Victoire d’étape dans l’Aude : la mobilisation porte ses fruits pour la faune rescapée du mégafeu

Victoire d’étape dans l’Aude : la mobilisation porte ses fruits pour la faune rescapée du mégafeu

Souvenez-vous, en août 2025, un incendie géant ravageait près de 17 000 hectares dans les Corbières. Face à cette catastrophe écologique, Animal Cross s'est immédiatement mobilisée pour demander un répit écologique indispensable à la survie des animaux rescapés.

Ce que nous avons demandé : un moratoire pour la vie

Dès la fin de l’incendie, nous avons lancé une pétition citoyenne sur Change.org pour interpeller les autorités. Notre objectif était clair : obtenir un arrêté préfectoral suspendant toute action de chasse (y compris la régulation des ESOD) dans les zones incendiées et un périmètre tampon pour la saison 2025-2026.
 
Nos arguments étaient fondés sur la nécessité de protéger les "zones refuges" où les animaux se regroupent après un sinistre, les rendant extrêmement vulnérables aux prélèvements humains.
 
Nous rappelions également que la dégradation de ces habitats, dont certains sont classés Natura 2000, impose juridiquement à l'État d'éviter toute perturbation supplémentaire des espèces.

Faits récents : une mobilisation qui fait bouger les lignes


Grâce à notre action collective
et à celle d'autres organisations comme l'ASPAS, le dossier a progressé. L'ASPAS a notamment été reçue en préfecture en octobre 2025 pour réitérer l'urgence d'une interdiction de la chasse afin de permettre aux populations de se reconstituer
.
 
Bien que la chasse ait initialement repris sans contraintes majeures, un nouvel arrêté préfectoral a été adopté le 6 janvier 2026. Ce texte apporte des changements significatifs :
 
  • Interdiction d'accès aux zones boisées : Pour des raisons de sécurité, l'accès aux parties boisées des communes sinistrées est désormais interdit à toute personne, ce qui inclut les chasseurs.
  • Zones refuges préservées : Si la régulation des sangliers et des chevreuils reste autorisée à l'intérieur du périmètre général, elle est strictement interdite dans les espaces boisés.

Un premier succès pour la biodiversité


Cette décision constitue une
très bonne nouvelle pour les animaux qui peuvent enfin trouver un véritable refuge dans ces bois sans être dérangés. C'est la preuve concrète que la mobilisation citoyenne, par le biais de nos pétitions et lettres ouvertes, joue un rôle déterminant face aux pressions des lobbies.
 
Nous restons vigilants. Si cet arrêté est une avancée, nous devons continuer de demander un suivi de l'évolution des populations animales sur cette zone.
Accidents de chasse : Quand nos loisirs deviennent des zones de guerre

Accidents de chasse : Quand nos loisirs deviennent des zones de guerre

Le partage de la nature est aujourd'hui un mythe qui cache une réalité brutale : la mise en danger permanente des citoyens. Qu'il s'agisse d'une simple course à pied ou d'une promenade en famille, la présence de chasseurs transforme nos espaces de liberté en zones de risques majeurs.

Le drame de Lent : Une joggeuse pour cible

Le samedi 17 janvier 2026, à Lent dans le Jura, une jeune femme de 25 ans a vu sa vie basculer alors qu'elle pratiquait simplement son jogging. En pleine matinée, elle a été atteinte au pied par le tir d'un chasseur.

Une enquête a été ouverte pour tenter de déterminer les circonstances de cet incident, qui aurait pu s’avérer bien plus grave. La brigade de Champagnole, ainsi que l’Office français de la biodiversité (OFB) ont été saisis.

Cet accident n'est pas une simple fatalité, mais le résultat de manquements graves aux règles de sécurité élémentaires :

  • Distance non respectée : Le chasseur a tiré à environ 200 mètres, soit le double de la distance maximale préconisée.
  • Direction dangereuse : Le tir a été effectué en direction d'une route ouverte à la circulation.
  • Mauvais positionnement : Le tireur ne se trouvait pas au poste qui lui avait été assigné lors de la battue.

Bien que ses jours ne soient pas en danger, la victime a dû subir une intervention chirurgicale lourde (1, 2, 3).

Des blessures de guerre" à deux pas de chez nous

La chasse n'est pas un sport anodin ; elle utilise des armes de gros calibre dont les effets sur le corps humain sont dévastateurs. Sur ces 20 dernières années, on dénombre 2634 accidents de chasse, soit en moyenne 132 accidents par an avec une réaugmentation ces 2 dernières années, et 11 % d'entre eux sont mortels (4).

Les traumatismes infligés sont comparables à des blessures de guerre en raison de la nature des munitions utilisées :

  • Fragmentation interne : Les balles de grand gibier se fragmentent à l'intérieur du corps, provoquant un "polycriblage" qui détruit les organes vitaux, les muscles et les vaisseaux (5).
  • Séquelles physiques lourdes : Les victimes font face à des risques d'infections majeures, de nécroses tissulaires et de lésions nerveuses souvent irréversibles.
  • Traumatismes psychiques : Au-delà de la chair, l'accident laisse des traces mentales profondes comme le syndrome de stress post-traumatique (ESPT), caractérisé par des flashbacks, des cauchemars et un état d'hypervigilance constant (symptômes les plus fréquents cités par le DSM, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders).

Un climat d'insécurité et de stress permanent

Il n’est pas nécessaire d’être touché par une balle pour subir les conséquences de la chasse. La simple présence de panneaux « chasse en cours » ou d’hommes armés sur des sentiers de loisirs suffit à créer un sentiment d’insécurité croissant.
C’est notamment le cas dans le Val d’Azun (Hautes-Pyrénées), où nous avons constaté la présence de chasseurs au col de Couraduque. Ce site, très fréquenté en hiver, attire de nombreux sportifs venus profiter d’une épaisse couche de neige pour pratiquer le ski de fond, la raquette ou encore le ski de piste.
Pourtant, ces usagers peuvent avoir la mauvaise surprise de se retrouver nez à nez avec des chasseurs sur les pistes. C’est ce qui est arrivé à des promeneurs en raquettes sur la piste « La Mystérieuse », le jeudi 29 janvier. L’incident nous a été rapporté par un loueur de matériel exerçant au col de Couraduque.
Ancien chasseur lui-même, et se disant « sans opposition à la chasse », il estimait toutefois que, par souci de sécurité, les chasseurs devraient s’éloigner des pistes fréquentées par le public.
De notre côté, nous avons également constaté à plusieurs reprises une présence importante de chasseurs dans ce secteur. La forte épaisseur du manteau neigeux facilite la chasse et réduit considérablement les possibilités de fuite des animaux.
À plus de 1 300 mètres d’altitude, il est permis de douter que les vacanciers venus chercher le calme et la beauté du site apprécient les détonations répétées des tirs de chasse.

crédit photo : photo prise le 11 janvier 2026, col de Couraduque

Les impacts collatéraux de la chasse

La Fédération de chasse elle-même reconnaît que "l'erreur humaine est manifeste" dans de nombreux cas. Pour notre association, il est temps que la sécurité de la majorité des citoyens prime sur le loisir d'une minorité armée.

Projet NACRE : notre forêt en danger — donnez votre avis avant le 6 février

Projet NACRE : notre forêt en danger — donnez votre avis avant le 6 février

Le projet NACRE vise la construction d’une bioraffinerie de bioéthanol de deuxième génération (2G) sur la plateforme Induslacq, à Lacq (Pyrénées-Atlantiques). L’usine prévoit produire 30 000 tonnes par an de bioéthanol à partir de biomasses non alimentaires (Bois, rafles de maïs, miscanthus et bambou) (5).

Présenté comme un projet de « chimie verte » contribuant à la décarbonation des transports, il soulève pourtant de graves inquiétudes environnementales, forestières, hydriques et sanitaires, largement documentées par les services de l’État eux-mêmes (MRAe, DREAL, ARS, DDTM)  (1–3,5).

Derrière ce discours de transition écologique se dessine un modèle de minage industriel de la biomasse, incompatible avec l’état actuel des forêts, de la biodiversité et des ressources en eau du territoire.

Nacre : une fausse solution climatique aux impacts bien réels

Le projet NACRE présente un déséquilibre profond entre bénéfices affichés et impacts réels :

  • Rendement dérisoire : L'usine ne produirait que 0,08 % des besoins annuels de carburant routier français, un gain insignifiant face au sacrifice de nos forêts.
  • Une pression massive sur les forêts : Le projet consommerait autant de bois vert que l'ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques chaque année.
  • Manque de transparence : Les instances de l'État (MRAe, DREAL, ARS) pointent toutes des lacunes graves dans l'évaluation des risques sanitaires et écologiques.
  • Fausse solution : Les biocarburants sont une "mauvaise solution" servant à justifier la poursuite de la croissance du trafic (routier et aérien) plutôt qu'à engager une véritable sobriété.

Comment agir ?

Une enquête publique est en cours jusqu'au 6 février pour recueillir l'avis des citoyens 

Il est crucial de participer à l'enquête publique en déposant un avis défavorable par email :

📧 pr**************@***********************uv.fr
Objet : EP-NACRE

Vous pouvez en quelque expliquer en quoi vous êtes défavorable au projet en vous inspirant de cet article.

IL EST IMPORTANT D'UTILISER VOS PROPRES MOTS POUR QUE VOTRE AVIS SOIT BIEN PRIS EN COMPTE !

Une pression insoutenable sur des forêts déjà en crise

Les forêts assurent des fonctions écologiques essentielles : captation du carbone, régulation du cycle de l’eau, maintien de la biodiversité et des sols. Or, elles traversent une crise majeure : la mortalité des arbres a augmenté de 125 % en dix ans, tandis que la croissance nette des peuplements forestiers a chuté de 54 % (6).

Dans ce contexte déjà critique, le projet NACRE prévoit une consommation massive de biomasse :

  • 150 000 tonnes de bois et pailles secs par an, correspondant à environ 220 000 à 250 000 tonnes d’arbres entiers (estimations faites par le collectif Forêts vivants, le tonnage n'étant pas mentionné dans le projet) (6).
  • Un approvisionnement dans un rayon de 150 à 200 km autour de Lacq, impactant l’ensemble du Sud-Ouest et ses paysages forestiers (6,7).
  • Une mise en concurrence directe avec les usages existants du bois (construction, chauffage, papeterie), dans un contexte de raréfaction structurelle de la ressource (6).

Le projet NACRE s’inscrit en outre dans un contexte d' accumulation de projets industriels sur le bassin de Lacq (NACRE, E-CHO, Biochar), dont la consommation cumulée pourrait atteindre 600 000 tonnes de bois sec par an (6). Selon les analyses présentées en réunion publique, la ressource forestière projetée à l’horizon 2036 suffirait à peine à maintenir les activités existantes, faisant peser un risque réel de délocalisation et de hausse des prix pour les filières locales (6).

Pour diminuer la pression sur les forêt, le projet NACRE prévoit d'utiliser massivement le bambou et le miscanthus pour couvrir 59 % de ses besoins en biomasse d'ici 2034 (10). Cette transition est aussi problématique car elle mobiliserait des milliers d'hectares sans étude d'impact sur la biodiversité locale, risquant de concurrencer les terres destinées à l'alimentation humaine. De plus, le bambou exige une irrigation printanière importante (jusqu'à 1 400 m³/ha) et présente des risques d'invasivité nécessitant des mesures de confinement physique. 

L'opinion publique contre ces projets industriels :

Une grand majorité de communes s'est positionnée contre le projet E-CHO. Par exemple, la commune de Billère (Pyrénées-Atlantiques) a voté une motion de protestation contre le projet E-CHO énergie, dénonçant son impact sur l’environnement et son absence de gain net pour la population locale (8). Plus largement, de nombreuses collectivités locales (CAPB, Billère, Cœur Haute Lande, Navarrenx et plusieurs dizaines de communes rurales) ont officiellement exprimé leur opposition à ces projets industriels.

source : https://foretsvivantes-pyrenees.fr/quen-pensent-les-elus/

 Biodiversité, biotechnologies et santé publique : des risques minimisés

  • L’absence de démonstration d’une raison impérative d’intérêt public majeur : Plusieurs espèces protégées sont présentes sur le site, notamment le Lotier hirsute et la Grenouille verte (3). De graves lacunes dans les inventaires de terrain ont été relevées conduisant à une sous-estimation des enjeux de biodiversité en minimisant la présences des deux espèces protégées.
    En effet, les inventaires de terrain ont été réalisés en seulement deux jours, après débroussaillage du site, ce qui réduit fortement la capacité à détecter les espèces protégées ou leurs habitats.
    Lorsque des projets portent atteinte à des espèces protégées ou à leurs habitats, le droit européen et le Code de l’environnement exigent la démonstration d’une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM). Or le dossier NACRE ne démontre pas l’existence d’une telle raison (3) invoquant simplement des motifs de transition énergétique et de développement économique, ce qui n'est pas suffisant pour demander une dérogation environnementale (RIIPM).
  • Risque d'invasion biologique : La DREAL s'inquiète du transfert de terres pour déplacer les graines de Lotier, qui pourrait favoriser la dissémination d'espèces exotiques envahissantes comme l'Herbe de la pampa (3).
  • Dangers biotechnologiques : Le procédé prévoit l'usage de levures et champignons OGM (dérivés de Trichoderma reesei) pour dégrader le bois, avec des conséquences imprévisibles en cas de fuite dans la nature (6).
  • Santé des riverains : L'Agence Régionale de Santé (ARS) souligne la sensibilité du projet aux émissions de poussières fines (PM2,5) et de composés organiques volatils (COV) à seulement 200 mètres des habitations (1).
  • Trafic et nuisances : L'usine générerait 178 camions supplémentaires par jour, sans que l'étude n'ait analysé le taux de saturation réel des routes locales (5).

Une consommation d’eau significative dans un contexte de tensions hydriques

Les besoins industriels

Le projet envisagerait une consommation industrielle d’environ 400 000 m³ par an (5), avec un système de recyclage interne annoncé (88 %) (7). Toutefois, la MRAe a souligné que la réduction et l’impact des prélèvements sur les ressources locales restent insuffisamment documentés (5).

La « décarbonation des transports » : un objectif flou et marginal

Le projet NACRE est présenté comme contribuant à la décarbonation des transports, sans préciser clairement quels secteurs seraient réellement concernés.

Les documents disponibles indiquent que le bioéthanol produit est destiné principalement :

  • aux carburants routiers,
  • et potentiellement aux carburants aéronautiques dits durables (SAF) (5, 6).

Or, la production annuelle de NACRE ne représenterait qu’environ 0,08 % des besoins annuels en carburant routier français, un impact négligeable à l’échelle nationale, obtenu au prix d’une pression considérable sur les forêts locales (5, 6).

Le porteur du projet affirme que le bioéthanol produit permettrait de réduire de 86 % les émissions de CO₂ par rapport à un carburant fossile. Toutefois, la Mission régionale d’autorité environnementale  (MRAe) indique qu’elle n’est pas en mesure de vérifier ce chiffre (transport, origine de la biomasse, émissions liées à la sylviculture) (5).

Plusieurs analyses soulignent que les biocarburants servent surtout à maintenir la croissance du trafic, notamment aérien, plutôt qu’à engager une véritable réduction des usages et des émissions.

Les ORE : des outils de protection contre ces projets pour les proprétaires fonciers

Vous êtes propriétaire d'une forêt ou vous connaissez des propriétaires de forêts dans cette zone ? Prenez le contre pied ! Protégez des espaces naturels face à la pression des projets industriels en signant une Obligation Réelle Environnementale (ORE) de libre évolution de la nature. Il s'agit d'un contrat juridique par lequel un propriétaire s’engage, pour une durée pouvant aller jusqu’à 99 ans, à laisser son terrain en libre évolution, sans activités extractives ou d’exploitation (bois, chasse, pêche), permettant à la biodiversité de se développer naturellement (9).

Par exemple, en janvier 2025, l’association Animal Cross a signé avec la mairie d’Igon (Pyrénées-Atlantiques) une ORE de libre évolution sur 1,5 ha de bois pour 99 ans. Ce type d’initiative peut être un moyen pour les propriétaires concernés de préserver durablement leurs parcelles, même face à des pressions industrielles ou d’aménagement, en engageant une protection environnementale attachée au bien immobilier. L’ORE persiste même en cas de changement de propriétaire, car elle est attachée au bien et non à la personne.

Sources

1. Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine. (2024, 10 octobre). Avis relatif à la demande d’autorisation environnementale – Société NACRE à Lacq (Réf. DD64-A-24-09-14120).

2. Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) des Pyrénées-Atlantiques. (2024, 9 octobre). Avis technique sur la construction d’une bioraffinerie lignocellulosique – Société NACRE à Lacq.

3. Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Nouvelle-Aquitaine. (2024, 25 septembre). Contribution technique au titre des espèces protégées concernant le projet NACRE à Lacq (Réf. DREAL/2024D/6858).

4. Forêts Vivantes Pyrénées. (2024). Aviation : Les biocarburants, une mauvaise solution pour décarboner l’aviation.

5. Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe) Nouvelle-Aquitaine. (2025, 2 octobre). Avis délibéré sur le projet de construction d’une bioraffinerie lignocellulosique sur la commune de Lacq (64) (n°MRAe 2025APNA178)

6. Forêts Vivantes Pyrénées. Réunion publique de Nay. (2026, 21 janvier). Enjeu forestier et multiplication des projets industriels.

7. Naldeo Technologies & Industries. (2025, 3 novembre). Mémoire de réponse à l’avis de la MRAe – Projet de construction d’une bioraffinerie lignocellulosique sur la plateforme industrielle de Lacq (64) (Réf. N2300697-200-DE007)

8. Commune de Billère. (15 avr. 2025). Motion de protestation contre le projet industriel E-CHO énergie.

9. Animal Cross. (2025, 15 janvier). Animal Cross signe sa première Obligation Réelle Environnementale (ORE) de Libre Evolution dans les Pyrénées

10. NACRE. (2024, 15 juillet). Déclaration d’intention – Projet de construction d’une bioraffinerie lignocellulosique basée sur la technologie française Futurol® sur la plateforme industrielle de Lacq (64) (Version QSE‑DE001_NTI_v1.02)

Municipales 2026 à Pau : Animal Cross interpelle les candidats sur leurs engagements pour la condition animale

Municipales 2026 à Pau : Animal Cross interpelle les candidats sur leurs engagements pour la condition animale

À l’approche des élections municipales de 2026, Animal Cross a souhaité placer la condition animale au cœur du débat démocratique local.

Dans un contexte palois marqué par l’absence de refuge pour chiens et chats, la saturation des solutions associatives et une prise en charge insuffisante des situations d’urgence (maltraitance, hospitalisations, décès, précarité), notre association a décidé d’interpeller l’ensemble des candidats à la mairie de Pau.

Une démarche citoyenne, transparente et non partisane

Animal Cross a élaboré un questionnaire composé de 12 engagements concrets, couvrant l’ensemble des politiques municipales impactant directement ou indirectement les animaux : protection animale, gestion des animaux errants, soutien aux associations, restauration collective, éthique des pratiques publiques.

Cette démarche se veut :

  • non partisane,

  • constructive,

  • et tournée vers l’intérêt général.

Les réponses des candidats feront l’objet :

  • d’une notation selon un barème précis et public,

  • d’une publication intégrale et transparente,

  • et de communications destinées à informer les Paloises et les Palois.

QUESTIONNAIRE DESTINE AUX ELUS

1. Priorité politique accordée à la condition animale

Durant la mandature 2026–2032, la condition animale fera-t-elle partie des priorités politiques de la Ville de Pau ?

  • Oui, priorité clairement affichée (2 pts)

  • Oui, mais secondaire (1 pt)

  • Non (0 pt)

2. Désignation d’un élu référent

Durant la mandature, vous engagez-vous à désigner un(e) élu(e) référent(e) condition animale ?

  • Oui (2 pts)

  • Non (0 pt)

3. Création d’un refuge pour chiens et chats (coefficient 3)

Il n’existe plus de refuge pour chiens et chats sur le territoire de l’agglomération de Pau.
La fourrière obligatoire, seule structure existante, assure une prise en charge limitée à 8 jours ouvrés et n’intervient pas dans les situations de maltraitance.
Les refuges de Tarbes, Azereix, Ibos et Bayonne ne prennent plus en charge les animaux issus de l’agglomération paloise.

Compte tenu de cette situation, vous engagez-vous à créer un refuge municipal ou intercommunal durant la mandature 2026–2032 ?

  • Oui (2 pts × 3)

  • À l’étude (1 pt × 3)

  • Non (0 pt × 3)

4. Capacité minimale d’accueil du refuge (coefficient 2)

Si un refuge est créé ou à l’étude, quelle capacité minimale d’accueil visez-vous ?

  • Plus de 50 chiens et 50 chats simultanément (2 pts × 2)

  • Entre 30 et 49 chiens et 30 et 49 chats (1 pt × 2)

  • Moins de 30 animaux ou aucun engagement chiffré (0 pt × 2)

5. Transparence sur la fourrière

Communiquerez-vous de façon transparente sur les sorties des animaux de la fourrière (euthanasies, envois en refuge, adoptions…) ?

  • Oui

  • Non

6. Garde sociale des animaux de compagnie

Durant la mandature, la Ville de Pau s’engage-t-elle à mettre en place un dispositif public de garde sociale des animaux de compagnie pour les personnes âgées, isolées ou en difficulté (hospitalisation, violences, précarité, entrée en maison de retraite) ?

  • Dispositif structuré avec périmètre défini et budget alloué (2 pts)

  • Dispositif partiel ou expérimental, sans budget clairement identifié (1 pt)

  • Aucun dispositif prévu (0 pt)

7. Soutien aux associations de protection animale

Comment la Ville de Pau soutiendra-t-elle les associations locales de protection animale ?

  • Soutien structuré et pérenne incluant au moins deux éléments (subventions annuelles reconductibles, conventions de partenariat formalisées) (2 pts)

  • Soutien ponctuel, sans engagement pluriannuel (1 pt)

  • Aucun soutien spécifique prévu (0 pt)

8. Gestion des chats libres

Êtes-vous favorable à la reconduction (ou à l’augmentation) du budget dédié à la Capture–Stérilisation–Relâchement des populations félines urbaines ?

  • Oui (2 pts)

  • À l’étude (1 pt)

  • Non (0 pt)

9. Mutualisation intercommunale

Êtes-vous prêt à déléguer la compétence de la gestion des chats libres à l’agglomération de Pau afin que toutes les communes bénéficient du dispositif ?

  • Oui (1 pt)

  • Non (0 pt)

10. Politique concernant les pigeons en ville

Quelle politique souhaitez-vous mener concernant les pigeons urbains ?

  • Méthodes éthiques et non létales (pigeonniers contraceptifs, régulation douce) (2 pts)

  • Méthodes létales ou d’éradication (0 pt)

11. Menus végétariens en restauration scolaire

Souhaitez-vous maintenir la possibilité de menus végétariens dans les cantines scolaires, ainsi que le repas végétarien hebdomadaire prévu par la loi ?

  • Maintenir le dispositif existant (2 pts)

  • Supprimer les menus végétariens (0 pt)

12. Réduction des produits issus de l’élevage intensif (coefficient 3)

Durant la mandature, vous engagez-vous à diminuer le nombre de repas contenant de la viande ou du poisson issus de l’élevage intensif dans les cantines scolaires ?

  • Oui, d’au moins 25 % (2 pts)

  • Oui, de 10 à 25 % (1 pt)

  • Non (0 pt)

Informer les citoyens, responsabiliser les décideurs

Par cette initiative, Animal Cross souhaite favoriser un vote éclairé, fondé sur des engagements écrits, mesurables et comparables.
La condition animale ne peut plus être reléguée au second plan : elle relève pleinement des responsabilités municipales et de la qualité de vie sur notre territoire.

Les réponses des candidats seront publiées prochainement sur notre site et nos réseaux.

A vous de jouer !

Ecrivez aux candidats à la mairie de Pau pour leur demander d'inscrire la condition animale dans leur pogramme !

Pour cela, cliquez sur les boutons ci-dessous, et pensez à remplacer [PRÉNOM NOM] par votre nom avant d’envoyer.
Vous pouvez aussi ajouter une phrase personnelle.

 

 

A noter : 

Compagnons de vie, même dans l’épreuve : des nouvelles de notre projet solidaire

Compagnons de vie, même dans l’épreuve : des nouvelles de notre projet solidaire

Le projet "Compagnons de vie, même dans l'épreuve", porté par Animal Cross, est un dispositif de garde solidaire dédié aux chiens et aux chats appartenant à des personnes en situation de vulnérabilité (isolement, hospitalisation, précarité). Notre mission est d'éviter l’abandon définitif en préservant le lien vital entre l’humain et l’animal lors d'accidents de la vie.

Un soutien majeure grâce à Almo Nature et votre mobilisation 

Grâce à votre mobilisation, notre initiative a terminé en 2ème position lors de l’appel à projets de la marque Almo Nature. Grâce à vos 3 630 votes, nous avons pu obtenir un soutien précieux qui nous aide à financer les besoins essentiels des animaux pris en charge et de développer le projet.

Les animaux que nous avons accueillis grâce au projet 

Depuis le lancement du dispositif, plusieurs animaux ont été mis à l'abri pour permettre à leurs propriétaires de traverser leur épreuve plus sereinement :

 

  • Victoire : Une jeune chienne de 1,5 an dont la maîtresse effectue un séjour en hôpital psychiatrique. Elle bénéficie actuellement de soins vétérinaires complets (stérilisation, traitement contre la piroplasmose).
  • Gaia : Une chienne border collie, pleine de vie, dont la maîtresse est hospitalisée pour 15 jours.
  • Shadow : Un Malinois de 2 ans dont le propriétaire est actuellement en prison pour une longue durée. Shadow est un chien adorable, curieux de tout, heureux d'être autant en compagnie des humains que des autres animaux avec qui il veut toujours jouer. Shadow sera à l'adoption dès la semaine prochaine.
  • Charlie : Un chat dont le propriétaire de 70 ans a dû être hospitalisé. Le Minou, seul dans l'appartement, a d'abord été visité chaque jour mais ses miaulements plaintifs nous ont déchiré le coeur et nous l'avons finalement accueilli en famille jusqu'au retour du Monsieur.
  • Deux Staffs : Également accueillis suite à l'incarcération de leur maître.

Victoire

Shadow

Gaia

Appel à la solidarité : Devenez Famille d'Accueil (FA)

Pour atteindre notre objectif d'accompagner au moins 30 gardes temporaires par an, le développement de notre réseau est crucial. Nous recherchons activement des familles d'accueil bénévoles résidant dans les départements suivants :

  • Pyrénées-Atlantiques (64).
  • Hautes-Pyrénées (65).

Une prise en charge totale pour les familles : S'engager comme famille d'accueil pour ce projet est un acte de pure solidarité sans contrainte financière. L'association Animal Cross prend en charge l'intégralité des frais, notamment :

  • Les soins vétérinaires.
  • La nourriture (croquettes, pâtées).
  • Le matériel nécessaire au bien-être de l'animal.

Contactez-nous pour aider : 06 58 11 71 13.

 

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