VIDÉODURVEILANCE EN ABATTOIR : EMMANUEL MACRON DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS !

VIDÉODURVEILANCE EN ABATTOIR : EMMANUEL MACRON DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS !

Dans une tribune publiée dans le Parisien-Aujourd’hui en France, 40 personnalités et 40 ONG (dont Animal Cross) s’unissent pour demander à Emmanuel Macron de tenir ses engagements et d’instaurer la vidéo surveillance obligatoire dans tous les abattoirs français.

 

 

Le Parisien-aujourd’hui en France, 15 avril 2018

« Imaginerait-on un gouvernement luttant contre les chauffards et se privant des radars ? Assurément, non. Protéger, c’est prévenir, contrôler, sanctionner. Et s’en donner les moyens.

Ce sont des images qui ont révélé des actes de maltraitance insupportables dans des abattoirs. Elles ont permis des procès. A Alès, il y a un an, à Pau prochainement.

Ce sont des images qui ont poussé le ministère de l’Agriculture à diligenter une inspection générale de la protection animale dans tous les abattoirs de boucherie. Ce sont des images qui ont amené la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Sans ces images, l’opacité aurait perduré. Mais il a fallu qu’elles soient tournées clandestinement et que leurs auteurs se mettent hors la loi pour la faire respecter. Un législateur ne peut se résoudre à ce constat. C’est à l’Etat de contrôler, c’est donc à l’Etat de filmer.

Il n’est en aucun cas question de stigmatiser les salariés des abattoirs. Ils exercent un métier des plus difficiles, tant sur le plan physique que psychique. Il faut renforcer leur formation et améliorer leurs conditions de travail, en modernisant les équipements. Mais là où il doit y avoir contrôle, il doit y avoir contrôleur. Le problème : en abattoir, on contrôle plus les carcasses que les animaux vivants.

Faute d’agents des services vétérinaires en nombre suffisant, l’inspection sanitaire est priorisée au détriment de la protection animale. Pour pallier cette carence, un dispositif s’impose : le contrôle vidéo. Il aurait trois avantages indiscutables : la prévention des actes de maltraitance, le contrôle objectif, permanent, et donc des sanctions plus justes et plus efficaces. Enfin, il pourrait être un outil d’aide à la formation des salariés.

Tout risque de « flicage » de la productivité de ces derniers serait écarté par la finalité exclusive (la protection animale) et par le destinataire unique (les services de contrôle vétérinaire) de ces images. L’utilisation de celles-ci à d’autres fins exposerait leurs auteurs à des sanctions pénales. Ces images étant enregistrées et conservées durant un mois maximum, conformément aux préconisations de la Cnil, serviraient ainsi d’éléments de preuve, à charge ou à décharge d’ailleurs, en cas d’accusation de maltraitance.

En Europe, le mouvement est lancé dans de nombreux pays, afin de répondre à l’exigence d’éthique du citoyen-consommateur. En France, les députés avaient voté en janvier 2017 la proposition de loi instaurant le contrôle vidéo obligatoire dans les abattoirs.

Le projet de loi actuel du ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, renonce pour l’instant à ce dispositif. Cet abandon serait une régression. Pire, un reniement. Celui de l’engagement pris par Emmanuel Macron durant la campagne, qui avait écrit aux associations de protection animale : « La vidéosurveillance dans les abattoirs, selon des modalités inspirées de la proposition de loi Falorni, sera mise en place. »

Il est encore temps, monsieur le président, de tenir votre engagement ! »

Signataires
FALORNI Olivier (député de la Charente- Maritime) rédacteur de la tribune.

RENAUD (auteur, compositeur, interprète)

BADINTER Elisabeth (philosophe)

VARTAN Sylvie (chanteuse)

PÉRIER Jean-Marie (photographe)

PARISOT Laurence (dirigeante d’entreprise)

ONFRAY Michel (philosophe, essayiste)

JEUNET Jean-Pierre (réalisateur, scénariste)

FRAIN Irène (romancière)

ARTHUS BERTRAND Yann (photographe)

BOUCHARD Wendy (journaliste)

FERRY Luc (philosophe, essayiste)

TOUZET Corinne (actrice, productrice)

LENOIR Frédéric (philosophe, essayiste)

HAUTOT Fauve (danseuse, chorégraphe)

MEZRAHI Raphaël (humoriste, acteur)

DEMONGEOT Mylène (actrice, productrice)

AUTISSIER Isabelle (navigatrice)

SERVAT Henry-Jean (écrivain, journaliste)

DE FOUGEROLLES Hélène (actrice)

GAILLARD Rémi (vidéaste)

KLARSFELD Arno (avocat)

SAPORTA Isabelle (journaliste)

RICARD Matthieu (généticien, bouddhiste)

GAILLOT Jacques Mgr (évêque)

BOUGRAIN-DUBOURG Allain (producteur)

BOUGLIONE André-Joseph (artiste de cirque)

BERROU Christine (humoriste, comédienne)

COSTA Jean-Paul (ancien pdt de la CEDH)

DE LA BIGNE Yolaine (journaliste)

DEL AMO Jean-Baptiste (écrivain)

HADIDA Nili (chanteuse)

MEURICE Guillaume (humoriste)

WAGNER Vanessa (pianiste)

VERINO (humoriste, comédien)

IANNUCCI Céline (humoriste, comédienne)

LABORDE Christian (écrivain, poète)

GARCIA PEREIRA Mauricio (lanceur d’alerte)

GRANJON Jacques-Antoine (PDG)

Les ONG :

OABA, L214, Fédération des syndicats vétérinaires de France, 30 Millions d’amis, Alliance anticorrida, WWF France, Fondation Brigitte Bardot, Afaad, CIWF France, Welfarm, SPA, CNPA, LFDA, Ensemble pour les animaux, One Voice, Paris Animaux Zoopolis, Véthique, Aves France, Animal Justice et Droit, C’est assez, le Mouvement pour les animaux, Education Ethique animale, Code animal, Association végétarienne de France, Droits des animaux, RAC, Flac, No Corrida, Animal Cross, SNDA, Animalter, Seevad Fondation Assistance aux animaux, Crac Europe, Global Earth Keeper, Enfant Animal Nature, Ligue française pour la protection du cheval, Confédération nationale des SPA, Aspas.

Ecrivez à vos députés pour réclamer des caméras dans les abattoirs

Ecrivez à vos députés pour réclamer des caméras dans les abattoirs

En mai prochain, la proposition de loi Falorni qui obligeait les abattoirs à installer des caméras et qui a été abandonnée dans le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation va de nouveau être soumise aux parlementaires.

Ecrivons à nos députés pour leur demander de voter la proposition de loi Falorni imposant des caméras dans les abattoirs et DEMANDONS D’Y ADJOINDRE UN PLUS VITE L’ACCES AUX VIDEOS PAR DES PERSONNES INDEPENDANTES QUI NE SOIENT NI DES PERSONNES IMPLIQUEES DANS L’ABATTOIR, NI LES SERVICES DE L’ETAT.

Voici ci-dessous un modèle de lettre, à modifier à votre guise (en restant correct).

Vous trouverez le nom et l’adresse mail de votre (ou de vos) député(s) ici : http://www2.assemblee-nationale.fr/recherche-localisee/carte/FRANCE

 

Monsieur (ou Madame) le(la) député(e), 

Le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation présenté le mercredi 31 janvier par le gouvernement abandonne l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs.

L’Assemblée Nationale avait pourtant voté en première lecture  en janvier 2017 l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs, proposition du député  M. Falorni.

Pour le ministre de l’Agriculture, la création d’un délit de maltraitance des animaux dans les abattoirs et l’amélioration des formations des ouvriers d’abattoirs seraient suffisantes.

Des propositions choquantes et totalement déconnectées de l’opinion publique.  En effet, 85 % des personnes interrogées déclarent être favorables à la présence de caméras dans les abattoirs (étude Ifop pour Droits des animaux et la Fondation Brigitte Bardot octobre 2016).

Je vous demande donc :

  • De voter dans l’immédiat la proposition de loi Falorni telle qu’elle a été votée en janvier 2017, c’est-à-dire en réintégrant la présence de caméras avec des images visibles par les services de contrôle vétérinaire et par les « responsables protection animale »
  • De la compléter dans le délai le plus court par l’accès aux vidéos par des personnes extérieures indépendantes

La création d’un délit pénal est intéressante mais elle n’a aucune valeur sans la présence de caméras pour le caractériser. La preuve en est : toutes les accusations de maltraitance animale dans les abattoirs ont eu lieu suite à des vidéos tournées clandestinement.

De plus, la proposition de loi Falorni d’installer des vidéos dans les abattoirs ne peut être utile que si les images sont accessibles en direct par une personne extérieure compétente.

Les services de contrôle vétérinaire de l’Etat ont démontré leur incapacité à dénoncer les pratiques non conformes dans les abattoirs.

Au Vigan, L214 a mis en lumière la responsabilité des services de l’Etat qui n’ont pas été capables de détecter les violations flagrantes à la réglementation et ont laissé abattre des animaux dans une structure défaillante.

A Mauléon-Licharre, les services vétérinaires des Pyrénées-Atlantiques n’ont pas identifié ou stoppé les infractions flagrantes captées sur les vidéos.

A Limoges, malgré l’affectation de 2 vétérinaires et de 10 techniciens des services vétérinaires, aucune intervention du personnel de contrôle n’est observée sur les vidéos pour exiger des mesures correctives aux multiples infractions et défaillances constatés.

A l’abattoir de Houdan, un contrôle des services vétérinaires indique qu’aucune vocalisation n’a été entendue lors du gazage. Les cris stridents des cochons sont pourtant flagrants.

Quant au responsable de la protection animale nommé (et payé) par la direction de l’abattoir, il ne sera  pas libre de dire ce qu’il veut, du fait de sa subordination.

Les consommateurs doivent le savoir. La viande produite aujourd’hui est à risques. Comme les végétaux traités à haut rendement, la viande issue de l’élevage intensif est néfaste pour la santé du consommateur car elle porte les traces des souffrances de l’animal tant lors de sa naissance, que lors de l’élevage et de l’abattage. La viande issue des petites exploitations sans scrupule n’est d’ailleurs pas meilleure.

Veuillez recevoir, Monsieur (ou Madame) le (la) député(e), l’assurance de ma considération distinguée 

Signature

Nous voulons des caméras dans les abattoirs et des personnes indépendantes pour les visionner

Nous voulons des caméras dans les abattoirs et des personnes indépendantes pour les visionner

Le 11 avril prochain, la proposition de loi Falorni qui obligeait les abattoirs à installer des caméras et qui a été abandonnée dans le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation va de nouveau être soumise aux parlementaires.

Soutenons MASSIVEMENT cette proposition de loi en signant cette pétition et DEMANDONS D’Y ADJOINDRE UN PLUS VITE L’ACCES AUX VIDEOS PAR DES PERSONNES INDEPENDANTES QUI NE SOIENT NI DES PERSONNES IMPLIQUEES DANS L’ABATTOIR, NI LES SERVICES DE L’ETAT.

 

SIGNER LA PETITION 

 

À l’attention : de M. Stéphane Travert, Ministre de l’agriculture

Monsieur le Ministre,

Le projet de loi agricole issu des Etats généraux de l’alimentation présenté le mercredi 31 janvier par le gouvernement abandonne l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs.

L’Assemblée Nationale avait pourtant voté en première lecture  en janvier 2017 l’obligation d’installer des caméras dans les abattoirs, proposition du député  M. Falorni.

Pour le ministre de l’Agriculture, la création d’un délit de maltraitance des animaux dans les abattoirs et l’amélioration des formations des ouvriers d’abattoirs seraient suffisantes.

Des propositions choquantes et totalement déconnectées de l’opinion publique.  En effet, 85 % des personnes interrogées déclarent être favorables à la présence de caméras dans les abattoirs (étude Ifop pour Droits des animaux et la Fondation Brigitte Bardot octobre 2016).

Je vous demande donc :

  • De faire adopter dans l’immédiat la proposition de loi Falorni telle qu’elle a été votée en janvier 2017, c’est-à-dire en réintégrant la présence de caméras avec des images visibles par les services de contrôle vétérinaire et par les « responsables protection animale »
  • De la compléter dans le délai le plus court par l’accès aux vidéos par des personnes extérieures indépendantes

La création d’un délit pénal est intéressante mais elle n’a aucune valeur sans la présence de caméras pour le caractériser. La preuve en est : toutes les accusations de maltraitance animale dans les abattoirs ont eu lieu suite à des vidéos tournées clandestinement.

De plus, la proposition de loi Falorni d’installer des vidéos dans les abattoirs ne peut être utile que si les images sont accessibles en direct par une personne extérieure compétente.

Les services de contrôle vétérinaire de l’Etat ont démontré leur incapacité à dénoncer les pratiques non conformes dans les abattoirs.

Au Vigan, L214 a mis en lumière la responsabilité des services de l’Etat qui n’ont pas été capables de détecter les violations flagrantes à la réglementation et ont laissé abattre des animaux dans une structure défaillante.

A Mauléon-Licharre, les services vétérinaires des Pyrénées-Atlantiques n’ont pas identifié ou stoppé les infractions flagrantes captées sur les vidéos.

A Limoges, malgré l’affectation de 2 vétérinaires et de 10 techniciens des services vétérinaires, aucune intervention du personnel de contrôle n’est observée sur les vidéos pour exiger des mesures correctives aux multiples infractions et défaillances constatés.

A l’abattoir de Houdan, un contrôle des services vétérinaires indique qu’aucune vocalisation n’a été entendue lors du gazage. Les cris stridents des cochons sont pourtant flagrants.

Quant au responsable de la protection animale nommé (et payé) par la direction de l’abattoir, il ne sera  pas libre de dire ce qu’il veut, du fait de sa subordination.

Les consommateurs doivent le savoir. La viande produite aujourd’hui est à risques. Comme les végétaux traités à haut rendement, la viande issue de l’élevage intensif est néfaste pour la santé du consommateur car elle porte les traces des souffrances de l’animal tant lors de sa naissance, que lors de l’élevage et de l’abattage. La viande issue des petites exploitations sans scrupule n’est d’ailleurs pas meilleure.

Veuillez recevoir, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée

 

 

L’heure est grave…

L’heure est grave…

L’heure est grave. Ce lundi deux militants de l’association L214 ont comparu devant le tribunal de Versailles pour s’être introduits dans l’abattoir d’Houdan pour y filmer le gazage des cochons. Le procureur a requis 15 000 € dont 10 000 € avec sursis. Ils doivent répondre de « violation de domicile » et « tentative d’atteinte à la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image ».

Depuis plusieurs années l’association L214 secoue l’opinion publique à travers ses nombreux reportages. Leurs images révèlent au grand jour la réalité des élevages et des abattoirs. Plus les ministres de l’agriculture successifs cherchent à cacher la réalité, plus les images montrent implacablement ce qui se passe derrière les murs. Après l’or de la Banque de France, les abattoirs sont sans doute parmi les lieux les plus secrets de ce pays. Interdit d’y filmer. Là où les journalistes ont renoncé devant tant de difficultés, ces militants ont osé braver les interdits. Selon la formule, tout le monde serait végétarien si les murs des abattoirs étaient transparents. Ce système vit de son opacité.  Il cultive le silence.

Quel mal ces militants ont-ils fait ? Témoigner de la vérité, dire au grand jour la nuit des sacrifices animaux, porter sur la place publique la souffrance de millions d’êtres ? Ces Arsène Lupin de la protection animale n’ont ni dégradé les biens ni atteint les personnes. Les voleurs d’images dénoncent les voleurs de vie dans un face-à-face inégal où la société sanctionne les actions des uns pour mieux légitimer les exactions des autres. On récompense Albert Londres pour son reportage sur le bagne de Cayenne et Nick Ut pour sa photo d’une fillette gazée au Vietnam. Mais on cherche à condamner les images de gazage des cochons et des internements des abattoirs. Aujourd’hui les combats pour la vérité sont aussi à l’intérieur de nos frontières, derrière les barbelés, dans ces camps où gisent les animaux.

Le rôle des associations de protection animale est de dénoncer encore et toujours les souffrances causées aux animaux. Aujourd’hui L214. Demain sera le tour des reportages de One voice pour la fourrure, du CIWF pour le transport d’animaux, de la Fondation Brigitte Bardot pour les moutons sacrifiés de l’Aïd… Un militant d’Animal Cross a été aussi surpris en train de filmer sur un lieu de gavage de canards et il attend de connaître son sort.

Quand tant d’horreurs sont commises derrière les murs, on ne voit pourquoi la propriété privée serait un principe intangible. Les consommateurs comme les citoyens ont le droit d’être informés.

Beaucoup aimeraient bâillonner la protection animale pour revenir au monde d’avant, où on peut tuer, torturer, maltraiter les animaux entre soi. Les associations de protection animale ne le permettront pas.

Toute notre solidarité envers les deux membres de L214 et bravo à cette super association.

 

 

Animal Cross partie civile aux côtés de L214 dans le procès de l’abattoir du Vigan.

Animal Cross partie civile aux côtés de L214 dans le procès de l’abattoir du Vigan.

Jeudi 23 et vendredi 24 mars, le tribunal de grande instance d’Alès (Gard) accueille le procès de l’abattoir du Vigan.

Trois ouvriers et la communauté de communes qui gère l’établissement sont poursuivis pour des actes de cruauté et des mauvais traitements sur des animaux.  Rappelons que ces images ont ému la France entière, et sans doute au-delà, au point d’entrainer la création d’une commission d’enquête parlementaire et sur le vote de la fameuse proposition de loi Falorni, relative au respect de l’animal en abattoir. 

 

Voir l’ensemble du dossier sur le site de L214

Pour L214, ce procès sera aussi l’occasion de mettre en lumière la responsabilité des services vétérinaires de l’État qui n’ont pas été capables de détecter les violations flagrantes à la réglementation et qui ont laissé abattre des animaux dans une structure défaillante.

Suite à la diffusion de ces images, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll avait exprimé « son indignation face à des pratiques inacceptables ».

C’est la diffusion des images de l’abattoir d’Alès, de celui du Vigan et enfin de l’abattoir de Mauléon Licharre qui a conduit Stéphane le Foll à ordonner en mars 2016 une inspection généralisée dans tous les abattoirs « d’animaux de boucherie* » et incité Olivier Falorni, député du groupe RRDP (Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste) à mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français.

Brigitte Gothière, porte-parole de L214, souligne le paradoxe de notre société à l’égard des animaux : « Sur le papier, l’abattoir du Vigan correspond pourtant à l’abattoir rêvé : petit abattoir local avec de faibles cadences d’abattage, circuits courts, animaux issus de filières certifiées… La réalité est dure et violente. Comment peut-on demander à des employés de bien se comporter avec les animaux quand leur travail consiste à les mettre en pièces avec des couteaux ? Ce procès devra établir la responsabilité de chacun. Nous aimerions qu’il soit aussi l’occasion pour chacun de s’interroger sur la légitimité de continuer à tuer des animaux alors que cette pratique ne répond à aucune nécessité nutritionnelle. »

Claude Lévi-Strauss
« Un jour viendra où l’idée que, pour se nourrir, les hommes du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans les vitrines, inspirera sans doute la même répulsion qu’aux voyageurs du XVIe ou du XVIIe siècle, les repas cannibales des sauvages américains, océaniens ou africains. »

Extrait du communiqué de presse de L214

 

Demandez à votre député que des caméras de contrôle soient installées dans les abattoirs ! 

Demandez à votre député que des caméras de contrôle soient installées dans les abattoirs ! 

Image L214

Le 12 janvier prochain, la proposition de loi du député Olivier Falorni relative au respect de l’animal à l’abattoir sera examinée par l’Assemblée nationale. Alors que l’installation de caméras de contrôle a été rejetée par la commission des affaires économiques, la proposition sera toutefois réintroduite, sous forme d’amendement.

VOUS aussi, agissez en interpellant votre élu ! 
Pour trouver ses coordonnées : 

Images intégrées 1http://www2.assemblee-nationale.fr/recherche-lo…/formulaire/ (tapez votre ville puis allez sur la fiche du député pour trouver son mail)Adressez-lui ce message (en le personnalisant, en ajoutant votre signature et votre ville) :

Madame la Députée ou Monsieur le Député,

La situation de certains abattoirs français est scandaleuse et je vous écris ce jour pour vous faire part de mon mécontentement. Le 12 janvier prochain, l’installation de caméras de contrôle sera proposée via l’amendement présenté par le rapporteur Olivier Falorni lors du débat, en séance publique, de la Proposition de loi n°4312.

Je considère que la vidéosurveillance obligatoire au poste d’abattage est le meilleur moyen de répondre à un grand nombre de problématiques à l’origine d’infractions en abattoir en encourageant la vigilance, en prévenant les actes de maltraitance et en facilitant la formation pratique des opérateurs.

Je vous demande de soutenir cet amendement et je compte sur vous.

Tous mes voeux pour cette nouvelle année 2017

Recevez chaque semaine notre lettre d'infos.

Vous êtes désormais inscrit à la lettre d'infos d'Animal Cross.