12 Déc 2019
Un témoin nous a informé qu’à Accous (Pyrénées-Atlantiques), fin novembre, des éleveurs ont laissé, par pure négligence, leurs vaches se faire prendre par la neige en haute montagne.
Ces éleveurs seraient extérieurs à la commune et loueraient des pâturages pour l’été.
Pourtant, ces chutes de neige ont été annoncées bien à l’avance. Aucun autre éleveur n’a laissé son bétail se faire surprendre dans la commune.
11 vaches ont été trouvées mortes à la cabane d’Escurrets (cf. photo ci-dessous), dans le secteur du Col d’Iseye, à environ 1700 m d’altitude.
Une tentative de sauvetage par hélicoptère, par la commune d’Accous (qui a fait le maximum quand elle a appris le faits) a eu lieu le mardi 26 novembre pour apporter du foin et tenter de descendre les bovins. Mais cette tentative est arrivée trop tard.
Onze vaches sont mortes sur place, de froid, dans d’atroces souffrances. De plus, une vache est décédée pendant le sauvetage en héliportage et une autre a été héliportée mais est morte le lendemain.
On ne sait pas ce que seraient devenues une trentaine de vaches : sont-elles mortes ou vivantes ?
Cette semaine l’une de ces vaches a été aperçue vivante par des témoins dans le secteur limitrophe de Cujalatte, versant vallée d’Ossau. (Cf. photo ci-dessous).

Et maintenant ?
Comment stopper la souffrance des vaches encore en montagne ? Que va devenir cette vache que vous voyez sur la photo ? Que font les éleveurs pour la récupérer avant qu’il ne soit trop tard ?
Qui va payer l’héliportage de secours organisé par la commune ? Les propriétaires des vaches ? Vont-ils retirer à leurs frais les cadavres des vaches mortes entassées autour de la cabane ?
Les autorités administratives locales sont-elles au courant de ces faits d’abandon de bétail d’une extrême gravité ? Vont-elles engager des poursuites ?
Ces éleveurs ne touchent-ils pas pourtant les primes de la PAC ?
Dans tous les cas Animal Cross va porter plainte pour abandon.
Chaque année, Animal Cross est contactée pour des faits similaires. Chevaux, moutons, bovins sont abandonnés en montagne dans la neige, sans que certains éleveurs peu scrupuleux ne daignent les descendre.
Voir notre film réalisé en 2015 concernant des chevaux, non loin de là.
Animal Cross demande aux autorités d’agir de toute urgence.

11 Juil 2017
L’éleveur de Cervens (74) contre lequel les associations de protection animale du Chablais (dont Animal Cross) ont manifesté pour maltraitance en avril 2017 (70 personnes devant la ferme !) remet ça : alors que la DDPP avait demandé à ce qu’il n’ait plus de troupeau, le voilà qui reapparait avec 17 vaches !!! Et pendant ce temps, la plainte des associations contre les DESJACQUES a été classée sans suite car celui ci a vendu le troupeau qui est parti aussitôt à l’abattoir, malgré que nous ayons signalé à la DDPP que nous avions un repreneur potentiel…
Les preuves de maltraitance ne manquent pourtant pas, et ce sur plusieurs années. Pour les autorités, le mieux est donc de ne pas se plonger dans le dossier… Révoltant, triste, écoeurant… il n’y a pas de mot pour qualifier l’attitude des autorités. Ils confirment que les animaux sont bel et bien encore des meubles malgré le changement de loi…
et que les associations aillent se faire voir !
http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2017/07/10/17-vaches-recensees-dans-le-champ
10 Jan 2016
Parmi les mutilations animales, si la coupe des queues des porcelets et l’épointage des becs de volaille sont les plus connues et les plus discutées en termes de bien-être animal, les souffrances causées aux bovins par l’écornage sont sous-estimées. La vue de vaches mutilées est devenue la norme pour les vaches à lait et une habitude largement répandues chez les vaches « à viande », à tel point qu’on ne se pose plus la question du bien-fondé de cette pratique.
De fausses raisons d’écorner les vaches
L’écornage des bêtes à cornes consiste à faire l’ablation des cornes ou à en empêcher la croissance.
Pourtant cette manière de faire est récente. L’élevage a existé pendant des millénaires sans couper les cornes des vaches. On se demande vraiment comment, au long des siècles passés nos ancêtres ont pu survivre aux coups de cornes de leurs vaches ? Avaient-ils la peau plus dure que nous ou savaient-ils mieux s’y prendre pour mener leurs bêtes sans problèmes ?
L’élevage moderne (depuis les années 50) qui consiste à adapter l’animal à l’outil de production pour produire toujours plus – alors qu’il faudrait faire le contraire – est passé par là.
La vie d’un troupeau de vaches a ses codes, c’est une vie de groupe, chacune a un rôle, une position avec une hiérarchie. Les cornes permettent aux animaux de réaliser cette hiérarchie. Une vache sans corne se retrouve démunie de son moyen de défense. Si les bovins ont un espace suffisant, qu’ils vivent au pré une bonne partie de l’année, ils trouveront l’équilibre du troupeau et tout se passera bien ! Les frictions entre les animaux seront faibles, ce qui n’empêche pas d’isoler les animaux qui sont les plus agressifs le cas échéant. L’absence de corne ne va pas supprimer l’agressivité des animaux, bien au contraire. Ainsi témoigne une spécialiste des vaches Alika Lindbergh :« Les vache écornées, loin d’être plus paisibles, donnent souvent des coups de tête, ou bousculent sévèrement les vachers, en vertu d’une évidence qui ne semble pas avoir frappé nos contemporains: plus un animal se sent fort et capable de se défendre, moins il est agressif – plus il est dépouillé de ses défenses, plus il a peur. Et l’on sait depuis toujours que la peur engendre l’agressivité. »
Les conditions d’agressivité des animaux sont le manque d’espace, l’insalubrité, la faim et la soif, voire la conduite inappropriée de l’élevage. Les éleveurs qui se plaignent parlent-ils doucement aux animaux, qui y sont sensibles ? Sait-on s’ils les battent et si le coup de corne éventuel n’est pas un retour à l’expéditeur ? Il s’agit plutôt de traiter les causes éventuelles du problème d’agressivité. Les bovins sont des animaux remarquablement dociles et pacifiques eu égard à la manière dont on les traite.
On objecte aussi que la sécurité de l’éleveur est accrue. Certes, les cornes doivent rendre les éleveurs vigilants mais ils ne coupent pas le pied des vaches dès lors qu’ils se prennent un coup. A ce sujet, l’épointage ou le fait de mettre un bouchon sur l’extrémité des cornes, comme pour les courses landaises, diminuerait la dangerosité supposée des animaux.
Quant au passage au cornadis *, c’est vraiment faire insulte aux vaches de ne pas penser qu’elles peuvent s’adapter à un cornadis avec des cornes. Les vaches avec cornes le font tous les jours.
« Écorner un animal sans anesthésie est une pratique cruelle et contraire à l’éthique » (Ministère de l’agriculture du Canada).
Qui plus est , l’anesthésie est obligatoire au-delà de 4 semaines. Mais en France, elle n’est pas pratiquée
La pratique de l’écornage n’est pas pour les animaux une opération de plaisir, loin s’en faut.
Il est recommandé d’écorner les veaux à moins de 4 semaines car il est supposé que l’opération est moins douloureuse pour les animaux que si l’opération est réalisée plus tard. Les cornes naissantes sont détruites au moyen notamment de la cautérisation par la chaleur avec un fer chaud ou de la cautérisation chimique au moyen d’une pâte caustique. Outre le stress de l’écornage, il est recommandé d’utiliser un sédatif pour calmer l’animal. L’éleveur peut aussi utiliser des anti-inflammatoires à défaut de molécules plus puissantes pour diminuer la douleur de l’animal les jours suivants.
Pour des cornes formées, les méthodes utilisées sont le fil coupant (scie fil), la pince coupante voire la disqueuse, l’écornage hydraulique.
Le cadre réglementaire
Recommandations du Comité de la Convention européenne
du 21 octobre 1988 (article 17)
– L’article 17 précise que l’écornage par d’autres moyens que l’ablation chirurgicale des cornes (section des cornes) doit être interdit. Cependant des exceptions sont faites :
– pour des bovins de moins de 4 semaines de vie : écornage possible par cautérisation chimique ou thermique, sans anesthésie.
– pour des bovins de plus de 4 semaines de vie : écornage, destruction ou ablation à un stade précoce de la partie produisant la corne possible au moyen de méthodes chirurgicales ou de la cautérisation par brûlure, sous anesthésie, par un vétérinaire ou une personne qualifiée.
Charte des bonnes pratiques
La Charte des Bonnes Pratiques d’Elevage recommande d’écorner les bovins avant 6 semaines de vie en respectant les méthodes préconisées. En cas d’écornage adulte, elle stipule de poser un garrot, d’utiliser du matériel hydraulique et d’administrer un antalgique à l’animal ou de préférence une anesthésie.
Jean-Marie Nicol, vétérinaire praticien commente la réalité « Dans la pratique, cette réglementation sur l’analgésie [nous rajoutons a fortiori anesthésie] reste en France lettre morte, y compris pour la quasi-totalité des jeunes bovins et des animaux adultes soumis à un écornage, alors que nous disposons des moyens efficaces d’atténuer la douleur. »
L’Inra le rappelle aussi « La pratique de l’écornage sans anesthésie* ni analgésie* est reconnue douloureuse aussi bien chez le veau que chez l’adulte » Douleurs animales. Les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage p197
Le minimum serait d’accompagner l’analgésie par une anesthésie locale quand l’animal a plus de 4 semaines mais la loi ne permet pas à l’éleveur de pratiquer un tel geste. Il faudrait le recours d’un vétérinaire.
D’autres pays prennent moins de gant pour décrire les bonnes pratiques en termes d’anesthésie, comme le Canada. Il s’agit d’une citation du ministère de l’agriculture
Lors de l’écornage (à tous les âges de l’animal) « une anesthésie locale préalable élimine la douleur aiguë ressentie pendant les quelques heures qui suivent l’écornage. La meilleure façon de maîtriser la douleur est de combiner l’anesthésique locale avec un sédatif et un analgésique. Écorner un animal sans anesthésie est une pratique cruelle et contraire à l’éthique »
http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/dairy/facts/09-004.htm#raisons
Outre la douleur, la cautérisation des cornes formées pose problème. « Au moment de l’écornage chirurgical des veaux plus âgés, il y a ouverture du sinus» (Ministère de l’agriculture, Canada)
Au final on est très loin des recommandations en termes de prise en charge de la douleur
« Une revue assez récente (Stafford & Mellor, 2005) sur le sujet conclue que :
– la cautérisation est la méthode d’écornage la moins douloureuse,
– le protocole analgésique idéal est la combinaison d’une sédation* à l’aide
d’alpha2-agonistes (xylazine), d’une administration préopératoire d’un AINS, et d’une anesthésie locale* du nerf cornual avant l’écornage. » Inra, déjà cité, p 284
Une solution peu utilisée : des vaches naissant sans corne
Une solution qui se développe pour les vaches allaitante est la naissance sans corne. On appelle animaux « acères » les bovins génétiquement dépourvus de cornes (pelled en anglais ou PP). les taureauax acères sont obtenus par croisement génétique. Ensuite le gène acère étant dominant chaque vélage donnera naissance à un veau sans corne. Du point de vue de l’élevage, la principale difficulté de la sélection sans cornes réside dans la faible diversité des origines génétiques.
Si nous préférons les vaches à corne, il est certain que le développementdes vaches acères permet de supprimer la souffrance de l’écornage.
Une vache sans corne n’est pas une vraie vache.
Les conséquences psycho-somatiques sont difficiles à évaluer mais pour autant il ne faut pas les ignorer. L’ablation, l’amputation d’un membre on le sait chez l’être humain cause une blessure psychique très profonde. A tel point même que certains amputés souffrent d’un membre qu’ils n’ont plus. L’organe mutilé continue à exister d’une manière fantomale. Le plupart des lecteurs se moqueront de cette remarque n’y voyant qu’anthropocentrisme. Pouvons-nous toutefois l’ignorer sous prétexte que les « scientifiques » ne sont pas capables aujourd’hui de le prouver ? Plus notre connaissance du monde animal se développe, plus nous découvrons ce que nous ne voulons pas voir, la subtile et profonde sensibilité des animaux.
Le danger de blessure que font courir les cornes pour les animaux et les personnes qui en prennent soin peut en effet être considérablement réduit en prenant des mesures adaptées à la stabulation libre.
Une vache a droit à ses cornes. L’écornage porte atteinte à l’intégrité physique et à la dignité morale des animaux.
‘* Cornadis, Définition Larousse « Dispositif installé devant une auge ou un râtelier consistant à limiter les mouvements des animaux quand ils sont en train de manger. »
Jean-Marie Nicol, vétérinaire praticien commente la réalité « Dans la pratique, cette réglementation sur l’analgésie [nous rajoutons a fortiori anesthésie] reste en France lettre morte, y compris pour la quasi-totalité des jeunes bovins et des animaux adultes soumis à un écornage, alors que nous disposons des moyens efficaces d’atténuer la douleur. »
L’Inra le rappelle aussi « La pratique de l’écornage sans anesthésie* ni analgésie* est reconnue douloureuse aussi bien chez le veau que chez l’adulte » Douleurs animales. Les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage p197
Le minimum serait d’accompagner l’analgésie par une anesthésie locale quand l’animal a plus de 4 semaines mais la loi ne permet pas à l’éleveur de pratiquer un tel geste. Il faudrait le recours d’un vétérinaire.
D’autres pays prennent moins de gant pour décrire les bonnes pratiques en termes d’anesthésie, comme le Canada. Il s’agit d’une citation du ministère de l’agriculture
Lors de l’écornage (à tous les âges de l’animal) « une anesthésie locale préalable élimine la douleur aiguë ressentie pendant les quelques heures qui suivent l’écornage. La meilleure façon de maîtriser la douleur est de combiner l’anesthésique locale avec un sédatif et un analgésique. Écorner un animal sans anesthésie est une pratique cruelle et contraire à l’éthique » http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/dairy/facts/09-004.htm#raisons
Outre la douleur, la cautérisation des cornes formées pose problème. « Au moment de l’écornage chirurgical des veaux plus âgés, il y a ouverture du sinus» (Ministère de l’agriculture, Canada)
Au final on est très loin des recommandations en termes de prise en charge de la douleur
« Une revue assez récente (Stafford & Mellor, 2005) sur le sujet conclue que :
– la cautérisation est la méthode d’écornage la moins douloureuse,
– le protocole analgésique idéal est la combinaison d’une sédation* à l’aide
d’alpha2-agonistes (xylazine), d’une administration préopératoire d’un AINS, et d’une anesthésie locale* du nerf cornual avant l’écornage. » Inra, déjà cité, p 284
Une solution peu utilisée : des vaches naissant sans corne
Une solution qui se développe pour les vaches allaitante est la naissance sans corne. On appelle animaux « acères » les bovins génétiquement dépourvus de cornes (pelled en anglais ou PP). les taureauax acères sont obtenus par croisement génétique. Ensuite le gène acère étant dominant chaque vélage donnera naissance à un veau sans corne. Du point de vue de l’élevage, la principale difficulté de la sélection sans cornes réside dans la faible diversité des origines génétiques.
Si nous préférons les vaches à corne, il est certain que le développementdes vaches acères permet de supprimer la souffrance de l’écornage.
Une vache sans corne n’est pas une vraie vache.
Les conséquences psycho-somatiques sont difficiles à évaluer mais pour autant il ne faut pas les ignorer. L’ablation, l’amputation d’un membre on le sait chez l’être humain cause une blessure psychique très profonde. A tel point même que certains amputés souffrent d’un membre qu’ils n’ont plus. L’organe mutilé continue à exister d’une manière fantomale. Le plupart des lecteurs se moqueront de cette remarque n’y voyant qu’anthropocentrisme. Pouvons-nous toutefois l’ignorer sous prétexte que les « scientifiques » ne sont pas capables aujourd’hui de le prouver ? Plus notre connaissance du monde animal se développe, plus nous découvrons ce que nous ne voulons pas voir, la subtile et profonde sensibilité des animaux.
Le danger de blessure que font courir les cornes pour les animaux et les personnes qui en prennent soin peut en effet être considérablement réduit en prenant des mesures adaptées à la stabulation libre.
Une vache a droit à ses cornes. L’écornage porte atteinte à l’intégrité physique et à la dignité morale des animaux.
‘* Cornadis, Définition Larousse « Dispositif installé devant une auge ou un râtelier consistant à limiter les mouvements des animaux quand ils sont en train de manger. »
11 Juin 2015
Marguerite, une belle Charolaise, a été conduit à l’abattoir la semaine dernière. Refusant sa condamnation à mort, elle a détruit son enclos et s’est enfuie sur la nationale 7 qui a du être fermée durant plus d’une demi-heure. Là, elle a échappé une nouvelle fois aux services de gendarmerie pour se retrouver bloquée dans un parking entre deux voitures. Elle a reçut 5 piqûres de calmant pour l’anesthésier et la ramener dans son pré. Les forces de l’ordre ont mis 4 heures pour réussir à la capturer.
Avec ces calmants, sa viande est devenue impropre à la consommation pour 1 mois. De nombreuses associations ont cherché à sauver Marguerite. Malheureusement son propriétaire profite de la compassion qu’elle a su engendré pour la proposer à la vente pour 10 000€ !!
Nous ne pouvons qu’admirer sa soif de vivre, sa détermination et son courage. Elle vient de prouver encore que les animaux comprennent très bien lorsqu’ils vont être tués, qu’ils ont des sentiments ainsi que le désir de vivre.
Une pétition est en ligne pour pouvoir la sauver, nous comptons sur vos signatures:
https://www.change.org/p/la-petite-vache-qui-ne-voulait-pas-mourir?recruiter=78690151&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=mob-xs-no_src-no_msg