Une jeune chatte recueillie après un drame

Une jeune chatte recueillie après un drame

Mardi, la police a sollicité Animal Cross pour venir en aide à une jeune chatte apeurée et tremblante, retrouvée sur les lieux d’un drame. Sa propriétaire, une dame vivant seule avec elle, est malheureusement décédée, laissant l’animal désorienté et en détresse.

Sans tarder, notre équipe est intervenue pour récupérer la petite féline et lui offrir un refuge sûr. Elle a été placée en famille d’accueil, où elle reçoit toute l’attention et la douceur nécessaires pour surmonter cette épreuve. Progressivement, elle reprend confiance et retrouve un peu de sérénité.

Cette jeune chatte aura bientôt besoin d’un nouveau foyer aimant, prêt à lui offrir une seconde chance. Si vous souhaitez l’adopter et lui apporter toute la tendresse qu’elle mérite, n’hésitez pas à nous contacter.

Parce qu’aucun animal ne devrait se retrouver seul face au malheur, Animal Cross continue de se mobiliser chaque jour pour leur venir en aide.

Consultation publique : non à de nouveaux tirs de bouquetins sains dans le Bargy

Consultation publique : non à de nouveaux tirs de bouquetins sains dans le Bargy

 Le Préfet de Haute-Savoie s’apprête à déposer un arrêté autorisant sur l’ensemble du massif du Bargy le tir sélectif de bouquetins non marqués.
Une consultation publique est ouverte jusqu’au 4 avril inclus. Animal Cross vous invite à vous opposer à ces projets d’arrêtés.
Déposez une contribution sur la boite mail de la DDT à l’adresse suivante : dd*************************@***************uv.fr

RÉPONDRE À LA CONSULTATION

https://www.haute-savoie.gouv.fr/Publications/Actions-participatives/Droit-a-l-information-sur-
l-environnement/2025/Lutte-contre-l-enzootie-de-brucellose-au-sein-des-populations-de-
bouquetins-du-massif-du-Bargy

Proposition d’argumentaire (attention, pas de copier-coller)

Objet de l’e-mail : NON à ce projet d’arrêté préfectoral de tirs de bouquetins

Je m’oppose fermement à l’arrêté autorisant dès ce printemps 2025, sur l’ensemble du massif du Bargy, le tir sélectif de 20 bouquetins non marqués, qui viennent en complément de ceux à exécuter en 2025 dans le cadre de l’arrêté du 2 mai 2024.
La maladie est en voie de stabilisation selon le rapport ANSES de 2024. Il serait donc possible, en appliquant quelques mesures de biosécurité préconisées par l’ANSES, d’éviter ces 58 potentielles euthanasies dans le Bargy en 2025.
Le secteur du Petit-Bargy, présenté comme celui où le taux de prévalence est encore élevé, bien qu’admis inconnu par le rapport ANSES 2024-SA-0099, ne présente avec 10 tests qu’une référence insuffisante en termes de nombre de bouquetins testés. Le rapport précise que l’estimation de la séroprévalence a un « niveau d’incertitude moyen ». Elle n’est pas évaluée pour la zone périphérique du Bargy, seulement pour la zone cœur, et se situe entre 3,6% et 19,3% (pour faire simple), mais entre 5,5% et 45,8% pour les animaux non marqués visés, ce qui donne une bonne idée du niveau de flou de notre connaissance de cette prévalence. Le CNPN (Conseil national de protection de la nature) évoque une « décroissance exponentielle, avec un amortissement qui demande un certain délai ».
Les solutions visant à minimiser encore les voies de contamination des bovins, existent, et ne sont rappelées ni dans la note de présentation, ni dans le projet d’arrêté * :

  • Séparation réelle des lieux de pâturage entre animaux domestiques et sauvages,
  • Contrôle de la divagation de chiens (par panneaux et mesures dissuasives), car ils constituent le vecteur probable de la maladie,
  • Suppression des pierres à sel,
  • Relocalisation des pâturages.

Il n’est pas tolérable d’exécuter des individus sains (le CNPN parle d’abattage indiscriminé d'animaux majoritairement sains (1) ) pour endiguer une maladie en général bénigne pour l’homme, alors qu’un changement de pratiques pastorales n’a toujours pas été véritablement entrepris. L’existence seule de formations à la biosécurité dispensées par le ministère de l’agriculture, et celle d’arrêtés préfectoraux que personne ne lit, sont des incitations très insuffisantes à mettre en œuvre les pratiques sanitaires adéquates.

D’autres arguments s’ajoutent pour s’opposer à cet arrêté :
Tout d’abord, les campagnes de capture peuvent engendrer le dérangement d’autres espèces sensibles, telles que le gypaète barbu, qui nichent dans le massif. D’ailleurs, l’arrêté indique que des mesures prises n’ont pas de « répercussions néfastes « sur les gypaètes, sans fournir de source fiable étayant cette affirmation. De plus, les tirs interviennent au printemps, période sensible de nidification des Gypaètes barbus.
Le coût associé à ces campagnes de terrain et le risque pour les agents déployés sur un terrain difficile d’accès sont aussi des éléments à prendre en compte. Ces mesures sanitaires excessives sont dictées par le syndicat interprofessionnel du reblochon qui réclame depuis des années l’éradication des bouquetins du Bargy, et désormais des Aravis, afin de ne rien changer à ses pratiques pastorales.

* Au contraire, le rappel des mesures de biosécurité date de 2023, et est rappelé comme une décharge dans les considérants

(1) https://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2025-
05_avis_arrete_bouquetins_cnpn_du_19_02_2025.pdf

Le Conseil constitutionnel censure en partie la loi d’orientation agricole : la mobilisation a permis d’éviter le pire

Le Conseil constitutionnel censure en partie la loi d’orientation agricole : la mobilisation a permis d’éviter le pire

Ainsi, si des gravats sont déposés sur un champ d’anémones de Haller, il nous faudra prouver que la personne qui a déposé les gravats avait l’intention de (avait connaissance du fait de) détruire cette espèce protégée. Si c’est le cas, il sera passible de 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Sinon, le préfet pourra lui donner une amende  de 450 € maximum (si c’est un particulier).

En revanche, un gestionnaire forestier ayant ordonné la coupe rase d’arbres abritant des chouettes de Tengmalm ne pourra pas se prévaloir du respect du plan de gestion forestier pour être exonéré de sa faute. Il devra répondre de la destruction d’espèce protégée. Là encore, il faudra prouver qu’il a agit de manière intentionnelle ou a commis une négligence grave.

Cette loi continue d’être une régression majeure, car désormais il faudra prouver l’intentionnalité ou la négligence grave en cas de destruction d’une espèce protégée alors qu’avant une négligence simple, une imprudence ou  un manquement simple pouvait être invoquée devant les tribunaux. 

Mais le pire a été évité, car on ne pourra pas exonérer de sa faute celui qui a procédé à une destruction d’une espèce protégée dans l’accomplissement d’une obligation ou tâche réglementaire.

Le Conseil constitutionnel a récemment rendu sa décision concernant la loi d'orientation agricole (LOA), et notamment son controversé article 13 (devenu article 31). On a évité le pire grâce à votre mobilisation. 

 Cette loi continue d'être une régression majeure, car désormais il faudra prouver l'intentionnalité ou la négligence grave en cas de destruction d'une espèce protégée alors qu'avant une négligence simple pouvait être invoquée devant les tribunaux. 

Mais le pire a été évité, car ne pourra pas être réputée non intentionnelle une destruction dans l'accomplissement d'une obligation ou tâche réglementaire.

Une absolution automatique aurait été donnée en cas de destruction d'espèces protégées dans le cas d'une taille de haie, une obligation de débroussaillement, une coupe forestière selon le plan forestier, un entretien des parcs et jardins, aménagement de berges, etc.

Ainsi, si des gravats sont déposés sur un champ d’anémones de Haller, il nous faudra prouver que la personne qui a déposé les gravats avait l’intention de (avait connaissance du fait de) détruire cette espèce protégée. Si c’est le cas, il sera passible de 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Sinon, le préfet pourra lui donner une amende  de 450 € maximum (si c’est un particulier).

En revanche, un gestionnaire forestier ayant ordonné la coupe rase d’arbres abritant des chouettes de Tengmalm ne pourra pas se prévaloir du respect du plan de gestion forestier pour être exonéré de sa faute. Il devra répondre de la destruction d’espèce protégée. Là encore, il faudra prouver qu’il a agit de manière intentionnelle ou a commis une négligence grave.

Notre association avait dénoncé très tôt cet attentat contre la vie sauvage et notre pétition, appuyée par près de 40 autres associations , a été signée par 63 000 personnes. À côté de la mobilisation des parlementaires ou d'autres associations, cette pétition a permis de faire entendre notre opposition farouche à ce texte.

Cette décision prouve une fois de plus que l'engagement citoyen et associatif est une arme efficace contre les tentatives de régression du droit environnemental.

Recours en justice concernant la protection du loup gris en Europe

Recours en justice concernant la protection du loup gris en Europe

Animal Cross a décidé de se joindre au recours juridique initié par plusieurs organisations de protection de l’environnement, dont Green Impact ETS, Earth ODV, Nagy Tavak és Vizes Élőhelyek Szövetsége, LNDC Animal Protection APS et One Voice. Ce recours, déposé auprès du Tribunal de l’Union européenne le 6 décembre 2024, vise à annuler la décision (UE) 2024/2669 du Conseil de l’Union européenne, datée du 26 septembre 2024. Cette décision prévoit que l’Union européenne propose de modifier les annexes II et III de la Convention de Berne, ce qui pourrait entraîner un affaiblissement du statut de protection du loup gris en Europe.

Comme les autres organisations requérantes, Animal Cross estime que le Conseil de l’Union européenne n’a pas suffisamment tenu compte des preuves scientifiques disponibles lorsqu’il a pris sa décision. Des rapports scientifiques indiquent que la population de loups en Europe demeure vulnérable et nécessite une protection rigoureuse. Le recours dénonce également une possible violation des traités européens, des principes de proportionnalité et de précaution, ainsi qu’un défaut d’instruction basé sur les meilleures données scientifiques disponibles. Les organisations requérantes insistent sur la nécessité de maintenir un « état de conservation favorable » pour l’espèce et d’appliquer une approche préventive à sa protection.

En s’associant à ce recours, Animal Cross réaffirme son engagement pour la protection du loup.

Pour plus d’informations sur ce recours, vous pouvez consulter le site de Green Impact : https://www.greenimpact.it/science-policy-and-laws-to-prevent-the-killing-of-wolves-in-europe/.

 

Procès du chasseur ayant abattu l’ourse Caramelles : une audience sous tension

Procès du chasseur ayant abattu l’ourse Caramelles : une audience sous tension

Mardi 18 mars, le tribunal de Foix (Ariège) a ouvert le procès d’André R., chasseur responsable de la mort de l’ourse Caramelles en 2021. Il comparaît aux côtés de 15 autres chasseurs, convoqués pour déterminer s’ils étaient autorisés à chasser dans cette réserve naturelle protégée.

Selon les premiers éléments, lors d’une battue aux sangliers, André R. aurait aperçu Caramelles et ses deux oursons à environ 40 mètres. Il se serait retrouvé face à l’animal et aurait tiré, affirmant avoir été attaqué à deux reprises.

Un procès crucial pour la cohabitation entre chasse et biodiversité

Le drame a ravivé le débat sur la présence de l’ours dans les Pyrénées et la compatibilité de la chasse avec la protection de cette espèce menacée. Animal Cross et une dizaine d'associations se sont constituées partie civile. Leur objectif : faire toute la lumière sur cet événement et exiger des mesures concrètes pour éviter de nouveaux incidents.

Le verdict sera rendu en mai 2025. D’ici là, Animal Cross restera mobilisée pour défendre la faune sauvage et rappeler l’urgence de protéger les ours dans les Pyrénées.

Consultation Grand gibier

Consultation Grand gibier

Une consultation publique concernant les prelèvements de grand gibier dans les Deux-Sevres est ouverte du 7 mars au 30 mars 2025 inclus. c'est l'occasion de faire entendre votre voix !

Lien : Projet d’arrêté fixant le nombre minimum et le nombre maximum d'animaux de grand gibier 2025-2026 - Les consultations en cours - Consultation du public - Environnement, eau, risques naturels et technologiques - Actions de l'État - Les services de l'État dans les Deux-Sèvres

Le public peut faire part de ses observations, jusqu’au 30 mars 2025 inclus :

- soit par voie électronique à l’adresse suivante :

dd****************************@**************uv.fr

- soit par courrier adressé à :

DDT des Deux-Sèvres – Service Eau et Environnement - 39 avenue de Paris BP 526 – 79022 Niort cedex

Voici ci-dessousdes arguments pour vous aider. Pensez à ne pas faire un copier-coller.

 

Argumentaire dénonçant dénonçant le projet d'arrêté fixant les prélèvements de grand gibier pour 2025-2026 dans les Deux-Sèvres

Dans le cadre de la consultation publique sur le projet d’arrêté préfectoral relatif aux prélèvements de grand gibier dans les Deux-Sèvres pour la campagne 2025-2026, nous souhaitons exprimer notre opposition à plusieurs aspects de cette réglementation.

  1. Questionner l’utilité de la chasse en enclos et en parcs de chasse

L’arrêté prévoit des prélèvements de cerfs sika, de daims et de sangliers en enclos et parcs de chasse. Ce type de chasse en espace clos pose plusieurs problèmes :

  • Aucune justification écologique : Contrairement aux prélèvements en milieu ouvert, qui peuvent être justifiés par une volonté de gestion des populations, la chasse en enclos ne répond à aucun besoin de régulation. Elle ne limite ni les dégâts agricoles ni les risques sanitaires liés à une surpopulation.
  • Une pratique qui relève du loisir : En maintenant des animaux captifs dans un espace délimité, les gestionnaires de ces enclos assurent une disponibilité permanente du gibier pour des chasseurs, transformant l’acte de chasse en une activité de loisir déconnectée de toute nécessité écologique. Cette pratique pose également des questions éthiques, puisqu'elle entraîne une mise à mort d’animaux dans un espace confiné où ils ne disposent d’aucune possibilité d’échapper aux chasseurs.
  • Un encouragement à des pratiques lucratives peu responsables : Ces chasses en enclos servent souvent des intérêts privés et économiques, au détriment du bien-être animal et des enjeux écologiques.
  1. Risques sanitaires liés au transport et à l’élevage des espèces chassées

La présence de chevreuils, cerfs élaphes, cerfs sika et sangliers, issus des chasses en parcs et enclos, pose des questions sur l’origine et la gestion de ces animaux :

  • Probable introduction d’espèces exogènes : La pratique de la chasse en parc et enclos peut supposer l’importation d’espèces exogènes. Ce type de commerce favorise la propagation de maladies et perturbre l’équilibre des écosystèmes locaux.
  • Risques de transmission de maladies : Le transport d’animaux d’élevage pour les parcs de chasse augmente le risque de diffusion de pathogènes (peste porcine africaine pour les sangliers, tuberculose bovine pour les cervidés). Ces risques sont insuffisamment pris en compte dans l’arrêté.
  1. L’origine des sangliers et leur gestion problématique

L’arrêté prévoit un prélèvement important de sangliers (jusqu’à 200 individus). Or, cette augmentation de la population de sangliers est en partie liée à des pratiques cynégétiques discutables :

  • Des populations artificiellement nourries et entretenues : La prolifération des sangliers est souvent causée par des pratiques de nourrissage destinées à maximiser leur présence pour la chasse, ce qui alimente un cercle vicieux de gestion inefficace.
  • Un impact sur l’environnement et l’agriculture évitable : Plutôt que d’encourager des abattages massifs, il serait plus pertinent d’agir en amont sur la gestion des habitats et la limitation des facteurs favorisant la reproduction excessive des sangliers.
  1. L’absence d’une vision écologique globale dans la gestion du grand gibier
  • Le refus de laisser le cerf élaphe s’implanter dans le département : L’arrêté justifie l’abattage systématique du cerf élaphe en expliquant qu’"il n’est pas souhaité que l’espèce se développe". Or, l’évolution naturelle des populations animales et leur répartition sur le territoire devraient être étudiées avec des experts en écologie plutôt qu’être arbitrairement bloquées.
  • Des quotas fixés sans transparence sur les études scientifiques sous-jacentes : Le projet d’arrêté ne mentionne pas clairement sur quelles bases scientifiques ces plafonds de prélèvement ont été fixés. Il est essentiel que la régulation des espèces repose sur des données rigoureuses et actualisées, et non sur des considérations uniquement cynégétiques ou agricoles.

Recevez chaque semaine notre lettre d'infos.

Vous êtes désormais inscrit à la lettre d'infos d'Animal Cross.