Renards, fouines, martres, belettes, corneilles, pies, geais, corbeaux freux et étourneaux pourraient continuer à être détruits pendant trois années supplémentaires.

Le ministère de la Transition écologique soumet actuellement à la consultation du public un projet d’arrêté fixant, pour la période 2026-2029, la liste des espèces dites « susceptibles d’occasionner des dégâts » - les ESOD - ainsi que leurs modalités de destruction.

Vous pouvez donner votre avis jusqu’au 30 juillet 2026. Animal Cross vous invite à déposer une contribution défavorable.

Pourquoi Animal Cross s’oppose-t-elle à ce projet ?

Des dégâts insuffisamment établis et difficilement vérifiables

Les dégâts imputés aux ESOD ne reposent pas sur des preuves solides, ils ne sont ni probants ni fiables, puisque la réalité des dégâts ne peut pas réellement être contrôlée. Mieux : les espèces peuvent être détruites en des lieux où aucun dégât n’a été causé, ce qui contrevient à la loi (ex du classement du renard dans le Doubs en l'absence de dégâts). Et puis, comment la belette peut-elle être « nuisible » dans un seul département français, comme par hasard celui du président de la Fédération Nationale des Chasseurs alors qu'elle est protégée dans les autres pays européens?

Des espèces jugées uniquement à charge

Les services écologiques apportés par ces espèces ne sont pas pris en compte (par ex. le renard régule les populations de petits rongeurs responsables de dégâts sur les cultures et permet de limiter la propagation de maladies), c’est-à-dire qu’ils ne sont jugés qu’à charge.

La destruction ne réduit pas les dégâts

La prévention des dégâts (protection des cultures et élevages, etc…) devrait systématiquement être mise en œuvre, comme c’est d'ailleurs prévu dans la directive Habitats de 1992 pour les oiseaux (« vous devrez établir en quoi leur mise en œuvre est impossible ou insatisfaisante «). Ces trois premiers points ont été confirmés par un rapport de l’Inspection Générale de l’Environnement en 2024 (https://igedd.documentation.developpement-durable.gouv.fr/notice?id=Affaires-0013648).

La prévention devrait être prioritaire

L’efficacité des méthodes létales, contre les dégâts supposés, n’a jamais été démontrée, et c’est même le contraire puisque c’est partie remise chaque année avec des centaines de milliers d’animaux que l’on détruit pour rien en France. La réglementation actuelle est totalement obsolète et rétrograde en regard des connaissances actuelles sur les interactions des êtres vivants. Animal Cross demande au ministère de l'écologie sa révision complète depuis plusieurs années. La martre a été indûment réintégrée à la liste des ESOD en dépit de la décision du Conseil d’État qui avait annulé en mai 2025 son classement sur tout le territoire, Le point sur l'inutilité de tuer peut être compléte par: des travaux scientifiques récents (revue Biological Conservation https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006320726000273?via%3Dihub) concluent que non seulement ces destructions massives ne permettent pas de protéger l’agriculture ni de réguler les populations, mais de plus elles ont des effets négatifs

Comment participer ?

  1. Rendez-vous sur la page officielle de la consultation (il s'agit d'une page du Ministère de la transition écologique et non pas d'une page d'Animal cross) : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-pris-pour-l-application-de-l-a3385.html
  2. Faites défiler la page jusqu’au bouton « Déposer votre commentaire ».
  3. Remplissez les champs demandés.
  4. Faites impérativement apparaître le mot « DÉFAVORABLE » dans le titre de votre contribution.
  5. Vous pouvez rédiger votre propre avis ou reprendre les arguments proposés ci-dessus.
  6. Cliquez sur « Commenter » pour valider votre participation.

 

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