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Le projet d’arrêté fixant les quotas de prélèvement du petit gibier pour la saison 2025-2026 est soumis à la consultation du public du 7 au 30 mars 2025. C’est l’occasion de faire entendre votre voix pour la protection de la faune sauvage !
A envoyer à l’adresse mail : dd****************************@**************uv.fr
Ou par courrier adressé à : DDT des Deux-Sèvres – Service Eau et Environnement – 39 avenue de Paris BP 526 – 79022 Niort cedex
Dans le cadre de la consultation publique sur le projet d’arrêté préfectoral concernant les prélèvements de petit gibier dans les Deux-Sèvres pour la saison 2025-2026, nous souhaitons exprimer notre opposition à plusieurs aspects de cette réglementation.
L’arrêté fixe un quota de prélèvement de 19 500 à 36 800 lièvres. Or, cette espèce est confrontée à un déclin dans plusieurs régions françaises :
L’arrêté prévoit un prélèvement maximal de 2 500 perdrix, mais ne précise pas s’il s’agit de la perdrix grise (Perdix perdix) ou de la perdrix rouge (Alectoris rufa).
L’arrêté prévoit la possibilité de tuer jusqu’à 1 000 faisans et 2 500 perdrix, mais ne distingue pas les oiseaux issus de lâchers d’élevage de ceux issus de populations sauvages.
L’arrêté ne présente aucune étude détaillée justifiant les quotas fixés.
Notre association appelle à la dissolution de la cellule Déméter
Animal Cross s’associe à plus de 120 organisations et personnalités dans une tribune collective pour demander le démantellement de la cellule Déméter, une unité de gendarmerie nationale chargée de surveiller les "actions de nature idéologique" liées au modèle agricole dominant. Cette structure, validée par le Conseil d’État le 7 novembre 2024, constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales d’expression et d’association.
Après l’épuisement de toutes les voies de recours nationales, L214 engage une procédure devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) afin de défendre le droit à la liberté d’expression, d’information et d’association. Cette action est soutenue par un large collectif, parmi lesquels Pollinis, la Ligue des droits de l’Homme et Générations Futures, co-initiateurs de la tribune demandant la dissolution de la cellule Déméter.
Créée en 2019 par un accord entre le ministère de l’Intérieur et les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs, la cellule Déméter ne vise pas à prévenir des infractions contre les agriculteurs. Son objectif principal est de surveiller et freiner toute contestation du modèle agricole intensif et de l’usage des pesticides. Des militants ont été interrogés à leur domicile, des réunions d’associations infiltrées, et des porte-paroles soumis à des pressions policières injustifiées.
En qualifiant des actions légales de "menaces", l’État cherche à restreindre l’accès à l’information et au débat public. Cette stratégie s’inscrit dans une logique répressive visant à intimider et faire taire ceux qui remettent en question les pratiques agricoles industrielles.
L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme garantit la liberté d’expression et d’information. Pourtant, la cellule Déméter agit comme un outil de censure, entravant le travail des associations et chercheurs, et intimidant les citoyens engagés. Cette situation est d’autant plus préoccupante que 80 % des Français souhaitent une réduction des pesticides et 83 % sont favorables à l’interdiction de l’élevage intensif.
L214 et un collectif d’associations dénoncent cette dérive liberticide en saisissant la CEDH. La tribune signée par plus de 100 acteurs de la société civile rappelle l’urgence d’une dissolution de la cellule Déméter avant que d’autres dispositifs similaires ne soient instaurés.
Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, déclare : « Nous ne pouvons accepter que l’État criminalise les opinions et empêche tout débat sur l’avenir de notre modèle agricole et alimentaire. La cellule Déméter est une atteinte directe aux libertés fondamentales. Il est impératif de la dissoudre avant que ce type de surveillance ne s’étende à d’autres sujets nécessitant des débats publics. »
Nathalie Tehio, présidente de la LDH, souligne : "La poursuite des activités de la cellule Déméter s’inscrit dans un contexte large d’intimidation des défenseurs des droits en matière d’environnement, y compris par les pouvoirs publics. Les libertés associatives sont pourtant au cœur de notre État de droit et il importe de les sauvegarder pour faire vivre notre espace civique en Europe. »
Nicolas Laarman, délégué général de Pollinis, ajoute : "Loin de protéger les agriculteurs contre les infractions dont ils pourraient être victimes, la cellule de gendarmerie Déméter est un outil qui vise à entraver le débat sur la transition écologique et dissuader toute critique des pratiques agricoles conventionnelles et de l’usage des pesticides. Il est urgent que cette cellule, dont les missions menacent clairement les libertés fondamentales, soit dissoute. »
Enfin, Nadine Lauverjat, déléguée générale de Générations Futures, alerte : "La cellule Déméter représente une instrumentalisation inquiétante des forces de l’ordre au service d’intérêts sectoriels, au détriment de la liberté d’expression et d’association. Défendre les droits des citoyens à s’informer et à débattre des enjeux agricoles et environnementaux n’est pas un acte de malveillance, mais l’exercice même de la démocratie. Il est de notre responsabilité collective de préserver ces libertés fondamentales pour les générations futures. »
Nous réaffirmons notre engagement aux côtés de toutes les associations et personnalités mobilisées contre cette surveillance abusive et appelons les citoyens à se joindre à cette lutte essentielle pour la défense de nos libertés fondamentales.
Dimanche dernier, notre équipe d’Animal Cross est intervenue pour venir en aide à trois équidés en grande détresse à Bosdarros (64): deux ânes et une jument de 17 ans. Leur état général était alarmant, témoignant de longues années de négligence et de souffrance.
À notre arrivée, le constat était sans appel : Côté ânesses, sabots beaucoup trop longs et non entretenus, signe d’un manque total de soins.
Quant à la jument, après une consultation vétérinaire et des analyses de sang, le diagnostic a révélé une jument en surpoids mais une fonte musculaire marquée, des pieds extrêmement longs avec déformations importantes de la structure de la boite cornée, d'importantes difficultés à se déplacer et une forte suspicion de fourbure, de nombreuses atteintes sur les membres avec présence de nodules sur les antérieurs, et une suspicion de déficience visuelle, à différiencier ces prochains jours d'un état de stress avancé ajouté à l'incapacité de fuite active.
Le propriétaire a consenti à nous les donner, arguant qu'il avait récupéré ces animaux pour "rendre service". Nos constats vétérinaires penchent plutôt maintenant vers un abandon des soins depuis de longues années...
Et maintenant ?
Les soins ont déjà commencé, et nous attendons avec impatience la venue du maréchal-ferrant, qui pourra examiner les ânes et leur apporter les soins nécessaires. Chaque jour, nous faisons tout notre possible pour leur offrir un nouveau départ, mais le chemin sera long.
Nous vous tiendrons informés de leur évolution et vous remercions pour votre soutien. Grâce à vous, ces animaux ont désormais une chance de vivre dans la dignité et le respect.
Si vous souhaitez nous aider dans cette mission, n’hésitez pas à faire un don ou à partager notre action.
Ensemble, nous pouvons faire la différence !
Nous recherchons des personnes prêtes à adopter les ânesses et/ou la jument. Les ânesses vivaient ensemble mais pas dans le même champ que la jument.
N'hésitez pas à nous contacter : co*****@**********ss.org ou 06 58 11 71 13
Les 5 et 6 mars à Quimper et Brest, Benoît Thomé, président d'Animal Cross a donné un cours aux étudiants de droit intitulé : « La chasse en France : le récit d’un déni démocratique. » Une prise de parole inspirée du dernier livre d'Animal cross, ARTICLE 0 (1), l’occasion de montrer comment 1,3 % des Français impose ses règles au reste de la population, avec la complicité des institutions.
Les préfectures consacrent 1,4 équivalent temps plein pour s’occuper de la chasse (10) alors que les fédérations de chasse disposent d’un grand nombre de salariés pour, par exemple, :
Les groupes chasse et pêche à l’Assemblée nationale et au Sénat, comme l’administration, bloquent toute velléité de réforme. Le rapport du Sénat sur la sécurité à la chasse a enterré les demandes des porteurs de la pétition « Un jour un chasseur », la demande de formation décennale pratique des chasseurs n’a jamais vu le jour,
Les chasseurs sont présents dans la plupart des institutions où il est question de la nature, les associations de protection de la nature sont ultra-minoritaires dans de nombreuses instances comme le comité départemental décidant du sort des animaux susceptibles
d’occasionner des dégâts (12) , entraînant la condamnation à mort de centaines de milliers d’animaux.
Si le présent est sombre, l’avenir l’est moins. La directive Oiseaux permet d’interdire les méthodes de chasse traditionnelles comme la chasse à la glu. Le nombre de chasseurs baisse régulièrement (963 000 en 2021, deux fois plus il y a 30 ans), la population ne comprend plus les revendications exagérées du monde de la chasse. La liste Alliance rurale a fait un mauvais score aux élections européennes.
1 Disponible à l’achat sur le site animal-cross.org
2 article 13, 8° de la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019
3 article 1395 D du CGI
4 Voir livre « Article 0 » de l’association Animal Cross, p72 et p24
5 QPC, 2021-963
6 Comparer l’article L234-1, Code de la route et l’article R. 428-8 du code de l'Environnement
7 Rapport du Sénat sur l’OFB sept 2024
8 Article R427-17 code de l’Environnement
9 Rapport de la Cour des comptes, 2023
10 Rapport de la Cour des comptes, 2023
11 Article L425-1 du code de l' Environnement
18,90€ TTC
En savoir plus sur la chasse :
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Les chasseurs ont récemment obtenu l’autorisation de tirer sur les perdrix grises de montagne. Désormais, une nouvelle étape est franchie : le financement de leurs propres études sur ces oiseaux via l’éco-contribution, un fonds issu de l’argent public. Autrement dit, ils mènent l’étude, rédigent le rapport et valident eux-mêmes leurs quotas. Un modèle d’auto-validation parfait, où l’arbitre est aussi le joueur. Pratique, non ?
Un arrêté préfectoral en question
Le 20 février 2025, le préfet des Hautes-Pyrénées a publié un arrêté autorisant la capture de perdrix grises des montagnes dans le cadre d’une étude scientifique visant à mieux comprendre leurs habitats de reproduction. Cependant, cette étude est menée par les chasseurs eux-mêmes, qui sont également responsables de la régulation de cette espèce et de l’attribution des quotas de chasse.
Juge et partie, ils contrôlent ainsi l’ensemble du processus. Qui pourrait croire en l’objectivité d’une telle étude ? Mais après tout, pourquoi s’embêter avec une évaluation indépendante quand on peut s’auto-évaluer en toute tranquillité ?
Des enjeux importants pour la biodiversité
Une approche scientifique discutable
Si les chasseurs détectent une population suffisante de perdrix, cela pourrait justifier la poursuite de la chasse au nom de la régulation. En revanche, si les effectifs sont jugés insuffisants, la prédation d’autres espèces pourrait être mise en cause, menant à des actions de contrôle sur les prédateurs naturels. Bref, quelle que soit la situation, la conclusion reste la même : il faut chasser. Un raisonnement aussi circulaire que pratique.
L’étude de l’Observatoire des Galliformes de Montagne (OGM) réalisée en 2024 n’a pas permis de déterminer clairement si la population de perdrix était en hausse ou en déclin. Ce manque de données aurait pu compromettre l’attribution des quotas de chasse. Heureusement (ou opportunément), cette nouvelle étude tombe à point nommé pour combler ce vide et permettre d’ajuster les quotas « comme il faut ».
L’utilisation des fonds publics
L’éco-contribution, financée par l’État et l’Office français de la biodiversité à hauteur de 10 € par permis de chasser validé, ainsi que par les fédérations de chasse (5 € par permis, selon l’article 13, 8° de la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019), est censée être dédiée à la protection de la biodiversité. Pourtant, elle finance des études menées par ceux qui bénéficient directement de la chasse. Un bel exemple de « protection » où l’argent censé préserver la faune sert surtout à mieux l’exploiter.
Une espèce déjà fragilisée
La perdrix grise des Pyrénées est déjà impactée par le changement climatique et la dégradation de son habitat. À cela s’ajoute désormais une étude qui pourrait légitimer sa chasse. Par ailleurs, l’arrêté ne fixe aucune limite au nombre de perdrix pouvant être capturées et bien que le « bien-être animal » soit mentionné, aucune garantie n’est apportée quant à l’absence de risque pour les oiseaux capturés. Autant dire que la prudence semble toute relative.
Mais rassurez-vous, tout est sous contrôle… des chasseurs.
Vers une gestion plus transparente
Pour assurer une gestion équilibrée et réellement bénéfique à la biodiversité, nous demandons :
La préservation de la biodiversité ne doit pas être subordonnée à des arrangements entre amis. Il est essentiel de s’appuyer sur des recherches indépendantes et des politiques publiques transparentes pour garantir la protection des espèces et de leurs habitats. La nature mérite mieux qu’un bilan de population rédigé entre deux battues.
Chères amies et chers amis de la faune sauvage,
Un nouveau projet menace nos cerfs : les chasseurs souhaitent avancer la période de chasse dès début juin, au lieu de septembre, sous prétexte de limiter les dégâts agricoles et forestiers.
Cette ouverture anticipée serait une catastrophe pour la biodiversité, empêchant la faune sauvage de bénéficier d’un répit estival et mettant en danger des espèces protégées comme le grand tétras ou le chat forestier.
Nous devons agir vite ! Exprimez votre opposition avant le 10 mars en répondant à la consultation publique :
Lien vers la consultation
Une pression permanente sur la faune sauvage
La chasse estivale empêcherait tout repos biologique pour les animaux, provoquant du stress et des déséquilibres écologiques. De plus, elle risquerait de perturber les biches alors qu’elles allaitent encore leurs faons.
Un risque accru d’accidents
En pleine saison touristique, cette chasse générerait davantage de conflits d’usage entre randonneurs, promeneurs, cyclistes et chasseurs. Rappelons que ces derniers disposent déjà d’un accès exclusif à la nature pendant au moins six mois par an.
Une absence totale d’alternatives non létales
Si des dégâts agricoles ou forestiers existent dans certaines zones, aucune étude sérieuse ne justifie la chasse comme seule solution. Une approche plus globale, prenant en compte l’écosystème forestier et le rôle des prédateurs naturels du cerf, est nécessaire.
Le cerf, un allié de la biodiversité !
Loin d’être uniquement responsable de dégâts, le cerf joue un rôle clé dans l’équilibre des écosystèmes. Il limite la prolifération de certaines plantes dominantes et contribue à la dispersion des graines, favorisant ainsi une flore diversifiée.
Nous comptons sur vous pour faire entendre la voix de la nature. Il suffit de quelques minutes pour répondre à la consultation publique et empêcher cette mesure destructrice.
Partagez cet appel autour de vous ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids.
Merci pour votre engagement en faveur de la faune sauvage.