possession d’un smartphone, réseau, etc) pourrait montrer son efficacité.

Avec cet outil, les chasseurs se signaleraient aux promeneurs, les incitant à éviter les « bulles de danger » - en réalité des zones bien plus vastes qu’indiquées, au vu de la portée des armes - et à se diriger vers des zones “sécurisées”.  

Mais tout sonne faux : 

  • Il n’y a pas de réseau dans de nombreuses zones naturelles concernées par la chasse ; 
  • L’application n’a rien d’obligatoire et ne concernera que les battues ;
  • Elle suppose que tous les chasseurs et tous les promeneurs aient un smartphone, et qu’ils pensent systématiquement à se connecter à l’appli ;  
  • Un chasseur isolé peut se trouver hors des « bulles de danger » signalées ;      
  • Un tel gadget donnerait une fausse impression de sécurité aux promeneurs, et donnerait surtout bonne conscience aux chasseurs, qui se sentiraient libérés de toute contrainte et responsabilité : en cas d’accident, qui serait responsable : victimes ou chasseurs ? 
  • Que se passe-t-il lorsqu’un promeneur, en plein milieu de sa randonnée, reçoit une alerte pour lui signifier qu’une chasse est sur le point de commencer tout autour de lui ?

 

En réalité, cette application ne ferait que renforcer la mainmise des chasseurs sur la nature et légitimer la présence d’un “loisir” dangereux voire mortifère pour autrui. En résumé, le message c’est « Dégagez, on chasse ! ». 

Le dimanche sans chasse a été décrété en Angleterre en 1831, et aujourd’hui de nombreux autres pays d’Europe (Pays-Bas, Suisse, Espagne, Italie, Portugal…) respectent au moins un jour national sans chasse. Mais pas la France, où le puissant lobby des chasseurs impose son diktat depuis des décennies, alors qu’il ne représente même pas 2 % de la population.  

Bref, plutôt que de limiter la chasse, le gouvernement préfère limiter la liberté des autres : les Français n’auront pas d’autre choix que de slalomer entre les « bulles de danger », ou de rester chez eux, comme l’a déjà préconisé le chef de la Fédération nationale des chasseurs... Vous avez dit démocratie ? 

 

Les associations signataires

Animal Cross, ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Humanité & Biodiversité, LPO, One Voice, SFEPM, Stéphane Lamart, Un Jour Un Chasseur, WWF

 

 

* Sondage IFOP de décembre 2022

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