Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) : nous dénonçons un système à bout de souffle

Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) : nous dénonçons un système à bout de souffle

Les abattages massifs liés à la DNC, décidés au nom de la protection économique et des marchés à l’exportation, provoquent détresse chez les éleveurs et une indignation légitime dans la société. Nous partageons cette colère. Nous refusons que ces mises à mort soient présentées comme une fatalité technique, alors qu’elles sont le symptôme d’un modèle agricole qui a perdu de vue les animaux eux-mêmes.

Quand l’émotion devient sélective

Ces derniers jours, certains responsables agricoles ont parlé de « tonnes de viande perdues », réduisant des êtres vivants à de simples volumes marchands. D’autres, face à l’émotion suscitée par l’abattage de troupeaux entiers, adoptent soudain un discours de protection et de sauvetage des animaux.

Ce contraste est révélateur. Car chaque jour, dans l’indifférence quasi générale, des millions d’animaux parfaitement sains : vaches, cochons, poulets, poissons sont tués pour l’alimentation. Si l’on se place du côté de l’animal, qu’est-ce qui est le moins cruel : une euthanasie par injection ou l’horreur de l’abattoir ? Pourquoi la mise à mort liée à la DNC choque-t-elle davantage ?

Plusieurs mécanismes se superposent :

  • Une mise à mort normalisée : des milliers d'animaux en bonne santé sont abattus chaque jour dans l'indifférence générale. Cet abattage industriel est devenu la norme et ne provoque pas d'indignation. 
  • Invisibilité : ces mises à mort quotidiennes sont peu médiatisées, ce qui se passe dans les abattoirs est caché du grand publique. Mais aujourd'hui avec les images et récits des interventions liées à la DNC, la réalité devient brutale, visible et indéniable. 
  • Nous voyons la souffrance humaine mais pas celles des animaux : l'injustice que partage les éleveurs provoque plus d’émotions que les millions d'abattages routiniers pour notre plaisir gustatif.

Cette indignation variable révèle une dissonance profonde : nous séparons mentalement la viande de l’animal vivant. L’abattage sanitaire brise cette illusion et nous confronte brutalement à la violence de l’élevage industriel.

La DNC : un symptôme parmi d’autres

La dermatose nodulaire contagieuse n’est pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une succession de crises sanitaires, grippe aviaire, épizooties à répétition, qui deviennent la norme plutôt que l’exception. L'arrivée de cette maladie, originaire d'Afrique australe et qui progressait en Europe de l'est, était prévisible. Les scientifiques du GIEC, de l'IPBES, de l'INSERM, du CNRS, de l'INRAE, alertent depuis des années.
Les facteurs qui ont favorisé son arrivée :

  • l’intensification de l’élevage
  • la concentration des animaux dans les élevages
  • l'intensification des échanges commerciaux
  • le déplacement des bovins entre pays
  • la forte consommation de produits d’origine animale
  • un manque anticipation, pas assez de doses de vaccins : la pratique de la santé publique vétérinaire est très souvent de sacrifier tous les animaux, plutôt que de penser à les soigner. Ex: Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).
  • le changement climatique qui favorisent l’émergence et la propagation de maladies avec l'expansion des zones favorables aux insectes.

Malgré cela, les réponses politiques persistent à renforcer le système au lieu de le transformer. L’affaiblissement des réglementations environnementales et sanitaires, la sortie progressive de certains élevages du cadre des ICPE* et la priorité donnée à la compétitivité économique augmentent les risques que les autorités prétendent combattre.

La position d’Animal Cross

Nous dénonçons des abattages massifs qui sacrifient les animaux comme de simples variables d’ajustement économique, tout en reconnaissant la souffrance des éleveurs pris au piège d’un système qu’ils ne maîtrisent plus.
Cette crise met en lumière une réalité incontournable : notre modèle agricole et alimentaire est à la fois éthiquement injustifiable et sanitairement dangereux. Tant qu'il y aura de l'exploitation animale et que celle-ci restera intensive, standardisée et tournée vers l’export, ces crises se répéteront.

Animal Cross appelle à une transformation profonde et planifiée de l’agriculture et de l’alimentation, fondée sur :

• la réduction massive du nombre d’animaux élevés et abattus,

• une vaccination généralisée des troupeaux

• le développement d’une alimentation végétale accessible,

• un accompagnement réel des éleveurs vers des activités respectueuses du vivant,

• et une prise en compte centrale des animaux comme des individus sensibles, et non comme des marchandises.

Nous parlons d’animaux. Ce sont des êtres vivants doués de sensibilité (Code civil) et nous devons prendre en compte ces aspects là, dans les prises de décision et non pas comme des marchandises économiques. Nos animaux ne devraient pas subir les conséquences de nos choix et décisions.

Seule une remise en question structurelle permettra d’éviter la répétition de ces drames et de mettre fin à une violence quotidienne devenue invisible.
Animal Cross continuera de porter cette exigence.

*ICPE, ce sont les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement : activités industrielles ou agricoles susceptibles de présenter des risques pour l’environnement, la santé humaine ou animale. De nombreux élevages intensifs sont classés ICPE, notamment : les élevages de volailles, de porcs, et certains élevages bovins au-delà de seuils précis.

11 vaches mortes, abandonnées en montagne, sur la commune d’ACCOUS (64),  certaines sont encore sur place !

11 vaches mortes, abandonnées en montagne, sur la commune d’ACCOUS (64), certaines sont encore sur place !

Un témoin nous a informé qu’à Accous (Pyrénées-Atlantiques), fin novembre, des éleveurs ont laissé, par pure négligence, leurs vaches se faire prendre par la neige en haute montagne.

Ces éleveurs seraient extérieurs à la commune et loueraient des pâturages pour l’été.

Pourtant, ces chutes de neige ont été annoncées bien à l’avance. Aucun autre éleveur n’a laissé son bétail se faire surprendre dans la commune.

11 vaches ont été trouvées mortes à la cabane d’Escurrets (cf. photo ci-dessous), dans le secteur du Col d’Iseye, à environ 1700 m d’altitude.

Une tentative de sauvetage par hélicoptère, par la commune d’Accous (qui a fait le maximum quand elle a appris le faits) a eu lieu le mardi 26 novembre pour apporter du foin et tenter de descendre les bovins. Mais cette tentative est arrivée trop tard.

Onze vaches sont mortes sur place, de froid, dans d’atroces souffrances. De plus, une vache est décédée pendant le sauvetage en héliportage et une autre a été héliportée mais est morte le lendemain.

On ne sait pas ce que seraient devenues une trentaine de vaches : sont-elles mortes ou vivantes ?

Cette semaine l’une de ces vaches a été aperçue vivante par des témoins dans le secteur limitrophe de Cujalatte, versant vallée d’Ossau. (Cf. photo ci-dessous).

Et maintenant ?

Comment stopper la souffrance des vaches encore en montagne ? Que va devenir cette vache que vous voyez sur la photo ? Que font les éleveurs pour la récupérer avant qu’il ne soit trop tard ?

Qui va payer l’héliportage de secours organisé par la commune ? Les propriétaires des vaches ? Vont-ils retirer à leurs frais les cadavres des vaches mortes entassées autour de la cabane ?

Les autorités administratives locales sont-elles au courant de ces faits d’abandon de bétail d’une extrême gravité ? Vont-elles engager des poursuites ?

Ces éleveurs ne touchent-ils pas pourtant les primes de la PAC ?

Dans tous les cas Animal Cross va porter plainte pour abandon.

Chaque année, Animal Cross est contactée pour des faits similaires. Chevaux, moutons, bovins sont abandonnés en montagne dans la neige, sans que certains éleveurs peu scrupuleux ne daignent les descendre.

Voir notre film réalisé en 2015 concernant des chevaux, non loin de là.

Animal Cross demande aux autorités d’agir de toute urgence.

La plainte des assos classée sans suite à Cervens (74) malgré la manifestation

La plainte des assos classée sans suite à Cervens (74) malgré la manifestation

L’éleveur de Cervens (74) contre lequel les associations de protection animale du Chablais (dont Animal Cross) ont manifesté pour maltraitance en avril 2017 (70 personnes devant la ferme !) remet ça : alors que la DDPP avait demandé à ce qu’il n’ait plus de troupeau, le voilà qui reapparait avec 17 vaches !!! Et pendant ce temps, la plainte des associations contre les DESJACQUES a été classée sans suite car celui ci a vendu le troupeau qui est parti aussitôt à l’abattoir, malgré que nous ayons signalé à la DDPP que nous avions un repreneur potentiel…
Les preuves de maltraitance ne manquent pourtant pas, et ce sur plusieurs années. Pour les autorités, le mieux est donc de ne pas se plonger dans le dossier… Révoltant, triste, écoeurant… il n’y a pas de mot pour qualifier l’attitude des autorités. Ils confirment que les animaux sont bel et bien encore des meubles malgré le changement de loi…
et que les associations aillent se faire voir !

 

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2017/07/10/17-vaches-recensees-dans-le-champ

 

 

 

Lancement des Trophées des Bêtes Noires de la Pub

Lancement des Trophées des Bêtes Noires de la Pub

Marre de voir des pubs aussi trompeuses concernant les animaux que manipulatrices pour les consommateurs ?
Rendons leur dignité aux animaux !

Animal Cross, accompagné d’un collectif d’associations comme L214, l’OABA, One Voice, Animalter, Combactive ou Sentience, lance les Trophées des Bêtes Noires de la Pub.

Les trophées des bêtes noires de la pub dénoncent l’écart existant entre les contenus de certaines publicités et la réalité vécue par les animaux.

Leur but est de mettre au jour les pratiques des entreprises qui :

– suggèrent à travers leur publicité des idées fausses ou une réalité détournée concernant les animaux
– ou omettent d’évoquer dans ces publicités des points fondamentaux vécus par les animaux en question.

L’objectif est d’informer le grand public des conditions de vie, de soins, d’élevage, d’abattage des animaux afin qu’il se rende compte de la manipulation publicitaire possible et modifie ses habitudes de consommation.

6 Trophées seront remis au pires publicités sur les animaux (1 par catégorie)

Proposez les publicités qui vous choquent jusqu’au 30 avril

Puis du 1er mai au 1er juin, votez pour les trophées !

Rendez-vous vite sur le site Les Bêtes Noires de la Pub

Suivez les Trophées sur Facebook ou sur Twitter

Dès maintenant, envoyez la ou les publicités qui vous choquent pour qu’elles fassent partie des pubs en compétition !

 

Ecornage des vaches : encore des souffrances causées aux animaux. La loi sur l’anesthésie n’est pas respectée

Ecornage des vaches : encore des souffrances causées aux animaux. La loi sur l’anesthésie n’est pas respectée

Parmi les  mutilations animales, si la coupe des queues des porcelets et  l’épointage des becs de volaille sont les plus connues et les plus discutées en termes de bien-être animal, les souffrances causées aux   bovins par l’écornage sont sous-estimées. La vue de vaches mutilées est devenue la norme pour les vaches à lait et une habitude largement répandues chez les vaches « à viande », à tel point qu’on ne se pose plus la question du bien-fondé de cette pratique.

De fausses raisons d’écorner les vaches

L’écornage des bêtes à cornes consiste à faire l’ablation des cornes ou à en empêcher la croissance.
Pourtant cette manière de faire est récente. L’élevage a existé pendant des millénaires sans couper les cornes des vaches. On se demande vraiment comment, au long des siècles passés nos ancêtres ont pu survivre aux coups de cornes de leurs vaches ? Avaient-ils la peau plus dure que nous ou savaient-ils mieux s’y prendre pour mener leurs bêtes sans problèmes ?
L’élevage moderne (depuis les années 50) qui consiste à adapter l’animal à l’outil de production pour produire toujours plus – alors qu’il faudrait faire le contraire – est passé par là.
La vie d’un troupeau de vaches a ses codes, c’est une vie de groupe, chacune a un rôle, une position avec une hiérarchie.  Les cornes permettent aux animaux de réaliser cette hiérarchie. Une vache sans corne se retrouve démunie de son moyen de défense. Si les bovins ont un espace suffisant, qu’ils vivent au pré une bonne partie de l’année, ils trouveront l’équilibre du troupeau et tout se passera bien ! Les frictions entre les animaux seront faibles, ce qui n’empêche pas d’isoler les animaux qui sont les plus agressifs le cas échéant. L’absence de corne ne va pas supprimer l’agressivité des animaux, bien au contraire. Ainsi témoigne une spécialiste des vaches Alika Lindbergh :« Les vache écornées, loin d’être plus paisibles, donnent souvent des coups de tête, ou bousculent sévèrement les vachers, en vertu d’une évidence qui ne semble pas avoir frappé nos contemporains: plus un animal se sent fort et capable de se défendre, moins il est agressif – plus il est dépouillé de ses défenses, plus il a peur. Et l’on sait depuis toujours que la peur engendre l’agressivité. »

Les conditions d’agressivité des animaux sont le manque d’espace, l’insalubrité, la faim et la soif, voire la conduite inappropriée de l’élevage. Les éleveurs qui se plaignent parlent-ils doucement aux animaux, qui y sont sensibles ? Sait-on s’ils les battent et si le coup de corne éventuel n’est pas un retour à l’expéditeur  ? Il s’agit plutôt de traiter les causes éventuelles du problème d’agressivité. Les bovins sont des animaux remarquablement dociles et pacifiques eu égard à la manière dont on les traite.

On objecte aussi que la sécurité de l’éleveur est accrue. Certes, les cornes doivent rendre les éleveurs vigilants mais ils ne coupent pas le pied des vaches dès lors qu’ils se prennent un coup. A ce sujet, l’épointage ou le fait de mettre un bouchon sur l’extrémité des cornes, comme pour les courses landaises, diminuerait la dangerosité supposée des animaux.
Quant au passage au cornadis *, c’est vraiment faire insulte aux vaches de ne pas penser qu’elles peuvent s’adapter à un cornadis avec des cornes. Les vaches avec cornes le font tous les jours.

 

« Écorner un animal sans anesthésie est une pratique cruelle et contraire à l’éthique » (Ministère de l’agriculture du Canada).

Qui plus est , l’anesthésie  est obligatoire au-delà de 4 semaines. Mais en France, elle n’est pas pratiquée
La pratique de l’écornage n’est pas pour les animaux une opération de plaisir, loin s’en faut.
Il est recommandé d’écorner les veaux à moins de 4 semaines car il est supposé que l’opération est moins douloureuse pour les animaux que si l’opération est réalisée plus tard. Les cornes naissantes sont détruites au moyen notamment de la cautérisation par la chaleur avec un fer chaud ou de la cautérisation  chimique au moyen d’une pâte caustique. Outre le stress de l’écornage, il est recommandé d’utiliser un sédatif pour calmer l’animal. L’éleveur peut aussi utiliser des anti-inflammatoires à défaut de molécules plus puissantes pour diminuer la douleur de l’animal les jours suivants.
Pour des cornes formées, les méthodes utilisées sont le fil coupant (scie fil), la pince coupante voire la disqueuse, l’écornage hydraulique.

 

Le cadre réglementaire

Recommandations du Comité de la Convention européenne
du 21 octobre 1988 (article 17)
– L’article 17 précise que l’écornage par d’autres moyens que l’ablation chirurgicale des cornes (section des cornes) doit être interdit. Cependant des exceptions sont faites :
– pour des bovins de moins de 4 semaines de vie : écornage possible par cautérisation chimique ou thermique, sans anesthésie.
– pour des bovins de plus de 4 semaines de vie : écornage, destruction ou ablation à un stade précoce de la partie produisant la corne possible au moyen de méthodes chirurgicales ou de la cautérisation par brûlure, sous anesthésie, par un vétérinaire ou une personne qualifiée.

Charte des bonnes pratiques

La Charte des Bonnes Pratiques d’Elevage recommande d’écorner les bovins avant 6 semaines de vie en respectant les méthodes préconisées. En cas d’écornage adulte, elle stipule de poser un garrot, d’utiliser du matériel hydraulique et d’administrer un antalgique à l’animal ou de préférence une anesthésie.

Jean-Marie Nicol, vétérinaire praticien  commente la réalité « Dans la pratique, cette réglementation sur l’analgésie  [nous rajoutons a fortiori anesthésie] reste en France lettre morte, y compris pour la quasi-totalité des jeunes bovins et des animaux adultes soumis à un écornage, alors que nous disposons des moyens efficaces d’atténuer la douleur. »
L’Inra le rappelle aussi « La pratique de l’écornage sans anesthésie* ni analgésie* est reconnue douloureuse aussi bien chez le veau que chez l’adulte » Douleurs animales. Les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage p197

Le minimum serait d’accompagner l’analgésie par une anesthésie locale  quand l’animal a plus de 4 semaines mais la loi ne permet pas à l’éleveur de pratiquer un tel geste. Il faudrait le recours d’un vétérinaire.
D’autres pays prennent moins de gant pour décrire les bonnes pratiques en termes d’anesthésie, comme le Canada. Il s’agit d’une citation du ministère de l’agriculture
Lors de l’écornage (à tous les âges de l’animal) « une anesthésie locale préalable élimine la douleur aiguë ressentie pendant les quelques heures qui suivent l’écornage.  La meilleure façon de maîtriser la douleur est de combiner l’anesthésique locale avec un sédatif et un analgésique.  Écorner un animal sans anesthésie est une pratique cruelle et contraire à l’éthique »

http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/dairy/facts/09-004.htm#raisons

Outre la douleur, la cautérisation des cornes formées pose problème. « Au moment de l’écornage chirurgical des veaux plus âgés, il y a ouverture du sinus» (Ministère de l’agriculture, Canada)
Au final on est très loin des recommandations en termes  de prise en charge de la douleur
« Une revue assez récente (Stafford & Mellor, 2005) sur le sujet conclue que :
–    la cautérisation est la méthode d’écornage la moins douloureuse,
–    le protocole analgésique idéal est la combinaison d’une sédation* à l’aide
d’alpha2-agonistes (xylazine), d’une administration préopératoire d’un AINS, et d’une anesthésie locale* du nerf cornual avant l’écornage. » Inra, déjà cité, p 284

Une solution peu utilisée : des vaches naissant sans corne

Une solution qui se développe pour les vaches allaitante est la naissance sans corne. On appelle animaux « acères » les bovins génétiquement dépourvus de cornes (pelled en anglais ou PP). les taureauax acères sont obtenus par croisement génétique. Ensuite le gène acère étant dominant chaque vélage donnera naissance à un veau sans corne. Du point de vue de l’élevage, la principale difficulté de la sélection sans cornes réside dans la faible diversité des origines génétiques.
Si nous préférons les vaches à corne, il est certain que le développementdes vaches acères permet de supprimer la souffrance de l’écornage.

Une vache sans corne n’est pas une vraie vache.

Les conséquences psycho-somatiques sont difficiles à évaluer mais pour autant il ne faut pas les ignorer. L’ablation, l’amputation d’un membre on le sait chez l’être humain cause une blessure psychique très profonde.  A tel point même que certains amputés souffrent d’un membre qu’ils n’ont plus. L’organe mutilé continue à exister d’une manière fantomale.  Le plupart des lecteurs se moqueront de cette remarque n’y voyant qu’anthropocentrisme. Pouvons-nous toutefois l’ignorer sous prétexte que les « scientifiques » ne sont pas capables aujourd’hui de le prouver ? Plus notre connaissance du monde animal se développe, plus nous découvrons ce que nous ne voulons pas voir, la subtile et profonde sensibilité des animaux.
Le danger de blessure que font courir les cornes pour les animaux et les personnes qui en prennent soin peut en effet être considérablement réduit en prenant des mesures adaptées à la stabulation libre.
Une vache a droit à ses cornes. L’écornage porte  atteinte à l’intégrité physique et à la dignité morale des animaux.

‘* Cornadis, Définition Larousse « Dispositif installé devant une auge ou un râtelier consistant à limiter les mouvements des animaux quand ils sont en train de manger. »
Jean-Marie Nicol, vétérinaire praticien  commente la réalité « Dans la pratique, cette réglementation sur l’analgésie  [nous rajoutons a fortiori anesthésie] reste en France lettre morte, y compris pour la quasi-totalité des jeunes bovins et des animaux adultes soumis à un écornage, alors que nous disposons des moyens efficaces d’atténuer la douleur. »
L’Inra le rappelle aussi « La pratique de l’écornage sans anesthésie* ni analgésie* est reconnue douloureuse aussi bien chez le veau que chez l’adulte » Douleurs animales. Les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage p197

Le minimum serait d’accompagner l’analgésie par une anesthésie locale  quand l’animal a plus de 4 semaines mais la loi ne permet pas à l’éleveur de pratiquer un tel geste. Il faudrait le recours d’un vétérinaire.
D’autres pays prennent moins de gant pour décrire les bonnes pratiques en termes d’anesthésie, comme le Canada. Il s’agit d’une citation du ministère de l’agriculture
Lors de l’écornage (à tous les âges de l’animal) « une anesthésie locale préalable élimine la douleur aiguë ressentie pendant les quelques heures qui suivent l’écornage.  La meilleure façon de maîtriser la douleur est de combiner l’anesthésique locale avec un sédatif et un analgésique.  Écorner un animal sans anesthésie est une pratique cruelle et contraire à l’éthique » http://www.omafra.gov.on.ca/french/livestock/dairy/facts/09-004.htm#raisons
Outre la douleur, la cautérisation des cornes formées pose problème. « Au moment de l’écornage chirurgical des veaux plus âgés, il y a ouverture du sinus» (Ministère de l’agriculture, Canada)
Au final on est très loin des recommandations en termes  de prise en charge de la douleur
« Une revue assez récente (Stafford & Mellor, 2005) sur le sujet conclue que :
–    la cautérisation est la méthode d’écornage la moins douloureuse,
–    le protocole analgésique idéal est la combinaison d’une sédation* à l’aide
d’alpha2-agonistes (xylazine), d’une administration préopératoire d’un AINS, et d’une anesthésie locale* du nerf cornual avant l’écornage. » Inra, déjà cité, p 284

Une solution peu utilisée : des vaches naissant sans corne

Une solution qui se développe pour les vaches allaitante est la naissance sans corne. On appelle animaux « acères » les bovins génétiquement dépourvus de cornes (pelled en anglais ou PP). les taureauax acères sont obtenus par croisement génétique. Ensuite le gène acère étant dominant chaque vélage donnera naissance à un veau sans corne. Du point de vue de l’élevage, la principale difficulté de la sélection sans cornes réside dans la faible diversité des origines génétiques.
Si nous préférons les vaches à corne, il est certain que le développementdes vaches acères permet de supprimer la souffrance de l’écornage.

Une vache sans corne n’est pas une vraie vache.

Les conséquences psycho-somatiques sont difficiles à évaluer mais pour autant il ne faut pas les ignorer. L’ablation, l’amputation d’un membre on le sait chez l’être humain cause une blessure psychique très profonde.  A tel point même que certains amputés souffrent d’un membre qu’ils n’ont plus. L’organe mutilé continue à exister d’une manière fantomale.  Le plupart des lecteurs se moqueront de cette remarque n’y voyant qu’anthropocentrisme. Pouvons-nous toutefois l’ignorer sous prétexte que les « scientifiques » ne sont pas capables aujourd’hui de le prouver ? Plus notre connaissance du monde animal se développe, plus nous découvrons ce que nous ne voulons pas voir, la subtile et profonde sensibilité des animaux.
Le danger de blessure que font courir les cornes pour les animaux et les personnes qui en prennent soin peut en effet être considérablement réduit en prenant des mesures adaptées à la stabulation libre.
Une vache a droit à ses cornes. L’écornage porte  atteinte à l’intégrité physique et à la dignité morale des animaux.

‘* Cornadis, Définition Larousse « Dispositif installé devant une auge ou un râtelier consistant à limiter les mouvements des animaux quand ils sont en train de manger. »

Marguerite ne veut pas mourir

Marguerite ne veut pas mourir

Marguerite, une belle Charolaise, a été conduit à l’abattoir la semaine dernière. Refusant sa condamnation à mort, elle a détruit son enclos et s’est enfuie sur la nationale 7 qui a du être fermée durant plus d’une demi-heure. Là, elle a échappé une nouvelle fois aux services de gendarmerie pour se retrouver bloquée dans un parking entre deux voitures. Elle a reçut 5 piqûres de calmant pour l’anesthésier et la ramener dans son pré. Les forces de l’ordre ont mis 4 heures pour réussir à la capturer.

Avec ces calmants, sa viande est devenue impropre à la consommation pour 1 mois. De nombreuses associations ont cherché à sauver Marguerite. Malheureusement son propriétaire profite de la compassion qu’elle a su engendré pour la proposer à la vente pour 10 000€ !!

Nous ne pouvons qu’admirer sa soif de vivre, sa détermination et son courage.  Elle vient de prouver encore que les animaux comprennent très bien lorsqu’ils vont être tués, qu’ils ont des sentiments ainsi que le désir de vivre.

Une pétition est en ligne pour pouvoir la sauver, nous comptons sur vos signatures:

https://www.change.org/p/la-petite-vache-qui-ne-voulait-pas-mourir?recruiter=78690151&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=mob-xs-no_src-no_msg

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