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La direction départementale des Hautes-Alpes (DDT) met à la consultation du publique sur son site internet un projet d'arrêté préfectoral qui autorise notamment à nouveau la chasse du tétras lyre dans les Hautes-Alpes et ce malgré quatre jugements de référé en 2017, 2019, 2021, 2022 suspendant la chasse du tétras lyre et deux jugements au fond en 2019 et 2023 les confirmant.
Animal Cross vous invite donc à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 18 mai 2023 inclus. Pour participer, cliquez ici.
Proposition d'argumentaire (attention vous ne pouvez pas copier-coller) :
Tous les trois ans, le sort d’une partie des Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts (ESOD), nouvelle expression politiquement correcte utilisée pour remplacer « les nuisibles », est décidé dans chaque département français après la publication d’un arrêté ministériel. Les espèces considérées comme ESOD, dont font partie, entre autres, le renard, la martre, le geai des chênes, la belette, la fouine ou le putois, pourront ainsi être détruites presque toute l’année.
Une circulaire rédigée en 2012 précise les modalités de mise en œuvre de la procédure de classement des ESOD : la liste par département est fixée après consultation d’une formation spécialisée des Commissions Départementales de la Chasse et la Faune Sauvage (CDCFS) et l’inscription d’une espèce comme ESOD doit être justifiée par des atteintes significatives à la santé, à la flore ou la faune, aux activités agricoles, forestières et aquacoles ou aux formes de propriété.
Mais comment cette circulaire est-elle réellement appliquée sur le terrain ?
C’est sur cette question que se sont penchés deux collectifs créés au sein des régions Grand Est et Auvergne-Rhône Alpes, qui rassemblent les membres d’Association de Protection de la Nature (APN) qui siègent au sein des commissions CDCFS. Les observations, fondées sur les retours d’expérience des différents membres, sont très loin du cadre de travail fixé par les textes de lois et les critiques soulevées sont très souvent observées sur l’ensemble des départements :
Absence de prise en compte des services écosystémiques rendus par les espèces considérées comme nuisibles et ce, bien que démontrés par de nombreuses études scientifiques,
Absence d’évaluation de l’impact de la destruction, chaque année, de plus d’un million d’animaux appartenant à ces espèces considérées « ESOD » depuis la mise en place de la réglementation en vigueur en 2012,
Les règles de composition des commissions CDCFS (Commissions Départementales Chasse et Faune Sauvage), qui fixent les listes d’espèces « ESOD », favorisent les consommateurs de la nature, en particulier les différents types de chasseurs et piégeurs, au détriment des représentants de l'intérêt général que sont les représentants d'APN (bénévoles et sans conflit d'intérêt avec les décisions),
Inscription d’espèces sur la liste des « ESOD » malgré l’absence de dégâts significatifs (avec perte économique) et avérés
Absence de prise en compte de méthodes alternatives à la mise à mort de ces animaux, pourtant exigée par la réglementation européenne pour certaines espèces (oiseaux, martres, putois), tels que les moyens de protection dont l’utilité a été prouvée via des études de terrain.
Ce constat accablant a été détaillé dans un courrier qui demande au Ministère de la Transition Écologique (MTE) la mise en place d’un audit objectif de la réglementation actuelle relative aux ESOD et la manière dont celle-ci s’applique sur le terrain.
Au cours de la dernière année, les membres bénévoles d’Associations de Protection de la Nature de 21 départements qui siègent en CDCFS, ont tour à tour interpellé le MTE au travers de l’envoi du courrier mentionné ci-dessus, directement ou via leurs députés. En parallèle, deux députés de la région Grand Est ont envoyé fin 2019 des questions écrites au MTE (question 1 et question 2). Malgré ces multiples sollicitations, le MTE reste à ce jour muet sur cette question.
Animal Cross, qui coordonne le collectif Auvergne-Rhône-Alpes, a donc décidé de passer à la vitesse supérieure et de rédiger une pétition adressée au Ministère de la Transition Écologique afin que le grand public ait connaissance de ce qui se trame au sein de ces commissions CDCFS et pousse le gouvernement à mettre en place l’audit souhaité.
Tous les trois ans, le sort d'une partie des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts est décidé dans chaque département français par la publication d'un arrêté ministériel. Cette liste, comprenant la belette, la fouine, la martre, le renard, le geai des chênes, l'étourneau sansonnet, la corneille, le corbeau freux et la pie bavarde va être révisée en juillet 2023. Ainsi, chaque année, ces nombreuses espèces sont chassées et piégées. Découvrez dans quels départements français les ESOD peuvent être détruits.
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Le ministère de la Transition écologique s'apprête à déposer un nouvel arrêté dans le but de mettre en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées. Ce projet d'arrêté a pour objectif de prévenir les dommages aux troupeaux.
Il est évident que nous sommes formellement opposés à ces mesures d'effarouchement injustifiées et non nécessaires. Les tirs d'effarouchement engendrent un très grand stress pour les ours. De plus, les différents dommages sont en général non vérifiés.
Notons que le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a déjà émis un avis défavorable au projet d’arrêté ministériel.
Une consultation publique est ouverte jusqu'au 21 avril inclus. Animal Cross vous invite à vous opposer à ce projet d'arrêté.
Proposition d'argumentaire (attention vous ne pouvez pas copier-coller, sinon votre commentaire ne sera pas pris en compte) :
Malgré une annulation à répétition des arrêtés ministériels d’effarouchement par le Conseil d’Etat, l’Etat persiste à vouloir généraliser un régime d’exception qui n’apporte aucune valeur ajoutée à la protection des troupeaux.
Comme chaque année, l'Office Français de la Biodiversité a publié son rapport sur la population d'ours brun dans les Pyrénées Françaises et Espagnoles.
Grâce aux analyses génétiques et indices retrouvés, l'effectif d'ours détecté en 2022 est de 76 individus avec un quasi-équilibre entre les mâles et les femelles sur l'ensemble du massif.
De plus, au moins 8 portées ont été détectées comprenant un minimum de 13 oursons !
Répartition spatiale de l'ours :
Remarques :
Nous déplorons le fait qu'il n'y a plus de souhait de la DREAL de nommer tous les ours, acte qui tend à banaliser les naissances mais aussi les morts quelle qu'en soit la raison...
Détails des 8 naissances 2022 :
N°1 : L’ourse Callisto suitée d’un ourson (Melles)
N°2 : L’ourse Boavi et son ourson de l’année (Catalogne)
N°3 : L’ourse New18-11, suitée de 2 oursons de l’année (Ustou)
N°4 : L’ourse Réglisse et ses deux oursons (09)
N°5 : L’ourse Bambou et ses deux oursons (Val D'aran)
N°6 : L’ourse Gaïa et ses deux oursons (Seintein)
N°7 : L’ourse Plume et son ourson (Seix)
N°8 : L’ourse Aran, suitée de 2 oursons de l’année (Val d'aran)
Communiqué de presse du 31 mars 2023
Depuis le retour des loups en France, les éleveurs et les bergers des filières ovines et caprines ont adapté progressivement leurs pratiques afin de protéger leurs troupeaux et permettre la coexistence entre l’élevage et la présence d’un grand prédateur. Environ 30 M€ d’aides publiques nationales et européennes ont été affectées chaque année au plan loup et activités d’élevage (PNA dans la suite du document). Elles ont permis la mise en place de mesures de protection des troupeaux ainsi qu’une indemnisation des dommages.
Incontestablement, sur le terrain, la présence des grands prédateurs représente une contrainte forte pour tous les professionnels de l’élevage. Même si le nombre d’attaques rapporté aux nombre d’animaux de rente présents est modéré au regard des pertes dues aux accidents et aux maladies, les attaques de troupeaux par des loups engendrent du stress et un travail supplémentaire.
Dans les Alpes, où les loups sont présents depuis 1992, les dommages sont en baisse depuis le début de l’actuel PNA (-22%), alors que les effectifs de loups ont doublé (+110%). Dans le même temps, le nombre de moutons est resté stable (environ 1 Million depuis 10 ans). Ces résultats sont le fruit des efforts constants d’une majorité d’éleveurs et de bergers qu’il est impératif
de reconnaître et de faire connaître. Les contraintes générées par la présence des grands prédateurs et le nombre encore trop important de dommages doivent inciter à améliorer les mesures existantes, notamment en remettant des moyens humains au centre de l'accompagnement.
Le prochain PNA doit clairement viser à assurer le bon état de conservation de la population de loups - encore fragile avec moins d’un millier d’individus - dans une aire de répartition plus vaste comprenant tous les écosystèmes favorables dans lesquels les meutes exerceront pleinement leur rôle de prédateur des ongulés sauvages.
Pour y parvenir, 7 associations - FNE, FERUS, Animal Cross, LPO, WWF, ASPAS et Humanité & Biodiversité (avec le soutien de One Voice) - proposent sept objectifs majeurs déclinés en 41 propositions :
Dans les Alpes, entre 2018 et 2022
+ 110 % de loups
- 22% de dommages
Un nombre stable de moutons
Vous pourrez retrouver le détail de toutes les propositions des associations de protection de la nature à partir de ce lien : 41 propositions des APN pour le futur PNA loup et activités d’élevage
