Consultation publique ours : Non aux tirs d’effarouchement renforcés !

Consultation publique ours : Non aux tirs d’effarouchement renforcés !

CECI EST UNE CONSULTATION PUBLIQUE MISE EN LIGNE PAR LE MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE


Le gouvernement a lancé une consultation publique sur un projet d'arrêté ministériel visant à modifier les conditions d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour la saison 2026
. Ce texte prévoit d'étendre la pratique de l'effarouchement renforcé (tirs à double détonation) à des intervenants extérieurs à l'Office français de la biodiversité (OFB), tels que les éleveurs, les bergers et les lieutenants de louveteries. L'objectif affiché est d'accroître la réactivité face aux attaques de troupeaux en permettant des interventions plus rapides.

Un projet alarmant qui ouvre la porte AUx dérives

Ce projet présente de graves lacunes et dangers pour la survie de l'espèce :

  • Incompatibilité avec la conservation : L'ours brun est une espèce strictement protégée. Malgré une légère augmentation, la population pyrénéenne reste fragile et sa diversité génétique est insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Assouplir les règles d'effarouchement contredit ces objectifs de protection.

     

  • Manque d'expertise et risques d'erreurs : Confier des tirs à double détonation à des personnes (bergers ou éleveurs) qui peuvent avoir un a priori négatif sur l'ours est risqué. Il est complexe de distinguer, sur le terrain, une simple présence à proximité d'une véritable attitude de prédation sans ambiguïté.

     

  • Danger pour les oursons : Il existe un risque réel que des tirs assourdissants séparent une femelle de ses oursons, compromettant leur survie, malgré les mentions de précaution dans le texte.

     

  • Critères flous et incertitude juridique : Les textes sont contradictoires : certains passages exigent une "attitude de prédation" manifeste, tandis que d'autres autorisent le tir dès qu'un ours est repéré à "proximité immédiate". Cette ambiguïté peut mener à des interventions excessives

Mobilisons-nous avant le 29 juin !

Il est crucial de réagir, car une majorité de contributions à la consultation publique sont actuellement favorables au projet. De nombreux participants soutiennent que l'ours doit "réapprendre la crainte de l'homme" pour protéger le pastoralisme.

Si nous ne nous faisons pas entendre, ces mesures dérogatoires pourraient devenir la norme, au détriment de la biodiversité. Vous avez jusqu'au 29 juin 2026 pour déposer votre avis et demander le retrait de ces dispositions dangereuses pour l'avenir de l'ours dans nos montagnes.

pour participer ⬇️​

ÉTAPE 1 : Cliquez sur le lien de la consultation 👇​

ÉTAPE 2 : Descendez en bas de la page de la consultation et cliquez sur ⬇️​

 

ÉTAPE 3 : copier coller le texte ci-dessous "Notre proposition de réponse" (pour l'afficher appuyer le petit + à droite du texte dans l'encadré).

Changez quelques mots et phrases pour que votre réponse soit prise en compte (si tout le monde met le même texte, le commentaire ne sera pas pris en compte).

NOTRE PROPOSITION DE RÉPONSE À ADAPTER AVEC VOS MOTS

1. Une mesure incompatible avec les objectifs de conservation de l’espèce

L’ours brun est une espèce strictement protégée à l’échelle nationale et européenne. Malgré les progrès observés ces dernières années, la population pyrénéenne demeure fragile : ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Dans ce contexte, l’extension ou l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement apparaît en contradiction avec les objectifs de préservation et de restauration de l’espèce.

2. Une dérogation qui nécessite un encadrement rigoureux

L’effarouchement constitue une mesure dérogatoire au régime de protection de l’ours. À ce titre, sa mise en œuvre doit rester strictement encadrée et confiée à des personnes disposant d’une parfaite connaissance de la réglementation, des conditions d’intervention et des enjeux liés à la conservation de l’espèce.

Il sera difficile à des personnes peu formées (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), ayant, pour certains, un a priori négatif sur la présence de l’ours dans les Pyrénées, de distinguer une  attitude de prédation sans ambiguïté avant d’enclencher des tirs à double détonations.

3. Un risque d’erreurs d’appréciation sur le terrain

L’arrêté prévoit d’élargir le nombre de personnes susceptibles de réaliser des tirs d’effarouchement. Or, il peut être particulièrement difficile pour des intervenants peu ou pas formés (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), et parfois déjà opposés à la présence de l’ours, d’évaluer avec objectivité le comportement de l’animal.

La distinction entre une simple présence à proximité du troupeau,  et une véritable attitude de prédation sur un troupeau regroupé, peut s’avérer complexe, avec un risque accru de déclenchement injustifié des tirs à double détonation. Nous pouvons aussi douter de leur diligence et discernement, dans le cas d’une détection d’une femelle avec un ou plusieurs oursons, à veiller à ce que le tir assourdissant d’un tir à double détonation ne les sépare pas. Pas d’effarouchement envers des femelles suitées.

4. Des critères d’intervention insuffisamment précis

Les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement demeurent ambiguës et laissent une large place à l’interprétation. Alors que le paragraphe 6° de l’article 1 précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige « sans ambiguïté » vers le troupeau dans une attitude de prédation, le paragraphe 1° indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé pour la nuit. Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou inappropriées.

Protégeons nos ours pyrénéens 
Consultation public : Plan de chasse dans le 64 pour la période 2026-2032

Consultation public : Plan de chasse dans le 64 pour la période 2026-2032

La consultation publique sur le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC) 2026-2032 des Pyrénées-Atlantiques est ouverte du 30 avril au 21 mai 2026.

Ce plan, qui définit les règles de chasse pour les six prochaines années, présente de graves lacunes concernant la préservation de la biodiversité, la santé publique et le partage de l'espace naturel.

Nous vous proposons de déposer un avis défavorable pour dénoncer un projet privilégiant les intérêts cynégétiques au détriment de l'intérêt général et de la protection de la faune sauvage.

La réponse proposée 👇​


ATTENTION, POUR QUE VOTRE AVIS SOIT PRIS EN COMPTE, NE REPRENEZ PAS LE TEXTE TEL QUEL

Objet : défavorable au Schéma départemental de gestion cynégétique du département 64

Le Schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) organise les activités de chasse pour les six prochaines années pour les années 2026-2032 dans le département 64.

L’association Animal Cross, que je soutiens, dénonce le fait que ce schéma souffre de nombreuses faiblesses :

  • Il considère comme une évidence que  les espèces sur la liste des espèces chassables doivent nécessairement être chassées. Or, ce principe pose de nombreux problèmes :
  • La très grande majorité des espèces ne font pas de dégâts aux activités agricoles, forestières et aquacoles, et ne génère pas de risque pour la santé et la sécurité publique. Ainsi des animaux de montagne comme les isards (5000 tués chaque année), le mouflon (une quinzaine par an), la marmotte, ainsi des oiseaux limicoles, etc.
  • De très nombreuses espèces, environ 25,  sont en voie de conservation défavorable selon la liste rouge de l’UICN (perdrix rouges, perdrix grises, perdrix grises de montagne, lapin de garenne, tourterelle des bois…) mais seront quand même chassées dans le département 64. Les chasseurs, qui se présentent comme les plus grands écologistes de France, devraient les laisser en paix.
  • Certaines espèces, comme les faisans, ne peuvent être chassées que parce qu’elles sont élevées et relâchées pour la chasse. Incapables de survivre dans la nature, leurs jours sont comptés.  Aucune indication ne permet de comprendre l’impact des populations d’élevage sur les populations autochtones et la pollution génétique que ces lâchers peuvent engendrer. Il n’est fait aucune référence dans le texte aux autres animaux relâchés, comme les lapins, les canards, les perdrix…
  • Ce plan méconnaît le fait que le grand tétras et le lagopède alpin ne sont plus sur la liste des espèces chassables.

Ce plan fait l’impasse sur des questions majeures :

  • De santé publique liée à la consommation de venaison contaminée par le plomb, déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants, et limitée à 3 fois/an pour les adultes (Anses 2018). Encourager la consommation de viande empoisonnée est criminel.
  • D’ordre public. La question de la sécurité à la chasse n’est pas envisagée sous l’angle du partage de la nature avec les autres usagers. Une revendication constante des usagers de la nature (sachant que les chasseurs représentent moins de 1,5% de la population) est de pouvoir se promener tranquillement. Nous demandons des dimanches et vacances scolaires sans chasse.
  • D’ordre juridique. Les chasses traditionnelles ont été annulées par plusieurs arrêts du Conseil d’État. Le SDGC n’en fait aucune mention.
  • D’ordre scientifique. Une étude récente du Museum national d’histoire naturelle (Jiguet et al, mars 2026) ne trouve pas de lien entre les prélèvements de 1 ,7 millions par an d’animaux des Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod) du groupe 2 et la baisse des dégâts agricole, le système d’indemnisation des dégâts coûtant 8 fois plus cher que les « dégâts » eux-mêmes.

À la fin, il est clair que ce document ne promeut que les intérêts des chasseurs et pas celui de la nature et de ses usagers. Que les services du préfet ne sont qu’une boîte aux lettres qui entérinent le texte des chasseurs sans protéger l’intérêt général.

15 mai : Journée mondiale du blaireau – Protégeons l’architecte de nos forêts

15 mai : Journée mondiale du blaireau – Protégeons l’architecte de nos forêts

Le 15 mai marque la Journée mondiale du blaireau, une occasion de mettre en lumière ce mustélidé méconnu, mais aussi de dénoncer les persécutions dont il est victime en France.

Un rôle écologique fondamental

Surnommé « l'architecte du milieu naturel », le blaireau joue un rôle crucial pour la biodiversité. Ses terriers complexes, qu'il entretient avec soin, servent de refuges à de nombreuses autres espèces, dont certaines sont protégées comme le chat forestier, la loutre d'Europe, diverses chauves-souris (petit rhinolophe) ou encore la salamandre tachetée. En se nourrissant d'insectes et de petits rongeurs, il agit également comme un auxiliaire précieux pour l'agriculture.

Une pratique barbare : la vénerie sous terre

Malgré son utilité, le blaireau est la cible d'une chasse particulièrement cruelle appelée vénerie sous terre ou déterrage. Chaque année en France, environ 12 000 individus périssent par ce mode de chasse.

Le processus est d'une grande violence : des chiens sont introduits dans les galeries pour acculer l'animal pendant des heures, lui provoquant un stress extrême. Les chasseurs creusent ensuite à la pelle et à la pioche pour atteindre l'animal et l'extirper brutalement de son foyer à l'aide de grosses pinces métalliques avant de le mettre à mort.

Pourquoi se mobiliser contre le déterrage ?

Il est urgent d'abolir cette pratique pour plusieurs raisons majeures :
  • Protection des petits : Le 15 mai correspond souvent à l'ouverture de périodes de chasse « complémentaires ». À cette date, les blaireautins sont encore dépendants de leur mère, rendant leur destruction illégale au regard du Code de l'environnement.
  • Inutilité sanitaire : Contrairement aux arguments avancés, le déterrage n'aide pas à lutter contre la tuberculose bovine. Au contraire, il peut favoriser la dispersion de la maladie en déstructurant les groupes sociaux.
  • Absence de données scientifiques : La France autorise ces abattages sans connaître précisément l'état des populations, ce qui viole la Convention de Berne.
  • Rejet massif : Aujourd'hui, 83 % des Français sont favorables à l'interdiction de cette pratique, déjà bannie chez presque tous nos voisins européens.

Agissez maintenant : participez aux consultations publiques en cours

Plusieurs préfectures envisagent d’autoriser ou d’avancer la période de vénerie sous terre (déterrage des blaireaux), parfois en dehors des périodes habituelles. Ces projets sont soumis à consultation publique : chacun peut donner son avis avant leur adoption.

Vos avis comptent et peuvent mener à la suspension de ces arrêtés devant les tribunaux.

Nous vous avons proposé une réponse aux consultations mais ATTENTION POUR QUE VOTRE AVIS SOIT PRIS EN COMPTE, NE REPRENEZ PAS LE TEXTE TEL QUEL MODIFIER LE POUR QU'IL SOIT DIFFÉRENT.

 

Proposition de texte de réponse
Objet : Avis défavorable au projet d'arrêté – Chasse au blaireau par déterrage
Monsieur le Préfet,
Je souhaite exprimer mon opposition ferme au projet d’arrêté autorisant la vénerie sous terre du blaireau dans notre département pour les raisons suivantes :
  • Cruauté et souffrance animale : Cette pratique est d'une violence extrême. L'animal subit un stress intense pendant des heures, acculé par des chiens au fond de son terrier, avant d'être extirpé brutalement avec des pinces métalliques.
  • Inutilité sanitaire : La vénerie sous terre n'est pas un outil de lutte contre la tuberculose bovine. Au contraire, elle favorise la dispersion de la maladie en déstructurant les groupes sociaux, ce qui augmente le risque de transmission.
  • Impact sur la biodiversité : Le déterrage détruit des habitats essentiels qui servent de gîtes à de nombreuses espèces protégées (chat forestier, loutre, chauves-souris, salamandres).
  • Méconnaissance des populations : La France autorise ces abattages sans données scientifiques fiables sur l'état des populations locales, ce qui contrevient aux principes de la Convention de Berne.
  • Rejet sociétal : Cette pratique est interdite dans presque tous les pays voisins et est rejetée par 83 % des Français (source sondage IPSOS 2018).

Cordialement,

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