« La chasse à courre sème le chaos et la terreur, nous demandons son abolition »

« La chasse à courre sème le chaos et la terreur, nous demandons son abolition »

Animal Cross apporte tout son soutien à Yael Angel et Karine Dreyfuss ainsi qu'aux 50 personnalités qui demandent l'abolition de la chasse à courre. L'article à été publié dans le monde, découvrez le ci-dessous :

Cinquante personnalités, parmi lesquelles Yann Arthus-Bertrand, Véronique Sanson, Claude Lelouch et Lolita Lempicka s’engagent, dans une tribune au « Monde », pour l’abolition de la chasse à courre, source de souffrance et d’insécurité.

 La chasse à courre, à cor et à cri (également dénommée vénerie), est une pratique de chasse d’origine féodale qui consiste à lancer une meute de chiens à la poursuite d’un animal sauvage, jusqu’à l’épuisement de ce dernier. La traque de l’animal peut durer des heures, durant lesquelles il court à toute allure, dans un énorme stress.

A bout de forces, l’animal finit par s’effondrer. Il est alors transpercé avec une arme blanche, un épieu ou une dague, et meurt parfois en hurlant de douleur. Quelquefois, l’animal est déchiqueté par les chiens. Beaucoup d’animaux meurent foudroyés par un arrêt cardiaque du fait du stress et de la course effrénée qui leur sont infligés. Ceux qui en réchappent sont souvent blessés à vie ou condamnés à agoniser.

La chasse à courre sème le chaos et la terreur : meutes de chiens courant sur les routes, animaux domestiques attaqués, hurlements, animaux traqués cherchant refuge dans les villages, les gares, les ports, les bâtiments publics ou à l’intérieur de propriétés privées, tués devant des enfants ou des patients d’hôpitaux. Le gouvernement soutient les chasseurs, malgré tant de souffrance et d’insécurité.  

Plusieurs pays voisins comme l’Allemagne, la Belgique, l’Ecosse, l’Angleterre et le Pays de Galles ont aboli la chasse à courre. Elle n’existe ni aux Pays-Bas ni au Luxembourg. Depuis son interdiction, les chasseurs anglais et allemands la pratiquent sans tuer d’animaux, avec de simples leurres comme proie. Tout loisir doit se pratiquer sans cruauté.

Avec la complicité de certains élus

Malgré ces avancées à l’étranger, la France fait partie des six pays au monde qui autorisent cette chasse archaïque. Les propositions de loi visant à l’abolir ont toutes été mises en échec par le gouvernement ou le Parlement, sous le diktat du lobby des chasseurs et avec la complicité de certains élus.

Encore récemment, une pétition citoyenne a été lancée sur la plate-forme du Sénat pour l’abolition de la chasse à courre. Elle a été clôturée arbitrairement par la conférence des présidents.

Pourtant, 86 % des Français sont opposés à la chasse à courre, selon un sondage IFOP du 2 avril 2021. La volonté de cette écrasante majorité de Français a été bafouée au profit du plaisir de 110 000 personnes (environ 10 000 pratiquants et 100 000 suiveurs). Un total déni de démocratie.

L’ensemble des signataires, dirigeants d’entreprises, artistes, scientifiques, universitaires, écrivains ou journalistes, se joignent à l’immense majorité des Français qui souhaitent l’abolition de la chasse à courre et demandent au Parlement de se saisir de cette question et de mettre fin à ce loisir cruel.

Signataires : à l’initiative de Yaël Angel, juriste, et de Karine Dreyfuss, plasticienne ;

Cosignataires : Yann Arthus-Bertrand, photographe et réalisateur ; Lisa Azuelos, réalisatrice ; Josiane Balasko, actrice ; Laurent Baffie, humoriste ; Brigitte Bardot, actrice et fondatrice de la Fondation Brigitte Bardot ; Dimitri Bodiansky, ancien membre du groupe Indochine, architecte ; Allain Bougrain-Dubourg, écrivain et producteur ; Florence Burgat, philosophe, directrice de recherches ; Camille Callen, alias Noholita, influenceuse ; Roland Cash, médecin, cofondateur de l’association Transcience ; Georges Chapouthier, biologiste et philosophe ; Bruno Chiche, réalisateur ; Hugo Clément, journaliste militant ; Robert Combas, artiste peintre ; Julien Courbet, animateur de radio ; Hélène De Fougerolles, actrice ; Jérôme Dreyfuss, créateur de mode ; Anny Duperey, actrice ; Hélène Gateau, vétérinaire et journaliste ; Marc Giraud, écrivain et chroniqueur radio ; Sébastien Giraud, producteur cinématographique ; Christine Grandjean, spécialiste des cétacés ; Jacques-Antoine Granjon, fondateur et dirigeant de Veepee (Vente Privée) ; Astrid Guillaume, présidente fondatrice de la Société française de zoosémiotique ; Gwendoline Hamon, actrice ; Arno Klarsfeld, avocat ; Claude Lelouch, réalisateur ; Lolita Lempicka, créatrice de mode et de parfums ; Maurice Levy, président du conseil de surveillance de Publicis Groupe ; Isabel Marant, créatrice de mode ; Guillaume Meurice, humoriste et chroniqueur radio ; Raphaël Mezrahi, acteur ; Jean-Marc Neumann, juriste et auteur ; Xavier Niel, fondateur d’Iliad, actionnaire à titre individuel du journal Le Monde ; Corine Pelluchon, philosophe et autrice ; Valérie Perrin, autrice ; Alice Pol, actrice ; Monsieur Poulpe, producteur ; Jean-Michel Ribes, auteur et directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris ; Matthieu Ricard, moine bouddhiste, auteur ; Pierre Rigaux, écrivain spécialiste de la chasse ; François-Xavier Roux-Demare, vice-président de l’université de Brest ; Véronique Sanson, autrice, compositrice et interprète ; Henry-Jean Servat, écrivain et journaliste, conseiller municipal chargé de la condition animale à Nice (Alpes-Maritimes) ; Louis Schweitzer, président de la Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA) ; Marc Simoncini, fondateur et président de Partner Daphni ; David Valentin, chef cuisinier engagé pour les animaux ; Cédric Villani, mathématicien (médaille Fields) ; Bernard Werber, écrivain ; Jonathan Zaccaï, acteur.

Liste complète des signataires ici ! 

Mission Sécurisation de la Chasse du Sénat – Les associations de victimes de la chasse et de défense des animaux dénoncent un rapport indécent et demandent une action gouvernementale rapide

Mission Sécurisation de la Chasse du Sénat – Les associations de victimes de la chasse et de défense des animaux dénoncent un rapport indécent et demandent une action gouvernementale rapide

En décembre 2021, le succès de la pétition « Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça ! » déposée par le collectif Un jour un chasseur sur la plateforme en ligne de pétitions citoyennes du site du Sénat, conduisait à la création d'une mission de contrôle sur la sécurisation de la chasse. Dans le cadre de cette mission de contrôle, des sénateurs de la commission des affaires économiques et de la commission des lois ont entendu de nombreux acteurs en lien avec le monde de la chasse, dont plusieurs associations signataires de ce communiqué.

Le rapport du Sénat sur la mission de contrôle sur la sécurisation de la chasse vient d’être publié. Il écarte la quasi-totalité des mesures demandées dans la pétition officielle à l'origine de cette mission.

Cette pétition, qui avait obtenu 122 424 signatures en tout juste deux mois, proposait cinq mesures de bon sens pour garantir la sécurité de tous et lutter contre les violences et les abus liés à la chasse :
• le mercredi et le dimanche sans chasse,
• une formation plus stricte et continue des chasseurs et le renforcement des règles de sécurité en vigueur,
• un réel contrôle des armes de chasse en circulation dans le pays et la prise de conscience du danger qu’elles représentent pour la sécurité publique,
• des sanctions plus dissuasives à l’encontre des chasseurs ayant provoqué des incidents, accidents corporels ou accidents mortels,
• et la prise en compte des “accidents de chasse” pour ce qu’ils sont : des actes condamnables, d’une violence intolérable, et en aucun cas banals ou anodins.

Ces mesures, pourtant sollicitées et soutenues par une immense majorité de ruraux, ont été, dans leur quasi-totalité, ignorées par le groupe de travail du Sénat. Les quelques efforts demandés aux chasseurs sont le prétexte à l’instauration de mesures limitant la liberté de circulation et d’expression des 98% de non chasseurs, sans pour autant assurer leur sécurité. Un comble : la commission va jusqu’à accorder de nouveaux avantages fiscaux pour certaines catégories de chasseurs, sans aucun lien avec la sécurité.

Ce rapport ne prend pas non plus en compte les très fortes contraintes que la chasse fait peser sur les 98% de non chasseurs, jusqu’à 7 jours sur 7 et 10 mois sur 12 sur une grande partie du territoire français.

Les associations de victimes de la chasse et de protection animale dénoncent la partialité de la commission ayant travaillé à ce rapport, alors même que les mesures exigées avaient été élaborées à partir de témoignages de victimes et de proches de personnes disparues. Cette indécence nous choque.

Nous ne pouvons que regretter le choix des sénateurs d’ignorer la très forte demande de l’opinion publique pour une plus grande sécurisation de la chasse : de façon récurrente, les sondages montrent que plus de 80% des français sont favorables à l’interdiction de la chasse au moins deux jours par semaine et pendant l’intégralité des vacances scolaires (sondages IPSOS/One Voice octobre 2018 et septembre 2021).

Après avoir fait appel aux élus pour un résultat qui va à contre-courant des attentes sociétales, les associations de victimes de la chasse et de protection des animaux estiment nécessaire de faire appel à la démocratie directe pour que la volonté de la grande majorité des citoyens soit respectée.

Nous demandons donc un référendum sur l’instauration du dimanche et mercredi sans chasse, l’instauration de périmètres de sécurité autour des maisons et la limitation de la portée des armes.
Nous demandons également de toute urgence un rendez-vous aux ministères de l’Intérieur et de l’Ecologie.

Associations signataires
Alliance des Opposants à la Chasse
Animal Cross
ASPAS
AVA
Fondation Brigitte Bardot
LPO
One Voice Ruraux en colère
Stéphane Lamart
Un jour un chasseur
RAC
LFDA

Contact : Un jour un chasseur
Mail : unjourunchasseur@gmail.com
Tél. : Mila +33601170577 et Léa +33645209092

Une ourse tuée lors d’une battue en Ariège

Une ourse tuée lors d’une battue en Ariège

Une ourse suitée, non encore identifiée, a été tuée le samedi 20 novembre sur la commune de Seix, dans la vallée d'Estours (Ariège), lors d'une battue aux sangliers. Ses deux oursons se retrouvent orphelins.

Pas de chasse sans dégâts collatéraux ?

Selon certains témoignages, le chasseur a rencontré une ourse qui l'aurait mordu. Celle-ci était accompagnée de ses deux oursons. Le chasseur, âgé de 70 ans, aurait alors riposté avec son fusil, la tuant. L'homme, blessé aux jambes, a été rapidement envoyé à l'hôpital de Toulouse. Le corps de l'animal aurait été retrouvé à quelques mètres en contrebas du lieu de l'accident. Un ours n’attaque jamais un homme sans raison, l’hypothèse la plus probable serait donc que l’ourse ait essayé de protéger ses deux oursons présents lors du drame.

Un malheur évitable qui se répète

Ces tragédies auraient pu être évitées si les chasseurs avaient respecté la réglementation : l’arrêté préfectoral du 10/05/2021 pour l’ouverture de la chasse en Ariège mentionne en effet que la détection d’une présence d’ours avérée entraîne la suspension des chasses en battue. Il n'a donc pas été respecté samedi. En effet, les zones à ours sont connues des chasseurs, et la présence d'au moins une ourse avec ces deux oursons avait été détectée dans ce secteur depuis le mois d'octobre par des vidéos de l'OFB.
L’ourse tuée pourrait être Caramelles, une femelle née dans les Pyrénées en 1997 à qui il est arrivé le même scénario lorsqu’elle était oursonne : sa mère Melba a été tuée par un chasseur lors d’une battue en septembre 1997, laissant Caramelles et son frère Boutxy orphelins à 8 mois.
Pour la sécurité de tous, nous demandons qu'il n'y ait plus de battue en zone où la présence d’oursons avec leur mère a été récemment détectée. 

Des circonstances à déterminer

Une enquête judiciaire a été ouverte afin de connaître le déroulement et les conditions exactes de la battue. Nous attendons que ce rapport étudie dans le détail la version de la victime ainsi que le respect des mesures de sécurité que les chasseurs doivent normalement connaître.

Deux oursons maintenant voués à eux-mêmes

Les deux oursons sont maintenant privés de leur mère et leurs chances de survie sont amoindries, même si la période de dormance hivernale va rapidement arriver et qu’ils doivent donc trouver refuge dans leur tanière.
Nous demandons une précaution particulière de la part des chasseurs pour ne pas effrayer, blesser ou tuer ces deux oursons, encore fragiles à leur âge, notamment en suspendant toute battue dans le secteur. Nous demandons aussi à l’OFB que ces jeunes ours inoffensifs soient particulièrement suivis jusqu’à leur entrée en tanière dans quelques semaines.

Un accident ne peut pas remettre en cause toute une cohabitation

Il faut savoir qu'il n'y a pas eu d'attaques sur humain dans les Pyrénées depuis plus de 25 ans. Cet accident malheureux reste exceptionnel, et ne peut remettre en cause la cohabitation qui est voulue et défendue aussi bien par l'Etat, par les associations environnementales, que par la grande majorité des Français.

L’engagement de l’Etat pour les ours à ne pas omettre

Nous rappelons que l'Etat s'est engagé, dans le plan Ours 2018-2028, à remplacer les ours tués par la main de l'homme. A ce jour, aucune action n'a été engagée pour remplacer les 3 ours tués en 2020... Nous attendons et demandons la réintroduction de maintenant quatre ours dans les Pyrénées. Il n’y a aujourd’hui qu’une petite soixantaine d’ours dans les Pyrénées, ce qui est extrêmement peu au vu de la superficie de la chaîne montagneuse.

4 consultations publiques urgentes sur les chasses traditionnelles (avant le 6 octobre)

4 consultations publiques urgentes sur les chasses traditionnelles (avant le 6 octobre)

Alors même que le Président Français se posait en défenseur de la biodiversité il y a quelques jours, lors du Congrès mondial de l’UICN à Marseille, 4 projets d'arrêtés ministériels viennent de paraitre autorisant à nouveau les chasses traditionnelles, pourtant reconnues comme étant illégales par le Conseil d’Etat l'année dernière.

Répondez aux 4 consultations publiques avant le 6 octobre pour affirmer votre désaccord face au clientélisme du Président de la République qui utilise la biodiversité pour rallier l'électorat cynégétique à quelques mois des prochaines présidentielles.

1. Projet d’arrêté relatif à la capture des vanneaux huppés et des pluviers dorés au moyen de tenderies aux filets (département des Ardennes pour la campagne 2021-2022) - Cliquer ici
Argumentaire proposé:
-Non à des pratiques qui permettent de chasser des espèces en déclin: le vanneau huppé est classé quasi menacé sur le territoire français par l’UICN. Le Président français se posait pourtant en défenseur de la biodiversité il y a quelques jours lors du Congrès mondial de l’UICN à Marseille.

-Les chasses dites « traditionnelles » ne sont plus justifiées aujourd’hui par un besoin alimentaire et les pratiques utilisées sont cruelles et non sélectives.

2. Projet d’arrêté relatif à la tenderie aux grives et aux merles noirs dans le département des Ardennes pour la campagne 2021-2022: Cliquer ici    
Argumentaire proposé:
-Non à des pratiques qui permettent de chasser des espèces en déclin: la grive litorne est classée vulnérable par l'UICN en Alsace, région limitrophe des Ardennes où cette chasse est permise. La grive mauvis est classée quasi menacée en Europe par l’UICN.
Le Président français se posait pourtant en défenseur de la biodiversité il y a quelques jours lors du Congrès mondial de l’UICN à Marseille.

-Les chasses dites « traditionnelles » ne sont plus justifiées aujourd’hui par un besoin alimentaire et les pratiques utilisées sont cruelles et non sélectives. Il faut rappeler que le principe utilisé pour les merles et les grives est d’attirer l’oiseau par des baies disposées à son attention afin que celui –ci passe la tête à travers le nœud coulant puis, lors de son envol, se pende. Comment ce type de chasse peut être encore utilisé en 2021 !

3. Projets d’arrêtés relatifs à la capture de l’alouette des champs au moyen de matoles dans les départements des Landes et du Lot-et-Garonne pour la campagne 2021-2022: cliquer ici 
Argumentaire proposé:
-L’alouette des champs est classée quasi menacée sur le territoire français par l’UICN. Le Président français se posait pourtant en défenseur de la biodiversité il y a quelques jours lors du Congrès mondial de l’UICN à Marseille.

-Les chasses dites « traditionnelles » ne sont plus justifiées aujourd’hui par un besoin alimentaire et les pratiques utilisées restent cruelles et non sélectives. Ainsi, le Bruant ortolan ou le Pinson des arbres, espèces protégées, se retrouvent capturés dans les matoles.

4. Projets d’arrêtés relatifs à la capture de l’alouette des champs au moyen de pantes dans les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques pour la campagne 2021-2022: cliquer ici
Argumentaire proposé:
-L’alouette des champs est classée quasi menacée sur le territoire français par l’UICN. Le Président français se posait pourtant en défenseur de la biodiversité il y a quelques jours lors du Congrès mondial de l’UICN à Marseille.

-Les chasses dites « traditionnelles » ne sont plus justifiées aujourd’hui par un besoin alimentaire et les pratiques utilisées restent cruelles et non sélectives.

 

A vous de jouer!
La chasse à la glu déclarée illégale par le Conseil d’Etat

La chasse à la glu déclarée illégale par le Conseil d’Etat

Suspendue l’été dernier, la chasse à la glu a définitivement été jugée illégale par le Conseil d’Etat, soit la plus haute juridiction administrative française !

« […] Le Conseil d’État annule la réglementation française autorisant la chasse à la glu des grives et des merles car elle est contraire au droit européen », a-t-il déclaré dans un communiqué, après un avis en ce sens rendu en mars par la Cour de justice de l’Union européenne.

Cette méthode de chasse dite « traditionnelle », destinée aux grives et aux merles, est pratiquée dans 5 départements du sud-est de la France (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var). Elle consiste à piéger des oiseaux sur des tiges enduites de colle, appelées gluaux. Les oiseaux ainsi capturés sont mis en cage et servent, par leurs chants, à en attirer d’autres pour les chasseurs.

Nos associations se battent depuis de longues années pour faire interdire cette pratique à la fois cruelle et non sélective.

Jusqu’en 2019, la justice administrative avait régulièrement donné raison aux chasseurs. Mais la Cour de Justice de l’Union Européenne en a décidé autrement. « En dépit d’un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d’endommager le plumage de tous les oiseaux capturés », a-t-elle répondu en mars à la France, dernier pays à pratiquer ce type de chasse.

Le Conseil d’Etat relève dans un communiqué que « ni le gouvernement ni la Fédération de chasseurs [FNC] n’ont apporté de preuves suffisantes » permettant d’affirmer que d’autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ». Il exprime aussi que « le seul objectif de préserver ces traditions ne suffit pas à justifier une dérogation aux interdictions de principe que pose la directive » européenne et qu’il n’a pas été démontré qu’aucune solution alternative ne serait possible.